Crues glaciaires mortelles // Deadly glacial outburst floods

Plus de 100 personnes sont portées disparues dans le nord-est de l’Inde après la rupture d’un lac glaciaire le 4 octobre 2023 dans l’État himalayen du Sikkim. La cause de la catastrophe a été initialement attribuée à un épisode de très fortes pluies sur le lac Lhonak, ainsi qu’au rejet d’eau du barrage de Chungthang. Cependant, la catastrophe est aujourd’hui attribuée à une crue glaciaire qui a tué au moins 19 personnes avec de nombreux disparus, et emporté des routes et des ponts.
Une crue glaciaire est la libération soudaine de l’eau qui s’est accumulée dans d’anciens lits de glaciers. Ces lacs se forment lors du recul des glaciers, un phénomène naturel accéléré par la hausse des températures due au réchauffement climatique d’origine anthropique.
L’eau de fonte des glaciers se déverse souvent dans les rivières, mais les blocs de glace et l’accumulation de débris peuvent édifier un barrage naturel derrière lequel se forme un lac glaciaire. Si ces barrages naturels se rompent, de grandes quantités d’eau peuvent s’échapper soudainement des lacs et provoquer des inondations dévastatrices.
Les barrages naturels qui retiennent les lacs glaciaires peuvent se rompre pour diverses raisons. Ce peut être une avalanche de neige ou un glissement de terrain, événements qui déclenchent une vague dans le lac. Il peut aussi s’agir d’un débordement du lac à cause de la pluie ou de la fonte des glaciers. Parfois, le barrage se dégrade progressivement au fil du temps et finit par se rompre à la suite d’un événement tel qu’un séisme.
Dans la mesure où elles peuvent être causées par de nombreux et différents facteurs, les crues glaciaires sont imprévisibles. Néanmoins, elles sont étroitement liés au réchauffement climatique actuel. En effet, la hausse des températures entraîne la fonte et la disparition des glaciers, la moitié des 215 000 glaciers de la planète devraient fondre d’ici la fin du siècle, même si le réchauffement peut être plafonné à 1,5°C, comme décidé lors de la COP 21 à Paris.
Le volume des lacs glaciaires a bondi de 50 % en 30 ans, selon une étude de 2020 basée sur des données satellitaires. Plus les lacs se forment et plus ils sont grands, plus ils représentent un risque pour les populations en aval.
Le principal danger des crues glaciaires réside dans leur imprévisibilité. La probabilité qu’un lac libère l’eau qu’il retient est difficile à estimer avec précision sans études détaillées. L’une d’elles, publiée dans la revue Nature Communications a révélé que 15 millions de personnes vivent à moins de 50 kilomètres d’un lac glaciaire et à moins d’un kilomètre d’une inondation potentielle due à une brèche dans la digue qui le retient. Le risque est plus grand dans les hautes montagnes d’Asie, une zone qui couvre une douzaine de pays, dont l’Inde, le Pakistan, la Chine et le Népal.
Ces populations sont d’autant plus vulnérables qu’elles sont souvent pauvres et peu préparées à faire face à l’arrivée soudaine d’eaux de crue catastrophiques. Les scientifiques affirment que c’est le nombre élevé de personnes et leur capacité réduite à faire face à une catastrophe qui jouent un rôle clé dans la détermination du risque de crue glaciaire. Des milliers de personnes, par exemple, ont été tuées par les crues des lacs glaciaires dans les hautes montagnes d’Asie, alors que seulement quelques unes ont péri dans le nord-ouest de l’Amérique du Nord, région qui compte deux fois plus de lacs glaciaires.
Les scientifiques appellent à davantage de recherches sur les risques posés par les crues glaciaires, en particulier dans la région andine – au Pérou, par exemple – qui reste relativement peu étudiée, mais également à une meilleure préparation des populations. Bien sûr, la meilleure solution pour prévenir les crues glaciaires serait de réduire nos émissions de gaz à effet de serre afin de diminuer l’impact du réchauffement climatique sur les glaciers, mais pour l’instant, ce n’est qu’un rêve…
Réflexions personnelles inspirées d’articles parus dans la presse internationale.

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More than 100 people are missing in India’s northeast after a glacial lake burst open on October 4th, 2023 in the Himalayan state of Sikkim . The cause of the flood was initially attributed to a cloudburst over Lhonak Lake, along with the release of water from the Chungthang dam. However, the disaster has since been identified as the result of a glacial lake outburst flood (GLOF) that killed at least 19 with many others missing, and washed away roads and bridges.

A glacial lake outburst flood (GLOF) is the sudden release of water that has collected in former glacier beds. These lakes are formed by the retreat of glaciers, a naturally occurring phenomenon that has been accelerated by the warmer temperatures of human-caused global warming.

Glacier melt is often channelled into rivers, but ice or the build-up of debris can form a natural dam, behind which a glacial lake builds. If these natural dams are breached, large quantities of water can be released suddenly from the lakes, causing devastating flooding.

The natural dams holding back glacial lakes can be breached for a variety of reasons. Causes include an avalanche of snow, or a landslide causing a wave in the lake, or overfilling of the lake… from rain or the glacier melting. Sometimes the dam has been gradually degraded over time, or is ruptured by an event like an earthquake.

Because they can be caused by so many different factors, the breaches are highly unpredictable. However, they are closely linked to the current global warming. Indeed, global warming is driving the disappearance of glaciers, with half the Earth’s 215,000 glaciers projected to melt by the end of the century, even if warming can be capped at 1.5°C, as decided during COP 21 in Paris.

The volume of glacial lakes has jumped by 50 percent in 30 years, according to a 2020 study based on satellite data. The more and larger lakes form, the greater the risk they pose to populations downstream.

The particular danger of GLOFs lies in their unpredictability. The probability of a lake releasing a GLOF is difficult to accurately quantify without detailed and localised studies. A research published in Nature Communications found that 15 million people live within 50 kilometres of a glacial lake and within one kilometre of potential flooding from a breach. The risk is greatest in Asia’s high mountains, an area that covers parts of 12 countries, including India, Pakistan, China and Nepal.

These populations are all the more vulverable as they may be poorer and less prepared to deal with the sudden arrival of catastrophic floodwaters. Scientists sai it is the high number of people and the reduced capacity of those people to cope with disaster that plays a key role in determining overall GLOF danger. Thousands of people, for example, have been killed by glacier lake outburst floods in High Mountains Asia but only a handful in North America’s Pacific Northwest, even though that region has twice as many glacial lakes.

Scientists have called for more research on the risks posed by GLOFs, particularly in the Andean region – especially in Peru – which remains comparatively understudied, but also for better preparedness. Of course, the best solution to prevent GOLFs would be to reduce our emissions of greenhouse gases in order to reduce the impact of global warming, but for the moment, this is just a dream…

Adapted from articles in the international press.

Le lac Imja, près de l’Everest, est un lac glaciaire dont la longueur a triplé depuis 1990. (Crédit photo : Planetary Science Institute)

Certaines zones des Alpes sont sous la menace de lacs glaciaires, comme celui de Rosolin à Tignes, mais ils sont étroitement surveillés (Crédit photo : RTM)

Alerte sismique dans les Champs Phlégréens // Seismic alert in the Phlegrean Fields

Un essaim sismique incluant quelque 64 événements a secoué la région des Champs Phlégréens – Campi Flegrei – au petit matin du 26 septembre 2023. Certaines secousses avaient des magnitudes allant jusqu’à M 4,2.
Selon les données publiées par l’Osservatorio Vesuviano de l’INGV, lesséismes ont été enregistrés dans la zone de l’Académie-Solfatara (Pouzzoles) et dans le golfe de Pouzzoles. La zone est sous surveillance constante. Selon les paramètres géophysiques et géochimiques actuels, la dynamique en cours, y compris le soulèvement du sol à raison d’environ 15 mm par mois, ne révèle aucun changement significatif par rapport aux données précédentes.

Carte montrant les événements au cours du dernier essaim sismique (Source : INGV)

La région des Campi Flegrei a une histoire d’activité volcanique et sismique intense. Des épisodes de bradyséisme – épisodes de soulèvement et d’affaissement du sol – accompagnés d’essaims sismiques ont été observés dans le passé et même ces dernières années.
On pense que les essaims sismiques et le soulèvement du sol sont probablement dus à la montée des gaz et à une mise sous pression du système hydrothermal profond. Une autre hypothèse concerne la possible injection de magma dans le sous-sol. Les deux phénomènes sont liés à une chambre magmatique située sous les Champs Phlégréens.

Traces du bradyséisme sur les colonnes du temple dit de Serapis à Pouzzoles (Photo : C. Grandpey)

Même si la probabilité d’une éruption volcanique est considérée comme faible à l’heure actuelle, l’Observatoire reste vigilant. La principale source d’inquiétude est la densité de population dans la région. Si des signes d’éruption apparaissaient, l’évacuation des habitants devrait être très rapide.
La dernière éruption des Campi Flegrei s’est produite du 29 septembre au 6 octobre 1538. Elle a formé le cône de scories du Monte Nuovo. Elle détruisit le village médiéval de Tripergole et fit fuir la population locale.

Cratère du Monte Nuovo (Photo : C. Grandpey)

A proximité de la ville de Pouzzoles, la Solfatara constitue la zone la plus active des Champs Phlégréens. Elle est surveillée comme le lait sur le feu car un réveil de ce volcan causerait des problèmes majeurs. Sa situation au sein d’une zone densément peuplée rendrait l’évacuation de la population très délicate.

Le cratère est situé sur une colline à 190 m d’altitude. Le paysage est lunaire, avec de nombreuses fissures dans le sol d’où s’échappent des fumerolles constituées essentiellement de vapeur d’eau et de gaz comme le CO2. La fumerolle principale, la Bocca Grande, présentait une température de 130-140°C quand je l’ai mesurée dans des années 1990. Aujourd’hui, l’INGV relève environ 90°C. Vous trouverez tous les paramètres concernant la Solfatara en cliquant sur ce lien :

https://www.ov.ingv.it/index.php/monitoraggio-e-infrastrutture/bollettini-tutti/bollett-mensili-cf/anno-2022-2/1064-bollettino-mensile-campi-flegrei-2022-02/file

Attention : la Solfatara est actuellement fermée au public depuis le tragique accident survenu en septembre 2017. Un couple de touristes et leur fils de 11 ans ont trouvé la mort en chutant dans une marmite de boue. Le gosse, âgé de 11 ans, a franchi une barrière de sécurité et a chuté dans une marmite de boue. Les parents ont alors tenté de le secourir mais ont chuté à leur tour dans la cavité. Elle était peu profonde et il est probable que la mort a été causée par les émanations de gaz. Depuis cet accident tragique, les autorités italiennes ont mis en place le sacro-saint principe de précaution, ce qui explique la fermeture du site.

Pour avoir une très bonne vue sur la Solfatara, je conseille d’emprunter la Via Coste d’Agnano qui longe le site et propose un très bon panorama dans sa partie haute. S’y rendre de préférence de le matin quand l’air ambiant, plus humide, permet de distinguer les différents sites fumerolliens. L’air sec de l’après-midi ne permet plus de voir grand-chose.

Vue de la Solfatara depuis la Via Coste d’Agnano (Photo : C. Grandpey)

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A seismic swarm including 64 events shook the area of Campi Flegrei – or Phlegrean Fields – on the early morning of September 26th, 2023. Some of the tremors had magnitudes up to M 4.2.

According to data released by INGV’s Vesuvian Observatory, the earthquakes are located in the Accademia-Solfatara area (Pozzuoli) and in the Gulf of Pozzuoli. The area is under constant monitoring. Geophysical and geochemical parameters suggest that the ongoing dynamics, including soil lifting at a speed of around 15 mm per month, show no significant changes compared to previous data.

The Campi Flegrei area has a history of intense volcanic and seismic activity. Episodes of bradyseism – slow ground movement – accompanied by seismic swarms have been observed in the past and even in recent years.

It is believed that seismic swarms and ground uplift are probably due to the rising of gases and increased pressurization of the deep hydrothermal system. Another possibility is the injection of magma into the subsurface. Both phenomena are related to a larger, deep magma chamber beneath the Phlegraean Fields.

While the probability of a volcanic eruption is considered low at this time, the observatory remains vigilant. The main cause of worry is the population density in the area. Should the signs of an eruption appear, the evacuation of the residents should be very fast.

The last eruption in the Campi Flegrei occurred from September 29th to October 6th, 1538 ; it formed the Monte Nuovo cinder cone. It destroyed the medieval village Tripergole and sent fleeing the local population.

Near the town of Pozzuoli, the Solfatara is the most active area of the Phlegrean Fields. It is closely monitored because an awakening of this volcano would cause major problems. Its location in a densely populated area would make the evacuation of the population very difficult.
The crater is located on a hill 190 m above sea level. The landscape is lunar, with numerous cracks in the ground, with fumaroles consisting mainly of water vapor and gases such as CO2. The main fumarole, the Bocca Grande, had a temperature of 130-140°C when I measured it in the 1990s. Today, INGV records around 90°C. You will find all the parameters concerning the Solfatara by clicking on this link:

https://www.ov.ingv.it/index.php/monitoraggio-e-infrastrutture/bollettini-tutti/bollett-mensili-cf/anno-2022-2/1064-bollettino-mensile-campi-flegrei-2022- 02/file

Please note: The Solfatara is currently closed to the public, since the tragic accident in September 2017. A couple of tourists and their 11-year-old son died after falling into a pot of mud. The kid, aged 11, crossed a security barrier and fell into a pot of mud. The parents then tried to rescue him but fell into the cavity. It was shallow and it is likely that the death was caused by the gas fumes. Since this tragic accident, the Italian authorities have implemented the sacrosanct precautionary principle, which explains the closure of the site.

To have a very good view of the Solfatara, I recommend taking the Via Coste d’Agnano which runs along the site and offers a very good panorama in its upper part. It is best to go there in the morning when the more humid ambient air allows you to distinguish the different fumarolic sites. The dry afternoon air no longer allows us to see much.

Kilauea (Hawaii) : la vie dans les zones à haut risque // Life in high risk areas

Bien qu’il s’agisse d’un volcan de point chaud avec une activité majoritairement effusive, le Kilauea n’est pas sans risques pour les habitants de Big Island. Les souvenirs de l’éruption destructrice du district de Puna dans la Lower East Rift Zone en 2018 sont encore bien présents dans les mémoires. La reconstruction continue cinq ans après que les coulées de lave ont recouvert et détruit plusieurs localités, dont Kapoho, Lanipuna Gardens, la plupart des propriétés des Leilani Estates et des parties de Pohoiki.
Depuis 2018, le Kilauea est à nouveau entré en éruption à 5 reprises, dont celle qui vient de se terminer. Toutes ces éruptions ont eu lieu à l’intérieur de la caldeira sommitale, sans menacer les personnes et les biens.
Les éruptions de la zone de Rift Est (East Rift Zone) peuvent se produire fréquemment. Depuis 1950, il y a eu des éruptions de longue durée sur le Mauna Ulu de 1969 à 1971 et de 1972 à 1974, et sur le Pu’uO’o de 1983 à 2018. L’éruption du Pu’u’O’o a été divisée en 61 épisodes d’activité ; elle a détruit 215 structures et recouvert près de 15 kilomètres de routes avec une lave dont l’épaisseur atteignait parfois 34 mètres. Elle s’est terminée juste avant le début de l’éruption de 2018. Cette éruption a également détruit Kalapana en 1990 : elle a représenté la plus longue et la plus importante émission de lave sur la zone de rift Est du Kilauea depuis plus de 500 ans.
Des éruptions de plus courte durée se sont produites 12 fois dans l’East Rift Zone entre 1955 et 1980. L’éruption de 1960 a détruit une ancienne communauté à Kapoho. Une coulée de lave a également menacé Pahoa en 2014-2015.
La zone de rift sud-ouest du volcan, moins peuplée que la zone de rift est, n’a pas été aussi active au cours des deux derniers siècles, mais des éruptions peuvent s’y produire. Les plus récentes dans cette zone ont été brèves. Un événement survenu en 1974 a duré moins d’une journée et une éruption en 1971 n’a duré que cinq jours. Cependant, des événements plus longs sont possibles, comme l’éruption du Mauna Iki qui a duré près d’un an, de 1919 à 1920.
Bien que l’événement de 2018 représente le plus grand effondrement sommital et la plus volumineuse éruption dans la Lower East Rift Zone au cours des 200 dernières années, cette éruption correspond à un comportement déjà observé sur le Kilauea. Par contre, un tel impact dans cette zone n’avait jamais été observé. Cela est dû au rapide développement urbain dans cette partie de la Grande Île. En effet, avec le nombre croissant de personnes qui y vivent et y travaillent, il est devenu de plus plus difficile de gérer le risque d’inévitables éruptions.
Si les méthodes de construction peuvent être mieux adaptées pour réduire les dégâts causés par des catastrophes naturelles telles que les ouragans et les séismes, elles ne permettent pas de lutter contre les coulées de lave. Il n’existe aucun code de construction qui puisse empêcher une maison d’être recouverte par la lave. La seule solution consiste à réduire le nombre de bâtiments et autres infrastructures dans ces zones à haut risque, tout en veillant à ce que la population soit bien informée et préparée aux catastrophes potentielles.

Les autorités hawaiiennes essayent de mettre en pratique un programme de rachat volontaire de logements et de propriétés touchées par l’éruption de 2018. Cela permet d’éviter le retour des habitants dans ces zones à haut risque. L’objectif principal est d’empêcher que ces propriétés inoccupées soient occupées par de nouvelles maisons ou des entreprises qui pourraient être exposées à de futures éruptions. Cependant, il n’est pas facile de convaincre les gens d’abandonner leurs biens et de reprendre une nouvelle vie dans un endroit plus sûr, alors qu’ils vivent depuis plus de 50 ans dans les deux zones les plus exposées au risque éruptif.
Des solutions ont été proposées, telles que l’installation de maisons modulaires qui peuvent être déplacées rapidement hors de la zone sinistrée. On a aussi testé d’autres matériaux de construction, tels que l’eucalyptus, dont l’île dispose facilement. Cela implique toutefois une modification des codes du bâtiment pour s’adapter à de telles constructions et à d’autres idées.
La Protection Civile du comté d’Hawaii met l’accent sur la préparation aux catastrophes naturelles et en particulier aux éruptions. Le comté est en train d’établir des plans de communication pouvant être utilisés lors d’une prochaine catastrophe. Il a développé des modèles de communication pour les situations les plus critiques. Des messages seront diffusés dans un délai minimal sur la messagerie des téléphones portables, la radio et la télévision, en relation avec le système de sirènes d’alerte. Cela permettra d’alerter la population pour toutes les situations d’urgence telles que les éruptions et les incendies de végétation en tout point de l’île.
Source : Big Island Now.

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Although it is a hotspot volcano with predominantly effusive activity, Kilauea is not without risks for Big Island residents. Memories of the destructive 2018 Lower East Rift Zone eruption in Puna are still fresh. Recovery is still ongoing five years after the lava flows wiped out several communities, including Kapoho, Lanipuna Gardens, most of Leilani Estates and parts of Pohoiki.

Just since 2018, there have been five more eruptions of Kilauea. They have all been confined to the summit caldera and posed no threat to life or property

However, East Rift Zone eruptions can occur frequently. Since 1950, there were long-lived eruptions at Maunaulu from 1969-71 and 1972-74 and Pu‘u‘ō’ō from 1983 to 2018. The eruption at Pu‘u‘ō’ō, which was divided into 61 episodes of activity, destroyed 215 structures and buried nearly 15 kilometers of highway with lava as thick as 34 meters. It ended just before the 2018 eruption began. That eruption also destroyed Kalapana in 1990 and was the longest and most voluminous known outpouring of lava from Kilauea’s East Rift Zone in more than 500 years

Shorter-lived eruptions occurred on the East Rift Zone 12 times between 1955 and 1980. The 1960 eruption destroyed a previous community at Kapoho. There also was a lava flow in 2014-15 that threatened Pahoa.

The volcano’s Southwest Rift Zone, which is less populated than the East Rift Zone, has not been as active during the past two centuries, but eruptions can still happen there. The most recent eruptions in this area were brief. An event in 1974 lasted for less than a day and an eruption in 1971 lasted for just five days. However, longer-lived vents are possible. The Maunaiki eruption lasted almost a year from 1919-20.

While the 2018 event represented the largest summit collapse and Lower East Rift Zone eruption in the past 200 years, it also fits a pattern of Kilauea’s past behaviour. What was unprecedented was the impact, which was due to the development growth in that part of the Big Island. Indeed, with more people now living, working and playing there, it has become more difficult to mitigate the high risk of inevitable future eruptions.

While structural engineering and construction methods can be adapted to reduce damage from other natural disasters such as hurricanes and earthquakes, they do not help with lava flows. There is no building code that will save a house from being inundated by lava. The only solution is to reduce buildings and infrastructure in those high-risk zones while ensuring residents are well-informed and prepared for potential disasters. The county continues to advocate for its voluntary housing buyout program which is dedicated to acquiring properties affected by the 2018 eruption to minimize the return of residents to those high-risk areas. The primary objective is to keep those properties unoccupied by new homes or businesses that could be vulnerable to future eruptions. However, it’s noteasy to ask all people to abandon their properties and pick up their entire lives to move somewhere safer, when they have lived in neighborhoods in lava zones 1 and 2, the two highest areas at risk of eruption, for more than 50 years.

Suggestions have been made such as building more modular homes that could be moved out of the area of a disaster and testing other nontraditional materials for construction, such as eucalyptus, which the island has a readily available supply. That would include taking a look at the county’s building codes and how they could be changed to accommodate such construction and other ideas.

The Hawai‘i County Civil Defense Agency emphasizes disaster preparedness related to eruptions.The County is establishing comprehensive communication plans for the next disaster.

It has developed templates for the most critical hazards so messages can be dispersed with minimal delay and is using the Public Alert Warning System to support messaging to cellphones, radio and TV in combination with the outdoor alert siren system to alert people about emergencies of all types, including natural disasters such as eruptions and wildfires anywhere on the island.

Source : Big Island Now.

L’éruption de 2018 a été particulièrement dévastatrice (Crédit photo: HVO)

Islande : indiscipline touristique // Iceland : tourist indiscipline

Selon les volcanologues islandais, la sismicité et la déformation du sol sur la péninsule de Reykjanes montrent qu’une éruption pourrait se produire à court terme. Elle pourrait ressembler à l’événement de 2022. La sismicité étant principalement concentrée dans la zone située entre Keilir et Kleifarvatn, la Protection civile islandaise a demandé aux touristes d’éviter de se rendre dans ce secteur.
Le 7 juillet 2023, l’Agence islandaise pour l’environnement a réaffirmé que la conduite hors piste était interdite en vertu des lois sur la protection de la nature. Des exceptions à cette interdiction s’appliquent aux opérations de recherche et de sauvetage, aux activités de la police et aux missions sur le terrain par des scientifiques autorisés.
La circulation routière entre Keilir et Fagradalsfjall reste autorisée, bien qu’il ait été demandé aux gens de ne pas traverser cette zone. Comme l’a déclaré un porte-parole de l’Agence nationale de protection civile : « On peut vraiment se demander pourquoi les gens fréquentent cette zone en sachant qu’une éruption volcanique peut potentiellement se produire ». L’expérience a montré que les interdictions d’accès ne sont pas forcément la bonne solution. « Si nous avions une maison comportant des risques, il serait facile de la fermer. Mais nous n’avons pas affaire à une maison, nous avons affaire à un vaste territoire. L’expérience nous a montré que lorsqu’une zone est interdite, les gens trouvent toujours un moyen d’y entrer. Il arrive donc que nous créions plus de problèmes en fermant la zone qu’en ne la fermant pas ».
Les habitants et les touristes ont reçu un SMS de l’Agence nationale de protection civile disant : « Péninsule de Reykjanes – séismes ! Hausse de l’activité sismique dans la région. Restez à l’écart des pentes et des falaises en raison du risque d’éboulement et de glissement de terrain. Une éruption volcanique pourrait se déclencher à brève échéance ».

La Protection civile recommande aux personnes qui se rendent dans la zone potentielle d’une éruption d’être prudentes. En cas d’éruption, elles doivent être particulièrement attentives à la contamination par les gaz. Elles ne doivent pas s’attarder dans les zones en creux où la pollution gazeuse peut s’accumuler.
Source : médias islandais.

L’activité sismique a diminué sur la péninsule au cours des dernières heures. Cela ne signifie pas pour autant qu’une éruption doit être exclue. Un déclin de la sismicité a été observé avant le début de la dernière éruption. Le point positif est que si une éruption se produit, la lave percera probablement la surface dans une zone désertique, sans menace pour la population.

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According to Icelandic volcanologists, the current seismicity and ground deformation on the Reykjanes Peninsula suggest that an eruption might occur in the short term. It might look like the 2022 event. As seismicity is mainly concentrated in the area between Keilir and Kleifarvatn, the Icelandic Civil Protection has asked tourists to avoid visiting the area.

On July 7th, 2023, the Environment Agency of Iceland reiterated that all off-road driving is prohibited by nature conservation laws, reports. Exceptions to the ban apply to search and rescue operations, police activities and research conducted by authorised scientists.

The traffic in the area between Keilir and Fagradalsfjall, although people have been asked not to travel through it. As aspokesperson for the National Civil Protection Agency said : “One can truly ponder why one needs to be somewhere knowing that a volcanic eruption may potentially occur.” Experience has shown that closures are not always a solution. “If we had a house where we knew there was a risk of entering, it would certainly be easier to close the house. But we simply don’t have a house, we have a large area of land. Experience has shown us that when an area has been closed, people find a way in. So sometimes we create more problems by closing it than by not doing so.”

Residents and tourists have received an SMS from the National Civil Protection Agency saying: “Reykjanes peninsula – earthquakes! Increased seismic activity in the area. Stay away from slopes and cliffs due to danger of rockfall and landslides. A volcanic eruption might start with short notice.”

The Civil Protection says that people who visit the potential area of an eruption should be careful. In the event of an eruption, they should pay particular attention to the contamination of the gas. They should not dwell in recesses where gas pollution may accumulate.

Source : Icelandic news media.

Seismic activity has decreased on the peninsula in the lasr hours. This does not mean an eruption should be excluded. A lull in seismicity was observed before the start of the last eruption. The positive point is that if an eruption occurs, lava will probably pierce the surface in a desert area, with no threat to the population.

Souvenir de la dernière éruption…