Une invasion de microplastiques (2) dans les hautes vallées pyrénéennes // An invasion of microplastics (2) in the high Pyrenean valleys

Les accumulations de microplastiques ne concernent pas que les glaciers de nos montagnes. Dans une étude parue le 15 avril 2019 dans Nature Geoscience, des chercheurs ont mis en évidence de grosses quantités de ces particules dans les Pyrénées ariégeoises, dans une zone Natura 2000, à 1 425 mètres d’altitude. Il s’agit de la haute vallée de Vicdessos, une zone préservée des activités humaines, à environ 120 km de Toulouse.

L’équipe internationale constituée de chercheurs du CNRS, des Universités de Toulouse et Orléans et de l’université de Strathclyde en Écosse, a mis en évidence des plastiques dans les pluies et neiges qui tombent sur les Pyrénées. Après avoir récolté des échantillons pendant cinq mois sur le site lors de l’hiver 2017-2018, leur étude a consisté à les analyser pour leur contenu en microplastiques.

L’article publié dans Nature Geoscience révèle que les pluies et les neiges contiennent un nombre significatif de microplastiques, invisibles à l’œil nu et d’une taille de moins de 5 mm. Au final, les chercheurs ont décompté un dépôt de plus de 365 particules de microplastiques par mètre carré et par jour, un nombre comparable à celui mesuré dans des grandes métropoles comme Paris !

L’étendue de la distance parcourue par les microplastiques n’est pas encore connue, mais l’analyse de la trajectoire aérienne montre que des fragments voyagent dans l’atmosphère sur au moins une centaine de kilomètres. On peut affirmer sans équivoque qu’ils sont transportés par le vent. Les facteurs de dégradation du plastique sont assez bien connus, mais les facteurs et les mécanismes de transport – en particulier le transport atmosphérique –  apparaissent complexes et constituent un nouveau domaine de recherche.

Les chercheurs soulignent que l’aspect le plus préoccupant de leur étude, c’est sans doute qu’elle a été réalisée dans une région considérée comme relativement préservée des activités humaines actuelles, en raison de son inaccessibilité et de son éloignement des grandes villes et des centres industriels.

Source : actu.fr.

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The accumulations of microplastics do not only concern the glaciers of our mountains. In a study published on April 15th, 2019 in Nature Geoscience, researchers have found large quantities of these particles in the Ariege region of the Pyrenees, in a Natura 2000 area, 1425 metres above sea level. They found them in the high valley of Vicdessos, a protected area of ​​human activities, about 120 km from Toulouse.
This international team made up of researchers from the CNRS, the Universities of Toulouse and Orleans and the University of Strathclyde in Scotland, has discovered plastics in the rain and snow that fall on the Pyrenees. After collecting samples for five months at the site during the winter of 2017-2018, their study consisted in analyzing them for their microplastic content.
The article published in Nature Geoscience reveals that rain and snow contain a significant number of microplastics, invisible to the naked eye and less than 5 mm in size. In the end, the researchers counted a deposit of more than 365 microplastic particles per square metre and per day, a number comparable to that measured in major cities like Paris!
The extent of the distance travelled by microplastics is not yet known, but analysis of the air trajectory shows that fragments travel in the atmosphere over at least a hundred kilometres. It can be said unequivocally that they are carried by the wind. Plastic degradation factors are fairly well known, but transport factors and mechanisms – particularly atmospheric transport – are complex and will represent a new area of ​​research.
The researchers point out that the most worrying aspect of their study is undoubtedly that it was carried out in a region considered relatively untouched by human activities, due to its inaccessibility and distance from major cities and industrial centers.
Source: actu.fr.

Vue de la vallée de Vicdessos et du Pic de Montcalm (Crédit photo: Laurent Vaquié / Wikipedia)

Le ski à roulettes aux portes de nos massifs ! // Roller skiing soon in our mountains !

Ce n’est pas vraiment une surprise car le manque de neige s’est fait cruellement sentir dans les Pyrénées au mois de décembre 2018. En conséquence, les stations de ski de la chaîne ont enregistré une baisse de fréquentation cet hiver en raison de ce déficit d’enneigement en début de saison. Les premières chutes importantes sont intervenues les 22 et 23 janvier.

Le groupe N’Py, qui gère sept stations dans les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques, a comptabilisé 1 739 900 journées ski au 7 avril, soit un recul de 10% par rapport à l’an dernier. Au total, 163 454 journées ski ont été enregistrées durant les 15 jours de vacances de Noël, soit une baisse de 40% par rapport à la saison précédente.

La situation s’est améliorée pendant les vacances de février,  avec une hausse de 13% par rapport à la saison 2017-2018, et ceci malgré une neige de piètre qualité à cause du temps trop chaud en février.

Faute de chutes de neige au printemps et de températures suffisamment basses pour déclencher les canons à neige, la grande majorité des stations pyrénéennes ont d’ores et déjà fermé.

Le massif pyrénéen représente environ 10% du marché du ski français, un des plus importants au monde. Selon l’Observatoire Pyrénéen du Changement Climatique (OPCC), l’épaisseur de neige pourrait y diminuer de moitié et les températures maximales moyennes augmenter de 1,4 à 3,3 degrés Celsius d’ici à 2050.

Source : France Info.

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The news did not really come as a surprise because the lack of snow was badly felt in the Pyrenees in December 2018. As a result, the ski resorts have recorded a decrease in attendance this winter because of this snowfall deficit at the beginning of the season. The first major falls occurred on January 22nd and 23rd.
The N’Py group, which manages seven resorts in the Hautes-Pyrénées and Pyrénées-Atlantiques, recorded 1,739,900 ski days on April 7th, a decrease of 10% compared to last year. A total of 163,454 ski days were recorded during the 15 days of Christmas holidays, a 40% drop from the previous season.
The situation improved during the February holidays, with a 13% increase over the 2017-2018 season, despite the poor quality of the snow due to the hot weather in February.
In the absence of snowfall in the spring and temperatures not low enough to trigger the snow cannons, the vast majority of Pyrenean resorts have already closed.
The Pyrenees represent about 10% of the French ski market, one of the largest in the world. According to the Pyrenees Observatory of Climate Change (OPCC), the snow depth could decrease by half and average maximum temperatures increase from 1.4 to 3.3 degrees Celsius by 2050.
Source: France Info.

En septembre, les températures étaient remarquablement chaudes dans les Pyrénées… (Photo: C. Grandpey)

…En décembre, le manque de neige se faisait cruellement sentir. (Capture d’image de la webcam de La Mongie)

Tempêtes, neige, vagues et érosion côtière à Hawaii // Storms, snow, waves and coastal erosion in Hawaii

Les événements extrêmes se sont multipliés à travers le monde au cours des derniers mois. Ce qui se passe actuellement à Hawaii est un bon exemple des conséquences du changement climatique.
Hawaii connaît en ce moment une période de très mauvais temps, avec une puissante tempête hivernale susceptible de produire une accumulation de neige et de glace sur l’Haleakala à Maui, ainsi que sur le Mauna Loa et le Mauna Kea à Big Island. En plus de la neige, les services météorologiques prévoient des conditions très venteuses et des températures exceptionnellement basses. Le National Weather Service a publié un bulletin d’alerte hivernal avec risque d’épisodes de neige, de grésil ou de pluie verglaçante qui poseront des problèmes de déplacement. Les gens doivent s’attendre à des routes glissantes, une visibilité réduite et faire preuve de prudence au volant.
Dans le même temps, la division hawaïenne en charge des State Parks a annoncé que, pour la toute première fois dans l’histoire d’Hawaii, la neige est tombée dans un parc national le samedi 9 février 2019. Le parc national de Polipoli à Maui est recouvert de neige qui n’était jamais tombée à une aussi basse altitude (1860 m) à Polipoli.
Le personnel du Department of Land and Natural Resources (DLNR) évalue les impacts de la tempête hivernale qui s’abat sur Hawaii. Sur la rive nord de l’île d’Oahu, l’érosion côtière et les inondations provoquées par les vagues inquiètent les autorités et la population. L’ampleur de la perte de sable sur les plages exposées au nord n’est pas encore connue mais elle est considérable. Les météorologues avaient raison avec leurs prévisions. Ils avaient prévu un événement sans précédent, avec une combinaison rare, voire jamais observée, de vagues énormes associées à des vents violents. Comme je l’ai déjà écrit, c’est pendant les tempêtes que l’on peut constater les effets du changement climatique sur les océans et l’érosion qu’il provoque sur le littoral.
Le DLNR est particulièrement préoccupé par les effets des vagues sur le littoral dont l’érosion menace les fondations de certaines maisons de la côte nord, déjà victimes d’événements semblables par le passé. La tempête a entraîné la fermeture de nombreux parcs d’État. De nombreux campeurs ont dû partir et plusieurs routes ont été fermées.
À Lahaina (Maui), des bateaux ont rompu leurs amarres et sont allés s’écraser sur des rochers. Des toilettes portables ont également été emportées.
Les équipes sur le terrain évalueront les dégâts causés aux parcs d’État, aux forêts et aux sentiers avant leur réouverture au public.

Source: Presse hawaiienne. .

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Extreme events have been multiplying around the world during the past months. What is currently happening in Hawaii is a good example of the consequences of climate change.

There is a period of very bad weather in Hawaii with a powerful winter storm likely to produce accumulating snow and ice over the Haleakala and Big Island Summits. In addition to snow and ice accumulations, very windy conditions and unusually cold temperatures are expected. The National Weather Service has issued a Winter Weather Advisory which means that periods of snow, sleet or freezing rain will cause travel difficulties. People should be prepared for slippery roads and limited visibilities and use caution while driving.

Meantime, the Hawaiian Division of State Parks reports that for perhaps the first time ever, snow fell in a Hawai‘i State Park on Saturday, February 9th, 2019. Polipoli State Park on Maui is blanketed with snow. It could also be the lowest elevation snow ever recorded in the state. Polipoli is 1860 metres above sea level.

Personnel from numerous DLNR Divisions continue monitoring the impacts of the major winter storm bearing down on Hawaii. On Oahu’s north shore, there is particular concern about coastal erosion and wave inundation. The conditions are impressive and extremely dangerous. The extent of sand loss on north-facing beaches is not known yet but is considerable. Weather forecasters were right with their predictions. They predicted an unprecedented event, with a rare, if ever seen, combination of record high on-shore waves, coupled with gale force winds. As I put it before, it is during the storms that we can see the effects of climate change on the oceans and the erosion it causes on the coastline.

DLNR is particularly concerned about the possible impacts of wave inundation and shoreline retreat undercutting the foundations of some north shore homes, already under siege from previous coastal events. The storm has forced the closure of numerous state parks across the state. Many campers had to leave and several roads were closed.

There are reports in Lahaina (Maui) of boats breaking free from their moorings and ending up on rocks. Portable toilets were also blown away.

Field crews will be assessing damage to state parks, forests, and trails, prior to reopening them.

Source: Hawaiian newspapers.

Neige sur le Mauna Loa (Photos: C. Grandpey)

Eau potable ou canons à neige ? Les stations de ski devront faire un choix !

Dans mon dernier livre « Glaciers en péril », je consacre un chapitre aux problèmes que commencent à rencontrer les stations de ski à cause du manque de neige hivernal. Bessans (Savoie) et Le Grand Bornand (Haute-Savoie) stockent d’importants volumes de neige sous des couches de sciure pour ne pas perdre l’organisation de compétitions de ski nordique. Ailleurs, on a construit des bassins de rétention afin de disposer de suffisamment d’eau pour alimenter les enneigeurs, sans avoir à utiliser l’eau destinée à la consommation de la population.

Dans les prochaines années, il est fort à parier que cette eau prévue pour le fonctionnement des canons à neige sera en priorité utilisée pour les usages domestiques. À La Clusaz (Haute-Savoie), une partie de ces équipements très gourmands en eau devront peut-être réduire leur production. La décision a été prise par la mairie pour garantir l’alimentation en eau potable du village suite à la sécheresse exceptionnelle de 2018 qui a également fiat chuter le niveau du lac d’Annecy. Pour être propre à la consommation, l’eau devra être filtrée grâce à une usine mobile installée prochainement. Cela devrait permettre de répondre à la demande dans cette commune qui passe de 1 800 à 25 000 habitants durant la saison d’hiver. D’ici 2021, une cinquième retenue collinaire pourrait voir le jour pour un usage partagé entre eau potable et neige de culture.

Source : France Info et presse locale.

Enneigeur et retenue collinaire au-dessus de Briançon (Hautes-Alpes)  [Photo: C. Grandpey]

Coup de chaud sur l’Islande // Warm weather in Iceland

La situation me rappelle celle de Tintin dans L’Etoile Mystérieuse lorsque la glace au large de l’Islande a fondu après la chute de l’aérolithe. Aujourd’hui, comme dans le dixième volume des Aventures de Tintin, le temps est exceptionnellement doux en Islande, mais c’est le réchauffement climatique qui est responsable de la situation. Comme l’avait prévu le Met Office, les températures ont atteint environ une quinzaine de degrés au-dessus de zéro le 10 janvier 2019, en particulier dans l’est du pays. Encore plus surprenant, il n’y a pas la moindre plaque de glace sur la route N°1 qui relie Reykjavik à Akureyri. Un météorologue a fait remarquer que «la route le long de la côte verse Thórshöfn est facilement praticable jusqu’à Vopnafjörður et qu’il n’y a même pas de neige ou de glace à Fjarðarheiði, connu pour être une route de montagne très difficilement praticable en hiver. Même la route entre Ísafjörður et Patreksfjörður est aussi sèche que pendant l’été.» Cependant, les personnes qui souhaitent voyager doivent savoir que le temps peut être très changeant et il est conseillé de vérifier l’état des routes avant de partir.
Source: Iceland Review.

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The situation reminds me of Tintin in The Shooting Star when the ice off Iceland melted away after the fall of a meteorite. Today, like in the tenth volume of The Adventures of Tintin, the weather is abnormally warm in Iceland but global warming is responsible for the situation. As predicted by the Met Office, temperatures in Iceland reached about 15°C on January 10th, 2019, especially in the eastern part of the country. Even more surprising, there is not one spot of ice on the Number One road from Reykjavik to Akureyri. A meteorologist points out that “the road along to coast to Þórshöfn is easily passable to Vopnafjörður and there is not even snow or ice on Fjarðarheiði which is known to be a very difficult mountain road to pass in winter. Even the road between Ísafjörður and Patreksfjörður is like on a summer day.” However people intending to travel are warned that the weather can be very changeable and are advised to check road conditions before leaving.

Source: Iceland Review.

Un de mes albums préférés…

2018 : L’année la plus chaude en Limousin !

Selon les relevés de Météo France, 2018 a été l’année la plus chaude depuis la Seconde Guerre mondiale. Il n’y a pas d’année aussi chaude dans les archives de la station de Limoges-Bellegarde.

Pendant dix des douze mois de 2018, les températures moyennes ont été supérieures à la normale, dont 9 mois consécutifs d’avril à décembre. Dans la grande région récemment créée de Nouvelle-Aquitaine, la température moyenne a été de 14,8°C, soit 1,2°C de plus que la normale, ce qui est considérable.

Ces chiffres placent l’année 2018 au même niveau que 2003, 2011 et 2014. En 2018, les services météo ont relevé entre 50 et 120 jours pendant lesquels les températures maximales ont été supérieures ou égales à 25°, soit 30 à 40 jours de plus qu’à la normale.

La pluviométrie a été très irrégulière avec un début d’année et un mois de décembre 2018 très arrosés. Entre les deux, la période de sécheresse s’est étendue de mi-juin à novembre, avec un manque d’eau sévère du 30 juin au 30 septembre, des sols extrêmement secs et un impact sur l’agriculture et surtout l’élevage. On a malgré tout observé plusieurs épisodes orageux qui ont déversé de fortes pluies sur le département au cours de l’année, mais il s’agit là d’événements très ponctuels

La neige est tombée un peu au moins de février, avec 8 cm de neige de 400 à 600 mètres d’altitude et 10 cm sur le plateau de Millevaches le 6 février. Un nouvel épisode neigeux a eu lieu fin octobre 2018 avec quelques centimètres sur les monts d’Ambazac et un peu plus sur le plateau de Millevaches.

Beaucoup de gens (en particulier les cyclos dont je fais partie) remarquent depuis pas mal de temps que le Limousin est plus venté qu’autrefois. En 2018, de forts coups de vent ont balayé la Haute-Vienne, avec notamment le passage des deux tempêtes Carmen et Eleonor au début du mois de janvier. Une rafale a été flashée à 98 km/h à la station météo de Limoges-Bellegarde.

Les climatologues limousins pensent qu’avec le dérèglement climatique, il faut s’attendre à des événements extrêmes plus marqués comme des canicules plus fréquentes ou des périodes fraîches. Il va falloir s’adapter et réfléchir à de nouvelles manières de faire, notamment dans le choix des cultures.

Source : Le Populaire du Centre, Météo-France.

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Dans le nord aussi!

Voici le texte d’un courrier électronique que vient de m’adresser un visiteur fidèle de mon blog. Je le remercie chaudement (!) pour ce partage d’informations;

« Je rebondis sur  votre article, météo en Limousin, pour signaler  que c’est la même chose dans le Nord de la France : je relève depuis 1968, la météo quotidienne  à Caudry ( petite ville à 15 km au Sud-est de Cambrai)( eh oui je suis un fêlé de la météo….)

La moyenne des températures croît régulièrement décennie après décennie, avec une accélération depuis le début des années 1990 : la température moyenne de cette année bat tous les records des années précédentes, avec près de +2.8 degrés par rapport à la moyenne  des années 1970-1980. Le mois de juillet notamment, a enregistré une moyenne de 28.3 degrés pour une moyenne de 22.5 degrés  en début de relevés…. Il faut bien entendu faire la part des phénomènes ponctuels (on n’aura pas tous les ans des mois de juillet aussi chauds, et des périodes chaudes aussi longues, mois après mois) mais  l’augmentation rapide et croissante du nombre de températures de plus en plus élevées et sur des durées de plus en plus longues est un marqueur clair du réchauffement anthropique.

Je pense que la tentation sera grande pour les Hommes de tenter de refroidir artificiellement le climat après 2040, quand  le réchauffement sera devenu tellement violent que les hommes prendront peur…. »

Manque de neige : Attention à la casse sur les pistes !

Le manque de neige se fait cruellement sentir dans les plupart des stations de ski françaises, en particulier dans les Pyrénées. Avec beaucoup de ruse et d’efforts, certaines stations ont réussi à ouvrir une piste ou deux, ce qui entraîne une très forte concentration de skieurs sur ces rares espaces enneigés. Le froid a rendu le manteau neigeux très dur, provoquant une série d’accidents qui a poussé la préfecture de Haute Savoie à lancer un appel à la vigilance, alors que deux personnes ont perdu la vie et qu’une quinzaine de skieurs se sont blessés ces derniers jours. Les blessures sont les mêmes que d’habitude, avec fractures de membres, de la colonne, traumatisme crânien, etc. D’après les médecins de l’hôpital de Bourg Saint Maurice en Savoie, ce qui augmente, c’est le nombre de skieurs qui se blessent, avec parfois une centaine de personnes aux urgences. Le nombre de fractures du fémur a pratiquement doublé.

Le préfet de la Haute-Savoie ajoute que l’attention des skieurs et des randonneurs doit être tout particulièrement portée sur les itinéraires classiques qui sont souvent rendus difficilement praticables voire impraticables. Les sorties en hors-piste sont également particulièrement déconseillées, aux pratiquants qui ne disposent pas des compétences avérées, notamment sur des itinéraires encore non tracés qui peuvent comporter des plaques instables, tout particulièrement au-dessus de 2000 mètres.

Image webcam à la Mongie (Pyrénées)