Du jamais vu, mais que l’on reverra !

Au cours de la tempête Alex, les cumuls d’eau de pluie enregistrés en l’espace de 24 heures dans les Alpes-Maritimes dépassent tous ceux jamais observés dans le département. Ainsi, 500 mm ont été enregistrés à Saint-Martin-Vésubie.

Les météorologues de Météo France expliquent que c’est une véritable « bombe météorologique » qui a explosé au-dessus de la région. Le phénomène se caractérise  par la rapidité de sa formation. Les baromètres ont parfaitement traduit la chute de pression atmosphérique d’une trentaine d’hectopascals en 12 heures, d’où l’expression « bombe météorologique ».

Le problème est que ces dépressions de petite taille et très localisées sont mal appréhendées par les modèles de simulation atmosphérique. Un décalage géographique de quelques dizaines de kilomètres peut ainsi avoir d’importantes conséquences car ces bombes météorologiques peuvent laisser derrière elles des dégâts très importants.

Les bombes météorologiques restent relativement rares. Météo France indique que la dernière s’était produite en Bretagne le 6 mars 2017, avec des rafales atteignant 193 km/h. Elle a provoqué la mort de 12 personnes.

Tous les témoins s’accordent pour dire que la catastrophe dans les Alpes-Maritimes est « du jamais vu » dans la région. Le problème est que le « jamais vu » a tendance à se répéter à travers le monde. Je me tiens au courant très régulièrement de ce type d’actualité et je ne peux que constater que la situation dramatique vécue en France affecte de nombreuses populations à travers le monde. En voici quelques exemples recensés au cours du mois de septembre :

  • Pas très loin des Alpes-Maritimes, un épisode méditerranéen a tué deux personnes dans le Gard le 19 septembre 2020, avec une hauteur de précipitations de 468 mm enregistrée en 6 heures à Valleraugue. Du jamais vu depuis l’année 1900.
  • Le 18 septembre 2020, la tempête subtropicale « Alpha », la 22ème et la plus précoce de la saison dans l’Atlantique en 2020, a frappé le Portugal en occasionnant d’importants dégâts.
  • Le 18 septembre également, au moins dix personnes ont perdu la vie quand la tempête tropicale “Noul” a frappé le Sud-est Asiatique entre le Vietnam, le Laos le Thaïlande et le Myanmar (ex-Birmanie) en causant de gros dégâts.
  • Plus de 240 000 personnes ont été affectées et 140 000 déplacées quand des inondations catastrophiques ont frappé quelque 80 localités en Ethiopie au mois de septembre. Du jamais vu selon les autorités.
  • Toujours en Afrique, de très sévères inondations ont affecté le Ghana. Le bilan est de 5 morts, avec quelque 1 700 habitations endommagées ou détruites.
  • En Indonésie, des inondations et des glissements de terrain ont frappé Jakarta et ses environs au cours du mois de septembre. On déplore deux morts et une vingtaine de blessés. Les autorités font remarquer que depuis le mois de janvier 2020, au moins 123 personnes ont péri au cours de catastrophes naturelles provoquées par des intempéries. De tels chiffres n’avaient encore jamais été atteints. Les inondations continuent d’affecter à l’heure actuelle l’ouest de l’île de Java où l’on déplore des personnes disparues et des maisons submergées.

Le mois d’octobre suit la même tendance. Outre les victimes dans les Alpes-Maritimes, on peu citer les 40 personnes qui ont péri dans les pires inondations de tous les temps au Nigeria, avec la perte de 2 millions de tonnes de riz.

La tempête tropicale “Gamma” est la 24ème de la saison à s’être formée dans l’Atlantique Nord. C’est aussi la plus précoce ; elle est apparue le 3 octobre et bat ainsi le record établi le 27 octobre 2005.  Cette tempête vient d’atteindre la Péninsule du Yukatan au Mexique avec de très fortes pluies et des inondations, en particulier dans les zones montagneuses, comme cela s’est produit dans le secteur de Saint-Martin-Vésubie. On déplore au moins 6 morts et plusieurs milliers de personnes ont dû être évacuées.

Obnubilée qu’elle est par la Covid-19, la presse française ne mentionne pas ces événements qui sont pourtant aussi dramatiques que ceux survenus dans le sud-est de notre pays.

S’agissant des causes, on est en droit de se poser des questions car la répétition et l’accélération des événements extrêmes est inquiétante. Le principal coupable semble bien le réchauffement climatique. Pourtant, je n’en ai guère entendu parler au cours des dernières heures. Il est vrai que je ne fais qu’effleurer les bulletins d’informations. L’urgence de la situation humanitaire est telle qu’il faut avant tout essayer de panser les blessures infligées par la tempête Alex.

Je remarque que, comme au Portugal et au Mexique, la tempête Alex est historiquement précoce. Aucune tempête majeure n’avait été enregistrée par Météo France avant le 15 octobre depuis 1980. Le problème, c’est que la Méditerranée est encore très chaude ce qui amplifie les précipitations. Avec le réchauffement climatique, la mer se réchauffe de plus en plus et cette température élevée joue un rôle de carburant dans les phénomènes extrêmes comme la tempête Alex

Qu’on le veuille ou non, il faudra se demander si les activités humaines et les émissions de gaz à effet de serre ne portent pas une part de responsabilité !

Du jamais vu, mais que l’on reverra !

Des épisodes pluvieux de plus en plus fréquents et intenses

(Source : Météo France)

Eruption de White Island (Nouvelle Zélande) : procès en vue ! // White Island eruption (New Zealand) : pending trials !

L’éruption de White Island le 9 décembre 2019 a fait 21 morts et 26 blessés. Les 47 personnes qui se trouvaient sur l’île au moment de l’événement ont été identifiées ; il y avait vingt-quatre Australiens, neuf Américains, cinq Néo-Zélandais, quatre Allemands, deux Chinois, deux Britanniques et un Malaisien. Beaucoup d’entre eux ne portaient que des tee-shirts et des shorts. Parmi ces personnes, 38 participaient à une excursion à terre depuis le bateau de croisière Ovation of the Seas qui effectuait un voyage de 12 jours en Nouvelle-Zélande.
Lorsqu’une éruption volcanique ou toute autre catastrophe se produit dans le monde, on cherche des responsables. Quelques jours après l’éruption de White Island, certains se sont demandés qui était en charge de la sécurité des touristes et, en cas de manquements, qui serait tenu pour responsable. D’autres ont essayé de savoir si des touristes auraient dû être autorisés à visiter l’île alors que le niveau d’alerte était à 2, ce qui signifiait que le volcan montrait de l’activité, en sachant que de telles visites étaient organisées depuis des années. Comme je l’ai écrit précédemment, le bulletin publié par GNS Science le 3 décembre 2019 indiquait que l’activité à White Island «ne présentait pas de danger direct pour les visiteurs».
En ce qui concerne les poursuites, une chose est claire : les personnes qui ont été blessées lors de l’éruption ne pourront pas intenter de poursuites civiles en Nouvelle-Zélande contre les agences de voyages qui les ont conduites sur l’île ou contre toute autre personne. En effet, le régime d’indemnisation des accidents en Nouvelle-Zélande, géré par le gouvernement, couvre le coût de tous les traitements de blessures subies dans le pays, y compris pour les étrangers. Sa couverture, à laquelle les blessés ne peuvent se soustraire, leur interdit également de poursuivre autrui pour négligence.
Toutefois, le personnel d’une agence de voyages pourrait être poursuivi en vertu des lois néo-zélandaises sur la santé et la sécurité au travail si des manquements étaient constatés. Une telle poursuite serait plus probable qu’une accusation d’homicide involontaire. La loi, introduite en 2015 après l’explosion d’une mine en 2010 qui a tué 29 ouvriers sur l’île du Sud, prévoit des sanctions pouvant aller jusqu’à cinq ans de prison et des amendes de 3 millions de dollars néo-zélandais (2 millions de dollars américains), pour quiconque ne parvient pas à assurer la sécurité des gens, y compris des visiteurs, dans un lieu de travail, bien que personne n’ait encore été condamné à une peine de prison en vertu de cette loi.

On peut lire ces jours-ci dans la presse néo-zélandaise qu’un couple américain qui a subi de graves brûlures et a passé deux mois dans des hôpitaux néo-zélandais à la suite de l’éruption de White island demande maintenant des dommages et intérêts au croisiériste et au voyagiste qui ont organisé l’excursion sur l’île. Le couple célébrait sa lune de miel et il se sent maintenant lésé. Le jeune homme et son épouse affirment qu’«ils n’ont pas reçu suffisamment d’informations pour pouvoir prendre une bonne décision [concernant la visite de l’île]». Leur avocat explique qu’ils vont intenter dans les deux prochaines semaines un procès contre  l’agence White Island Tours et la compagnie Royal Caribbean. Selon lui, « il aurait été facile à la Royal Caribbean d’indiquer à ceux qui participaient à l’excursion avec White Island Tours qu’ils couraient un risque car le niveau d’activité volcanique était élevé. Si cela avait été fait, je suppose que la plupart des gens auraient annulé cette excursion ;  je pense donc qu’il y avait un motif de profit. »
La famille d’une victime australienne a également confirmé qu’elle allait attaquer le croisiériste en justice. Une autre survivante de l’éruption, qui a perdu sa sœur et son père, a déclaré que d’autres personnes auraient survécu si les secours étaient arrivés plus tôt.
Source: New Zealand Herald.

Je peux comprendre les gens – en particulier le jeune couple dont la lune de miel a été gâchée – qui veulent poursuivre le voyagiste et le croisiériste pour ne pas les avoir avertis du danger d’une excursion à White Island. Cependant, ils auraient dû savoir – par eux-mêmes – que la visite d’un volcan actif comporte toujours des risques et qu’une éruption phréatique comme celle survenue le 9 décembre 2019 ne peut pas être prévue. J’étais sur White Island en janvier 2009. Si le cratère avait explosé lors de ma visite et si j’avais été blessé, je n’aurais jamais poursuivi en justice le pilote de l’hélicoptère qui m’avait déposé dans le cratère!

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The White Island eruption on December 9th, 2019 killed 21 people and injuring 26 others. The 47 people who were on the island at the time of the eruption were identified as twenty-four Australians, nine Americans, five New Zealanders, four Germans, two Chinese, two Britons and one Malaysian. Many of them were just wearing T-shirts and shorts for the day. Of these people, 38 were passengers on a shore excursion from the cruise ship Ovation of the Seas which was on a 12-day voyage around New Zealand.

When a volcanic eruption or any other disaster occurs in the world, people look for those who can be held responsible for it. A few days after the White Island eruption, questions were asked about who was responsible for the safety of tourists and, if failings are found, who will be held accountable.

Some people wondered whether tourists should have been allowed to visit the island while the alert level was at 2, which meant volcanic unrest, knowing that such visits have been organised for years. As I put it before, the bulletin issued by GNS Science on December 3rd, 2019 said the activity at White Island “did not pose a direct hazard to visitors.”

As far as lawsuits are concerned, one thing is already clear: those injured in the eruption will be prevented from bringing civil lawsuits in New Zealand against the tour companies who took them to the island, or anyone else. Indeed, New Zealand’s accident compensation scheme, run by the government, covers the cost of all treatment for injuries sustained in New Zealand, including for foreigners. Its coverage, which the injured cannot opt out of, bars them from suing for negligence.

However, named individuals from a tour company could be prosecuted under New Zealand’s workplace health and safety laws if failings were found. Such a prosecution is more likely than a criminal manslaughter case. The law, introduced in 2015 after a 2010 mine explosion that killed 29 workers on New Zealand’s South Island, threatens penalties of up to five years in prison and fines of 3 million NZ dollars (2 million US dollars), for anyone failing to keep people, including visitors, safe in a place of work, although no one has been sentenced to a jail term under it.

One can read these days in the New Zealand press that an American couple who both suffered serious burns and spent two months in New Zealand hospitals following the eruption now seek damages from the cruise line and tour operators. The couple were celebrating their honeymoon and they now feel they have been wronged as they were “not given enough information to make an informed decision,” Their family lawyer confirmed they will be filing a lawsuit within the next two weeks against White Island Tours and Royal Caribbean cruise line. The lawyer explains “it would have been so easy for Royal Caribbean to note: for those going on the excursion to White Island Tours there was a heightened risk in going with that because there was a heightened level of this volcanic activity. Had they done that, my guess is that most people would have cancelled that tour, so I think there was a profit motive.”

A family group of an Australian victim has also confirmed it will be taking action against the cruise line. Another survivor of the eruption, who lost her sister and father, said more people would have survived if help had come sooner.

Source : New Zealand Herald.

I can understand the people – especially the young couple whose honeymoon was ruined – who want to sue the travel agency and the cruise company for not having warned them of the danger of the trip to White Island. However, they should have known by themselves that visiting an active volcano includes risks and that a phreatic eruption like the one that occurred on December 9th, 2019 cannot be predicted. I was on White Island in January 2009. If the crater had exploded during my visit and if I had been injured, I would never have sued the pilot of the helicopter who dropped me into the crater!

Photos : C. Grandpey

Eruption meurtrière à White Island (Nouvelle Zélande) // Deadly eruption at White Island (New Zealand)

7h30 (heure française / 19h30 heure locale) Il y a quelques jours, j’indiquais qu’une augmentation d’activité avait été observée à White Island, mais personne n’imaginait que des visiteurs se feraient tuer. Les autorités néo-zélandaises nous informent qu’au moins une personne est décédée après l’éruption du volcan aujourd’hui, et « un certain nombre » de personnes sont toujours portées disparues. Il y aurait une vingtaine de blessés souffrant de brûlures pour la plupart. La police dit qu’il est encore trop dangereux d’aller sur l’île qui est actuellement recouverte de cendre et de matériaux volcaniques. Vingt-trois personnes ont été évacuées de l’île, mais on pense que moins de 50 personnes se trouvaient sur ou à proximité au moment de l’éruption.
Source: New Zealand Herald.

Au vu des volumineux panaches de vapeur qui s’échappaient du cratère au moment de l’explosion, il ne fait guère de doute qu’il s’agit d’une éruption phréatique au niveau du lac qui occupe le fond de White Island.

L’éruption vue par la webcam postée à Whakatane, sur la côte de l’Ile du Nord.

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8 heures : Brad Scott, volcanologue à GNS Science, a déclaré que l’éruption à White Island aujourd’hui était « instantanée ». A 14h11, une explosion a envoyé un panache de cendre à 3,6 km au-dessus du volcan. Le fond du cratère a été recouvert de cendre. Les instruments de surveillance n’ont pas détecté de nouvelles éruptions. Cependant, Brad Scott explique qu’il sera difficile de prévoir la suite des événements. « Après une période d’activité intense, il y a toujours une probabilité de nouvelle éruption, mais il y a beaucoup d’incertitude à ce sujet. »
Comme je l’ai déjà écrit, une augmentation de l’activité a été observée ces derniers jours à White Island, ce qui a conduit les autorités à élever le niveau d’alerte à 2. Les scientifiques ont observé une augmentation des émissions de SO2, signe d’une ascension du magma sous le volcan. Le niveau d’alerte a été porté à 4 au moment de l’éruption, puis réduit à 3.
Les volcanologues savent que des éruptions soudaines peuvent se produire sur des volcans comme White Island, mais on est actuellement incapable de prévoir le moment où ces explosions sont susceptibles de se déclencher. La seule chose que l’on sait, c’est que des éruptions phréatiques peuvent se produire soudainement et sans prévenir. Elles peuvent être mortelles en termes de traumatismes, de brûlures et de problèmes respiratoires. Les éruptions sont de courte durée, mais une fois qu’elles se produisent, il y a de fortes chances que d’autres suivent, généralement de moindre intensité, le temps que le système se rééquilibre.
Source: New Zealand Herald.

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12 heures: Le bilan de l’éruption de White Island s’est alourdi. On dénombre officiellement au moins cinq morts et un certain nombre de personnes sont toujours portées disparues. Des Néo-Zélandais et les touristes figurent parmi les victimes parmi lesquelles des citoyens australiens. L’une des personnes tuées était un guide expérimenté de l’agence White Island Tours. Plusieurs touristes participaient à une croisière à bord du navire Ovation of the Seas, mais la police n’a pas confirmé les nationalités.
Il fait nuit en Nouvelle Zélande et la police ne sait pas s’il y a encore des personnes vivantes sur l’île. Les cinq morts ont été transportés aujourd’hui sur le continent. Les 18 autres personnes secourues souffrent de blessures, notamment des brûlures, et ont été transportées à l’hôpital.
Source: New Zealand Herald.

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14 heures: Après avoir effectué plusieurs vols de reconnaissance aérienne au-dessus de l’île, la police a déclaré qu’il n’y avait « aucun signe de vie » sur White Island, et que toute personne susceptible d’être évacuée vivante l’avait été au moment de l’évacuation de lundi.
La police s’efforce d’indiquer le plus vite possible le nombre exact de victimes qui viendraient s’ajouter aux cinq personnes dont le décès a été confirmé. On craint qu’une trentaine de personnes manquent à l’appel.
À ce stade, il est trop dangereux pour la police et les secours de se rendre sur l’île qui est actuellement recouverte de cendre et de matériaux volcaniques. Un navire de la Force de la marine néo-zélandaise (NZDF) s’approchera de l’île mardi matin dès que la clarté sera suffisante pour déployer des drones et du matériel d’observation afin de mieux sonder l’environnement et rechercher de possibles victimes.

Source : New Zealand Herald.

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20 heures: Ce soir, la police néo-zélandaise confirme la mort de 5 personnes lors de l’éruption du volcan de White Island. Le communiqué précise que 8 autres personnes n’ont toujours pas donné signe de vie et que 31 ont été hospitalisées. Plus d’informations dans les prochaines heures.

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23 heures : Le dernier message diffusé par la police n’apporte pas de nouvelles plus optimistes. Huit personnes sont toujours portées disparues et ont probablement été tuées pendant l’éruption. 31 personnes sont réparties dans sept hôpitaux. Certains des blessés ont été brûlés à 90 pour cent et une source a déclaré qu’ils ne survivront peut-être pas aux horribles blessures.
Il est 11 heures du matin (J+1) en Nouvelle-Zélande. De nouvelles informations seront probablement publiées pendant que nous dormons en France. Je vous en rendrai compte dès que possible demain matin.

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7:30 (French time) / 19:30 (local time): A few days ago, I indicated that an increase in activity had been observed at White Island, but no one imagined that visitors would be killed. New Zealand authorities inform us that at least one person is dead after the volcano erupted today, and « a number » of people are still unaccounted for. It seems about 20 people were injured, suffering from burns for most of them. The police says it is still too dangerous to go onto the island which is currently covered in ash and volcanic material. Twenty-three people have been taken from the island. It is unclear how many persons were left, but it is believed fewer than 50 people were on or near it at the time of the eruption.

Source; New Zealand Herald.

Judging from the voluminous steam plumes that could be seen rising above the crater at the Time of the eruption, there is little doudt that it was a phreatic eruption that occurred at the lake at the bottom of White Island.

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8:00: Brad Scott, a GNS Science volcanologist said that the eruption at White Island today was « basically instantaneous. » At about 2.11pm, an explosion sent a plume of ash 3.6 km above the volcano. The island’s crater floor was littered with ash. Monitoring equipment showed there had been no signs of further eruptions. However, Brad Scott said it would be difficult to predict what happened next. « After a period of unrest, there’s always the likelihood of eruption – but there’s a lot of uncertainty about that. »

As I put it before, an increase in activity had been observed in the past days, which led authorities to raise the alert level to 2. Scientists had observed increasing amounts SO2, a sign of rising magma beneath the volcano. The alert level was raised to 4 at the moment of the eruption and later reduced to 3.

Volcanologists know that sudden eruptions from volcanoes such as White Island can be expected at any time, but they are unable to predict the moment when explosions are likely to occur. The only thing they know is that phreatic eruptions can occur suddenly and with little or no warning. They can be deadly in terms of causing impact trauma, burns and respiratory problems. The eruptions are short-lived, but once one occurs, there are high chances for further, generally smaller ones as the system re-equilibrates.

Source : New Zealand Herald.

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12:00 pm : The toll of the White Island eruption is rising. At least five people are ifficially dead and a number of people are still unaccounted for. New Zealanders and tourists are involved, among whom Australian citizens. One of the people killed was an experienced guide for White Island Tours. A number of the tourists were from the Ovation of the Seas cruise ship, but police cannot confirm nationalities.

Police do not know if there are people on the island alive at the moment. The five people dead are people who were taken off the island today. The other 18 rescued all have injuries, especially burns, and have been taken to hospital.

Source : New Zealand Herald.

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14:00: Following a number of aerial reconnaissance flights over the island since the eruption, police say there are ‘no signs of life’ on White Island, adding they believe anyone who could have been taken from the island alive was rescued at the time of Monday’s evacuation.

Police are working urgently to confirm the exact number of those who have died, further to the five confirmed deceased already. It is feared that 30 people or so might be missing.

At this stage it is too dangerous for police and rescue to go onto the island which is currently covered in ash and volcanic material. A New Zealand Defense Force (NZDF) ship will approach the perimeter of the island at first light to deploy drones and observational equipment to further assess the environment.

Source : New Zealand Herald.

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20:00: Tonight, NZ police indicates that five persons are confirmed dead, eight are missing, and 31 are in hospital after the eruption of White Island volcano. More news to come in the next hours.

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23:00 : The latest message sent by the police does not bring more optimistic news. Eight persons are still missing, and were presumably killed during the eruption. Thirty-one people are in seven hospitals. Some of the injured have burns to 90 per cent of their bodies and a source said they may not survive the horrific injuries.

It is 11 o’clock in the morning (day+1) in New Zealand. More news will probably been released while we are sleeping in France. I will keep you informed as soon as possible.

Photos: C. Grandpey

Why volcanoes can kill evacuees // Pourquoi les volcans peuvent tuer les personnes évacuées

Une étude effectuée par des chercheurs du Royaume-Uni et de Trinité-et-Tobago, publiée en août 2019, a montré que beaucoup de personnes vivant à proximité de volcans actifs choisissent de rester dans les zones de danger pendant une éruption, malgré les risques que cela suppose. On estime qu’entre 15% et 85% des habitants évacués retournent dans les zones dangereuses malgré les mises en garde.
Les chercheurs ont examiné les impacts des éruptions passées sur les zones autour des volcans afin de comprendre comment il serait possible de protéger les personnes et les moyens de subsistance au moment des éruptions. Ils ont enquêté sur les circonstances des décès provoqués par toutes les éruptions volcaniques dans le monde et consulté des archives sur une période de 30 ans. L’équipe scientifique a également interviewé des personnes ayant eu à faire face à une activité volcanique prolongée en Amérique latine et dans les Caraïbes.

Selon les données recueillies, environ 75% des victimes se trouvaient dans une zone où il avait été conseillé ou ordonné à la population de partir. Les résultats de l’étude ne sont pas vraiment surprenants. Lors de l’éruption du Merapi (Indonésie) en 2010, dans une note intitulée « Merapi mon amour », j’ai expliqué que la plupart des victimes étaient des personnes qui tentaient de protéger leurs biens. Les chercheurs indiquent que plus de 70% des décès sont survenus une semaine ou plus après la première séquence éruptive.
Les entretiens avec les victimes permettent de mieux comprendre les raisons pouvant inciter ces habitants à prendre des risques. La plupart des personnes qui ont décidé de retourner dans les zones d’évacuation sont conscientes du risque encouru, mais elles désirent avant tout protéger leurs animaux, leurs moyens de subsistance, leurs biens ou leurs cultures. Seules quelques-unes sont revenues par curiosité ; la plupart sont revenues parce qu’en dehors de la protection de leurs biens, elles voulaient être avec leur communauté et espéraient trouver de l’aide dans leurs maisons.
Les conditions de vie difficiles dans les centres d’hébergement sont un autre facteur qui incite les personnes à revenir chez elles, malgré le danger. Par exemple, après l’éruption de Soufriere Hills à Montserrat en 1995, les personnes évacuées ont accepté de vivre dans des abris, mais les réserves de nourriture étaient insuffisantes et elles sont parties. Deux ans plus tard, en 1997, des victimes de l’éruption sont retournées dans la zone de danger où elles ont travaillé la terre pour venir en aide à leurs familles et d’autres personnes. Dix-neuf d’entre elles ont  été tuées en juin 1997 lors d’une recrudescence d’activité dans le périmètre de sécurité.
Source: The Watchers.

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 A study by researchers from the United Kingdom and Trinidad and Tobago published in August 2019 has shown that residents who live within the vicinity of active volcanoes choose to remain in high danger zones during an eruption despite the risks. Between 15% and 85% of evacuated inhabitants go back to hazardous areas while still under warning.

The research team examined the impacts of past eruptions on areas around volcanoes in order to understand how to protect people and livelihoods in the midst of eruptions. They investigated the circumstances of human fatalities from all volcanic explosions worldwide, with available information over a 30-year period. The team also conducted interviews with victims who endured prolonged volcanic activity in Latin America and the Caribbean.

According to the data, about 75% of the casualties occurred inside a zone where people had been asked to evacuate. The results of the study do not really come as a surprise. During the 2010 eruption of Mt Merapi (Indonesia), I explained that most of the victims were those who were trying to protect their properties. The researchers indicate that more than 70% of the total fatalities happened a week or more after the first eruption.

The interviews with the victims provide a better insight into the pressures that may make these residents commit the risky actions. Most people who decided to go back to the evacuation zones know the risk but they were apparently pressured to protect animals, livelihoods, assets, or crops. Only a few came back out of curiosity, but most of them returned simply because aside from protecting properties, they wanted to be with their community and seek relief in their homes.

Another factor that contributes to people leading to the risky decision is the difficult situations in evacuation centers. For instance, after Soufriere Hills erupted on Montserrat in 1995, people tried to survive in shelters where there was a short food supply. Two years later, in 1997, the people affected returned to the evacuated zone to harvest crops for their families and others. 19 people were then killed during an upsurge in activity in the evacuation zone in June 1997.

Source: The Watchers.

En 2010, la plupart des victimes de l’éruption du Merapi se trouvaient à l’intérieur de la zone de danger (Crédit photo: Wikipedia)

Volcans dangereux ? // Dangerous volcanoes ?

Il y a quelques jours j’entendais un géologue expliquer au cours d’une émission télévisée sur la chaîne ARTE que les volcans présentent plus d’avantages que d’inconvénients. La fertilité de leurs sols attire les populations sur leurs pentes, en particulier en Indonésie et aux Philippines, des pays qui, pourtant, compte les volcans les plus dangereux. Le géologue expliquait aussi que, tout compte fait, les volcans ne tuent pas beaucoup de personnes.

Après avoir regardé l’émission, j’ai fait une recherche sur mon blog et j’ai dressé un bilan des éruptions au cours de l’année 2018. Je me suis aperçu que les volcans n’étaient pas aussi gentils qu’ils en avaient l’air et qu’ils avaient au cours de l’année écoulée fait plus de victimes que les avions. Ces derniers ont tué 556 personnes au cours de 15 accidents en 2018, alors que les volcans ont tué au moins 787 personnes pendant la même période. Il n’y a pourtant eu que deux événements volcaniques vraiment meurtriers en 2018 : les éruptions du Fuego au Guatemala et de l’Anak Krakatau en Indonésie. 332 personnes ont péri sous les coulées pyroclastiques du Fuego et 453 ont été balayées par le tsunami qui a accompagné l’effondrement de l’Anak Krakatau.

A cela il faudrait ajouter un mort et onze blessés lors d’une éruption surprise du Mont Kusatsu-Shirane au Japon le 23 janvier 2018.

Un guide est mort asphyxié par un nuage de gaz à Hawaii au cours de l’éruption du Kilauea le 1er février 2018.

Le 16 juillet 2018 à Hawaii, une bombe volcanique a atterri sur un bateau dans lequel avaient pris place des touristes venus admirer l’arrivée de la lave dans l’océan. On a dénombré 23 blessés. A noter que le bateau se trouvait à l’intérieur de la zone de sécurité de 300 mètres par rapport au littoral mise en place par les gardes-côtes américains. Aujourd’hui, le propriétaire du bateau a des démêlés avec la justice.

L’éruption du Kilauea en 2018 n’a pas été meurtrière mais la lave a causé de sérieux dégâts puisque plus de 700 structures sont parties en fumée.

A méditer…

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 A few days ago I heard a geologist explain during a TV show on the ARTE channel that volcanoes have more advantages than disadvantages. The fertility of their soils attracts people to their slopes, especially in Indonesia and the Philippines, ajthough rhese countries have the most dangerous volcanoes. The geologiqt also explained that, all in all, volcanoes do not kill so many people.
After watching the program, I did a search on my blog and took into account the eruptions that occurred during the year 2018. I realized that the volcanoes were not as nice as they looked and they had over the past year caused more casualties than the planes. These killed 556 people in 15 accidents in 2018, while volcanoes killed at least 787 people during the same period. There were, however, only two deadly volcanic events in 2018: the eruptions of Fuego in Guatemala and Anak Krakatau in Indonesia. 332 people perished under the pyroclastic flows of Fuego and 453 were swept away by the tsunami that accompanied the collapse of Anak Krakatau.
To this should be added one dead and eleven injured during a surprise eruption of Mount Kusatsu-Shirane in Japan on January 23rd, 2018.
A guide died when he was asphyxiated by a cloud of gas in Hawaii during the eruption of Kilauea on February 1st, 2018.
On July 16th, 2018 in Hawaii, a volcanic bomb landed on a boat in which tourists who came to watch the arrival of the lava in the ocean. There were 23 wounded. It should be noted that the boat was inside the 300-meter safety zone set up by the US Coast Guard. Today, the owner of the boat is in trouble with the law.
The eruption of Kilauea in 2018 was not deadly but the lava caused serious damage as more than 700 structures went up in smoke.

Just think about it!

Les éruptions du Fuego et de l’Anak Krakatau ont été particulièrement meurtrières en 2018

Le séisme des Célèbes (Indonésie) // The Sulawesi earthquake (Indonesia)

Un violent séisme de M 7,5, d’origine purement tectonique, a frappé l’île des Célèbes, aussi appelée Sulawesi, le 28 septembre 2018. Il s’est produit après une première secousse de M 6,1 qui a fait un mort. Le dernier séisme avait son épicentre à 78 kilomètres au nord de la ville de Palu, capitale de la province du centre des Célèbes, et a été ressenti jusque dans le sud à Makassar, la capitale de l’île. L’alerte tsunami a été levée. Un peu trop tôt semble-t-il car une vague est venue un peu plus tard s’abattre sur le littoral. Il est fait état, selon les témoignages d’une vague de 3 à 6 mètres de hauteur. Une vidéo montre plusieurs vagues s’abattre sur plusieurs bâtiments et inonder une mosquée. S’agissant des vagues de tsunami, plus que leur hauteur, c’est l’énergie qu’elle développent qui est impressionnante.   Le dernier bilan (très provisoire) est d’au moins 384 morts (NB: 832 morts le 30 septembre 2018) et des centaines de blessés dans la ville de Palu. La panique a poussé les habitants à fuir vers les hauteurs.

Le séisme est survenu à la suite d’un décrochement de faille à faible profondeur à l’intérieur de la microplaque de la Mer des Moluques. Ces événements de décrochement ont généralement une taille d’environ 120 km x 20 km. D’une magnitude de M 6,5 ou plus, ils sont souvent destructeurs, tant sur le plan humain que matériel. Le séisme le plus important avait une magnitude de M 7.9 en janvier 1996, avec l’épicentre situé à une centaine de kilomètres au nord du séisme du 28 septembre 2018. Il a fait une dizaine de victimes, plus de 60 blessés et causé d’importants dégâts aux bâtiments.

Ces derniers événements montrent à quel point nous sommes démunis en matière de prévision sismique et de tsunami. Dans certaines régions du monde, des balises océaniques permettent de suivre la progression des vagues de tsunami. Il semble que la région des Célèbes – pourtant fortement exposée au risque sismique – ne soit pas dotée d’un tel équipement.

Source : Presse internationale, USGS.

Des images terribles:

https://www.francetvinfo.fr/monde/asie/seisme-et-tsunami-en-indonesie/en-images-rues-inondees-batiments-detruits-les-premieres-images-des-degats-apres-le-seisme-suivi-d-un-tsunami-en-indonesie_2962613.html

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A powerful tectonic M 7.5 earthquake struck Sulawesi on September 28th, 2018. It was recorded after a first  M 6.1 quake which caused one death. This last earthquake had its epicenter 78 kilometres north of the city of Palu, capital of the central province of Sulawesi, and was felt as far south as Makassar, the capital of the island. The tsunami warning was lifted. A little too early it seems because waves came later crashing down on the coast. There are reports of a wave 3 to 6 metres high. A video shows waves crashing into several buildings and flooding a mosque.  As far as tsunami waves are concerned, the energy they develop is more impressive than their height. The latest toll is at least 384 dead (NB: 832 on September 30th, 2018) and hundreds injured in the city of Palu. Panic pushed the inhabitants to flee towards the hills around the city.
The earthquake occurred as a result of a shallow strike-slip faulting inside the Moluccan Sea microplate. These strike-slip events are typically about 120 km x 20 km in size. With a magnitude of M 6.5 or more, they are often destructive, both human and material. The largest earthquake had a magnitude of M 7.9 in January 1996, with the epicenter located a hundred kilometres north of the September 2018 earthquake. It killed about ten people, injured more than 60 others and caused major damage to buildings.
These latest events show the difficulty of earthquake and tsunami forecasting. In some parts of the world, ocean beacons track the progress of tsunami waves. It seems that the Sulawesi region – although highly exposed to the seismic risk – is not equipped with such equipment.
Source: International Press, USGS.

Terrible images:

https://www.francetvinfo.fr/monde/asie/seisme-et-tsunami-en-indonesie/en-images-rues-inondees-batiments-detruits-les-premieres-images-des-degats-apres-le-seisme-suivi-d-un-tsunami-en-indonesie_2962613.html

Source: USGS

Mayon (Philippines): L’éruption de 1814 // The 1814 eruption

Un chapitre de mon livre «Killer Volcanoes» est consacré au volcan Mayon et plus particulièrement à l’éruption de 1814. 200 personnes ont été piégées et sont mortes à l’intérieur de l’église de Cagsawa. 1 500 personnes ont officiellement perdu la vie lors de la catastrophe, mais le bial est probablement beaucoup plus lourd. En effet, beaucoup de gens souffraient de problèmes respiratoires et d’autres maladies liées aux nuages de cendres qui ont recouvert la région.
Une illustration de l’éruption de 1814 a été découverte dans les archives de l’ordre des Franciscain en Espagne et a été reproduite sur une monographie appartenant à Carlos Madrid, le directeur de l’Institut Cervantes de Manille. Elle s’intitule « Seraphico: Les missionnaires franciscains dans la région d’Aurora, 1609-1899 ».
L’illustration a été réalisée 15 ans après l’éruption de 1814 et a été incluse dans un document franciscain sur les activités des missionnaires à Bicol, qui a par la suite été envoyé en Espagne. Le document a été conçu comme une narration picturale du désastre vu depuis Daraga ou ‘Nueva Cagsawa’. Il a également servi de référence géographique pour localiser les villages détruits et leurs nouveaux emplacements. Sur l’illustration, les villages ainsi que les installations militaires et religieuses sont en majuscules.
Même si cela est difficile à discerner sur l’image ci-dessous, l’illustration situe plusieurs villes dans la trajectoire des coulées de lave et montre des roches incandescentes projetées par le volcan. Les villages menacés sont Bacacay (lettre U), Libog (V) et Albay (B). Parmi les villages dévastés, on recense Bubolosan (X), Guinobatan (Y) et Camalig (G). Autour de Panganiran (Z), on peut aussi voir le port de Marigandon (R) et les structures militaires et religieuses détruites.
Carlos Madrid indique que les survivants de Camalig ont été transférés à Tondal (H), plus tard appelé «Nuevo Camalig». La population survivante de Guinobatan a été déplacée à Panganiran et à Maurato. Des querelles avec les villageois ont obligé les survivants à retourner à Guinobatan.
Cagsawa a été détruite à jamais; parmi les ruines, on repère facilement le clocher de l’église, la seule structure émergeant de la lave qui a enseveli la ville. Les ruines sont maintenant une attraction touristique.
Source: Inquirer.net.
http://www.inquirer.net/

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A chapter of my book « Killer Volcanoes » is dedicated to Mayon Volcano and more particularly to the 1814 eruption. 200 corpses were found inside the church of Cagsawa. The official toll was 1,500 deaths but it is estimated that many more people lost their lives during the disaster. Many were suffering from respiratory problems and other diseases linked to the ash clouds that shrouded the region.

An illustration was found in the archives of the Franciscan religious order in Spain and was reprinted in a monograph of Carlos Madrid, the director of the Instituto Cervantes de Manila. The monograph is entitled “Seraphico: The Franciscan Missionaries in the Aurora Region, 1609-1899.”

The illustration was made 15 years after the 1814 eruption and was included in a Franciscan document reporting on the missionaries’ activities in Bicol that was sent to Spain. The document was conceived as a pictorial storytelling of the disaster as seen from Daraga or ‘Nueva Cagsawa.’It also served as a rough geographical reference to locate the destroyed villages and the subsequent new settlements. In the powerful illustration, villages and military and church facilities are in uppercase letters.

Even though it is difficult to discern in the picture below, the illustration situates several towns in the descending trajectory of the lava flow and shows incandescent rocks coming out from volcano. The villages include Bacacay (letter U), Libog (V) and Albay (B). Among the devastated villages were Bubolosan (X), Guinobatan (Y) and Camalig (G). Around Panganiran (Z) could be seen the port of Marigandon (R) and military and church structures destroyed.

Carlos Madrid writes that the Camalig survivors were relocated to Tondal (H), which was later called “Nuevo Camalig.” The surviving population of Guinobatan was relocated to either Panganiran and Maurato. But squabbles there with the villagers later compelled the survivors to go back to Guinobatan.

Cagsawa never recovered; its ruins are highlighted by the church steeple, the only structure that can be seen sticking out of the mountain of lava that buried the town. The ruins are now a tourist attraction.

Source: Inquirer.net.

http://www.inquirer.net/

Source: Carlos madris (Institut Cervantès de Manille)