Réchauffement climatique : La Garonne et le lac de Vassivière victimes de la sécheresse

La Garonne est en sévère manque d’eau. Chaque matin entre 7 heures et 11 heures, l’organisme public qui gère le fleuve et ses affluents fait le point sur les niveaux d’eaux nécessaires pour la journée, en fonction de la météo et des besoins pour l’eau potable, l’industrie et l’agriculture.

La situation est très tendue, voire inquiétante et n’a jamais été vue pour un mois de novembre. Le niveau de la Garonne est historiquement bas par rapport aux 30 dernières années. Cette baisse de niveau s’explique par les effets combinés des sécheresses et des canicules de cet été. Faute de pluies suffisantes, l’automne n’a pas amené, à ce jour, le soulagement espéré.

La seule solution pour pallier cette situation déficitaire est de demander à EDF d’effectuer des lâchers d’eau depuis les barrages en amont, dans les Pyrénées. Cela a un coût. Il faut donner à EDF – qui possède ces barrages – entre 50 000 et 100 000 euros par jour lorsqu’on déstocke de façon importante de l’eau pour la Garonne. » Les barrages ont heureusement été bien remplis par les précipitations du printemps dernier. Toutefois, sans nouvelles pluies, ils risquent d’atteindre leurs limites d’utilisation d’ici la fin du mois.

Source : France Info.

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Même inquiétude pour le lac de Vassivière en Limousin. En ce début novembre 2026, le niveau d’eau du lac affiche une cote de 640,54 m NGF (relevé du 6 novembre 2026), ce qui représente un déficit de 9,46 mètres par rapport au niveau normal (650 m NGF). Une interdiction de de navigation a été décrétée lorsque la cote a franchi le seuil de 642 mètres NGF. Le seuil minimal absolu (ou cote d’alerte critique) de gestion du réservoir du lac de Vassivière est établi autour de 633 mètres NGF.

Le niveau extrêmement bas met à nu de vastes étendues de rives, des chemins d’antan et les vestiges des villages engloutis lors de la mise en eau du barrage dans les années 1950.

Vous pourrez suivre l’évolution du niveau du lac en temps réel en cliquant sur ce lien :

https://www.niv-eau.fr/#/entite/34/liste/activite/1

Crédit photo: Samuel Chassaigne – France Télévisions

La sécheresse affecte également tous les cours d’eau du Limousin qui possède des sources (Millevaches = mille sources) mais pas de nappes phréatiques. Si l’automne et l’hiver sont secs, l’été 2027 risque d’être difficile pour ne nombreux secteurs.

Réchauffement climatique : toujours des records en octobre 2026 !

Concentrations de CO2 : 428,38 ppm (5 novembre 2026).   

Concentrations de CH4 : 1934,57 ppb (juin 2026)

On attendait le verdict des agences climatiques pour le mois d’octobre 2026. L’observatoire européen Copernicus est le premier à nous indiquer qu’octobre 2026 a été le mois d’octobre le plus chaud jamais enregistré. Copernicus ajoute que l’année 2026 sera « probablement » la deuxième année la plus chaude enregistrée dans le monde, derrière 2024 qu’elle a « environ 20% de chances d’égaler ou de dépasser. »

Avec une température moyenne de l’air en surface supérieure de 1,75°C au niveau préindustriel, le mois d’octobre 2026 a été le mois d’octobre le plus chaud jamais enregistré à l’échelle mondiale, devant octobre 2023.

Il s’agit par ailleurs du troisième mois consécutif à dépasser le seuil de 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels. Ce seuil de 1,5°C est maintenant durablement dépassé et, quoi qu’en disent certains, la promesse de la COP21 de Paris n’est plus d’actualité. D’ailleurs la moyenne sur quatre ans (2023 à 2026) devrait également dépasser ce seuil, fixé par l’accord de Paris sur le climat.

Pour éviter que la situation climatique empire, il faudrait réduire les émissions de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique, mais de telles mesures ne semblent pas à l’ordre du jour de nos dirigeants dont les intérêts personnels priment sur la santé de notre planète.

Il est indéniable que le phénomène El Niño, d’une intensité exceptionnelle en 2026, vient accentuer le réchauffement d’un climat déjà altéré par les activités humaines. Ce phénomène naturel est connu pour générer des températures supérieures à la moyenne sur une grande partie du globe et modifier les régimes de précipitations, augmentant ainsi les risques de sécheresse et d’inondations dans différentes régions. C’est surtout l’océan Pacifique tropical qui subit les effets El Niño.

L’anomalie mensuelle de la température de surface de la mer a atteint en octobre un niveau record de +3,21°C, dépassant les pics enregistrés lors de précédents épisodes d’El Niño de très forte intensité.

Mais El Niño n’explique pas tout et ce serait une grave erreur de lui faire supporter toute la hausse des températures.

Source : Copernicus.