L’Islande et la Nature en 2020 // Iceland and Nature in 2020

Alors que 2020 touche à sa fin, le site web Iceland Review propose un résumé des plus grands événements en relation avec la Nature islandaise au cours de l’année écoulée.

L’une des principales actualités concerne les parcs et surtout les parcs naturels. Plusieurs zones naturelles d’Islande ont été officiellement protégées en 2020 par le Ministère de l’Environnement, notamment la zone de Geysir et la churte d’eau de Goðafoss.

Dans les Westfjords, un projet de parc national est né autour de la cascade de Dynjandi (voir ma note du 5 novembre 2020).

Le parc national de Snæfellsnes devrait également être agrandi.

Cependant, la plus grande initiative est la proposition de transformer les hautes terres  (Central Highlands) du centre d’Islande en un parc national qui sera le plus grand d’Europe. Il couvrira environ 30% de la surface de l’Islande. (voir ma note du 10 décembre 2020). Le projet de loi décrivant la création du parc fait l’objet d’un vif débat au Parlement et n’a pas encore été adopté.

Fin janvier 2020 sont  apparus les signes d’une possible accumulation de magma à quelques kilomètres à l’ouest de Þorbjörn Mountain. Un soulèvement du sol et des essaims sismiques ont été enregistrés dans la région, laissant supposer que du magma s’accumulait sous terre. Les habitants de la région se sont préparés à une éventuelle éruption, mais rien ne s’est passé. Le soulèvement de la montagne s’est arrêté début mai, mais une reprise d’activité dans la région ne saurait être exclue.

Trois avalanches de grande ampleur ont balayé les Westfjords en janvier 2020, à Flateyri et Súgandafjörður. Cependant, personne n’a été tué comme en 1995 lorsqu’un événement semblable a causé la mort de 14 personnes. Cependant, les dernières avalanches ont causé des dégâts matériels.

Alors que le gouvernement islandais protégeait de nombreuses zones naturelles en 2020, de nouveaux projets d’extraction sont apparus. Une vaste zone du sud de l’Islande a été vendue à une société minière exploitant du sable. Une société canadienne a acquis tous les droits d’exploitation de l’or en Islande. J’ai expliqué ces projets et leur finalité dans une note publiée le 10 décembre 2020.

En décembre 2020, le gouvernement islandais a révisé ses objectifs climatiques, déclarant que son but était désormais une réduction de 55% des émissions des gaz à effet de serre d’ici 2030, au lieu de  40% comme cela avait été décidé au début du mandat du gouvernement actuel. Cette révision signifie que les émissions de gaz à effet de serre en Islande devront être inférieures de 55% en 2030 par rapport à 1990. L’Islande prévoit de devenir neutre en carbone d’ici 2040.

L’année 2020 s’est terminée sur une note tragique pour les habitants de Seyðisfjörður, dans l’est de l’Islande, lorsqu’une série de coulées de boue a détruit plus d’une douzaine de maisons et de bâtiments historiques de la ville. Heureusement, personne n’a été tué, mais la ville a été évacuée et de nombreuses familles n’ont pas pu rentrer chez elles pour Noël. Le gouvernement a promis de participer à la reconstruction de la ville, même s’il faudra probablement des mois pour évaluer l’étendue des dégâts.

Source: Iceland Review.

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As 2020 is coming to an end, the Icelandic website Iceland Review offers a summary of Iceland’s biggest nature news stories of the past year.

One of the main news is about parks and above all natural parks. Several of Iceland’s popular natural areas were officially protected in 2020 by the Ministry for the Environment, including the Geysir area and Goðafoss waterfall.

In the Westfjords, a national park is to be established around Dynjandi waterfall (see my post of November 5th, 2020). Snæfellsnes National Park is also set to be expanded.

However, the biggest nature story of the year is the proposal to turn Iceland’s Central Highland into Europe’s largest national park, covering around 30% of Iceland. (see my post of December 10th, 2020). The bill outlining the park’s establishment is being hotly debated in parliament and has yet to be passed.

In late January, there were signs of a possible magma accumulation a few kilometres west of Þorbjörn mountain. Land rise and earthquake swarms were detected in the area, suggesting magma was accumulating underground. Nearby residents prepared for a possible eruption, but nothing happened. Land rise under the mountain stopped by early May, but renewed activity in the area should not be excluded.

Three large avalanches swept across the Westfjords in January, hitting Flateyri and Súgandafjörður. However nobody was killed like in 1995 when a similar event caused the deaths of 14 persons. However, the avalanches caused property damage.

While Iceland’s government protected many natural areas in 2020, others may soon be used for new extraction projects. A large area in South Iceland was sold to a sand mining company while one Canadian mining company acquired all the rights to gold mining in Iceland. I explained these projects in a post released on December 10yh, 2020).

In December 2020, Iceland’s government revised its climate goals, stating it would now aim for a 55% reduction in emissions by 2030, rather than 40% as was decided at the beginning of the current government’s term. The revised policy means Iceland’s greenhouse gas emissions are expected to be 55% lower in 2030 than they were in 1990. Iceland plans to become carbon neutral by 2040.

The year ended on a tragic note for residents of Seyðisfjörður, East Iceland when a series of mudslides destroyed more than a dozen homes and historic buildings in the town. Luckily no one was killed, but the town was evacuated and many local families did not get to return to their homes for Christmas. The government has pledged its support in rebuilding the town, though it will likely take months to even assess the extent of the damage.

Source : Iceland Review.

Quelques merveilles naturelles islandaises (Photos : C. Grandpey)

Le beau thermopolium de Pompéi // Pompeii’s nice thermopolium

Pompéi n’en finit pas de révéler ses secrets. L’éruption du Vésuve en 79 a permis de préserver la richesse du monde romain pendant des milliers d’années. Pompéi et sa voisine, Herculanum, ont révélé des fresques, des corps humains et même les restes d’un cheval.

Dans une note publiée le 31 mars 2019, j’expliquais que des archéologues avaient découvert un thermopolium, établissement de restauration rapide, dans les ruines de Pompéi. Il se trouve à l’angle du Vicolo delle Nozze d’Argento et du Vicolo dei Balconi. Quelque quatre-vingts édifices du même genre ont déjà été découverts à Pompéi dans le passé.

Dans le thermopolium, les fresques colorées du comptoir ont survécu près de 2000 ans sous les cendres volcaniques et la pierre ponce. Le comptoir est orné de deux très belles peintures bien conservées. L’une représente une néréide assise sur un cheval, tandis que l’autre représente un ouvrier dans l’environnement d’un thermopolium. D’autres fresques aux couleurs vives représentent des animaux qui faisaient partie des ingrédients de la nourriture vendue, comme un poulet et deux canards suspendus par les pattes.

Plusieurs amphores découvertes près du comptoir ressemblent à celles représentées dans la fresque. Il y avait aussi un bol en bronze décoré, connu sous le nom de patera, des pots en céramique utilisés pour la cuisson des ragoûts et des soupes, et des flacons de vin.

J’ai illustré ma note du mois de mars avec plusieurs photos proposées par le Parc archéologique de Pompéi. Lors de sa découverte, les archéologues pensaient que l’établissement avait pu servir de la nourriture chaude.

Depuis la découverte en mars 2019, les archéologues ont mis au jour des objets très intéressants. En particulier, ils ont trouvé des traces d’aliments vieux de près de 2000 ans dans certaines amphores que le commerçant avait placées sous le comptoir percé d’orifices circulaires. Des traces de porc, de poisson, d’escargots et de bœuf ont été retrouvées dans les récipients. Ils témoignent de la grande variété d’ingrédients utilisés pour préparer les plats.

Les archéologues ont également fait apparaître une inscription : “NICIA CINAEDE CACATOR”. Il se peut qu’elle ait un caractère homophobe, mais cela reste à prouver.

Source: Parco Archaeologico di Pompei.

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Pompeii keeps revealing its secrets.The eruption of Mount Vesuvius in 79 helped to preserve the wealth of the Roman world for thousands of years. Pompeii and its neighbour, Herculaneum, have revealed frescoes, human bodies and even the remains of a horse.

In a post released on March 31st, 2019, I explained that archaeologists had discovered a thermopolium, an ancient snack bar, in the ruins of Pompeii. The bar is located at the intersection of Vicolo delle Nozze d’Argento and Vicolo dei Balconi. Some eighty thermopolia have already been discovered at Pompeii in the past.

In the thermopolium, the counter’s colourful frescoes have survived nearly 2,000 years under volcanic ash and pumice.  The counter is adorned with two very nice and well preserved paintings. One features a nereid seated on a horse, while the other depicts a worker in a snack bar–type environment. Other brightly coloured frescoes depict animals that were part of the ingredients in the food sold, such as a chicken and two ducks hanging upside down.

Several amphorae discovered close to the counter are very similar to those depicted in the fresco.  There was also a decorated bronze drinking bowl known as a patera, ceramic jars used for cooking stews and soups, and wine flasks.

I illustrated my March post with several images provided by the Archaeological Park of Pompeii. When it was first discovered,archaeologists thought the commercial space might once have served hot food.

Since the discovery in March 2019, archaeologists have made more researched and unearthed very interesting items. In particular, they have found traces of nearly 2,000-year-old food in some of the deep terra cotta jars  which the shop keeper lowered into the counter with circular holes. Traces of pork, fish, snails and beef were found in the containers. They are a testimony to the great variety of animal products used to prepare dishes.

The archaeologists also revealed an inscription: “NICIA CINAEDE CACATOR”. It may be homophobic in nature, but that remains to be proved.

Source: Parco Archaeologico di Pompei.

Source : Parc archéologique de Pompéi

Nouvelles du Kilauea (Hawaii) // News of Kilauea (Hawaii)

Le HVO n’a pas diffusé de nouveau bulletin, mais les images des différentes webcams montrent que, comme cela était prévisible, la lave continue à alimenter le lac au fond du cratère de l’Halema’uma’u. Au vu des images de la webcal thermiques, la bouche nord est la principopale source d’alimentation. Les inclinomètres révèlent toujours une inflation de l’édifice volcanique, signe que le magma exerce une pression considérable. Le dégazage est moins important que les jours précédents et la vue est donc moins spectaculaire depuis la terrasse d’observation du Jaggar Museum. Les rangers continuent à verbaliser (150 dollars minimum) les personnes qui franchissent les barrières de sécurité pour essayer de photographier ou filmer le fond du cratère. Les agences d’hélicoptères voient les clients revenir en grand nombre, en dépit de la pandémie de Covid-19.

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20h00 (heure française) / 9h00 (heure d’Hawaï): L’éruption se poursuit dans le cratère de l’Halema’uma’u.

Le lac de lave est alimenté par une bouche sur la paroi inférieure nord-ouest du cratère.

L’activité des deux chenaux d’alimentation a diminué au cours des dernières heures. Le lac de lave a une profondeur de 177 m et se trouve à environ 408 m sous la lèvre sud du cratère. Le volume du lac reste stable à environ 21 millions de mètres cubes

Les émissions de SO2 ont chuté à environ 5 000 tonnes / jour.

La sismicité reste élevée mais stable.

Les inclinomètres au sommet du Kilauea continuent d’enregistrer une faible inflation.

Plus important, les données sismiques ou de déformation n’indiquent pas que du magma se déplace dans les zones de rift du Kilauea.

Source: HVO.

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HVO has not released a new update, but images from the webcams show that, as expected, lava continues to feed the lake at the bottom of Halema’uma’u Crater. Judging from the thermal webcam, the northern vent seems to be the main feeding source.Tiltmeters still show an inflation of the volcanic edifice, a sign that the magma is exerting considerable pressure. The degassing is less significant than the previous days and the view is therefore less spectacular from the Jaggar Museum observation deck. Rangers continue to issue fines (minimum $ 150) to people who walk beyond the security barriers to try to photograph or film the bottom of the crater. Helicopter companies are welcoming customers in large numbers, despite the Covid-19 pandemic.

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8 pm (French time) / 9 am (Hawaii time):  The eruption continues in Halema’uma’u Crater.

The lava lake is fed by a vent on the northwest side of the crater. Activity of the two narrow channels has decreased in the past hours. The lava lake is 177 m deep and about 408 m below the south rim of Halema’uma’u Crater. The lake volume remains about 21 million cubic metres

SO2 emissions have dropped to about 5,000 tonnes/day.

Seismicity remains elevated but stable.

Summit tiltmeters continue to record a weak inflation. Most importantly, there is no seismic or deformation data to indicate that magma is moving into Kilauea’s rift zones.
Source: HVO.

Source : HVO

Ça se bouscule sur le Kilauea (Hawaii) et l’éruption évolue! // Huge crowds on Kilauea (Hawai) and the eruption is changing!

Le Parc National des Volcans d’Hawaï a temporairement fermé pendant la nuit les campings et chemins de randonnée de l’arrière-pays en raison d’une augmentation trop importante du nombre de visiteurs venus voir la nouvelle éruption du Kilauea. Le Parc rouvrira ces secteurs une fois que du personnel supplémentaire du Service des Parcs Nationaux sera sur place pour aider à gérer la situation.

La sécurité est la priorité du personnel du Parc, et l’augmentation soudaine du nombre de visiteurs pose des problèmes de gestion et de surveillance dans les zones reculées du Parc.

L’éruption se limite actuellement au cratère de l’Halema’uma’u. Les rangers sont confrontés à de longues files de véhicules qui génèrent des problèmes de stationnement jour et nuit.

Plusieurs milliers de personnes se rassemblent sur l’Overlook (le terrasse d’observation) pour voir la lave illuminer les volumineux panaches de gaz et de vapeur qui sortent du cratère. Depuis la terrasse d’observation, il est impossible de voir le fond du cratère, de sorte que de nombreux visiteurs s’avancent au-delà des panneaux d’interdiction, des barrières et des cordes de protection pour atteindre la lèvre du cratère, avec tous les risques que cela suppose. Plusieurs personnes ont été verbalisées pour avoir ouvertement ignoré les mesures de sécurité. Les amendes commencent à 150 dollars, augmentent si récidive, et peuvent se solder par l’expulsion du Parc.

La pandémie de COVID-19 n’arrange rien. En dépit du grand nombre de personnes qui s’entassent sur la terrasse d’observation et à d’autres endroits, de nombreux visiteurs ne portent pas de masque et se trouvent à moins de 1,80 mètre – la distance légale – les uns des autres.

Source: HVNP.

Cet article a été diffusé par le Parc le 25 décembre, mais la situation est en train d’évoluer !

22h00 (heure française): 11h00 (heure locale): Dans le même temps, la situation évolue dans le cratère de l’Halema’uma’u et l’éruption deviendra probablement moins fascinante pour les visiteurs. En effet, tôt le matin du 26 décembre, la bouche ouest s’est réactivé tandis que la bouche nord s’est calmée et a commencé à faire se vider le lac. Les émissions de SO2 sont en baisse; elles sont tombés à 16 000-20 000 tonnes par jour et les panaches de gaz sont beaucoup moins volumineux. Le niveau du lac s’est abaissé d’environ 2 mètres, comme le montre la bande noire autour de son rebord nord Autre changement : les inclinomètres du sommet ont continué à enregistrer une lente déflation jusqu’à un peu avant 3 heures du matin le 26 décembre, date à laquelle ils sont passés en mode inflationniste. La sismicité reste élevée mais stable. L’îlot de lave qui flottait dans le lac de lave s’est immobilisé près de la bouche nord.

Source: HVO.

L’éruption va probablement évoluer, mais personne ne sait comment. Personellement, je mise sur une réapparition de la lave dans l’Halema’uma’u d’ici quelques heures.

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Hawaii Volcanoes National Park has temporarily closed the backcountry to overnight use due to a surge in visitors coming to see the new eruption at Kilauea volcano. The park will reopen overnight backcountry use once additional National Park Service staff is brought in to help manage the evolving eruption.

Safety is the park staff’s first priority, and the unexpected increase in visitors limits their capacity to manage and respond to incidents in remote backcountry areas of the park

The eruption is currently contained within Halema’uma’u Crater. Park rangers are managing large volumes of traffic and parking overflow day and night. Several thousand people gather at Kilauea Overlook to watch lava deep within the crater illuminate towering plumes of gas and steam. Many visitors disregard closure signs and post-and-cable barriers to get a closer look from the crater’s edge, putting themselves at great risk. Several persons have been fined for openly disregarding the safety measures. Fines for violating national park rules start at $150; they increase after multiple violations and can lead to being expelled from the Park.

The COVID-19 pandemic adds to the complexity of ensuring safe viewing of the eruption. Despite the crowding at Kilauea Overlook and other locations, many visitors are not wearing masks and are less than 1.80 metres – the legal distance – from one another.

Source: HVNP.

This article was released by the Park on December 25th, but the situation is changing!

22:00 (French time) : 11 am (local time) : Meantime, the situation is changing within Halema’uma’u and the eruption will probably become less fascinating to the visitors. Indeed, early in the morning of December 26th, the west vent reactivated while the north vent quieted and started to drain the lake. SO2 emissions are declining; they have dropped to 16,000-20,000 tonnes per day and the gas plumes are much less voluminous. The level of the crater lake has bone down by about 2 metres, leaving a narrow black ledge around the north edge
Another change is that the summit tiltmeters continued to record a slow deflationary tilt until just before 3 am on December26th when it switched to inflationary tilt. Seismicity remained elevated but stable.
The island of cooler, solidified lava floating in the lava lake has apparently grounded itself near the north vent.

Source : HVO.

The eruption will probably evolve in another way, but nobody knows how. Personally, I would bet on lava coming back into Halema’uma’u in a few hours.

Webcam HVO à 11h42 (heure locale le 26 décembre 2020

Déflation et inflation au sommet du Kilauea le 26 décembre au matin

(Source : HVO)