Sous la menace du Nevado del Ruiz… // Under the threat of Nevado del Ruiz…

On peut lire ces jours-ci dans The Guardian un article très intéressant sur Manizales, une ville du centre de la Colombie, qui, selon le journal anglais, est «la plus dangereuse au monde». L’expression est tout à fait justifiée, car Manizales a été confrontée à des situations graves, voire désespérées. Ainsi, dans la soirée du 13 novembre 1985, les habitants ont entendu un grondement qu’ils ont d’abord attribué à un camion qui venait de se renverser. Puis, des cris se sont fait entendre. Les habitants du fond de la vallée venaient de se faire emporter par une coulée de boue en provenance du Nevado del Ruiz, un volcan à 15 kilomètres à l’est. Il a fallu des mois pour nettoyer et évacuer les matériaux laissés par le lahar et récupérer les corps.
A l’est du volcan, les dégâts ont été catastrophiques. Lorsqu’un pilote a téléphoné au président d’alors, Belisario Betancur, pour lui dire que la ville d’Armero avait été «rayée de la carte», le président lui a dit qu’il exagérait. Le pilote disait la vérité: les deux tiers des 29 000 habitants avaient péri dans la coulée de boue, la pire catastrophe naturelle de l’histoire de la Colombie.
Répartie sur une série de crêtes montagneuses dominée par le Nevado del Ruiz, cette zone urbaine est confrontée à une série de catastrophes naturelles, comme nulle part ailleurs dans le monde.

La ville de Manizales, la capitale du département de Caldas, a été secouée par six séismes majeurs au 20ème siècle, dont un avec une magnitude de M 6,2 qui a causé la mort de 2 000 personnes dans la ville voisine d’Armenia. Les violentes éruptions du Nevado del Ruiz, comme celle de 1985, sont rares mais le volcan crache souvent des nuages de cendre qui recouvre la ville et ferme l’aéroport. En outre, le relief montagneux de la région crée un microclimat propice aux pluies diluviennes et donc à des conditions idéales pour les glissements de terrain.
Les 400 000 habitants de Manizales ont appris à cohabiter avec cette situation précaire. Ils ont tiré les leçons de la tragédie d’Armero et sont connus pour leur bonne politique de gestion des risques. Manizales est devenu une référence mondiale dans ce domaine.

Sur les murs du Colombian Geological Survey, une douzaine d’écrans montrent en direct l’activité sismique, les images satellite et celles diffusées par la webcam orientée vers le volcan tout proche. Avec près de 150 capteurs et autres points de données, le Nevado del Ruiz est l’un des volcans les plus surveillés au monde.
Dans les banlieues les plus pauvres de la ville, des travaux sont en cours pour stabiliser les pentes herbeuses des collines avec du béton et pour creuser des canaux d’évacuation des eaux pluviales afin de limiter le risque d’inondations. La ville dispose d’une carte qui évalue les risques aux infrastructures, y compris les bâtiments individuels. Des capteurs fournissent également une analyse automatisée en temps réel des inondations et des séismes.

La ville de Manizales est connue dans le monde entier pour son approche innovante en matière de prévention et de réaction aux catastrophes. Cette approche repose sur la politique plutôt que sur la technologie. Le gouvernement colombien exige que toutes les municipalités entreprennent des activités d’évaluation et de prévention des risques naturels, mais ces initiatives souffrent souvent d’un manque de volonté politique. Les maires préfèrent donner la priorité à des projets visibles de tous, tels que les écoles ou les stades, qui sont de meilleurs investissements pour leur propre avenir politique, plutôt que de dépenser de l’argent pour des mesures de protection de la population qui sont moins spectaculaires.
Manizales finance ses projets de différentes façons. Il y a une taxe environnementale. Une prime d’assurance solidaire est perçue sur les biens immobiliers, ce qui signifie que les quartiers où les habitants ont les revenus les plus élevés viennent en aide à ceux habités par les personnes les plus démunies. Des allégements fiscaux sont également accordés aux propriétaires qui réduisent la vulnérabilité de leurs biens.
Chaque mois d’octobre, la ville organise une «semaine de prévention» au cours de laquelle des exercices d’urgence sont prévus, non seulement pour les catastrophes naturelles, mais également pour les accidents de la route et les incendies. En avril 2017, des précipitations intenses ont provoqué plus de 300 glissements de terrain et tué 17 personnes. Pourtant, en l’espace d’une semaine, grâce à une organisation bien huilée, les routes ont été nettoyées et la ville a retrouvé une vie normale.
Néanmoins, les dangers liés au manque de préparation de la population sont omniprésents. Ainsi, dans la ville de Mocoa, dans le sud du pays, une tempête a provoqué l’un des désastres les plus meurtriers de la dernière décennie en Colombie, avec des glissements de terrain qui ont tué plus de 250 personnes. 30 000 autres ont été évacuées et la remise en ordre de la ville a pris près de six mois.
Source: The Guardian.

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One can read these days in The Guardian a very interesting article about Manizales in central Colombia which, the English newspaper says, is “the world’s riskiest.” The expression is quite justified as Manizales has been confronted with serious and even desperate situations. On the evening of November 13th1985, the inhabitants heard a roar which they believed first was a truck overturning. Then screams could be heard. The people living in the lower part of the valley were swept to their deaths by the water and rocks propelled by the eruption of Nevado del Ruiz, 15 kilometres to the east. It took months to clear the debris and recover the bodies.

On the volcano’s eastern side, the damage was catastrophic. When a pilot telephoned then-president Belisario Betancur to tell him the town of Armero had been “wiped from the map”, the president told him not to exaggerate. But he wasn’t: two-thirds of the 29,000 inhabitants had died in the mudslide, the worst natural disaster in Colombia’s history.

Sprawled over a series of mountain ridges in the shadow of Nevado del Ruiz, this urban area faces a panoply of natural disaster risks that are unmatched anywhere else in the world.

The city of Manizales, the capital of Caldas, experienced six major earthquakes in the 20th century, including one with an M 6.2 event which killed 2,000 people in the neighbouring town of Armenia. Powerful eruptions of Ruiz like the one in 1985 are rare, but the volcano frequently belches ash that coats the city and closes the airport. Besides, the region’s mountainous terrain creates a microclimate prone to torrential rains and ideal conditions for mudslides.

The city’s 400,000 citizens have learned to live with their precarious situation. Spurred on by the bitter lessons of the Armero tragedy, they have now earned a new reputation for good public policy. Manizales has become a global reference for disaster-risk reduction.

On the walls of the Colombian Geological Survey office, a dozen plasma screens relay seismic activity, satellite imagery and webcam footage of the nearby volcano. With nearly 150 sensors and data points, Ruiz is one of the most closely monitored volcanoes in the world.

In the city’s outlying poorer neighbourhoods, work is in progress to stabilise the grassy hillside slopes with concrete, and to dig runoff channels to mitigate floods. The city has a map that evaluates risk down to individual buildings. Sensors also provide automated, real-time analysis of floods and earthquakes.

Manizales is recognised around the world for its innovative approach to preventing and responding to disasters. The city’s particular success is based on policy, rather than technology. Colombia requires all municipalities to undertake risk assessments and mitigation activities, but these initiatives often suffer from a lack of political will. Governors and mayors tend to view visible projects, such as schools or sports stadiums, as better investments for their own political prospects rather than spending on less visible disaster resilience.

Manizales funds its projects through a variety of methods. There is an environmental tax. A cross-subsidised collective insurance premium is charged on properties, meaning higher-income sectors cover poorer groups. Tax breaks are also offered to homeowners who reduce the vulnerability of their properties.

Each October the city holds “prevention week”, in which emergency drills are practised, not just for natural disasters, but for traffic accidents and fires, too. In April 2017, intense rainfall caused more than 300 landslides and killed 17 people. Yet within a week, thanks to accurate warning and response systems, blocked roads were cleared and the city was functioning again.

Nevertheless, reminders of the perils of unpreparedness are everywhere. In the city of Mocoa in the country’s south, a storm resulted in one of the most deadly disasters in Colombia of the last decade, when landslides killed more than 250 people. Another 30,000 were evacuated and recovery efforts took close to six months.

Source: The Guardian.

Carte à risques du Nevado del Ruiz avec, en rouge, les coulées de boues de l’éruption de 1985. La ville de Manizales se trouve au NO du volcan (Source: Colombian Geological Survey)

 

Steven Brantley (USGS) prend sa retraite // USGS Steven Brantley retires

Steven Brantley, l’un des piliers de l’USGS, prend sa retraite ce mois-ci, après 37 années de bons et loyaux services, dont 16 à l’Observatoire Volcanologique des Cascades (CVO) et 21 ans à l’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO). Dans un article qu’il a écrit pour ce dernier observatoire, Steve dit que ce fut pour lui un privilège de consacrer sa longue carrière à observer des volcans, travailler avec ses collègues et à aider les gens à comprendre les impacts potentiels des éruptions.
Sa carrière a débuté sur le Mont St. Helens en 1981 et se termine sur le Kilauea en 2018, éruptions marquées par deux événements majeurs d’effondrement volcanique. Suite à l’éruption du Mont Saint Helens, j’avais demandé des informations à Steve Brantley et il m’avait aimablement envoyé de la documentation pour mieux comprendre l’événement. L’éruption du Mont Saint Helens a conduit à la création de l’Observatoire Volcanologique des Cascades, inspiré de l’Observatoire des Volcans d’Hawaii, qui permet aux scientifiques de se concentrer sur des observations à long terme et de surveiller de près les volcans de la Chaîne des Cascades.
Steve Brantley explique dans son article que de nombreuses éruptions aux États-Unis et à l’étranger ont jalonné sa carrière. Après seulement quatre ans de travail au CVO, l’éruption du Nevado del Ruiz en 1985 a tué plus de 25 000 personnes lorsque des lahars ont submergé plusieurs vallées. Pendant des décennies, des milliers de personnes ont implanté, sans le savoir, leurs communautés sur des dépôts de lahars issus de précédentes éruptions du volcan. Cela a finalement créé le dilemme auquel les autorités colombiennes ont été confrontées lorsque le volcan s’est réveillé un an avant l’éruption meurtrière: Pendant combien de temps pourrait-on retarder l’évacuation de milliers de personnes afin de minimiser les bouleversements économiques et les coûts politiques d’une évacuation trop précoce ou d’une fausse alerte? Steve affirme que ce dilemme est le même partout dans le monde pour les autorités qui gèrent les situations d’urgence ainsi que pour les élus, car de plus en plus de gens vivent et travaillent sur les pentes des volcans ou dans des zones connues pour leurs dangers potentiels.
Ce dilemme crée également de plus en plus de défis pour les scientifiques qui doivent s’efforcer d’améliorer leurs capacités de surveillance et d’interprétation du comportement volcanique afin de pouvoir émettre des bulletins d’alerte plus précis concernant les éruptions et leurs conséquences potentielles. Ces mêmes scientifiques doivent également communiquer efficacement les résultats de leurs travaux avant, pendant et après les éruptions pour sensibiliser les médias et le public qui s’intéressent de plus en plus aux risques induits par les volcans.
Steve nous rappelle que depuis la tragédie du Nevado del Ruiz, des crises volcaniques ont trouvé des solutions positives. Selon lui, deux éruptions émergent parce que les mesures prises par les autorités et les scientifiques ont sauvé des milliers de vies: le Mont Pinatubo, aux Philippines en 1990, et le Merapi, en Indonésie en 2010, même si je pense personnellement que pour le Merapi, le bilan aurait été moins lourd avec une meilleure gestion du périmètre de sécurité.
Source: HVO, Hawaii 24/7.

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Steven Brantley, one of the pillars of the U.S. Geological  Survey (USGS) is going to retire this month after a 37-year career, with 16 years at the Cascades Volcano Observatory (CVO) and 21 at the Hawaiian Volcano Observatory (HVO). In an article he wrote for this observatory, Steve says he feels privileged to have spent a long career observing volcanoes, supporting his colleagues, and striving to help people understand the potential impacts of eruptions.

His career began at Mount St. Helens in 1981 and is ending at Kilauea Volcano in 2018, with two major collapse events on volcanoes. In the wake of Mt St Helens eruption, I had asked Steve Brantley for information and he had kindly sent me documents to better understand the event.  The eruption of Mt St Helens led to the creation of the Cascades Volcano Observatory, modelled after the Hawaiian Volcano Observatory for scientists to focus long-term investigations and keep a watchful eye on Cascade Range volcanoes.

In the article, Steve Brantley says that many eruptions in the U.S. and abroad punctuated his career. Only four years into his work at CVO, the 1985 eruption of Nevado del Ruiz killed more than 25,000 people when lahars swept down several river valleys. Thousands of people had, for many decades, unknowingly built their communities on lahar deposits from earlier eruptions of the volcano. This eventually created the dilemma faced by Colombian authorities when the volcano awakened a year before the deadly eruption: How long could evacuation of thousands of people be delayed to minimize economic upheaval and political costs of a too-early evacuation or false alarm? Steve says that this dilemma is universal for current emergency-management authorities and elected officials as increasing numbers of people live and work on the slopes of volcanoes or within areas known for potential volcanic hazards.

The dilemma also creates increasing challenges for scientists to improve their capabilities to monitor and interpret volcanic behaviour so they can issue more accurate and timely warnings of eruptions and potential consequences. They must also effectively communicate the results of their work before, during, and after eruptions to raise awareness of volcano hazards to an increasingly interested and demanding media and public.

Steve reminds us that there have been successful responses to sudden periods of volcanic unrest since the Nevado del Ruiz tragedy. In his opinion, two eruptions stand out because bold actions taken by officials and scientists saved thousands of lives: Mount Pinatubo, Philippines, in 1990, and Mount Merapi, Indonesia, in 2010, although I personally think that for Mount Merapi the death toll could have been lower with a better management of the danger zone.

Source : HVO, Hawaii 24/7.

Steve Brantley le 17 juillet 2018 durant une réunion d’information à Pahoa sur l’éruption du Kilauea.

Les effondrements du Mt St Helens (Photo : C. Grandpey) et de l’Halema’uma’u (Photo : HVO) ont encadré la carrière de Steven Brantley

Pour que la catastrophe d’Armero (Colombie) ne se reproduise pas // For the Armero disaster (Colombia) not to happen again

drapeau-francaisTout comme Maurice Krafft avait réalisé une vidéo expliquant les principaux risques volcaniques, une équipe de chercheurs du NERC* et de l’ESRC* travaillent sur un projet de réduction des risques dans les zones volcaniques. Ils ont collaboré avec les communautés vivant près de six volcans actifs et potentiellement dangereux de Colombie, d’Équateur et des Caraïbes.
Une série de films ont été réalisés autour du Nevado del Ruiz qui a tué environ 25.000 personnes à Armero (Colombie) au cours de l’éruption de 1985, l’une des pires catastrophes volcaniques du 20ème siècle. L’équipe de chercheurs a collaboré pendant plusieurs années avec des partenaires locaux tels que le Servicio Geologico Colombiano, l’Université de Manizales, la Croix-Rouge et des représentants de communautés locales afin de mieux comprendre les dynamiques physiques des éruptions et la dynamique sociale des localités qui sont sous leur menace.

Le but de ces films est de maintenir la mémoire sociale de 1985 en impliquant la population locale. Leurs auteurs avaient un double objectif: faire prendre conscience du volcan et de la menace qu’il représente, et voir si les films incitaient les gens à prendre des mesures pour se protéger et donc réduire le risque volcanique. Pour ce faire, ils ont rassemblé des témoignages des événements de 1985, avec les souvenirs de survivants qui ont aussi raconté comment se déroule leur vie depuis cette époque.

Les chercheurs viennent de rentrer de Colombie où ils ont organisé des projections publiques des films dans les écoles et dans les centres communautaires de cinq zones à risque. Plus de 700 personnes étaient présentes. Après les projections, des interviews ont permis d’évaluer l’impact des films sur les connaissances des gens à propos du volcan et sur la façon dont ils pourraient agir en cas de crise. Les résultats sont en cours d’analyse, mais les premiers retours sont positifs. Les films ont visiblement atteint leur but. Comme l’a déclaré l’un des chercheurs, «l’un des points forts des films est que le public peut voir des gens de leurs propres communautés ; dans de nombreux cas, de sont des gens qu’ils connaissaient bien, mais avec lesquels ils n’ont jamais parlé de l’éruption de 1985. Entendre des histoires racontées par des gens avec lesquels ils peuvent s’identifier les fait se sentir beaucoup plus concernés. »
Alors que l’objectif principal des films était une meilleure prise de conscience de l’existence du volcan et des dangers qui l’accompagnent,  beaucoup de gens qui ont assisté aux projections ont déjà commencé à réfléchir et à parler de la façon dont ils pourraient se protéger plus efficacement.

* NERC: Natural Environment Research Council
* ESRC:  Economic and Social Research Council

Voici un extrait de la vidéo, avec sous-titres en anglais:
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=1KVz6ACZQa8

Source: Natural Environment Research Council (NERC).

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drapeau-anglaisJust like Maurice Krafft had made a video explaining the main volcanic risks, a team of researchers of the NERC* and ESRC* are working on a project to mitigate risks in volcanic areas. They have been working with communities near six active and potentially dangerous volcanoes in Colombia, Ecuador and the Caribbean.

One set of films were made around the Nevado del Ruiz, which killed around 25,000 people in Armero (Colombia) when it erupted in 1985, one of the deadliest volcanic disasters of the 20th century. The team have spent several years collaborating with local partners such as the Servicio Geologico Colombiano, the University of Manizales, Red Cross and local community representatives, in an effort to understand more about both the physical dynamics of eruptions and the social dynamics of at-risk communities.

The aim of the films was to maintain the social memory of 1985 by involving local people. The authors of the films had two goals: to raise awareness of the volcano and the threat it poses, and to find out if the films contributed to empower people to take action to reduce their risk. To do this, they documented oral histories of the events of 1985, recording survivors’ memories and telling the stories of their lives since then.

The researchers have just returned from Colombia, where they held public screenings of the films at schools and community centres in five at-risk areas. More than 700 people attended. After the screenings, interviews were held whose aim was to assess the films’ impact on people’s knowledge of the volcano and on how they might act in a crisis. The results are still being analysed, but a lot of the early feedback was positive. The films visibly affected people. Said one researchers: « One of the strengths of the films was that the audience could see people from their own communities, in many cases people they knew well, but who they’d never spoken to about the eruption in 1985. Hearing the stories of people they could identify with made it a far more engaging experience for them. »

While the films’ main goal was to increase awareness of the volcano’s existence and the kinds of danger it can produce, many people who saw them have already started to go further and talk about how they could protect themselves more effectively.

* NERC: Natural Environment Research Council

*ESRC: Economic and Social Research Council

Here is an excerpt of the video, with subtitles in English:

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=1KVz6ACZQa8

Source : Natural Environment Research Council (NERC).  

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Carte à risque du Nevado del Ruiz (Source: Servicio Geologico Colombiano)

Nevado del Ruiz (Colombie) [suite // continued]

drapeau-francaisDans une note précédente (22 mai 2016), j’ai indiqué qu’une éruption du Nevado del Ruiz avait entraîné la fermeture d’un aéroport régional dans l’ouest de la Colombie. Trois heures auparavant, une éruption de moindre intensité avait provoqué la fermeture de l’aéroport La Nubia à Manizales.
L’observatoire de Manizales informe le public que la sismicité du volcan reste à un niveau élevé, avec des émissions de cendres fréquentes depuis le 17 mai.
Le 22 mai, une séquence éruptive a envoyé un panache de cendre à 2.3 km au-dessus du cratère, avec la fermeture de l’aéroport de Manizales mentionnée ci-dessus. D’autres explosions ont également été observées les 17, 18, 19 et 20 mai, avec des retombées de cendre jusqu’à 30 km au NO du volcan.
La sismicité du Nevado del Ruiz reste élevée et montre des fluctuations, mais on a observé une légère diminution au cours des dernières semaines. Cette sismicité traduit des mouvements de fluides internes qui reflètent l’interaction de l’eau et des gaz magmatiques à une faible profondeur. Cela entraîne parfois des explosions et, le plus souvent, des panaches de dégazage pouvant atteindre 2 km de hauteur.
Entre le 10 et le 16 mai, la sismicité du Nevado del Ruiz a été marquée par des événements longue ou très longue période, des épisodes de tremor continu, et des épisodes épisodiques associées aux émissions de gaz et de cendre. Des anomalies thermiques ont été détectées près du Cratère Arenas dans les images satellites des 11 et 12 mai.
La couleur du niveau d’alerte reste au Jaune; le second niveau sur une échelle de quatre

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drapeau-anglaisIn a previous note (May 22nd, 2016), I indicated that an eruption at Nevado del Ruiz volcano had forced the closure of a regional airport in western Colombia. Three hours before, a somewhat smaller eruption had prompted the closure of the La Nubia airport in Manizales.

The Manizales observatory informs the public that seismicity at the volcano continues at elevated levels, with frequent ash emissions since May 17th.

The May 22nd eruption sent ash 2.3 km above the crater. Similar explosions were also observed on May 17th, 18th, 19th and 20th when ashfall was reported up to 30 km NW of the volcano.

Seismicity under the volcano remains elevated at fluctuating levels but has been showing a slight decrease overall during the past weeks. It continues to be dominated by internal fluid movements which reflect the interaction of water and magmatic gasses at a shallow depth, which occasional results in explosions and more often in a strong degassing plume reaching up to 2 km.

Between May 10th and 16th, seismicity at Nevado del Ruiz was characterized by long-period and very-long-period earthquakes, episodes of continuous tremor, and pulses of volcanic tremor associated with gas-and-ash emissions. Thermal anomalies near the Arenas Crater were identified in satellite images on May 11th and 12th.

The colour of the alert level remains at Yellow; the second on a four-colour scale.

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Explosion et panache de cendre au sommet du Nevado del Ruiz le 19 mai 2016

(Source: Servicio Geologico Colombiano)

Eruption du Nevado del Ruiz (Colombie)

drapeau-francaisSelon plusieurs sources de presse, une éruption s’est produite ce matin vers 5h50 (heure locale) sur le Nevado del Ruiz. Le panache de cendre est monté à plus de 2 km au-dessus du volcan. L’éruption a entraîné la fermeture d’un aéroport régional dans l’ouest de la Colombie. Trois heures plus tôt, une éruption moins intense avait déjà provoqué la fermeture de l’aéroport de La Nubia à Manizales.

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drapeau-anglaisAccording to several press sources, an eruption at Nevado del Ruiz volcano today at about 5:50 a.m. forced the closure of a regional airport in western Colombia. The ash plume rose more the 2 km above the volcano.

Three hours earlier, a somewhat smaller eruption had prompted the closure of the La Nubia airport in Manizales.

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Carte à risques du Nevado del Ruiz (Source: INGEOMINAS)

Nevado del Ruiz (Colombie)

drapeau-francaisUne éruption d’intensité modérée s’est produite aujourd’hui 31 mars 2016 sur le Nevado del Ruiz à 13h04 TU. Selon le VAAC de Washington, le panache de cendre est monté jusqu’à 3,8 km au-dessus du sommet avant de s’étirer vers le NO et le SO.
L’Observatoire Volcanologique et Sismologique de Manizales a indiqué que plusieurs épisodes de tremor ont été enregistrés récemment sur le volcan. Le VAAC de Washington avait déjà signalé une émission possible de cendre du Nevado del Ruiz le 28 mars. La cendre n’a pas été identifiée sur les images satellites, même si une anomalie thermique a été détectée sur le volcan. Une augmentation de la sismicité a été détectée le 29 mars, avec une possible émission de cendre.
L’Observatoire de Manizales a indiqué que le 18 mars un épisode de tremor volcanique s’est accompagné d’une émission de cendre jusqu’à 1,7 km au-dessus du volcan.

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drapeau-anglaisA moderately strong explosion occurred at Nevado del Ruiz at 13:04 UTC on March 31, 2016. According to the Washington VAAC, volcanic ash emission reached 3.8 km above the summit before moving NW and SW

The Observatorio Vulcanológico y Sismológico de Manizales reported that a number of  tremor pulses were recorded at the volcano recently. The Washington VAAC already reported a possible emission from Nevado del Ruiz on March 28th. Ash was not identified in satellite images although a thermal anomaly was detected on the volcano. A period of increased seismicity was detected on March 29th, and observers reported another possible ash emission.

The Manizales Observatory reported that an episode of volcanic tremor was associated with an ash emission that rose 1.7 km above the volcano on March 18th.

Nouvelles de l’Egon (Indonésie), du Masaya (Nicaragua) et du Nevado del Ruiz (Colombie)

drapeau-francaisFin janvier et début février, la sismicité de l’Egon a été composée essentiellement de signaux indiquant les émissions de gaz et de vapeur, mais les événements volcaniques étaient en net déclin. C’est pourquoi le niveau d’alerte a été abaissé à 2 (sur une échelle de 1-4) et il est conseillé à la population de ne pas s’approcher à moins de 1,5 km du cratère.
Source: VSI.

INERTER indique que le 27 janvier, les deux lacs de lave dans le cratère Santiago du Masaya étaient plus petits et les ondes sonores générées par l’activité montraient un niveau modéré. Le 29 janvier les deux lacs de lave avaient retrouvé une taille plus importante, et une troisième bouche s’était ouverte dans la partie sud-est du plancher du cratère.
Source: INETER

Fin janvier, la sismicité au Nevado del Ruiz était caractérisée par des séismes longue période et un tremor volcaniques continu correspondant à des émissions de gaz et de cendre.. DE petits séusmes ont été enregistrés à des profondeurs comprises entre 1 et 8,7 km. Le niveau d’alerte reste à III (couleur Jaune)
Source: Servicio Geológico Colombiano.

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drapeau anglaisDuring the last days of January and in early February, seismicity at Mt Egon was dominated by signals indicating emissions but overall volcanic events had decreased. The alert level was lowered to 2 (on a scale of 1-4) and residents were advised to stay at least 1.5 km away from the crater.
Source : VSI.

INETER indicates that on January 27th, the two lava lakes in Masaya‘s Santiago crater were smaller and sound waves generated by the activity were at moderate levels. On January 29th both lava lakes were again prominent, and a third vent opened in the SE part of the crater floor.
Source : INETER

By the end of January, seismicity at Nevado del Ruiz was characterized by long-period earthquakes and continuous volcanic tremor associated with gas-and-ash emissions. Minor earthquakes occurred at depths between 1 and 8.7 km. The alert level remains at III (Yellow colour)
Source : Servicio Geológico Colombiano.