Jeux Olympiques d’hiver : et maintenant? // Winter Olympics : what now?

Les Jeux olympiques d’hiver de Pékin sont terminés et de nombreuses questions se posent quant à l’avenir des jeux d’hiver, voire ceux d’été.. Le changement climatique pourrait tout bouleverser.
Lorsque les premiers Jeux olympiques d’hiver ont eu lieu à Chamonix, en France, en 1924, les 16 épreuves se sont déroulées à l’extérieur. Les athlètes glissaient sur la neige naturelle des pistes de ski et des températures glaciales régnaient sur les patinoires.
Près d’un siècle plus tard, en 2022, les skieurs ont dévalé des pistes de neige 100 % artificielle près de Pékin. Les pistes de luge et les tremplins de saut à ski avaient leur propre système de refroidissement, et quatre des compétitions olympiques qui avaient lieu en extérieur se déroulent maintenant à l’intérieur : patinage artistique, patinage de vitesse, curling et hockey ont tous lieu dans des bâtiments climatisés.
Les innovations techniques ont rendu possible le déroulement des Jeux d’hiver de 2022 à Pékin, mais l’enneigement artificiel a ses limites avec le réchauffement climatique. Aujourd’hui, la question est la suivante: avec la hausse des températures, à quoi ressembleront les Jeux d’hiver dans le siècle prochain ? Pourront-ils avoir lieu ?
Les anciennes villes hôtes auraient des températures trop élevées. La température diurne des villes hôtes des Jeux d’hiver en février n’a cessé d’augmenter depuis ceux de Chamonix. Elle est passée de 0,4°C dans les années 1920-1950 à 7,8°C au début du 21ème siècle.
Dans une étude récente, des scientifiques ont examiné les sites des 19 derniers Jeux olympiques d’hiver pour voir s’ils pourraient s’adapter au changement climatique à venir. Ils ont constaté qu’au milieu du 21ème siècle, quatre anciennes villes hôtes – Chamonix (France); Sotchi (Russie); Grenoble (France); Garmisch-Partenkirchen (Allemagne) ne seraient plus en mesure d’accueillir les Jeux, même dans le scénario le plus optimiste prévu par les Nations Unies pour le changement climatique. Si le monde continue à brûler des combustibles fossiles, Squaw Valley en Californie, et Vancouver en Colombie-Britannique, rejoindront cette liste.
Selon les scientifiques, dans les années 2080, le climat de 11 des 21 anciens sites olympiques d’hiver ne permettra pas d’accueillir les événements en plein air; parmi eux se trouvent Turin (Italie); Nagano (Japon); et Innsbruck (Autriche). Ces sites connaîtraient tous des problèmes liés à l’enneigement artificiel.
Les conditions idéales d’enneigement requièrent aujourd’hui une combinaison du froid et de l’humidité, avec une température d’environ -2° C ou moins. Un excès d’humidité dans l’air fait fondre la neige et la glace à des températures plus froides, ce qui affecte la neige sur les pistes de ski et la glace sur les pistes de bobsleigh et de luge.
Sur les 15 sports des Jeux d’hiver actuels, sept sont affectés par la température et la neige : le ski alpin, le biathlon, le ski de fond, le ski acrobatique, le combiné nordique, le saut à ski et le snowboard. Le bobsleigh et la luge sont affectés par la température et l’humidité.
Les innovations technologiques ont permis aux Jeux d’hiver de s’adapter à certains changements au cours du siècle dernier. Le hockey se déroule désormais à l’intérieur, ainsi que le patinage. Les pistes de luge et de bobsleigh ont été réfrigérées dans les années 1960. Les Jeux d’hiver de Lake Placid en 1980 ont utilisé l’enneigement artificiel pour augmenter la quantité de neige naturelle sur les pistes de ski.
Aujourd’hui, on essaye de rendre le ski possible toute l’année avec des installations de ski intérieures. Ski Dubai, ouvert en 2005, compte cinq pistes de ski sur une colline artificielle de la hauteur d’un immeuble de 25 étages à l’intérieur d’un complexe attenant à un centre commercial. [Un fidèle visiteur de mon blog quia visité la structure Ski Dubai m’écrit ceci :  » J’ai eu la chance de visiter le Dubaï Mall, cette « monstruosité » du commerce avec une démesure de tous les instants. J’ai vu de l’extérieur par les grandes vitres l’aquarium géant avec ses requins (!) et les pistes de ski indoor comme vous l’écrivez. Sur le coup, j’ai été impressionné par la taille et la technique, jusqu’à ce que mes yeux se posent sur les manchots (royaux et/ou empereurs, reconnaissables à leurs liseré orange sur la tête) dans un enclos tout en bas de la station. Et d’un coup mon émerveillement a fait place à une certaine « nausée » dirais-je. Ces oiseaux n’ont rien à faire là.] Il y a toutefois un problème: fabriquer de la neige artificielle et la maintenir à basse température nécessite de l’énergie et de l’eau, deux éléments très sensibles dans un monde qui se réchauffe. L’eau devient plus rare dans de nombreuses régions. L’énergie, souvent basée sur l’utilisation de combustibles fossiles, contribue au réchauffement climatique.
Le Comité international olympique reconnaît que le climat des prochaines années aura un impact important sur les Jeux olympiques, hiver comme été. Les Jeux olympiques d’hiver pourraient se limiter à des sites plus au nord, comme Calgary (Alberta / Canada) ou avoir lieu à des altitudes plus élevées.
Les Jeux d’été ressentent également la pression climatique. Les températures chaudes et le taux d’humidité élevé peuvent rendre les compétitions difficiles en été, mais il est plus facile de trouver des solutions que pour les sports d’hiver. Par exemple, on pourrait les décaler vers une autre saison pour éviter les températures excessives. La Coupe du monde 2022, qui se déroule normalement en été, est prévue en novembre afin que le Qatar puisse l’accueillir. L’adaptation est plus difficile pour les Jeux d’hiver à cause de l’obligation d’avoir de la neige ou de la glace pour toutes les épreuves.
Les sports de plein air des Jeux d’hiver pourraient être très différents à l’avenir. Cette différence dépendra avant tout de la manière dont les pays se comporteront face au changement climatique.
Source : Yahoo News, The Conversation.

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The Beijing Winter Olympics are over and many questions are raised about the future of the winter games and perhaps even the summer ones. Climate change might upset averything.

When the first Olympic Winter Games were held in Chamonix, France, in 1924, all 16 events took place outdoors. The athletes relied on natural snow for ski runs and freezing temperatures for ice rinks.

Nearly a century later, in 2022, the world watched skiers race down runs of 100% human-made snow near Beijing. Luge tracks and ski jumps had their own refrigeration, and four of the original events are now held indoors: Figure skaters, speed skaters, curlers and hockey teams all compete in climate-controlled buildings.

Innovation made the 2022 Winter Games possible in Beijing, but snowmaking can go only so far in a warming climate. The question is : with rising temperatures, what will the Winter Games look like in another century? Will they even be possible?

Former host cities would be too warm. The average daytime temperature of Winter Games host cities in February has increased steadily since those first events in Chamonix, rising from 0.4°C in the 1920s-1950s to 7.8° C in the early 21st century.

In a recent study, scientists looked at the venues of 19 past Winter Olympics to see how each might hold up under future climate change. They found that by midcentury, four former host cities – Chamonix (France); Sochi (Russia); Grenoble (France); Garmisch-Partenkirchen (Germany) – would no longer have a reliable climate for hosting the Games, even under the United Nations’ best-case scenario for climate change. If the world continues burning fossil fuels at high rates, Squaw Valley, California, and Vancouver, British Columbia, would join that list.

By the 2080s, the scientists found, the climates in 11 of 21 former venues would be too unreliable to host the Winter Olympics’ outdoor events; among them were Turin (Italy); Nagano (Japan); and Innsbruck (Austria). These venues would all be susceptible to problems associated with snowmaking.

Ideal snowmaking conditions today require a dewpoint temperature – the combination of coldness and humidity – of around -2° C or less. More moisture in the air melts snow and ice at colder temperatures, which affects snow on ski slopes and ice on bobsled, skeleton and luge tracks.

Of the 15 Winter Games sports today, seven are affected by temperature and snow: alpine skiing, biathlon, cross-country skiing, freestyle skiing, Nordic combined, ski jumping and snowboarding. Bobsled, luge and skeleton are affected by temperature and humidity.

Developments in technology have helped the Winter Games adapt to some changes over the past century. Hockey moved indoors, followed by skating. Luge and bobsled tracks were refrigerated in the 1960s. The Lake Placid Winter Games in 1980 used snowmaking to augment natural snow on the ski slopes.

Today, initiatives are exploring ways to make skiing possible year-round with indoor skiing facilities. Ski Dubai, open since 2005, has five ski runs on a hill the height of a 25-story building inside a resort attached to a shopping mall.

But making snow and keeping it cold requires energy and water; and both are becoming issues in a warming world. Water becomes more scarce in many areas. And energy, often based on fossil fuel use, further contributes to climate change.

The International Olympic Committee recognizes that the future climate will have a big impact on the Olympics, both winter and summer. The Winter Olympics could become limited to more northerly locations, like Calgary (Alberta / Canada) or be pushed to higher elevations.

Summer Games are feeling climate pressure, too. Hot temperatures and high humidity can make competing in the summer difficult, but these sports have more flexibility than winter sports. For example, changing the timing of typical summer events to another season can help alleviate excessive temperatures. The 2022 World Cup, normally a summer event, is scheduled for November so Qatar can host it. What makes adaptation more difficult for the Winter Games is the necessity of snow or ice for all of the events.

The Winter Games’ outdoor sports may look very different in the future. How different will depend heavily on how countries respond to climate change.

Source: Yahoo News, The Conversation.

Le tremplin de saut à ski de Calgary (Canada) pourrait reprendre du service dans les prochaines années (Photo: C. Grandpey)

Réchauffement climatique : la crise de l’eau en Californie // Global warming : the water crisis in California

En 2021, la Californie a dû faire face à l’une des années les plus sèches de son histoire et les perspectives ne sont pas bonnes. L’État se prépare à une troisième année consécutive de sécheresse. Cela pousse les autorités à restreindre l’utilisation de l’eau et à la ramener à des niveaux jamais vus à cette époque de l’année. La plupart des réservoirs d’eau de Californie sont bien en dessous de la moyenne, et plusieurs sont à moins d’un tiers de leur capacité. Les prévisions en matière de pluie et de neige cet hiver, moment où la plupart des précipitations annuelles de l’État arrivent, ne sont pas optimistes.
Les prévisions météorologiques sont pessimistes pour la Sierra Nevada, la longue chaîne de montagnes qui traverse la partie orientale de l’État et qui retient la majeure partie de la neige. Les villes et les fermes californiennes dépendent de la fonte du manteau neigeux de la Sierra Nevada pour avoir de l’eau.
La Californie enregistre en moyenne environ 60 centimètres de précipitations par an, ce qui confère à l’État dans son ensemble un climat semi-aride. La majorité des pluies et de la neige californiennes tombent sur les montagnes, principalement en hiver et au printemps. L’agriculture et les villes côtières ont besoin de cette eau pour traverser les étés secs. Pour envoyer de l’eau dans le sud sec de la Californie et lutter contre les inondations dans le nord, les autorités ont mis en place au cours du siècle dernier un système de réservoirs, de tunnels et de canaux qui acheminent l’eau des montagnes. Le plus grand de ces projets, le State Water Project, fournit de l’eau du nord de la Sierra à la moitié sud de la Californie.
Pour suivre le cheminement de l’eau, les Américains évaluent le volume en acres-pieds. L’acre-pied est une unité que nous ne connaissons pas en Europe. Il équivaut approximativement à une piscine de huit couloirs de natation mesurant 25 m de long, 16 m de large et 3 m de profondeur.
La Californie a une superficie de 423 970 km², donc à raison de 60 cm par an, les précipitations annuelles sont en moyenne d’environ 200 millions d’acres-pieds ou 246 000 kilomètres cubes.
La Sierra Nevada pourrait connaître des hivers avec peu ou pas de neige pendant plusieurs années d’ici la fin des années 2040 si les émissions de gaz à effet de serre ne diminuent pas.
Sur les 246 000 kilomètres cubes mentionnés plus haut, une moyenne d’environ 98 millions de kilomètres cubes seulement se dirige vers l’aval. Une grande partie de l’eau retourne dans l’atmosphère par l’évapotranspiration des plantes et des arbres des forêts de la Sierra Nevada ou de la côte nord. Sur les 98 millions de kilomètres cubes qui réussissent à s’écouler, environ la moitié reste dans l’environnement aquatique, comme les rivières qui se jettent dans l’océan. Cela laisse environ 50 millions de kilomètres cubes pour une utilisation en aval. Environ 80 % de cette eau va à l’agriculture et 20 % à l’utilisation domestique.
En 2020, les précipitations en Californie étaient inférieures des deux tiers à la moyenne, et le State Water Project n’a pu délivrer que 5 % des quantités contractuelles. Les autres principaux systèmes d’approvisionnement qui acheminent l’eau à travers la Californie ont également considérablement réduit leurs apports.
L’année de l’eau 2021, qui s’est terminée en septembre, a été l’une des trois plus sèches sur la Sierra Nevada. Les précipitations ont été d’environ 44 % de la moyenne. Avec des précipitations peu abondantes à partir de décembre 2021 et la Californie en grande sécheresse, le State Water Project a réduit ses attributions d’eau préliminaires à 0% pour 2022 à destination des agences de l’eau avec de petites quantités tout de même prévues pour les besoins de santé et de sécurité.
Bien que les conditions puissent s’améliorer si davantage de fortes précipitations surviennent au cours des trois prochains mois, les prévisions officielles de la NOAA indiquent qu’il faut plutôt tabler sur des précipitations inférieures à la normale.
Le stockage de l’eau est au cœur de la sécurité de l’eau en Californie. Les zones habitées et le secteur agricole peuvent pomper davantage d’eau dans le sous-sol lorsque les approvisionnements sont faibles, mais l’État pompe plus d’eau qu’il n’en reconstitue les années humides. Certaines parties de la Californie dépendent de l’eau du fleuve Colorado où les barrages sont censés assurer plusieurs années de stockage, mais il manque l’eau de fonte pour les remplir. L’opposition du public n’a pas permis la construction de nouveaux barrages, de sorte qu’une meilleure utilisation des eaux souterraines pour le stockage saisonnier et pluriannuel est devenue cruciale.
La loi californienne en matière de gestion durable des eaux souterraines exige des agences locales qu’elles élaborent des plans de durabilité. Si rien n’est fait, en particulier l’utilisation de nouvelles techniques de dessalement, les zones urbaines peuvent s’attendre à ce que les réductions de 25 % de la consommation d’eau mises en place pendant la sécheresse de 2012-15 soient plus fréquentes et probablement encore plus drastiques.

Source : The Conversation.

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In 2021, California had to face a terribly dry year and the outlook is not good. The State is preparing for a third straight year of drought, and officials are tightening limits on water use to levels never seen so early in the water year. Most of the State’s water reservoirs are well below average, with several at less than a third of their capacity. The outlook for rain and snow this winter, when most of the state’s yearly precipitation arrives, is not promising.

The weather forecast is pessimisctic for the Sierra Nevada, the long mountain chain that runs through the eastern part of the state and which holds most of the snow. California’s cities and farms rely on runoff from the Sierra Nevada’ snowpack for water..

Statewide, California averages about 30 centimeters of precipitation a year, giving the state as a whole a semiarid climate. The majority of California’s rain and snow falls in the mountains, primarily in winter and spring. But agriculture and coastal cities need that water to get through the dry summers. To send water to dry Southern California and help with flood control in the north, California over the past century developed a system of reservoirs, tunnels and canals that brings water from the mountains. The largest of those projects, the State Water Project, delivers water from the northern Sierra to the southern half of the state.

To track where the water goes, it’s useful to look at the volume in acre-feet. The acre-foot is a unit we do not know in Europe. It equals approximately an eight-lane swimming-pool 25 m long, 16 m wide and 3 m deep.

California is 423 970 km² in area, so at 60 cm a year, its annual precipitation averages about 200 million acre-feet or 246 000 cubic kilometers.

The Sierra Nevada could see low- to no-snow winters for years by the late 2040s if greenhouse-gas emissions don’t decline.

Of those 246 000 cubic kilometers, an average of only about 98 million cubic kilometers heads downstream. Much of the water returns to the atmosphere through evapotranspiration by plants and trees in the Sierra Nevada or North Coast forests. Of the 98 million cubic kilometers that does run off, about half remains in the aquatic environment, such as rivers flowing to the ocean. That leaves about 50 million cubic kilometers for downstream use. About 80% of that goes for agriculture and 20% for urban uses.

In 2020, California’s precipitation was less than two-thirds of average, and the State Water Project delivered only 5% of the contracted amounts. The State’s other main aqueduct systems that move water around California also severely reduced their supplies.

The 2021 water year, which ended on September. 30th, 2021 was one of the three driest on record for the Sierra Nevada. Precipitation was about 44% of average. With limited precipitation as of December 2021 and the State in extreme drought, the State Water Project cut its preliminary allocations for water agencies to 0% for 2022, with small amounts still flowing for health and safety needs.

While conditions could improve if more storms come in the next three months, the official NOAA outtlook points to below-normal precipitation being more likely than above normal.

Water storage is central to California’s water security. Communities and farms can pump more groundwater when supplies are low, but the state has been pumping out more water than is replenished in wet years. Parts of the state rely on water from the Colorado River, whose dams provide for several years of water storage, but the basin lacks the runoff to fill the dams. Public opposition has made it difficult to build new dams, so better use of groundwater for both seasonal and multiyear storage is crucial.

The state’s Sustainable Groundwater Management Act requires local agencies to develop sustainability plans. If nothing is done, including tactics such as applying desalination technology to make saltwater usable, urban areas can expect the 25% cuts in water use put in place during the 2012-15 drought to be more common and potentially even deeper.

Source: The Conversation.

La plupart des lacs de barrage ont un niveau très bas, comme ici le Lac Powell (Photo: C. Grandpey)

De plus en plus d’événements extrêmes mais tout le monde s’en fiche…sauf les populations impactées! // More and more extreme events but nobody cares…except the affected populations!

Les événements extrêmes se multiplient ces jours-ci et les impacts du changement climatique deviennent de plus en plus sévères.

En Amérique du Nord, un cortège de tornades dévastatrices a tué des dizaines de personnes dans plusieurs États. Au moins 70 personnes ont été tuées dans l’ouest du Kentucky, et le nombre de morts pourrait dépasser 100.

Plusieurs événements météorologiques majeurs ont été observés depuis début décembre :

L’Australie a connu son printemps le plus humide depuis 2010 et le mois de novembre le plus humide depuis le début des archives météorologiques en 1900.

Au moins 18 personnes sont mortes ou portées disparues après les fortes pluies qui ont affecté le Vietnam après le 26 novembre 2021. Elles ont causé de graves inondations et des dégâts.

Avec une température de -20,9°C le 5 décembre 2021, Saint-Pétersbourg (Russie) a battu le record pour ce jour de l’année. Le précédent remontait à 1893.

Toujours dans le nord de l’Europe, une vague de froid sans précédent a touché la Scandinavie. La Suède a connu le jour de décembre le plus froid depuis le 1er décembre 1986. Une température de -43,8°C a été enregistrée à Naimakka, dans le nord de la Laponie, le 6 décembre 2021.

Une puissante dépression en provenance de l’océan Atlantique a frappé l’Irlande les 7 et 8 décembre 2021, avec des vents violents et de fortes pluies. Plus de 60 000 habitants ont été privés d’électricité. La queue de la tempête a également touché le sud-ouest de la France avec de très fortes pluies qui ont provoqué de graves inondations dans les départements des Pyrénées-Atlantiques et des Landes.

Des chutes de neige exceptionnelles pour un début décembre ont été signalées dans les Alpes. Certaines parties de l’est de l’Autriche ont reçu les plus fortes chutes de neige depuis 9 ans. Des quantités énormes sont également tombées sur les Alpes françaises et dans les Pyrénées. On craint que cette énorme quantité de neige provoque de nouvelles inondations lors de sa fonte.

Il faut également garder à l’esprit qu’une vague de chaleur spectaculaire a affecté la majeure partie des États-Unis fin novembre et début décembre. Une grande partie de la moitié ouest des États-Unis a connu des températures d’environ 20 °C au-dessus de la normale pour cette période de l’année. Des records de température ont été battus dans le Montana, le Wyoming, l’État de Washington et le Dakota du Nord.

Certaines parties de la Colombie-Britannique dans l’ouest du Canada ont également été touchées par la vague de chaleur avec 22,5 °C, la température la plus élevée jamais enregistrée en décembre.

La COP 26 à Glasgow s’est terminée sans qu’aucune décision majeure ne soit prise pour réduire les émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Les autorités gouvernementales oublient que les dégâts causés par le réchauffement climatique seront de plus en plus sévères et que le prix à payer sera de plus en plus élevé. Mais est-ce vraiment important ? L’avenir s’annonce très sombre pour les générations futures.

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Extreme events are accumulatin these days and the impacts of climate change are getting more and more severe.

In North America, a devastating tornado outbreak has killed dozens of people across multiple states, with as many as 70 people believed to have been killed in western Kentucky, and the death toll could exceed 100.

Several major weather events have been observed since the beginning of December:

Australia has experienced its wettest spring since 2010 and the wettest November since records began in 1900.

At least 18 people have died or are missing after heavy rains affecting Vietnam since November 26th, 2021, caused severe floods and damage.

With the temperature dropping to -20.9°C on December 5th, 2021, St. Petersburg (Russia) broke its daily record set in 1893.

Still in northern Europe, a historic cold spell has affected Scandinavia, Sweden recorded its coldest December day since December 1st, 1986. A temperature of -43.8°C was registered in Naimakka, northern Lapland on December 6th, 2021.

A powerful deep low-pressure area moving in from the Atlantic Ocean hit Ireland on December 7th and 8th, 2021, bringing severe winds and heavy rain. More than 60 000 residents were without power. The tail of the storm also affected southwestern France ith very heavy rains thatd caused severe floodinc in the Pyrénées-Atlantiques and Landes depzrtments.

Exceptional early-December snowfall was reported across the Alps in early December, with parts of eastern Austria receiving the heaviest snowfall in 9 years. Huge amounts also fell on the French Alps and in the Pyrenees. It is feared that this enormous amount of snow will cause new floods when it melts.

One should also keep in mind that a dramatic heatwave swept across large parts of the US in late November and early December. Much of the western half of the US has seen temperatures about 20°C above average for this time of year. Temperature records were broken in Montana, Wyoming, Washington State and North Dakota.

Parts of British Columbia in western Canada were also affected by the heat wave with 22.5°C, the highest temperature ever recorded during December.

COP 26 in Glasgow unfolded with no major decisions being taken to curb the emissions of greehouse gases around the world. World leaders are forgetting that the damage caused by global warming will be more and more extensive and the price they will have to pay will be higher and higher, but does it really matter? The future is really dark for future generations.

Enroulement de la tempête Barra le 7 décembre 2021 (Source: Meteosat)

Réchauffement climatique et folie météorologique // Global warming and weather insanity

Une vague de chaleur à grande échelle affecte en ce moment de grandes parties des États-Unis et du Canada, avec une foule de records de température. Une telle vague de chaleur à cette période de l’année pourrait avoir des effets désastreux, en particulier si elle se prolonge au cours des prochaines semaines. En effet, une chaleur persistante raccourcirait la période d’enneigement dans des endroits comme le Colorado et le Montana, où le manteau neigeux qui recouvre les montagnes est une source essentielle d’eau pendant les mois d’été.
Le 1er décembre 2021, la Colombie-Britannique a connu sa température la plus élevée jamais enregistrée au cours du mois de décembre, avec un maximum de 22,5 °C enregistré à 400 km à l’est de Vancouver. Cette température égale le record national pour le mois de décembre.
D’autres records ont été enregistrés ailleurs dans le pays. Les températures dans les Grandes Plaines, dans certaines parties des Rocheuses et dans les États du centre se situent jusqu’à 20 °C au-dessus de la moyenne pour cette période de l’année. Les Etats de Washington, du Montana, du Wyoming et du Dakota du Nord ont égalé ou battu des records de température pour un mois de décembre : à Denver, Colorado, il n’a pas encore neigé, ce qui ne c’est jamais vu un début décembre. Les températures dans les prochains jours devraient être de 15°C au-dessus de la moyenne pour cette période de l’année. La chaleur, combinée aux fortes précipitations en provenance de l’Océan Pacifique, fait fondre le manteau neigeux dans le nord-ouest du Pacifique et les Rocheuses canadiennes, avec des inondations à basse altitude.
Selon le National Weather Service, la cause de cette vague de chaleur est une immense zone de haute pression – un dôme de chaleur – bloqué au-dessus de l’ouest de l’Amérique du Nord, ce qui entraîne un flux d’air doux dans le sens des aiguilles d’une montre. Cette situation météorologique envoie les perturbations vers le nord et empêche l’air plus froid de se répandre vers le sud. Il fait d’ailleurs actuellement très froid en Alaska.
Le National Weather Service prévoit le maintien de conditions plus douces que la moyenne dans une grande partie des 48 États les plus au sud au cours des deux prochaines semaines. Par la suite, cependant, il pourrait y avoir une évolution climatique, en partie grâce à un typhon qui traverse actuellement le nord-ouest de l’Océan Pacifique.
Source : National Weather Service.

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A large-scale heatwave is affecting large portions of the U.S. and Canada, with a crowd of temperature records.Such a heatwave at this time of the year could have disastrous effects, all the more if it goes on during the next weeks. The lingering warmth is shortening the snow season in places like Colorado and Montana, where mountain snowpack is a critical source of water during the summer months.

On December 1st, 2021, British Columbia saw its highest temperature ever recorded during the month of December, with a high of 22.5°C recorded 400 km east of Vancouver. This tied the country’s all-time record high for the month.

More records have been registered elsewhere in the country.Temperatures across the Plains, portions of the Rockies and Central states are running as much as 20°C above average for this time of year. Washington, Montana, Wyoming and North Dakota have tied or broken records for the hottest temperatures seen during December: In Denver, Colorado, it has not yet snowed, setting a record for the latest measurable snowfall. Temperatures in the next days are likely to be 15°C above average for this time of year. The warmth, combined with heavy rainfall events rolling in off the Pacific Ocean has eaten away at the snowpack in the Pacific Northwest and Canadian Rockies, contributing to flooding at lower elevations.

According to the National Weather Service, the cause of the warmth is a sprawling area of high pressure, or heat dome, parked across the West, with the clockwise flow of air around it pumping mild air across the region.. This weather feature has been deflecting storminess far to the north, and prevented colder air from spilling south. It is currently very cold in Alaska.

The National Weather Service heavily favors continued milder than average conditions across much of the Lower 48 states during the next two weeks. Beyond that point, however, there may be a pattern change in the works, thanks in part to a typhoon currently spinning across the northwestern Pacific Ocean.

Source: National Weather Service.

Source: NWS