Mont Rainier (État de Washington / États Unis) : la peur des lahars // The fear of lahars

  J’ai attiré l’attention à plusieurs reprises sur ce blog sur le risque de lahars sur le mont Rainier (4892 m), situé à proximité de Seattle et de sa zone industrielle, avec des sociétés comme Boeing et Microsoft.

 Photos : C. Grandpey

Le volcan n’a pas connu d’éruption majeure depuis 1 000 ans. Pourtant, il inquiète de nombreux volcanologues américains. Son potentiel de destruction ne réside pas seulement dans les coulées de lave qui, en cas d’éruption, ne s’étendraient probablement pas à plus de quelques kilomètres au-delà des limites du Parc national. De nombreux scientifiques redoutent la survenue d’un lahar, une coulée de boue rapide composée d’eau et de roches, provenant de la fonte rapide de la glace ou de la neige lors d’une éruption, et qui emporte des débris en dévalant les vallées et les ravines sur les flancs d’un volcan. Dans le monde, des dizaines, voire des centaines de milliers de personnes vivent dans des zones sous la menace de lahars.
Personne n’a oublié celui de novembre 1985 lorsque le Nevado del Ruiz est entré en éruption en Colombie. Quelques heures seulement après le début de l’événement, un torrent de boue a déferlé sur la ville d’Armero, tuant plus de 23 000 personnes en quelques minutes.

Crédit photo : Wikipedia

Les scientifiques américains font remarquer que le mont Rainier possède environ huit fois plus de glaciers et de neige que le Nevado del Ruiz au moment de son éruption, de sorte qu’il existe un risque de lahar beaucoup plus important.

Cependant, après plusieurs visites au mont Rainier, j’ai constaté que les glaciers ont considérablement fondu en raison du réchauffement climatique. De ce fait, la masse de glace sur la montagne est moins impressionnante qu’il y a quelques décennies. Cela signifierait moins d’eau et de matériaux entraînés vers le bas de la montagne par les coulées de boue.

Le glacier Nisqually a beaucoup fondu ces dernières années, ici en 2002 et 2015 (Photos: C. Grandpey)

Les lahars se produisent généralement lors d’éruptions volcaniques, mais peuvent aussi être provoqués par des glissements de terrain et des séismes. Les géologues ont trouvé des preuves qu’au moins 11 lahars importants provenant du mont Rainier ont atteint la zone environnante – la plaine de Puget (Puget Lowlands), par exemple – au cours des 6 000 dernières années. Les scientifiques n’ont pas établi de lien entre les lahars, survenus il y a environ 500 ans, et une quelconque activité volcanique. Ils ont pu avoir été causés par d’importants glissements de terrain sur la montagne. C’est la menace d’un tel lahar, déclenché par un soudain glissement de terrain, qui inquiète particulièrement les volcanologues. Il faudrait à un tel lahar seulement 10 minutes pour atteindre des zones habitées, et 60 minutes pour atteindre les grandes agglomérations les plus proches, ce qui est très bref.

Photo : C. Grandpey

Une étude de 2022 a modélisé les deux pires scénarios. Dans la première simulation, un lahar de 260 millions de mètres cubes et de 4 mètres de hauteur prend sa source sur le flanc ouest du Mont Rainier. La coulée de débris atteint la région densément peuplée d’Orting environ une heure après son déclenchement, et elle se déplace à une vitesse d’environ 4 mètres par seconde.

Photo : C. Grandpey

Une deuxième zone à « risque élevé » mentionnée dans l’étude de 2022 est la vallée de la rivière Nisqually, où un puisant lahar pourrait déplacer suffisamment d’eau du lac Alder pour provoquer le débordement du barrage.
Suite à l’éruption du mont Saint Helens en 1980, l’USGS a mis en place un système de détection des coulées de boue sur le mont Rainier en 1998. Ce système a été modernisé et étendu depuis 2017. Une vingtaine de sites sur les flancs du volcan et les deux zones identifiées comme les plus exposées aux coulées de boue sont désormais équipés de sismomètres qui transmettent des données en temps réel, ainsi que d’autres capteurs, notamment des capteurs à infrasons, des webcams et des récepteurs GPS.

Photo : C. Grandpey

En mars 2024, quelque 45 000 élèves de Puyallup, Sumner-Bonney Lake, Orting, White River et Carbonado ont participé à un exercice d’évacuation en cas de lahar. C’était la première fois que plusieurs districts scolaires y participaient le même jour. Selon les autorités américaines, ce fut le plus grand exercice de prévention de lahar au monde.

Un exercice d’évacuation similaire a été organisé le 23 avril 2026. Environ 45 000 élèves de localités situées au sud de Seattle et à l’ouest du mont Rainier ont participé au plus grand exercice mondial d’évacuation en cas de lahar, organisé désormais tous les deux ans.

Photo : C. Grandpey

Source : Observatoire Volcanologique des Cascades.

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I have drawn attention several times on this blog to the lahar hazard on Mount Rainier which lies close to Seattle and its industrial environment. The volcano has not produced a significant volcanic eruption in the past 1,000 years. Yet, it has many US volcanologists worried. The mountain’s destructive potential does not really lie with lava flows, which, in the event of an eruption, would probably not extend more than a few kilometers beyond the boundary of Mount Rainier National Park. Many scientists fear the prospect of a lahar, a fast moving slurry of water and rock originating from ice or snow rapidly melted by an eruption that picks up debris as it rushes through valleys and drainage channels. One should not forget that there are tens, if not hundreds of thousands of people who live in areas that potentially could be impacted by a large lahar.

The deadliest lahar in recent memory was in November 1985 when Colombia’s Nevado del Ruiz volcano erupted. A river of mud swept over the town of Armero, killing over 23,000 people in a matter of minutes. U.S. Scientists warn that Mount Rainier has about eight times the amount of glaciers and snow as Nevado del Ruiz had when it erupted, so that there is the potential to have a much more catastrophic mudflow. However, in the wake of several visits to Mount Rainier, I noticed that glaciers have melted quite a lot because of global warming. As a result, the mass of ice on the mountain is less impressive than it was a few decades ago. This would mean less water and material being carried down the mountain by mudflows. .

Lahars typically occur during volcanic eruptions but also can be caused by landslides and earthquakes. Geologists have found evidence that at least 11 large lahars from Mount Rainier have reached into the surrounding area – the Puget Lowlands – in the past 6,000 years. Scientists have not connected the most recent of these lahars, which occurred about 500 years ago, with any kind of volcanic activity. They may have been caused by large landslides on the mountain. It is the threat of a similar, spontaneous landslide-triggered lahar that particularly worries volcanologists. It would take such an event 10 minutes to reach the nearest places where people are living, and 60 minutes to the nearest large communities. Those are really short time frames

A 2022 study modeled two worst-case scenarios. In the first simulation, a 260 million-cubic-meter, 4-meter deep lahar would originate on the west side of Mount Rainier. The debris flow could reach the densely populated lowlands of Orting about one hour after an eruption, where it would travel at the speed of about 4 meters per second.

A second area of “pronounced hazard” mentioned in the 2022 stury is the Nisqually River Valley, where a massive lahar could displace enough water from Alder Lake to cause the 100-meter-tall Alder Dam to spill over.

In the wake of the 1980 Mount St. Helens eruption, the USGS set up a lahar detection system at Mount Rainier in 1998, which since 2017 has been upgraded and expanded. About 20 sites on the volcano’s slopes and the two paths identified as most at risk of a lahar now feature seismometers that transmit real-time data and other sensors including infrasound sensors, web cameras and GPS receivers.

In March 2024, some 45,000 students from Puyallup, Sumner-Bonney Lake, Orting, White River and Carbonado participated in a lahar evacuation drill. It was the first time that multiple school districts practiced on the same day, making it the world’s largest lahar drill.

A similar evacuation drill was organized on 23April 2026. About 45,000 students in communities south of Seattle and west of Mount Rainier participated in the world’s largest lahar evacuation drill which is organised once every two years.

Source : Cascades Volcano Observatory.

Les enfants perdus d’Armero (Colombie) // Armero’s lost children (Colombia)

Le 13 novembre 1985, l’éruption du Nevado del Ruiz, en Colombie, a déclenché des coulées de boue à l’origine de ce que l’on appelle ‘la tragédie d’Armero’. Après 69 ans de sommeil, le volcan s’est réveillé et a surpris les villes voisines, malgré les mises en garde des volcanologues (Haroun Tazieff et Franco Barberi, en particulier) qui avaient alerté le gouvernement et demandé l’évacuation de la zone suite à la détection d’une activité volcanique deux mois auparavant.
La chaleur intense des coulées pyroclastiques qui se sont échappées du cratère, a fait fondre les glaciers, provoquant quatre énormes coulées de boue qui ont dévalé les pentes à 50 km/h. Ces lahars, s’engouffrant dans les ravines, ont englouti la ville d’Armero, tuant plus de 20 000 de ses quelque 29 000 habitants. Les victimes dans d’autres villes, notamment à Chinchiná, ont porté le bilan total à 23 000 morts.

Aujourd’hui, certains survivants de l’éruption de 1985 recherchent encore des enfants portés disparus. Après la catastrophe, la ville s’est retrouvée désertée. Le chaos qui a suivi a séparé de nombreux enfants de leurs familles qui continuent de les rechercher 40 ans plus tard.
Le Washington Times rapporte le témoignage de parents qui, la nuit de l’éruption, ont entendu des bruits étranges et sont sortis de chez eux pour voir ce qui se passait. Ils avaient appris aux informations que le volcan était en éruption, mais ils ont laissé leur fils, alors âgé de 5 ans, dormir à l’intérieur de la maison, pensant être suffisamment éloignés du Nevado del Ruiz pour être en sécurité.
Mais bientôt, la lave a fait fondre la calotte glaciaire au sommet du volcan et des coulées de boue ont dévalé les lits des rivières, provoquant une avalanche qui a tout dévasté sur son passage. Emportés par le lahar, les parents ont vu leur voiture être renversée et ont dû se réfugier dans un arbre, puis dans une maison voisine. La leur a été détruite et ils n’ont jamais revu leur fils.
Des années plus tard, ils ont appris que le nom de leur fils avait été diffusé dans une publicité télévisée et, selon une information, il se trouvait à l’Institut colombien de protection de l’enfance (ICBF). Ils ont tenté de le retrouver au siège de l’Institut à Bogota, mais l’accès leur a été refusé. On leur a demandé d’apporter des vêtements et des photos prouvant qu’ils étaient de la famille du garçon.
Des années plus tard, une sœur de la mère du garçon leur a raconté qu’à La Nouvelle-Orléans, un homme l’avait abordée et lui avait dit que son frère avait adopté un enfant victime de la tragédie d’Armero. Elle lui a montré une photo de son neveu, sans succès, et la personne en question n’a jamais pu être recontactée.
La Fondation Armando Armero, une organisation de la société civile, a recensé 580 enfants disparus, dont 71 auraient été adoptés. À ce jour, quatre d’entre eux ont été retrouvés vivants grâce à des prélèvements d’ADN. Selon cette fondation, « il n’y a pas de mode opératoire précis. Il est exagéré d’affirmer que les enfants ont été volés uniquement par l’ICBF ; il existe de nombreuses autres possibilités. Des personnes de la société civile se sont rendues à Armero juste après la tragédie, ont vu des enfants en perdition, les ont emmenés chez eux où ont été accueillis et élevés avec affection. »
Il y a quarante ans, il n’existait pas le même accès à l’information qu’aujourd’hui. Les familles effectuaient des recherches en personne dans les centres d’accueil et les bureaux de l’ICBF. Après la tragédie, ces structures ont accueilli au moins 170 enfants d’Armero, selon les documents retrouvés. Ces services indiquent avoir enquêté sur le nombre d’enfants placés en vue d’une adoption, car à l’époque, cette décision relevait des tribunaux.
Pendant de nombreuses années, les espoirs des familles reposaient sur le « livre rouge » de l’ICBF – ainsi nommé en raison de sa couverture rouge – qui contient des informations sur certains enfants d’Armero. Ce livre a été déclassifié en octobre 2025 mais, de toute façon, il ne recense pas tous les enfants portés disparus.
Malgré les difficultés, quatre décennies plus tard, les familles refusent d’abandonner leurs recherches.

Source : The Washington Times.

Crédit photo : USGS

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On November 13, 1985, an eruption of the Columbia volcano Nevado del Ruiz triggered mud flows that caused what is often called the Armero tragedy on November 13, 1985. The volcano’s eruption after 69 years of dormancy caught nearby towns unprepared, even though volcanological organizations had warned the government to evacuate the area after they detected volcanic activity two months earlier.

As pyroclastic flows erupted from the volcano’s crater, the heat melted the mountain’s glaciers, sending four enormous lahars down the slopes at 50 km/h. The lahars picked up speed in gullies and engulfed the town of Armero, killing more than 20,000 of its almost 29,000 inhabitants. Casualties in other towns, particularly Chinchiná, brought the overall death toll to 23,000.

Today, some survivors of the 1985 eruption are still searching for children that were reported missing. After the eruption, the town was left uninhabited. The ensuing chaos led many children to be separated from their families, who keep searching for them 40 years later.

The Washington Times gives the testimony of parents who, on the night of the eruption, heard strange noises and left the house to see if something was wrong. They had heard on the news that the volcano was erupting, but they left their son, 5 years old at the time, sleeping at home because they thought they were far enough away from Nevado del Ruiz.

But soon the lava melted the volcano’s snow-cap and mudflows rushed down the riverbeds, generating an avalanche that rushed down the mountains. The lahar overcame the parents, overturning their car and causing them to take refuge in a tree and then a nearby house.

Theirs was destroyed, and they never saw their son again.

Years later, they learned their son’s name had been shared in an ad on TV, and received information that he was at the Colombian Institute of Family Welfare (ICBF), the agency responsible for protecting children in the country. They tried to find him at the institute’s headquarters in Bogotá but were not allowed to enter. They were asked to bring clothes and photos proving they were the boy’s family.

Years later, a friend of the parents told them that in New Orleans, a man approached her and said that his brother had adopted a child who was a victim of the Armero tragedy. They showed him a photo of their son with no result and were never able to contact this person again.

The Armando Armero Foundation, a civil society organization, has documented 580 missing children, 71 of whom were reportedly adopted. So far, they have found four of them alive after collecting DNA samples. According to this foundation, “there is no single modus operandi. You can’t just say, ‘the children were stolen solely by the ICBF,’ there are many ways. Civilians even went to Armero right after the tragedy and saw children, took them home, and welcomed them with affection.”

Forty years ago, without the same access to information as today, families searched in person at shelters and ICBF offices. After the tragedy the offices received at least 170 children from Armero, according to the records they have found. They say that they are investigating how many were given up for adoption, since at that time it was a decision made by the courts.

For many years, the families’ hopes rested on the ICBF’s “red book,” named for its red cover, which contains records of some of the children from Armero. This book was declassified in October 2025, but is not a complete record of all the children reported missing or disappeared.

Despite the challenges, after four decades, families refuse to abandon their search.

Source : The Washington Times.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

Aux Philippines, l’activité éruptive se poursuit sur le Kanlaon avec une hausse de la sismicité et des émissions de SO2. Les émissions de gaz et de vapeur s’élèvent généralement de 100 à 850 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5) et le public est prié de rester en dehors de la zone de danger permanent de 4 km de rayon.

Crédit photo: Phivolcs

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Le PHIVOLCS a signalé une augmentation du nombre d’événements phréatiques sur le Taal au cours des dernières semaines. Des émissions de vapeur et de gaz, parfois volumineuses, s’élevaient de 1 à 2 km au-dessus du cratère. Des remontées de fluides chauds étaient visibles dans le lac presque quotidiennement. Une éruption phréatomagmatique enregistrée le 2 octobre 2024 a éjecté de brefs jets de matériaux noirs suivis d’un panache volumineux de vapeur. Les émissions de SO2 atteignaient en moyenne 8 927 tonnes par jour le 21 septembre 2024, mais ont ensuite diminué. Le niveau d’alerte reste à 1 (sur une échelle de 0 à 5) et le PHIVOLCS rappelle au public que l’ensemble de Volcano Island est une zone de danger permanent (PDZ).

L’activité phréatomagmatique a été captée par une caméra thermique :

https://x.com/i/status/1841437543528796221

Crédit photo: Phivolcs

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De petites émissions de cendres se poursuivent à White Island (Nouvelle-Zélande). Lors d’un survol le 24 septembre 2024, les scientifiques ont observé que les émissions contenaient moins de cendres et que les panaches étaient à la fois moins vigoureux et moins continus. Ils s’élevaient jusqu’à 1 km au-dessus de l’île. Le niveau d’alerte volcanique reste à 3 (sur une échelle de 0 à 5) et lla couleur de l’alerte aérienne est maintenue à l’Orange (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs).
Source : GeoNet.

Photo: C. Grandpey

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Au Kamchatka, la couleur de l’alerte aérienne reste Orange pour le Karymsky, le Sheveluch et l’Ebeko. Elle reste Jaune pour le Bezymianny.
Source : KVERT.

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L’activité éruptive se poursuit sur le Nevado del Ruiz (Colombie). Le nombre d’événements sismiques associés au mouvement de fluides a augmenté en intensité et en nombre par rapport à la semaine précédente. Les images de la webcam confirment la présence d’émissions de cendres associées à certains de ces événements ainsi que les projections occasionnelles de matériaux plus chauds. Les panaches de cendres s’élèvent jusqu’à 2 km au-dessus du cratère. Des retombées de cendres ont été signalées dans plusieurs localités. La sismicité associée à la fracturation des roches a augmenté ; les événements avaient des profondeurs allant de moins de 1 km jusqu’à 8 km sous le sommet. Le niveau d’alerte reste Jaune (niveau 2 sur une échelle à quatre niveaux).
Source : Servicio Geológico Colombiano.

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L’activité éruptive se poursuit sur le Stromboli (Sicile / Italie). Les images de la webcam montrent une activité strombolienne au niveau de deux bouches dans la zone cratèrique N dans la partie supérieure de la Sciara del Fuoco et au moins deux bouches dans la zone cratèrique C-S (centre-sud). Les explosions dans la zone N se produisent à un rythme de 3 à 15 événements par heure. Les explosions au niveau des bouches de la zone C-S se produisent principalement à un rythme de 1 à 5 événements par heure. Le niveau d’alerte reste Jaune (niveau 2 sur une échelle à quatre niveaux).
Source : INGV.

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Une forte activité éruptive continue sur le Yasur (Vanuatu) dont le niveau d’alerte reste à 2, sur une échelle de 0 à 5. Les explosions continuent, produisant des émissions de gaz, de vapeur et/ou de cendres. Certaines explosions peuvent éjecter des matériaux qui retombent dans et autour du cratère. Il est rappelé au public de ne pas pénétrer à moins de 600 m autour des limites de la zone d’exclusion permanente.

Source : VMGD.

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En Indonésie, l’activité éruptive se poursuit sur le volcan Ibu dont le niveau d’alerte reste à 3. Il est conseillé au public de se tenir à au moins 4 km du cratère actif.

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L’activité éruptive se poursuit dans le cratère Laki-laki du Lewotobi dont le niveau d’alerte reste à 3.

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L’éruption du Merapi (sur l’île de Java) se poursuit avec des effondrements du dôme de lave SO qui produisent de nombreuses avalanches. Quelques coulées pyroclastiques sont également observées. Le niveau d’alerte reste à 3.

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L’activité éruptive se poursuit sur le Semeru avec de nombreux événements explosifs quotidiens enregistrés par le réseau sismique. Les panaches de cendres s’élèvent de 100 à 600 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 2.
Source : PVMBG.

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ». .
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about volcanic activity in the world:

In the Philippines, eruptive activity continues at Kanlaon with increased seismicity and SO2 emissions. Gas-and-steam emissions usually rise 100-850 m above the summit. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 0-5) and the public is asked to remain outside the 4-km-radius Permanent Danger Zone.

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PHIVOLCS has issued advisories for Taal reporting an increase in the number of phreatic events during the past weeks. Daily white steam-and-gas emissions that were sometime voluminous rose 1-2 km above the crater. Hot fluids were visible upwelling in the lake almost daily. A phreatomagmatic eruption recorded on 2 October ejected short black jets of material followed by a voluminous plume. SO2 emissions averaged 8,927 tonnes per day (t/d) on 21 September 2024 but later decreased. The Alert Level remains at 1 (on a scale of 0-5), and PHIVOLCS reminds the public that the entire Taal Volcano Island is a Permanent Danger Zone (PDZ).

The phreatomagmatic cativity was captured by a thermal camera :

https://x.com/i/status/1841437543528796221

Source : PHIVOLCS.

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Minor ash emissions continue at White Island (New Zealand). During a 24 September 2024 overflight, scientists observed that the emissions contained less ash and the plumes were both less vigorous and not as continuous. Thet rose as high as 1 km above the island. The Volcanic Alert Level remains at 3 (on a scale of 0-5) and the Aviation Color Code is kept at Orange (level 2 on a four-color scale).

Source : GeoNet.

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In Kamchatka, the aviation color code remains Orange for Karymsky, Sheveluch and Ebeko. It is kept at Yellow for Bezymianny.

Source : KVERT.

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Eruptive activity continues at Nevado del Ruiz (Colombia). The number of seismic events associated with fluid movement increased in both magnitude and number compared to the previous week. Webcam images confirm ash emissions associated with some of these events along with occasional ejections of hotter material. Ash plumes rise as high as 2 km above the crater.ashfall has been reported in several municipalities. Seismicity associated with rock fracturing increased ; the events had depths ranging from less than 1 km down to 8 km below the summit.The Alert Level remains at Yellow (level 2 on a four-level scale).

Source : Servicio Geológico Colombiano.

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Eruptive activity continues at Stromboli (Sicily / Italy). Webcam images show Strombolian activity at two vents in Area N within the upper part of the Sciara del Fuoco and from at least two vents in Area C-S (South-Central Crater) on the crater terrace. Explosions in Area N occurat a rate of 3-15 events per hour. Explosions at the vent in Area C-S mainly occur at a rate of 1-5 events per hour. The Alert Level remains at Yellow (level 2 on a four-level scale).

Source : INGV.

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The Vanuatu Meteorology and Geohazards Department (VMGD) reports that activity at Yasur continues at a level of “major unrest,” as defined by the Alert Level 2 status (on a scale of 0-5). Explosions continue, producing emissions of gas, steam, and/or ash.The report warns that some of the explosions may eject material that falls in and around the crater. The public is reminded to not enter the restricted area within 600 m around the boundaries of the Permanent Exclusion Zone.

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In Indonesia, eruptive activity continues at Ibu whose Alert Level remains at 3. The public is advised to stay 4 km away from the active crater.

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Eruptive activity continues at Lewotobi’s Laki-laki Crater The Alert Level remains at 3.

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The eruption at Merapi (on Java) continues with collapses of the SW lava dome that produce numerous avalanches. A few pyroclastic flows are also observd. The Alert Level remains at 3.

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Eruptive activity continues at Semeru with multiple daily events recorded by the seismic network. Ash plumes rise 100-600 m above the summit. The Alert Level remains at 2 .

Source : PVMBG.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

Une puissante éruption a secoué le cratère Minamidake du Sakurajima (Japon) le 14 février 2024, avec une épaisse colonne de cendres qui est montée jusqu’à 6 km d’altitude. L’éruption s’est accompagnée d’éclairs spectaculaires. Des roches ont ont été éjectées à plus de 1,3 km du cratère, mais il n’y a pas eu de coulées pyroclastiques. Aucun blessé ni dommage aux bâtiments n’a été signalé. Il s’agit de la plus forte éruption du Sakurajima depuis 2020.
Le niveau d’alerte reste à 3. Les habitants et les touristes sont priés de ne pas s’approcher du volcan.
Voici une vidéo de l’événement.
https://youtu.be/dT19x-89yvQ

Image extraite de la vidéo

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Un séisme de M 5,7 a été enregistré sur le flanc sud-est du Mauna Loa (Hawaï) près de Pāhala le 9 février 2024 à 10h07, avec un hypocentre à 37 kilomètres sous le niveau de la mer. Il n’y a pas eu de menace de tsunami dans la région.
L’événement n’a eu aucun impact apparent sur l’activité du Mauna Loa ou du Kīlauea. De nombreuses répliques ont été ressenties.
Aucun dégât majeur n’a été signalé, mais des photos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des produits éparpillés sur le sol d’un magasin.
Ce séisme est probablement lié à la déformation de la lithosphère océanique sous le poids des îles hawaïennes. L’USGS rappelle que les plaques tectoniques sont constituées de lithosphère, qui englobe la croûte et le manteau supérieur. L’immense poids des îles hawaïennes sur la plaque Pacifique fait s’incurver la lithosphère dans cette partie du monde.
Source : USGS.

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L’activité volcanique a légèrement augmenté sur le Shishaldin (Aléoutiennes / Alaska), avec des émissions de cendres qui ont recouvert le flanc nord du volcan. La couleur de l’alerte aérienne et le niveau d’alerte volcanique ont été relevés respectivement à Orange et Watch (Vigilance).

Toujours dans les Aléoutiennes, une hausse de la sismicité est observée sur le Gareloi. L’AVO a fait passer la couleur de l’alerte aérienne au Jaune et le niveau d’alerte volcanique à ‘Advisory’ (surveillance conseillée).
Le Gareloi émet en permanence des gaz magmatiques sur un champ fumerollien au niveau du cratère sud et présente généralement une activité sismique faible. Ces observations laissent supposer la présence de magma à faible profondeur et une interaction possible avec un système hydrothermal. La hausse actuelle de la sismicité reflète probablement un changement dans le système hydrothermal, mais il n’est pas certain que ce soit le signe d’une éruption volcanique à venir.

Source : AVO.

 

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Le 12 février 2024, l’Agence nationale de gestion des catastrophes (NaDMA) de la Grenade a indiqué que le volcan sous-marin Kick ’em Jenny a connu une augmentation notable de son activité sismique à partir du 9 février, avec un événement de M3,3 le 10 février. Les volcanologues ont craint une éruption de ce volcan. Cependant, le 11 février, la situation s’est nettement améliorée, avec un retour de l’activité sismique à des niveaux normaux.
Malgré cette évolution positive, le niveau d’alerte de Kick ’em-Jenny est maintenu au Jaune, ce qui fait référence à une phase où il est nécessaire de se préparer à une possible hausse d’activité. Le niveau d’alerte établit également une zone d’exclusion de 1,5 km autour du volcan.
Kick ’em Jenny, situé à 8 km au large de la côte nord de la Grenade, est un volcan sous-marin actif qui s’élève à 1 300 m au-dessus du plancher océanique. Les éruptions se produisent fréquemment depuis 1939 et sont principalement identifiées grâce à des signaux acoustiques. Le dernier épisode éruptif a eu lieu le 29 mars 2017.
Source : . NaDMA, UWI

 

Image montrant l’environnement volcanique de Kick ’em Jenny ; (Source : NOAA et le Seismic Research Institute de l’UWI).

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En Islande, le soulèvement du sol sous la pression du magma a repris dans de secteur de Svartsengi. Le Met Office islandais s’attend donc à un nouvel épisode éruptif dans les prochaines semaines. Personne ne sait, bien sûr, où la lave décidera de sortir. Il faut espérer qu’elle ne menacera pas des infrastructures esentielles sur la péninsule de Reykjanes.

 

Source : IMO

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De petites éruptions phréatiques fréquentes se poursuivent sur le Poás (Costa Rica). Les données du réseau de surveillance révèlent entre 50 et 600 explosions phréatiques par jour, mais seuls quelques événements éjectent des matériaux à plus de 100 m de hauteur. Les éruptions génèrent généralement des colonnes de vapeur qui s’élèvent à au moins 300 m au-dessus du cratère.
Source : OVSICORI.

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Une station sismique située sur le flanc ouest du Cotopaxi (Équateur) a enregistré des signaux haute fréquence associés à des lahars les 8 et 10 février 2024. Il est conseillé au public de rester à l’écart des zones proches de la ravine Agualongo et de ne pas s’approcher des chenaux, ruisseaux ou rivières à proximité du Parc national du Cotopaxi. Le niveau d’alerte volcanique est maintenu à la couleur Blanche (le niveau le plus bas sur une échelle de quatre couleurs).
Source : Instituto Geofisico.

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L’activité éruptive se poursuit sur le Nevado del Ruiz (Colombie). Les événements sismiques indiquant une fracturation de roches restent stables par rapport à la semaine précédente, tant en nombre d’événements qu’en énergie libérée. Ces événements sont principalement localisés dans des zones allant jusqu’à 5 km au NE, SE, S et SO du cratère Arenas, et à des profondeurs de 1 à 7 km. La sismicité associée aux émissions de gaz et de cendres reste inchangée elle aussi. Le 5 février 2024, un panache de cendres s’est élevé à une hauteur de 1,8 km au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste au Jaune, niveau III, et le public est prié de rester en dehors des zones de sécurité autour du cratère Arenas.
Source : Servicio Geológico Colombiano

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Une activité éruptive modérée se poursuit sur le Sabancaya (Pérou) avec une moyenne quotidienne de 33 explosions qui génèrent le plus souvent des émissions de gaz et de cendres jusqu’à 2 km au-dessus du sommet. Les données satellitaires révèlent des anomalies thermiques au-dessus du dôme de lave dans le cratère sommital. Le niveau d’alerte reste à Orange (niveau 3 sur une échelle de quatre couleurs) et il est rappelé au public de rester à au moins 12 km du cratère sommital.
Source : Instituto Geofísico del Perú (IGP).

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans.
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

A strong eruption took place at Sakurajima’s Minamidake crater (Japan) on February 14th, 2024, producing a thick black ash column that rose to 6 km above sea level. The eruption was accompanied by spectacular volcanic lightning. Rocks were seen flying over 1.3 km from the crater, but there were no pyroclastic flows.There were no immediate reports of injuries and damage to buildings.It was the strongest eruption at Sakurajima since 2020.

The Alert Level remains at 3. Residents and tourists are urged not to approach the volcano.

Here is a video of the event.

https://youtu.be/dT19x-89yvQ

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An M 5.7 earthquake struck the SE flank of Mauna Loa (Hawaii) near Pāhala on February 9th, 2024 at 10:07 a.m., 37 kilometers below sea level. There was no tsunami threat to the region.

The event had no apparent impact on either Mauna Loa or Kīlauea volcanoes. Numerous aftershocks have been felt.

There were no reports of major damage, but photos on social networks showed products strewn about the floor in a store.

This earthquake is likely associated with lithospheric flexure caused by the weight of the Hawaiian Islands on the oceanic lithosphere.  According to USGS, the Earth’s tectonic plates are made of the lithosphere, which is a mostly rigid layer extending from the crust into the upper mantle. As the Hawaiian Islands ride on top of the Pacific Plate, their immense weight bends, or flexes, the lithosphere.

Source : USGS.

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Volcanic activity at Shishaldin (Aleutians / Alaska) has increased slightly, with minor ash emissions that drape down over the volcano’s north flank. The Aviation Color Code and the Volcano Alert Level have been raised to Orange and Watch, respectively.

Still in the Aleutians, an increase in seismicity is observed at Gareloi. AVO has raised the Aviation Color Code to Yellow and Volcano Alert Level to Advisory. .

Mount Gareloi persistently emits magmatic gases from a fumarole field on the south crater and commonly exhibits low-level seismic activity. These observations suggest the presence of shallow magma and potential interaction with a hydrothermal system. The current increase in seismicity likely reflects a change to the magmatic-hydrothermal system, but it is not clear that the likelihood of a volcanic eruption has increased.

Source : AVO.

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On February 12th, 2024, the National Disaster Management Agency (NaDMA) of Grenada indicated that the Kick ’em Jenny submarine volcano had gone through a notable increase in seismic activity starting on February 9th with the largest event measuring M3.3 on February 10th. This prompted concerns of a possible eruption. However, on February 11th, the situation had significantly improved, with seismic activity returning to normal levels.

Despite this positive development, the alert level for Kick ’em-Jenny is kept at Yellow, which means a phase where there is a need for preparedness for a range of activity levels. It also establishes an exclusion zone of 1.5 km around the volcano.

Kick ’em Jenny, located 8 km off the northern shore of Grenada, is an active submarine volcano that rises 1 300 m from the sea floor. Eruptions have occurred frequently since 1939, mainly identified through acoustic signals. The last eruptive episode took place on March 29th, 2017.

Source : . NaDMA, UWI

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In Iceland, ground uplift caused by the pressure of magma has resumed in the Svartsengi adea. The Icelandic Met Office therefore expects a new eruptive episode in the coming weeks. No one knows, of course, where lava will decide to emerge. Let’s hope it will not threaten essential infrastructure on the Reykjanes Peninsula.

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Small, frequent phreatic eruptions continue at Poás (Costa Rica). Data from the monitoring network records 50-600 phreatic explosive events per day, but only a few events eject material more than 100 m. The eruptions usually generate steam columns that rise at least 300 m above the crater.

Source : OVSICORI.

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A seismic station located on the W flank of Cotopaxi (Ecuador) has recorded high-frequency seismic signals associated with the descent of lahars on 8 and 10 February 2024. The public is advised to stay away from areas near the Agualongo drainage and to not approach any channels, streams, or rivers within the vicinity of Cotopaxi National Park. The Volcano Alert Level is kept at White (the lowest level on a four-color scale).

Source : Instituro Geofisico.

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Eruptive activity continues at Nevado del Ruiz (Colombia). Seismic events indicating rock fracturing remain similar to the previous week in both number of events and seismic energy released. These events were mainly located in areas up to 5 km to the NE, SE, S, and SW of Arenas Crater, and at depths of 1-7 km. Seismicity associated with gas-and-ash emissions remains unchanged. On 5 February 2024 an ash plume rose to a maximum height of 1.8 km above the summit. The Alert Level remains at Yellow, Level III, and the public is askrd to stay out of the restricted areas around Arenas Crater.

Source : Servicio Geológico Colombiano

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Moderate eruptive activity continues at Sabancaya (Peru) with a daily average of 33 explosions that often eject gas-and-ash emissions as high as 2 km above the summit. Thermal anomalies over the lava dome in the summit crater are identified in daily satellite data. The Alert Level remains at Orange (level 3 on a four-color scale) and the public is reminded to stay at least 12 km away from the summit crater.

Source : Instituto Geofísico del Perú (IGP).

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Activity remains globally stable on other volcanoes.

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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