Mégaséismes : un excellent documentaire

Voici un document comme je les aime. Intitulé MégaséismesSuperbeben en allemand – il a éré réalisé par Fabian Wolf en 2026 et est actuellement visible sur la chaîne ARTE en cliquant sur ce lien :

.https://www.arte.tv/fr/videos/126206-000-A/megaseismes/

Dans le descriptif, on peut lire que le film fait le tour du monde des zones les plus à risque, où différentes approches préventives sont mises en place en concertation avec les scientifiques.

Les séismes d’une magnitude supérieure à M8,5 sur l’échelle de Richter font partie des catastrophes naturelles les plus dévastatrices qui frappent la planète. Certaines métropoles comme Los Angeles et San Francisco pourraient être réduites à néant. Elles sont situées de part et d’autre de la faille de San Andreas qui traverse la Californie.

Au Japon, où la population reste profondément marquée par le mégaséisme de Tohoku – magnitude M9.0 – qui a touché le pays en 2011, et qui a déclenché un tsunami puis l’accident nucléaire de Fukushima, le gouvernement a mis en place des mesures collectives avec des exercices régulièrement pratiqués dès la maternelle.
Le documentaire explore les différentes stratégies suivies pour protéger les populations et met en lumière les défis auxquels sont confrontés les chercheurs qui développent des systèmes d’alerte précoce. Les témoignages présentés sont précieux. Des hommes et des femmes ayant vécu des mégaséismes racontent comment cette expérience a changé leur perception des tremblements de terre.

Faille de San Andreas (Image extraite du film)

La Faille de San Andreas refait surface… // The San Andreas Fault resurfaces…

Une étude récente menée par des scientifiques de l’Université d’Hawaï à Mānoa et publiée dans le Journal of Geophysical Research: Solid Earth a révélé que les contraintes tectoniques le long des systèmes de failles de San Andreas et de San Jacinto, en Californie du Sud, ont atteint, voire dépassé par endroits, les niveaux les plus élevés observés au cours des 1 000 dernières années. Cette étude a des implications directes pour l’évaluation des risques sismiques dans l’une des régions les plus densément peuplées des États-Unis.

 Les systèmes de failles de San Andreas et San Jacinto sont représentés par les lignes en caractère gras. Les points de couleur correspondent aux localités impactées par le séisme de 1812 (Source : Science Advances)

Les chercheurs ont élaboré un modèle informatique simulant l’accumulation et la libération des contraintes le long des systèmes de failles de San Andreas et de San Jacinto, notamment au niveau du col Cajon (Cajon Pass) , un point de jonction extrêmement important entre les deux systèmes de failles.

Les auteurs de l’étude ont alimenté le modèle informatique avec un historique sismique de la région sur 1 000 ans, reconstitué à partir de données géologiques telles que la datation au Carbone14 des sédiments déplacés et l’étude des cernes des arbres.
En prolongeant cette simulation jusqu’à nos jours, les scientifiques ont estimé l’ampleur des contraintes accumulées. L’étude indique que « les conditions déterminant l’ouverture ou la fermeture du Col Cajon semblent liées à l’alignement des niveaux de contrainte sur les deux systèmes de failles au moment de la rupture. Actuellement, avec des niveaux de contrainte historiquement élevés dans toute la région et plus de 160 ans écoulés depuis la dernière rupture majeure, le système se trouve dans un état de contrainte critique. » Les résultats de cette étude montrent que la contrainte qui serait normalement libérée lors de grands séismes a continué de s’accumuler et atteint désormais des niveaux sans précédent.

Image illustrant les contraintes le long de la Faille de San Andreas (Source : Université d’Hawaï)

Plus important encore, l’étude montre que le Cajon Pass pourrait favoriser une rupture conjointe des failles de San Andreas et de San Jacinto, un scénario potentiellement beaucoup plus dévastateur qu’une rupture sur une seule faille. Il affecterait des zones densément peuplées comme Los Angeles, San Bernardino, Riverside et la vallée de Coachella.
Ce type de modélisation des contraintes, basé sur la physique, peut permettre d’affiner l’évaluation des risques sismiques et une meilleure planification des infrastructures et les normes de construction dans la région. De plus, le cadre de modélisation utilisé dans cette étude est applicable à d’autres jonctions de failles complexes à travers le monde. Les chercheurs souhaitent donc le développer en tant qu’outil réutilisable pour l’évaluation des risques liés aux failles multiples.
Les chercheurs précisent qu’ils n’ont pas cherché à prévoir la date du prochain séisme. Cependant, des études comme celle-ci constituent une contribution importante à la recherche sur les risques sismiques aux niveaux national et international, car elles utilisent une science rigoureuse et quantitative pour mieux comprendre les risques auxquels sont exposés des millions de personnes.
Dans ce type d’étude, les chercheurs peuvent affirmer qu’un système de failles est soumis à des contraintes critiques et que les modèles physiques comme celui-ci leur offrent une vision plus claire des différents scénarios auxquels se préparer. Pour le reste, c’est la Nature qui décide !
Source : Big Island Now.

L’auteur de ce blog au cœur de la Faille de San Andreas

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Suite à ma note sur les failles californiennes de San Andreas et San Jacinto, Sergio Marchi, un chercheur italien, m’indique qu’après le séisme qui a frappé l’Ombrie en 1997, il a mené une étude sur la possibilité d’interactions entre les systèmes de failles à différentes distances. Le professeur Mantovani de l’Université de Sienne a depuis cette époque élaboré un modèle pour l’ensemble du bassin méditerranéen centre-oriental. Sergio Marchi a calculé l’existence de mouvements de transfert de l’ordre de 50 à 200 kilomètres par an pour la péninsule italienne. Ses études ont été corroborées par une équipe californienne en 2003. Cela lui a permis d’être nommé directeur national du département de recherche historique par le Second Réseau Sismique, poste qu’il a occupé jusqu’en 2009. Depuis, il a donné plusieurs conférences sur ce sujet et d’autres thèmes liés aux phénomènes sismiques.

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Recent research led by University of Hawai‘i at Mānoa scientists and published in the Journal of Geophysical Research: Solid Earth, found tectonic stress along the San Andreas and San Jacinto fault systems in Southern California has reached, and in some places exceeded, the highest levels seen in the past 1,000 years. The study has direct implications for seismic hazard assessments in one of the most densely populated in the United States.

The researchers built a physics-based computer model that simulates how stress builds up and releases along the southern San Andreas and San Jacinto fault systems, including at Cajon Pass, which is a critical junction between the two fault systems. They fed the model a 1,000-year record of earthquake history of the region reconstructed from geological evidence, such as radiocarbon dating of displaced sediments and tree-ring records.

By running this simulation forward to the present day, the scientists estimated how much stress has built up. One can read in the study that “the conditions that determine whether the ‘earthquake gate’ at Cajon Pass opens or stays closed appear to be related to how closely the stress levels on the two fault systems are aligned with each other at the time of rupture. Right now, with stress at historically high levels across the region and more than 160 years elapsed since the last major rupture, the system is in a critically loaded state.” Results from this study suggest the stress that would normally be released in large earthquakes has continued to accumulate and is now at unprecedented levels.

Perhaps most importantly, the study showed that Cajon Pass could facilitate a joint rupture of the San Andreas and San Jacinto faults simultaneously, which is a scenario that could be significantly more damaging than a single-fault event. It would affect densely populated areas including Los Angeles, San Bernardino, Riverside and the Coachella Valley.

This kind of physics-based stress modeling can help refine seismic hazard assessments and inform infrastructure planning, emergency preparedness and building codes in the region. Additionally, the modeling framework used in this study is applicable to other complex fault junctions globally, so the researchers are interested in developing it as a reusable tool for multi-fault hazard assessments.

The researchers warn that this is not a prediction of when an earthquake will happen. However, studies like this are important contributions to national and global earthquake hazard research in that we are using rigorous, quantitative science to better understand the risk facing millions of people.

In this kind of study, researchers can say that the system is critically stressed, and that physics-based models such as this one give them a clearer picture of the range of scenarios for which to be prepared. For the rest, Nature will decide !

Source : Big Island Now.

La Faille de Sagaing (Myanmar) et la Faille de San Andreas (Californie)

Que ce soit en volcanologie ou en sismologie, le niveau de prévision est très faible. Si nous sommes capables d’anticiper certaines éruptions, nous ignorons totalement à quel moment les puissants séismes se produiront. Nous savons que certaines régions du monde sont particulièrement exposées à des événements majeurs, mais nous ignorons quand.
Une récente étude par le California Institute of Technology (Caltech) établit un parallèle entre le séisme de magnitude M7,7 qui a secoué la Birmanie le 28 mars 2025 et le Big One prédit par les scientifiques américains sur la faille de San Andeas en Californie.
L’étude du Caltech, publiée le 11 août 2025 dans les Proceedings de l’Académie Nationale des Sciences, a utilisé l’imagerie satellite du mouvement de la faille de Sagaing en mars 2025 pour améliorer les modèles de comportement de ce type de failles. L’étude indique que les failles décrochantes, comme celles de Sagaing et de San Andreas, sont susceptibles de provoquer des séismes sensiblement différents de ceux du passé et beaucoup plus puissants. La faille de Sagaing s’étend en suivant une ligne relativement rectiligne du nord au sud du Myanmar. Au fur et à mesure que les deux côtés de la faille se déplacent lentement l’un par rapport à l’autre dans des directions opposées, des contraintes s’accumulent. Lorsqu’elles atteignent un point de rupture, la faille accélère son glissement, ce qui provoque un séisme. Les failles de Sagaing et de San Andreas sont très similaires – ce sont deux failles décrochantes relativement rectilignes qui s’étendent sur des centaines de kilomètres – et le séisme de 2025 au Myanmar met donc en lumière les futurs séismes qui pourraient se produire sur la faille de San Andreas.
Les failles comme celle de San Andreas ne reproduisent pas nécessairement les événements du passé. Autrement dit, le prochain puissant séisme en Californie pourrait être plus important que tous ceux observés auparavant. C’est ce que les sismologues du Caltech ont conclu après avoir étudié le séisme au Myanmar qui a fait plus de 5 000 morts et causé d’importants dégâts. Les scientifiques ont constaté que la faille de Sagaing, responsable de l’événement, s’est rompue sur une zone plus vaste, et à des endroits inattendus, comparé aux événements précédents. Les failles de Sagaing et de San Andreas étant similaires, ce qui s’est produit au Myanmar pourrait permettre de mieux comprendre ce qui pourrait se passer en Californie. Une étude récente a montré que les futurs séismes pourraient ne pas être la simple répétition de ceux du passé. Les ruptures successives le long d’une faille donnée, même aussi simple que celles de Sagaing ou de San Andreas, peuvent être très différentes, avec des glissements bien plus importants que précédemment
La faille de San Andreas est la plus longue faille de Californie, s’étendant sur environ 1 200 kilomètres. En 1906, une rupture dans sa partie nord a provoqué un séisme dévastateur de magnitude M7,9 qui a fait plus de 3 000 morts.
Comme écrit plus haut, les séismes sont imprévisibles, mais les géologues préviennent depuis longtemps que la faille de San Andreas provoquera un séisme de magnitude M6,7 ou plus à un moment donné. Selon l’USGS, la zone la plus proche de Los Angeles a 60 % de chances de connaître un séisme de magnitude M6,7 ou plus au cours des 30 prochaines années. La faille de Sagaing, longue de 1 400 km, est semblable à celle de San Andreas : il s’agit de failles longues, droites et décrochantes, ce qui signifie que les roches glissent horizontalement avec peu ou pas de mouvement vertical. Les géologues s’attendaient à ce que la rupture sur la faille de Sagaing se produise sur une section de 300 kilomètres de long, là où aucun séisme important ne s’était produit depuis 1839. Cette hypothèse reposait sur l’hypothèse du décalage sismique, qui prévoit qu’une section bloquée d’une faille – où il n’y a pas eu de mouvement depuis longtemps – glisse pour rattraper son retard. Cependant, dans le cas de la faille de Sagaing, le glissement s’est produit sur plus de 500 km, ce qui signifie qu’elle a rattrapé son retard avant de glisser plus loin. Les chercheurs ont utilisé une technique spéciale pour corréler les images satellite avant et après l’événement. Ces images ont révélé qu’après le séisme, le côté est de la faille s’est déplacé vers le sud d’environ 3 mètres par rapport au côté ouest. Les scientifiques affirment que la technique d’imagerie utilisée pourrait contribuer à améliorer les futurs modèles sismiques.
Source : Live Science, Caltech.

 

Comme on peut le voir sur cette carte, la plaque indienne entre en collision avec la plaque eurasienne ; des tensions s’accumulent par frottement le long de la faille de Sagaing.Cette dernière glisse sur une section de 200 km, libérant une énergie qui s’évacue sous forme de séisme. (Source : USGS, Advancing Earth and Space Sciences)

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Whether in volcanology or in seismology, the level of prediction is very low. If we are able to anticipate some eruptions, we don’t know when powerful earthquakes will take place. Wey areas in the world wheresignificant events may occur, but we don’t know when.

A recent article published in the website Live Science is a confirmation of all this. It makes a parallel between the M7.7earthquake that shook Myanmar on 28 March 2025 and the Big One predicted by USGS scientists on the San Andeas Fault in California.

A new study from Caltech released in August 2025 in the journal Proceedings of the National Academy of Sciences uses satellite imaging of the Sagaing Fault’s motion to improve models of how such faults may behave in the future. The study indicates that strike–slip faults, like the Sagaing and the San Andreas, may be capable of earthquakes that are significantly different from past known earthquakes and potentially much larger. The Sagaing fault runs in a relatively straight north-to-south line throughout Myanmar. As its two sides slowly move against one another in opposite directions, stress accumulates along the fault. When the stress buildup reaches a breaking point, the fault slips rapidly, causing an earthquake. The Sagaing and San Andreas faults are very similar – both relatively straight strike-slip faults running hundreds of kilometers – and the 2025 Myanmar earthquake, therefore, sheds light on possible future earthquakes on the San Andreas fault.

Indeed,, faults like San Andreas don’t necessarily repeat past behavior, which means the next big earthquake in California has the potential to be larger than any seen before. This is what Caltech seismologists concluded from studying Myanmar’s earthquake which killed more than 5,000 people and caused widespread destruction. Scientists found that the Sagaing fault, which was responsible for the event, ruptured across a larger area, and in places that they wouldn’t have expected based on previous events.

As the Sagaing and San Andreas faults are similar, what happened in Myanmar could help researchers better understand what might happen in California. The latest study shows that future earthquakes might not simply repeat past known earthquakes. Successive ruptures of a given fault, even as simple as the Sagaing or the San Andreas faults, can be very different and can release even more than the deficit of slip since the last event.

The San Andreas Fault is the longest fault in California, stretching about 1,200 kilometers. In 1906, a rupture in the northern section of the fault caused a devastating M7.9 earthquake that killed more than 3,000 people.

Earthquakes are notoriously unpredictable, but geologists have long warned that the San Andreas Fault will produce another massive earthquake at some point. For instance, according to the USGS, the area nearest to Los Angeles has a 60% chance of experiencing a magnitude 6.7 or greater in the next 30 years.

The 1,400 km Sagaing Fault is similar to the San Andreas Fault in that they are both long, straight, strike-slip faults, which means the rocks slide horizontally with little or no vertical movement.

Geologists were expecting the Sagaing Fault to slip somewhere along its extent. Specifically, they thought that the rupture would take place across a 300-kilometer-long section of the fault where no large earthquakes had occurred since 1839. This expectation was based on the seismic gap hypothesis, which anticipates that a stuck section of a fault – where there hasn’t been movement for a long time – will slip to catch up to where it was.

However, in the case of Sagaing, the slip occurred along more than 500 km of the fault, meaning that it caught up and then extended farther. The researchers used a special technique to correlate satellite imagery before and after the event. Those images revealed that after the earthquake, the eastern side of the fault moved south by about 3 meters relative to the western side. The scientists say that the imaging technique they used could help improve future earthquake models.

Source : Live Science, Caltech.

Le risque sismique en Californie du Sud // The seismic risk in Southern California

La Californie du Sud, où se trouve Los Angeles, est une zone hautement sismique où plusieurs séismes ont été enregistrés ces dernières semaines. On peut se demander si le choix de Los Angeles pour les Jeux olympiques d’été de 2028 était raisonnable. Dans un remarquable article, le site The Watchers met en lumière le contexte géologique de la région.

Un séisme de magnitude M5,2 a frappé le comté de San Diego le 14 avril 2025. Il s’est produit le long de la zone de faille d’Elsinore, une importante faille décrochante en Californie du Sud, capable de déclencher des séismes de magnitude M7,8. La faille se situe à proximité de zones densément peuplées, notamment Los Angeles, Long Beach et Riverside, et le fait qu’elle soit restée inactive pendant longtemps pourrait faire redouter un événement sismique majeur.

Le séisme de magnitude M5,2 n’a causé ni blessés ni dégâts majeurs, mais il a rappelé le potentiel de la faille d’Elsinore à générer des séismes beaucoup plus importants. En effet, la faille fait partie d’un système complexe capable de provoquer des ruptures en cascade, avec des secousses pouvant affecter des millions de personnes.

Vue de la zone de faille d’Elsinore (Source :Southern California Earthquake Data Center – SCEDC)

La zone de faille d’Elsinore s’étend sur environ 180 km à travers la Californie du Sud, parallèlement à la faille de San Andreas et fait partie du système de failles de San Andreas. Elle coupe les Peninsular Ranges et passe à proximité de plusieurs grands centres urbains, ce qui en fait un risque sismique important.

La faille d’Elsinore (Source : NASA, ISS)

Selon le Centre de données sismiques de Californie du Sud (SCEDC), la faille glisse à raison d’environ 4 mm par an, ce qui génère une accumulation progressive de contraintes tectoniques. Bien que relativement calme ces dernières décennies, cette lente accumulation d’énergie contribue au risque sismique sur le long terme. Selon les sismologues californiens, un séisme débuterait sur la faille d’Elsinore et se propagerait sur la faille de Whittier. Ce processus enverrait une énergie considérable dans le bassin de Los Angeles, avec pour conséquence un des scénarios sismiques les plus dangereux.
Selon un modèle développé par l’USGS, un séisme de magnitude M7,8 le long du système Elsinore-Whittier pourrait provoquer de violentes secousses sur une vaste région. La faille d’Elsinore a été relativement calme historiquement. L’événement le plus important s’est produit le 15 mai 1910, près de la Temescal Valley, avec une magnitude estimée à M6. Ce séisme a causé des dégâts minimes.
La faille s’étire vers le sud-est jusqu’au Mexique où elle rejoint la faille de Laguna Salada. Le 23 février 1892, la faille de Laguna Salada a connu un séisme important, estimé entre M7,1 et 7,3. Cet événement a causé des dégâts dans le nord de la Basse-Californie et le sud de la Californie.
Plusieurs villes comme Torrance, Santa Monica et West Hollywood ont pris des mesures pour renforcer leurs bâtiments contre les séismes. Toutefois, à Los Angeles, les bâtiments à ossature métallique ne font toujours pas l’objet d’un programme de rénovation obligatoire, une lacune qui suscite des inquiétudes quant à la capacité de la ville à faire face au prochain puissant séisme.
Ces dernières années, seuls deux séismes d’une magnitude supérieure à M5,0 se sont produits dans les comtés de Los Angeles et d’Orange : un séisme de magnitude M5,1 en 2014 près de Brea et un séisme de magnitude M5,4 en 2008 près de Chino Hills. Le séisme de 2014 a causé 2,5 millions de dollars de dégâts, tandis que celui de 2008 a eu un impact minime.
Le fort risque sismique en Californie est dû à la situation géographique de cet État, à la limite de plaques tectoniques. La plaque Pacifique, où se trouvent des villes comme San Diego, Los Angeles et Santa Barbara, se déplace lentement vers le nord-ouest, tandis que la plaque nord-américaine, avec San Francisco, la Central valley et Big Bear Lake, se déplace dans la direction opposée. Ce mouvement fait s’accumuler les contraintes au fil du temps, et elles finissent par se libérer sous forme de séismes pouvant être destructeurs.
Croisons les doigts pour qu’aucun séisme majeur ne provoque de catastrophe pendant les Jeux de 2028…

Source : The Watchers.

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Southern California – the region that includes Los Angeles – is a highly seismic zone where several earthquakes have been recorded in the past weeks. One can wonder whether of Los Angeles for ther 2028 Summer Olympic Games was a cautious one. In a remarkable article, The Watchers website highlights the geological context of the region.

An M5.2 earthquake struck San Diego County on April 14th, 2025. It occurred along the Elsinore Fault Zone, a major strike-slip fault in Southern California capable of producing earthquakes up to M7.8. The fault runs near densely populated areas including Los Angeles, Long Beach, and Riverside, and its long period of limited activity may indicate an increased potential for a significant seismic event.

The M5.2 earthquake caused no injuries or major damage, but it drew renewed attention to the Elsinore Fault’s potential to generate much larger earthquakes. While historically quiet, the fault forms part of a complex system capable of producing cascading ruptures that could impact millions.

The Elsinore Fault Zone extends about 180 km through Southern California, running parallel to the San Andreas Fault and forming part of the broader San Andreas fault system. It cuts through the Peninsular Ranges and passes near several major population centers, making it a significant seismic hazard.

According to the Southern California Earthquake Data Center (SCEDC), the fault has a slip rate of approximately 4 mm per year, indicating gradual accumulation of tectonic strain. Though relatively quiet in recent decades, this slow deformation contributes to long-term seismic potential. According to Californian seismologists, an earthquake would start on the Elsinore Fault and move onto the Whittier Fault. This would send powerful energy straight into the L.A. Basin, making it one of the more dangerous earthquake scenarios.

In a model developed by the U.S.G.S., an M7.8 earthquake along the Elsinore-Whittier system could produce violent shaking across a wide region. The Elsinore Fault has been relatively quiet historically. The most significant recorded event occurred on May 15, 1910, near Temescal Valley, with an estimated magnitude of M6.0. This earthquake caused minimal damage.

The fault extends southeast into Mexico, connecting with the Laguna Salada Fault. On February 23, 1892, the Laguna Salada Fault experienced a significant earthquake, estimated between M7.1 and 7.3. This event caused damage in both northern Baja California and southern California.

Several cities like Torrance, Santa Monica, and West Hollywood have taken steps to strengthen their buildings against earthquakes. But in Los Angeles, steel frame buildings are still not part of any mandatory retrofit program, a gap that’s sparked concern about how ready the city really is for the next big quake.

In recent years, only two earthquakes with magnitudes above M5.0 have occurred beneath Los Angeles and Orange Counties : M5.1 earthquake in 2014 near Brea and M5.4 event in 2008 near Chino Hills. The 2014 earthquake caused 2.5 million dollars in damage, while the 2008 event resulted in minimal impact.

California’s high earthquake risk comes from its location on the edge of a tectonic plate boundary. The Pacific plate, home to cities like San Diego, Los Angeles, and Santa Barbara, is slowly shifting northwest, while the North American plate, holding San Francisco, the Central Valley, and Big Bear Lake, moves in the opposite direction. This movement builds up stress over time, which is eventually released in potentially destructive earthquakes.

Let’s cross our fingers that no major earthquake causes a disaster during the 2028 Games…

Source : The Watchers.