Péninsule de Reykjanes : une éruption fissurale de longue durée? // Reykjanes Peninsula : a long-lasting fissure eruption ?

La carte géologique qui accompagnait ma note à propos de la 3ème fracture éruptive sur la Péninsule de Reykjanes montre parfaitement à quel point cette région est fracturée. Elle n’est que le reflet de la position de l’Islande sur la dorsale médio-atlantique et du phénomène d’accrétion généré par l’écartement des plaques tectoniques Eurasienne et Nord-Américaine.. Il n’est donc guère surprenant que le magma parvienne à d’infiltrer dans ces fractures et donne naissance à des éruptions fissurales comme celle qui se déroule en ce moment dans la Geldingadalur. Personne se sait pendant combien de temps la lave va s’écouler à la surface de la péninsule. Certains scientifiques avaient misé sur une éruption de courte durée. D’autres ont évoqué des éruptions beaucoup plus longues dans d’autres régions de l’Islande comme celles du Krafla dans le nord de l’île.

Le Krafla se situe lui aussi sur le rift médio-atlantique, à une dizaine de kilomètres au nord-est du lac Myvatn. La région est très active d’un point de vue volcanique et hydrothermal. Les nombreux panaches de vapeur visibles dans la région proviennent des forages géothermiques qui alimentent la centrale électrique toute proche.

Le Krafla est discret en altitude, ce qui s’explique par ses épanchements de laves basaltiques de type aa et plus rarement pahoehoe.

Le volcan a connu 29 éruptions historiques depuis le 17 mai 1724. La lave s’écoule en général le long d’une fissure orientée nord-sud, de plusieurs dizaines de kilomètres de long, dans une zone d’effondrement ou graben. La chambre magmatique se trouve à  3-7 km seulement sous la zone de la faille Elle est si peu profonde que la lave a jailli d’un forage géothermique profond de 1138 m, le 27 avril 1977.

Le 17 mai 1724, a débuté une éruption appelée  » Les feux de Myvatn  » qui a duré 5 ans jusqu’en 1729, en particulier à partir de Leirhnjúkur. Une longue fissure s’est ouverte le 11 janvier 1725 avec des coulées qui ont atteint Reykjahlíð. Trois fermes ont été détruites, mais l’église, construite sur une petite éminence a été épargnée.

En 1746 une nouvelle éruption a eu lieu au nord de Leirhnjúkur. La lave est sortie d’une fissure de 11 km de long. La surface totale recouverte par cette éruption a été de 35 km².

Plus récemment, de 1975 à 1984, une nouvelle série d’éruptions fissurales et de séismes a été observée dans la caldeira du Krafla, en particulier à Leirhnjúkur. Les coulées ont atteint une longueur de 19 km et une épaisseur maximale de 8 mètres. Pendant cette phase éruptive, on a pu mesurer plusieurs épisodes d’inflation et de déflation du plancher de la caldeira. Certains terrains se sont affaissés de 2 à 3 mètres après l’éruption. On a aussi mesuré un écartement des bords est et ouest de la caldeira de 900 mm pendant les 9 ans du cycle, démontrant ainsi que l’ouverture du rift est un processus discontinu.

Reste à savoir maintenant comment évoluera l’éruption sur la Péninsule de Reykjanes. Evénement de courte durée ? Ouverture de nouvelles fractures ? Fontaines de lave ? Eruption s’étendant sur plusieurs mois, voire plusieurs années ? Au stade actuel, les volcanologues n’ont malheureusement pas la réponse. Il faudrait peut-être s’adresser au petit peuple des elfes qui ont élu domicile dans certaines fractures et certaines cavernes. ..

Source : L.A.V.E., Guide des Volcans d’Europe (Krafft, De Larouzière).

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The geological map that accompanied my post about the 3rd eruptive fracture on the Reykjanes Peninsula perfectly shows how fractured this region is. It corresponds to Iceland’s position on the mid-Atlantic ridge and the accretion phenomenon generated by the separation of the Eurasian and North American tectonic plates. It is therefore hardly surprising that the magma should manage to creep into these fissures and trigger fissure eruptions like the one happening now in Geldingadalur. No one knows how long the lava will flow over the surface of the peninsula. Some scientists said it would be a short-lived eruption. Others have referred to much longer eruptions in other parts of Iceland such as the Krafla eruption in the north of the island.

Krafla is located on the mid-Atlantic rift too, about ten kilometers northeast of Lake Myvatn. The region is very active from a volcanic and hydrothermal point of view. The many steam plumes that can be seen in the area come from geothermal boreholes that feed the nearby power station.

Krafla is not a high volcano, which is explained by its basaltic lava type aa and more rarely pahoehoe effusions.

The volcano has gone through 29 historical eruptions since May 17th, 1724. Lava generally flows along a north-south oriented fissure, several tens of kilometres long, in a collapse zone called graben by geologists. The magma chamber is only 3-7 km beneath the fault zone.It is so shallow that lava gushed out of a 1,138 m deep geothermal borehole on April 27th, 1977.

On May 17, 1724, began an eruption called « The Myvatn Fires » which lasted 5 years until 1729, starting  from Leirhnjúkur. A long crack opened on January 11th, 1725 with lava flows that reached Reykjahlíð. Three farms were destroyed, but the church, built on a small hill, was spared.

In 1746 a new eruption took place north of Leirhnjúkur. Lava erupted from an 11 km long fissure. The total surface covered by this eruption was 35 km².

More recently, from 1975 to 1984, a new series of fissure eruptions and earthquakes were observed in the Krafla caldera, in particular at Leirhnjúkur. The lava flows reached a length of 19 km and a maximum thickness of 8 metres. During this eruptive phase, several episodes of inflation and deflation of the caldera floor were measured. Some land subsided 2 to 3 meters after the eruption. Scientists also measured a separation of the east and west edges of the caldera by 900 mm during the 9 years of the cycle, thus demonstrating that the opening of the rift is a discontinuous process.

There remains to be seen how the eruption will develop on the Reykjanes Peninsula now. Will it be a short-lived event? Will there be the opening of new fractures? Lava fountains? Will the eruption last several months or several years? At this stage, volcanologists unfortunately do not have the answer. Perhaps they should address the little elven people who have made their home in some fractures and caverns. ..

Source: L.A.V.E., Guide des Volcans d’Europe (Krafft, De Larouzière).

Vue de l’éruption dans la Geldingadalur (Capture image webcam)

Champ de lave du Krafla (Photo : C. Grandpey)

Site de Leirhnjúkur (Photo : C. Grandpey)

Energie hydrothermale dans la région du Krafla (Photo : C. Grandpey)

Fonte et recul des glaciers islandais // Melting and retreat of Icelandic glaciers

Selon une nouvelle étude publiée dans Frontiers in Earth Science, les glaciers islandais ont perdu environ quatre milliards de tonnes de glace en moyenne au cours des 130 dernières années. La moitié de cette perte s’est produite au cours du dernier quart de siècle.

Des scientifiques islandais du Met Office et de différents organismes des Sciences de la Terre ont retracé l’évolution des glaciers depuis leur plus grande étendue de la fin du 19ème siècle jusqu’à aujourd’hui. Au total, les glaciers ont perdu entre 410 et 670 milliards de tonnes de glace entre 1890 et 2019. Ils ont reculé rapidement au cours de la première partie du 20ème siècle, mais les fluctuations naturelles du modèle climatique ont ralenti leur recul des années 1960 aux années 1990. Aujourd’hui, ils fondent de plus en plus rapidement en raison du réchauffement climatique.

Environ la moitié de la perte de masse de glace des glaciers islandais s’est produite entre l’automne 1994 et l’automne 2019, avec une perte d’environ 220 à 260 milliards de tonnes, soit environ 10 milliards de tonnes par an. Ainsi, les glaciers ont perdu près de 16% de leur volume au cours de cette période. Le changement climatique est tenu responsable de ces changements rapides.

Selon la dernière étude, les glaciers islandais rétrécissent plus rapidement que leurs homologues ailleurs dans le monde, en dehors des calottes polaires. C’est l’un des effets  les plus évidents du réchauffement climatique. Même si les pays réussissaient à contenir leurs émissions de gaz à effet de serre et à empêcher une accélération du réchauffement climatique, les glaciers continueraient de fondre pendant des décennies.

Cependant, le réchauffement climatique n’est probablement pas le seul facteur qui explique  la fonte des glaciers islandais. Les scientifiques ont découvert que le glacier Vatnajökull a perdu 3,7 milliards de tonnes de glace lors de l’éruption volcanique de Gjálp en octobre 1996 et au cours de l’été 2010 – soit deux fois la perte de glace habituelle – en raison de l’éruption de l’Eyjafjallajökull. L’activité géothermique, le vêlage dans les lagons glaciaires et le frottement de la calotte glaciaire sur le substrat rocheux ont également contribué à la perte de masse de la glace.

Si l’on considère les glaciers individuellement, on constate que le Vatnajökull a perdu 45 mètres, le Langjökull 66 mètres et le Höfsjökull 56 mètres au cours des 130 dernières années. Dans le même temps, le Vatnajökull a perdu 12% de son volume, le Langjökull 29% et le Höfsjökull 25%.

Les glaciers ne reculent pas de façon linéaire et leur volume fluctue chaque année. Malgré une perte générale de glace au cours des dernières décennies, les glaciers ont repris de la vigueur au cours de l’hiver 2014-2015. Durant cette période, plusieurs systèmes de basse pression ont apporté des précipitations abondantes et ont été suivis d’un été relativement frais. C’est la dernière fois que les glaciers islandais ont pris de la masse pendant l’hiver et le seul hiver de ce type au cours des 25 dernières années.

Le rapport de 2018 de l’Icelandic Science and Technology Council prévoit que les glaciers islandais disparaîtront dans les siècles à venir à cause du réchauffement climatique si rien n’est fait pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. À l’échelle de la planète, la fonte des glaciers pourrait entraîner une hausse moyenne d’un mètre du niveau des océans au cours de ce siècle. Cette hausse est plus difficile à prévoir en Islande. En raison du rebond isostatique que j’ai mentionné précédemment (élévation des terres en raison de la masse plus faible de la glace), la hausse du niveau de la mer pourrait être moins significative autour de l’Islande, voire être inversée en certains endroits. De plus, certains scientifiques pensent que l’élévation des terres due à la fonte des glaciers pourrait augmenter la fréquence des éruptions volcaniques, mais cela reste à prouver. Pour mémoire, les dernières ont eu lieu en 2010 et 2014.

Source: Iceland Review.

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According to a new study published in Frontiers in Earth Science, Iceland’s glaciers have lost about four billion tonnes of ice on average over the past 130 years, and about half the loss of volume has occurred in the past 25 years.

Icelandic scientists from the Met Office and Earth Sciences organisations have traced the glaciers’ development from their largest extent at the end of the 19th century to now. In total, the glaciers have lost between 410-670 billion tonnes of ice between 1890 and 2019. They receded quickly during the first part of the 20th century but natural climate pattern fluctuations slowed their recession from the sixties to the nineties. Since then, they have receded quicker than before due to global warming.

About half of the ice mass loss on Icelandic glaciers happened from autumn 1994 to autumn 2019, with a loss of about 220-260 billion tonnes of ice, which amounts to about 10 billion tonnes per year. The glaciers have lost close to 16% of their volume in this period. Climate change is held responsible for these swift changes.

The result of the research is that on average, Icelandic glaciers shrink faster than most glacial areas in the world, outside the polar ice caps. This is one of the most evident results of global warming in the world. Even if people managed to contain their emission of greenhouse gasses and prevent further global warming, glaciers would continue to melt for decades.

However, global warming is probably not the only factor in Icelandic glaciers melting. Scientists found that Vatnajökull glacier lost 3.7 billion tonnes of ice during the Gjálp volcanic eruption in October 1996 and over the summer of 2010, twice the usual amount of ice melted due to the Eyjafjallajökull eruption. Geothermal activity, glacial lagoon calving, and ice cap friction with bedrock also added to the loss of ice mass.

Individual glaciers have thinned by dozens of metres in the last century. Vatnajökull has lost 45 metres, Langjökull 66 metres, and Höfsjökull 56 metres for the past 130 years. During that time, Vatnajökull has lost 12% of its volume, Langjökull 29% and Höfsjökull 25%.

The glaciers don’t shrink linearly, and their volume fluctuates every year. Despite an overall recession in the past decades, glaciers gained mass in the winter of 2014-2015. That winter saw several low-pressure systems arriving one after the other, bringing large amounts of precipitation and was followed by a relatively cool summer. That was the last time Iceland’s glaciers gained mass over winter and the only such winter for the past 25 years.

The science committee of the Icelandic Science and Technology Council’s 2018 report on how climate change would affect Iceland forecasted that Icelandic glaciers would disappear in the coming centuries if the emission of greenhouse gasses continues the way it has.

Globally, melting glaciers might raise ocean levels, on average, by one metre in this century. The development in Iceland is less clear. Due to the isostatic rebound I mentioned previously, ocean levels might rise less around Iceland, even drop in some places. Land rise due to glaciers melting might make volcanic eruptions more frequent, cut this remains to be proved.

Source: Iceland Review.

Au pied du Vatnajökull (Photo : C. Grandpey)

 

Vatnajökull (Islande): Eruption sous-glaciaire en vue? [suite] … Pas si sûr!

drapeau francais20 heures : La situation autour Barðarbunga n’a pas beaucoup changé au cours des dernières heures. Les zones proches du volcan ont été évacuées car on craint des inondations provoquées par la fonte de la glace. On ne sait pas combien de personnes ont été déplacées car la région est isolée, mais les services d’urgence islandais ont été placés en « alerte ».
Comme je l’ai écrit auparavant, le Met Office islandais a élevé lundi l’alerte aérienne à « Orange » après quatre jours d’activité sismique de plus en plus intense. Lundi, les sismologues ont enregistré une secousse de M 4,5, la plus forte dans la région depuis 1996.
Les pistes au nord du Barðarbunga ont été fermées mardi, après que le Met Office ait enregistré quelques 2600 séismes en quatre jours.
Les volcanologues islandais ont indiqué mardi que les dernières mesures montraient que le magma ne s’était pas approché de la surface et restait entre « trois et sept kilomètres en dessous ».

Au moment où j’écris ces lignes, la crise sismique continue sous le Barðarbunga mais on ne relève plus guère d’événements supérieurs à M3. De plus, les hypocentres ont tendance à ne plus être aussi proches de la surface. Ces deux paramètres suggèrent que l’on a affaire à la mise en place d’une poche magmatique sous le volcan mais que la pression n’est pas suffisante pour que le magma atteigne la surface. Cela ne veut pas dire qu’il n’y aura pas d’éruption. En 2010, l’éruption de l’Eyjafjallajökull avec son célèbre nuage de cendre avait été précédée d’une crise sismique au mois de février. Le volcanisme islandais est complexe  car l’aspect tectonique se mêle aux données volcaniques. Il y a quelques semaines, des essaims sismiques ont affecté les péninsules de Reykjanes et de Tjornes ainsi que le secteur de l’Askja, sans pour autant être suivis d’une activité éruptive. Dans le cas présent, nous connaissons mal les processus éruptifs qui ont affecté le volcan Bardarbunga. La presse catastrophage espère bien sûr une éruption avec un beau nuage de cendre qui perturbera le trafic aérien mais je pense qu’elle va devoir faire preuve de patience car rien n’indique que l’événement se produira dans les prochains jours. Ailleurs en Europe, n’oublions pas que la sismicité qui a secoué El Hierro (Iles Canaries) il y a quelques mois correspondait probablement à une intrusion magmatique qui n’a débouché sur aucune éruption.

S’agissant d’un éventuel nuage de cendre, j’attends avec une grande impatience le détecteur de cendre AVOID que la compagnie EasyJet a prévu d’installer sur ses avions. Personnellement, je ne suis pas d’un enthousiasme débordant. Le système n’a jamais été vraiment testé in situ et ce n’est certainement pas en déversant des sacs de cendre dans l’atmosphère que l’on peut évaluer ses performances ! Si le Barðarbunga émet un nuage de cendre semblable à celui de son copain de 2010, je suis prêt à parier que nous assisterons à la même panique qu’il y a quatre ans !

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drapeau anglais20:00: The situation around Barðarbunga has not much changed during the past hours. Areas close to the volcano have been evacuated as there are fears of floods caused by ice melting. It is not known how many people have been moved as the area is remote, but emergency services in Iceland have been placed on « alert ».

As I put it before, the Icelandic Meteorological Office raised its aviation alert to « orange »after four days of increasing seismic activity. On Monday, seismologists recorded an M 4.5 earthquake, the strongest in the region since 1996.

Roads in a sparsely populated area north of Barðarbunga were closed on Tuesday, as the Meteorological Office said it had recorded some 2600 tremors over the past four days.

Icelandic volcanologists indicated on Tuesday that the latest readings indicated that magma was not approaching the surface, but rather remaining « three to seven kilometres below ».

At the time I’m writing these lines, the seismic crisis continues as Barðarbunga but there are no more events above M3 events. Moreover, the hypocenters are less close to the surface. These two parameters suggest that we are dealing with the storage of a magma pocket under the volcano but the pressure is not sufficient for the magma to reach the surface. This does not mean that there will be no eruption. In 2010, the eruption of Eyjafjallajökull with its famous ash cloud was preceded by a seismic crisis in February. Icelandic volcanism is complex because tectonic activity mixes with volcanic data. A few weeks ago, intense seismic swarms were recorded on the Reykjanes and Tjornes peninsulas as well as in the Askja area but did not end up with eruptions. In the current  situation, we know little about the eruptive processes that affected Bardarbunga volcano. The press which is keen on disasters is impatiently waiting for an eruption with a huge ash cloud that would disrupt air traffic but I think it will have to be patient because there is no indication that the event will occur in the coming days.
Regarding a possible ash cloud, I am aimpatient to see the efficiency of the AVOID ash detector that EasyJet plans to install on their aircraft. Personally, I’m not enthusiastic. The system was never really tested in situ and it is certainly not by dumping bags of ash in the atmosphere that you can evaluate its performance! If Barðarbunga emits an ash cloud similar to that of Eyjafjoll in 2010, I’m ready to bet that we will see the same panic as four years ago!

Vatna-nord

Zone désertique entre le Vatnajökull et l’Askja  (Photo:  C. Grandpey)

Essaim sismique au large de la Péninsule de Reykjanes (Islande) // Seismic swarm off the Reykjanes Peninsula (Iceland)

drapeau francais   Même si la sismicité est fréquente dans cette région, on est impressionné par l’essaim sismique au large de la péninsule de Reykjanes. Ces événements sont tectoniques et montrent les forces qui s’exercent en Islande, émergence de la dorsale médio-atlantique et témoin de l’accrétion entre la plaque nord-américaine et sa voisine eurasiatique.

http://en.vedur.is/earthquakes-and-volcanism/earthquakes/reykjanesridge/

drapeau anglais   Even if seismicity is frequent in this area, one is impressed by the seismic swarm that is taking place off the Reykjanes Peninsula. These tectonic events show the forces that are exerted in Iceland, the emergence of the Mid-Atlantic ridge and the witness of the accretion between the North American and Eurasian plates.

http://en.vedur.is/earthquakes-and-volcanism/earthquakes/reykjanesridge/

Reykjanes-blog

Document:  Icelandic Met Office