Septembre 2026 2ème plus chaud sur terre et le plus chaud en mer // September 2026 2nd hottest on land and hottest at sea

Le 8 octobre 2026, j’ai indiqué que, selon l’agence européenne Copernicus, septembre 2024 avait été le deuxième mois de septembre le plus chaud jamais enregistré en Europe. Météo-France a également précisé qu’il s’agissait du deuxième mois de septembre le plus chaud en France et du troisième plus sec jamais enregistré.

Aujourd’hui, la NOAA américaine nous apprend que septembre 2026 a été le deuxième mois de septembre le plus chaud jamais enregistré sur Terre, juste derrière 2023. Il s’agit du 51ème mois de septembre consécutif avec des températures globales supérieures à la moyenne du 20ème siècle. Les dix mois de septembre les plus chauds jamais enregistrés se sont tous produits depuis 2015.

La température moyenne à la surface des terres émergées a été de 1,83 °C supérieure à la moyenne et a atteint le troisième niveau le plus élevé pour un mois de septembre en 177 ans, après 2023 et 2024.

Pour le quatrième mois consécutif, la température moyenne à la surface des océans a établi un nouveau record, avec une moyenne de 1,10 °C supérieure à la moyenne pour un mois de septembre. Cette valeur représente l’écart de température océanique le plus important jamais enregistré pour un mois de septembre.

Les températures inférieures à la moyenne se limitent principalement à l’Antarctique et à certaines régions de l’Arctique, de l’ouest de l’Amérique du Nord, du sud de l’Amérique du Sud et de l’Afrique australe. Cependant, aucune zone terrestre ou océanique n’a connu de record de froid pour un mois de septembre.

L’étendue de la banquise mondiale a atteint son troisième niveau le plus bas pour un mois de septembre en 48 ans. L’Arctique a enregistré sa 13ème plus faible étendue pour un mois de septembre. Quant à l’Antarctique, son étendue était inférieure de 1,3 million de kilomètres carrés à la moyenne, soit la troisième plus faible pour un mois de septembre.

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On October 8, 2026, I indicated that, according to the European climate agency Copernicus, September 2024 was the 2nd warmest September ever recorded in Europe. Météo-France also explained that it was the second-hottest in our country, and the third-driest on record.

According to NOAA, September 2026 ranked as the second-warmest September on Earth, trailing only 2023. It marked the 51st-consecutive September with global temperatures above the 20th-century average and all 10 of the warmest Septembers on record have occurred since 2015.

The global land surface temperature averaged 1.83°C above average and was the third highest for September in the 177-year record, behind 2023 and 2024.

For a fourth-consecutive month, the global ocean surface temperature set a new record-high, averaging 1.10°C above average for September. This value represents the highest ocean temperature departure for any month on record.

Below-average temperatures were limited primarily to Antarctica and portions of the Arctic,

Après l’Âge de Glace, voici l’Âge du Feu

Avec la hausse des températures due au réchauffement climatique qui affecte notre planète, les gigantesques incendies de forêts et de végétation sont de plus en plus nombreux et de plus en plus destructeurs. Certains chercheurs comparent les conséquences directes et indirectes de ces incendies sur la biodiversité et la vie humaine à celles qui ont accompagné l’ère glaciaire entre.-115 000 ans et -11 700 ans.

 Source;Geologyscience

Des philosophes, historiens et chercheurs ont développé la notion de « pyrocène », une nouvelle « ère du feu » avec laquelle il va nous falloir désormais cohabiter.

Un article paru sur le site web de France Info nous explique que tout commence plusieurs centaines de milliers d’années en arrière, quand l’Homme a commencé à domestiquer le feu, étape majeure de son évolution. La première fonction du feu était de faire cuire de la nourriture, mais aussi de déforester ou fertiliser des sols. Ces feux traditionnels étaient limités, retenus. L’Homme ne brûlait que le strict nécessaire.

Notre monde s’est trouvé bouleversé par le développement de l’industrie et des énergies fossiles. L’Homme a alors commencé à faire brûler la biomasse fossilisée plutôt que son homologue vivante. Les gisements de pétrole ou de charbon ont permis d’obtenir de l’énergie en abondance, sans avoir à puiser dans la nature et l’environnement de surface. Il s’agit d’un tournant majeur dans la vie de l’Homme. Son activité, basée sur la combustion d’énergie fossile, a nourri la crise climatique que nous subissons aujourd’hui. Les gaz à effet de serre rejetés par les industries ont provoqué une hausse rapide des températures qui, à son tour, a alimenté un nouveau type d’incendies, les « mégafeux ». Ces incendies sont nourris par le réchauffement climatique. L’Homme a mis en place une boucle de rétroaction qu’il ne maîtrise pas. On entre dans un cycle infernal dans lequel l’augmentation des températures fait baisser le taux d’humidité, ce qui dessèche la végétation qui devient extrêmement inflammable. Les forêts sont aussi de plus en plus attaquées par des insectes ravageurs et des pathologies qui croissent avec la chaleur.

Ces gigantesques incendies qui brûlent des dizaines de milliers d’hectares chaque été se caractérisent par leur intensité, leur vitesse de propagation at leur étendue. Un fait nouveau auquel personne ne s’attendait, c’est que ce type de feu génère ses propres événements climatiques, un phénomène observé pour la première fois aux États Unis où les incendies de végétation atteignent souvent des proportions qui dépassent l’entendement. Ce phénomène vient d’être observé en France, lors de l’incendie qui a ravagé plus de 42 000 hectares en Gironde. Fin juillet, les scientifiques ont expliqué qu’un pyrocumulonimbus était apparu au-dessus du brasier, en raison de la chaleur et du vent dégagé par les flammes. Cet orage de feu a continué d’alimenter l’incendie, compliquant le travail des pompiers. J’ai consacré une note à ce nouveau phénomène sur ce blog le 29 juillet 2026.

 Vue d’un mégafeu en Gironde (Crédit photo : SDIS)

Les scientifiques reconnaissent que le lien entre ces mégafeux et le climat est encore mal connu. Tout va trop vite, mais la relation ne semble faire aucun doute. Des travaux de recherche, menés en 2021 et publiés dans la revue Nature ont ainsi établi un lien entre la fonte de la banquise arctique – elle-même accélérée par le réchauffement climatique – et une plus grande intensité des incendies de forêt dans l’ouest des États-Unis.

En 2023, des scientifiques ont également révélé dans la revue Nature qu’une réaction chimique provoquée par la fumée des incendies à grande échelle en Australie avait élargi de 10% le trou de la couche d’ozone en 2020.

À l’inverse, une étude a montré que les cendres d’autres incendies australiens avaient atterri dans l’océan à des milliers de kilomètres de là, déclenchant des proliférations de plancton qui ont absorbé le CO2 supplémentaire, au moins temporairement. Toutefois, à côté de cet aspect positif, les cendres de ces incendies gigantesques, poussées par le vent, se sont déposées sur la banquise où elles ont réduit l’albédo.

Il faut se faire une raison : les mégafeux font désormais partie de notre environnement. C’est ce qui caractérise le pyrocène. Comme l’a déclaré un historien du feu aux États Unis, « nous sommes en train de créer un âge du feu, dans lequel le feu a la même force tellurique que la glace. Tout ce que la glace a façonné peut trouver un équivalent dans la période que nous commençons à entrevoir : les extinctions de masse, les variations du niveau des mers et des océans, les terres rendues inhabitables à l’homme. »

Face à cette menace, les chercheurs estiment que le combat frontal contre des incendies sera voué à l’échec. Selon eux, on ne peut pas lutter contre un mégafeu. On ne peut que tenter d’en prévenir le déclenchement.

Cette prévention passe par la lutte contre les causes du réchauffement climatique. Il faut donc parler d’anticipation et non d’adaptation comme le font nos gouvernants aujourd’hui. Cela suppose un changement des mentalités et la mise en œuvre de mesures pour lesquelles nous n’avons pas forcément les moyens, financiers en particulier. ,

Adapté d’un article paru sur le site web de France Info.

Températures de juillet 2026 // July 2026 temperatures

Concentrations de CO2 : 427,65 ppm (17 août 2026)             

Concentrations de CH4 : 1937,59 ppb (avril 2026)

Selon la NOAA et le Service européen Copernicus pour le changement climatique, le mois de juillet 2026 a été, à l’échelle mondiale, l’un des plus chauds jamais enregistrés depuis le début des relevés instrumentaux.

La NOAA indique que juillet 2026 a égalé juillet 2024 au rang de mois de juillet le plus chaud jamais observé sur Terre.
Les données de Copernicus classent juillet 2026 au deuxième rang ex aequo des mois de juillet les plus chauds à l’échelle mondiale, à égalité avec 2024 et derrière 2023.

La température à la surface du globe a dépassé les moyennes préindustrielles d’environ 1,18 °C avec 1,47 °C, selon l’indice de référence. Cette hausse s’explique en grande partie par l’intensification des conditions liées au phénomène El Niño.

Selon la NOAA, les États-Unis contigus ont connu leur mois de juillet le plus chaud depuis le début des relevés en 1895, battant un record vieux de 90 ans établi durant le « Dust Bowl » de 1936, avec une température moyenne de 24,9 °C. Pour rappel, le « Dust bowl », littéralement « bassin de poussière » fait référence à une vague de tempêtes de poussière qui ont provoqué une catastrophe écologique et agricole aux États-Unis, dans les années 1930, en particulier dans les États d’Oklahoma, Kansas et Texas. C’est la période des Dusty Thirties.

Selon Copernicus, l’Europe de l’Ouest a enregistré la période juin-juillet la plus chaude jamais observée. La France a connu son mois de juillet le plus chaud jamais enregistré, avec des anomalies de température considérables (+3,8 °C), tandis que la chaleur extrême et la sécheresse ont alimenté d’importants incendies de forêt.

Les températures de surface des océans (hors zones polaires) ont atteint un niveau record pour un mois de juillet, avec une moyenne de 20,96 °C. Cette chaleur a été accentuée par le phénomène El Niño en développement dans le Pacifique tropical.

L’étendue de la banquise, tant en Arctique qu’en Antarctique, est restée nettement inférieure à la moyenne, et se classe parmi les plus faibles jamais observées pour un mois de juillet depuis le début des relevés satellitaires.
Source : Copernicus, NOAA.

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According to NOAA and the Copernicus Climate Change Service, July 2026 was globally one of the hottest months in instrumental history.

NOAA reported that July 2026 tied with 2024 as Earth’s joint-hottest July on record.

Copernicus data assessed July 2026 as the joint-second warmest globally (tied with 2024 and behind 2023).

Earth’s surface temperature was roughly 1.18°C to 1.47°C above pre-industrial averages depending on the baseline index, heavily driven by intensifying El Niño conditions.

According to NOAA, the contiguous U.S. recorded its hottest July since records began in 1895, breaking a 90-year-old record previously set during the 1936 Dust Bowl, with an average temperature of 24.9°C.

According to Copernicus, Western Europe marked its hottest combined June–July period on record. France experienced its warmest July on record with massive temperature anomalies (+3.8°C), while extreme heat and drought fueled severe regional wildfires.

Extra-polar global ocean surface temperatures reached an all-time high for any July on record, averaging 20.96°C. The heat was increased by the developing tropical Pacific El Niño.

Both Arctic and Antarctic sea ice extents tracked significantly below average, ranking among the lowest July extents in the satellite record.

Source : Copernicus, NOAA.

Fonte de la banquise arctique : point de non-retour pour la chaîne alimentaire // Melting Arctic sea ice : a tipping point for the food chain

Concentrations de CO2 : 431,92 ppm (9 juin 2026)             

Concentrations de CH4 : 1940,46 ppb (février 2026)

D’après une nouvelle étude publiée le 28 mai 2026 dans la revue Communications Earth & Environment, l’océan Arctique a franchi un point de non-retour qui perturbe profondément la chaîne alimentaire, avec des conséquences potentiellement désastreuses pour la pêche commerciale et la capacité de l’océan à absorber le carbone.

Photo: C. Grandpey

Les scientifiques ont constaté que l’accélération de la fonte de la banquise arctique entraîne une réduction significative des nitrates, un nutriment essentiel à la base du réseau trophique marin et donc indispensable à d’importantes pêcheries de la région. La disparition de la glace permet à davantage de lumière d’atteindre la surface de l’eau, ce qui favorise la prolifération du phytoplancton. Lorsque le phytoplancton meurt, ses cellules chutent sur le plancher océanique où elles sont décomposées par des bactéries consommatrices de nitrates et d’oxygène.

Efflorescence phytoplanctonique en Antarctique (Source : NASA)

La nouvelle étude révèle que ces bactéries consomment plus de nitrates que l’écosystème arctique ne peut en supporter. Cette « dénitrification », est irréversible dans les conditions climatiques actuelles, car nous avons franchi un seuil critique où la quantité de lumière solaire atteignant l’océan est telle qu’elle stimule une surproductivité du phytoplancton. La baisse des concentrations de nitrates pourrait à terme avoir des conséquences néfastes pour le phytoplancton, car ces minuscules organismes ont besoin de nitrates pour la photosynthèse. Par conséquent, la transition vers un régime pauvre en nitrates pourrait accélérer le réchauffement climatique, car les nitrates jouent un rôle essentiel dans la pompe biologique océanique. Cette pompe absorbe le dioxyde de carbone de l’atmosphère par la photosynthèse et le stocke en profondeur lorsque le phytoplancton et les animaux qui s’en nourrissent meurent. En l’absence de nutriments comme les nitrates, ce mécanisme ne peut plus fonctionner efficacement.
Pour comprendre les changements écosystémiques dans l’Arctique, les chercheurs ont analysé des données recueillies pendant vingt ans dans le détroit de Fram, un passage entre le Groenland et le Svalbard, principal point de passage des eaux arctiques vers l’océan Atlantique. Ils ont constaté une forte baisse des concentrations de nitrates dans cette région après 2009, période qui a coïncidé avec une réduction spectaculaire de la banquise arctique et une évolution progressive des communautés phytoplanctoniques vers des espèces plus petites, capables de tolérer de faibles concentrations de nutriments.

Source : Wikipedia

Une évolution vers un phytoplancton de plus petite taille a déjà été observée dans certaines parties de l’Arctique, bien que ces modifications n’aient pas été associées jusqu’à présent à une diminution des concentrations de nitrates. Ceci est important car les phytoplanctons de petite taille sont généralement moins efficaces pour transférer l’énergie vers les niveaux trophiques supérieurs.
Le phytoplancton se situe à la base de la chaîne alimentaire marine ; par conséquent, les effets de la diminution des nitrates se répercuteront sur l’ensemble de l’écosystème arctique, affectant les espèces situées aux niveaux trophiques supérieurs. Cela pourrait également affecter la pêche dans les régions comme l’Atlantique Nord.
Pendant des années, les chercheurs ont pensé que la fonte des glaces dans l’Arctique aurait pour conséquence une augmentation du phytoplancton, car davantage d’organismes peuvent profiter de la lumière du soleil et se multiplier lorsque la banquise est réduite. Cependant, l’augmentation du phytoplancton observée depuis 2009 a suffisamment diminué les niveaux de nitrates pour limiter sa croissance future.
Alors que la prolifération du phytoplancton était autrefois limitée par la quantité de lumière solaire atteignant les eaux de surface, elle est désormais contrôlée par les niveaux de nitrates. Par conséquent, les nitrates doivent être considérés comme un facteur clé des changements futurs dans l’Arctique. La compréhension de cette évolution est importante, non seulement pour les communautés et les écosystèmes arctiques, mais aussi pour mieux appréhender l’évolution future du réchauffement climatique.

Source : Médias scientifiques américains via Yahoo News.

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According to a new study published May 28 2026 in the journal Communications Earth & Environment, the Arctic Ocean has crossed a tipping point that is wreaking havoc on the region’s food chain, with potentially dire consequences for commercial fishing and the ocean’s capacity to soak up carbon.

Scientists found that vast areas of melting sea ice in the Arctic are leading to a significant reduction in nitrate, a key nutrient that forms the base of the marine food web and thus underpins important regional fisheries. As the ice disappears, more light hits the water’s surface, promoting the growth of phytoplankton. When phytoplankton die, their cells sink to the seafloor and are decomposed by nitrate- and oxygen-consuming bacteria. The new study found that the bacteria are consuming more nitrate than the Arctic ecosystem can withstand. This effect, known as « denitrification, » is irreversible under current climate conditions because we have passed a threshold where so much sunlight reaches the ocean that it’s supercharging phytoplankton’s productivity.

Dropping nitrate levels may eventually come back to bite phytoplankton, because these tiny organisms need nitrate to carry out photosynthesis. As a result, the transition to a low-nitrate regime could accelerate global warming, as nitrate plays an essential role in the ocean’s biological pump, which takes carbon dioxide from the atmosphere via photosynthesis and locks it away at depth when phytoplankton and the animals that eat it die. With nutrients such as nitrate in limited supply this mechanism cannot work effectively.

To understand ecosystem changes in the Arctic, the researchers analyzed two decades of data from the Fram Strait, a passage between Greenland and Svalbard that is the main gateway through which Arctic waters flow into the Atlantic Ocean. They found a sharp decline in nitrate levels in this region after 2009, which coincided with a dramatic reduction in Arctic sea ice and a gradual shift in phytoplankton communities toward smaller species that can cope with low nutrient levels.

Shifts towards smaller phytoplankton have already been observed in parts of the Arctic, although these changes have not previously been linked to nitrate losses. This matters because smaller phytoplankton are generally less efficient at transferring energy up the food web.

Phytoplankton sit at the very bottom of the marine food chain, so the impacts of nitrate depletion will ripple through the Arctic ecosystem, impacting species at the highest levels. This could also affect fisheries in regions that depend on Arctic nutrient exports, such as the North Atlantic.

For years, researchers thought the long-term impact of sea ice loss in the Arctic would be an increase in phytoplankton, because more organisms can bathe in sunlight and multiply when the sea ice extent is small. However, the increase in phytoplankton since 2009 has depleted nitrate levels enough to limit future phytoplankton growth.

Whereas phytoplankton proliferation used to be limited by how much sunlight reached surface waters, it is now controlled by nitrate levels. Therefore, nitrate must be considered as a key driver of future changes in the Arctic. As nitrate is the nutrient that limits Arctic productivity, understanding these changes is therefore important not only for Arctic communities and ecosystems, but also for improving projections of future global warming.

Source : U.S. Scientific news media via Yahoo News.