Rencontres scientifiques à Hawaii (Etats Unis) // Scientific meetings at Hawaii (U.S.)

drapeau francaisDans les prochains jours, l’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO) accueillera des scientifiques de Nouvelle-Zélande et d’Alaska pour des rencontres dans le cadre d’un accord de coopération scientifique et technologique. L’accent sera mis sur les impacts de trois risques volcaniques majeurs: les cendres volcaniques, les gaz volcaniques et les coulées de lave.
La mission du groupe de travail est de fournir des conseils aux personnes, entreprises et collectivités qui sont confrontées aux impacts potentiels de cendres volcaniques. Les scientifiques travaillent en étroite collaboration avec l’International Volcanic Health Hazard Network, réseau qui étudie les conséquences de l’activité volcanique sur la santé humaine. Ils s’efforcent de comprendre les impacts de la cendre volcanique sur l’agriculture, les infrastructures, l’approvisionnement en eau et la santé humaine. Il n’existe en fait que très peu de documents fiables sur les effets de la cendre volcanique sur ces secteurs essentiels de l’activité humaine. Le gouvernement néo-zélandais a permis à l’équipe scientifique de se rendre sur des sites où se sont produites récemment des éruptions explosives afin d’étudier comment les gens ont été affectés et comment ils ont réagi.
Les scientifiques néo-zélandais qui font partie du groupe de travail ont également effectué de nouvelles expériences en laboratoire pour examiner l’impact des chutes de cendre sur les appareils électroniques comme les ordinateurs et les unités de climatisation. Ils ont introduit un ordinateur de bureau dans une pièce close et ont ensuite projeté des volumes variables de cendres volcaniques abrasives et légèrement acides pour voir si le disque dur, l’alimentation et le ventilateur continueraient à fonctionner. Leur résistance à une telle épreuve a été assez surprenante. .
Il arrive que le Kilauea et le Mauna Loa émettent de la cendre pendant les éruptions. Le Kilauea envoie parfois sous le vent de petites quantités de cendre pendant l’éruption en cours. Même si l’accent est mis par l’équipe scientifique sur les éruptions explosives de volcans comme le Mont St. Helens qui émettent beaucoup de cendre, le HVO pourra en tirer des leçons.
Un autre objectif de l’équipe internationale est de connaître les impacts de la coulée de lave du 27 juin, ainsi que des émissions de gaz sur les personnes, les infrastructures et l’agriculture à Hawaii. La coulée de lave a recouvert une route, détruit une maison, partiellement envahi une station de transfert de déchets et menacé des poteaux électriques. Pendant ce temps au sommet du Kilauea, les émissions de gaz volcaniques continuent de se propager sur la Grande Ile et même parfois sur tout l’archipel hawaiien.
D’une manière plus globale, les scientifiques veulent étudier la façon dont les habitants du District de Puna gèrent les contraintes liées à la vie sur un volcan très actif.

Source: Presse hawaïenne.

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drapeau anglaisIn the next few days, the Hawaiian Volcano Observatory will host scientists from New Zealand and Alaska who are funded in part by a joint U.S.-New Zealand Commission on Science and Technology Cooperation. The scientists will focus on the impacts of three important volcanic hazards: volcanic ash, volcanic gas and lava flows.

The working group’s mission is to provide guidance to people, businesses and communities facing potential impacts from volcanic ash. They work in close cooperation with the International Volcanic Health Hazard Network to understand the impacts of ash on agriculture, infrastructure, water supplies and human health. Surprisingly, there is little rigorous documentation of the effects of ash on these critical aspects of human activities. The New Zealand government has made it possible for the team to travel to sites of recent explosive eruptions to study how people were impacted and how they coped.

New Zealand scientists in the working group have also conducted novel laboratory experiments to examine the impact of ashfall on common electronics like computers and air-conditioning units. They left a desktop computer in an enclosed chamber and blast some gritty, abrasive, slightly acidic volcanic ash of varying concentrations into the chamber to see how well the hard drive, power supply and fan continue to function. Surprisingly, they are surprisingly resilient.

Even Kilauea and Mauna Loa have ash-producing eruptions from time to time, and the current activity at the summit of Kilauea occasionally sends small qualities of ash downwind. So, despite the team’s focus on recurring ash eruptions from volcanoes such as Mount St. Helens, HVO will gain something from its efforts.

The second objective of the international team is to learn about the impacts of Kilauea Volcano’s June 27th lava flow and ongoing volcanic gas emissions on people, infrastructure and agriculture in Hawaii. The lava flow buried a road, destroyed one house, partially inundated a new solid waste transfer station and threatened utility poles. Meanwhile at the summit of Kilauea, volcanic gas emissions continue to spread over the island and indeed the entire state.

The scientists are also interested in how people who live in the Puna District deal with the stresses related to living on a very active volcano.

Source: Hawaiian news media.

Coulée 27 juin

Vue de la coulée du 27 juin au début du mois de février 2015

(Crédit photo:  HVO)

De l’argent et des drones pour l’Université d’Hawaii // Money and UAVs for the University of Hawaii

drapeau francaisAlors que les universités françaises se plaignent du manque de financements, l’Université d’Hawaii fait partie de 15 universités sélectionnées par la NASA qui ont reçu une subvention de recherche à des fins pédagogiques.
Chaque université a reçu jusqu’à $ 750 000 (environ 670 000 €) à partir d’une dotation totale de  $ 11,250,000 (environ 10 millions d’euros) pour la recherche et le développement en matière de télédétection, nanotechnologie, astrophysique et aéronautique.
La somme d’argent répartie sur trois ans permettra aux campus de Manoa et Hilo de procéder à des observations des volcans actifs à l’aide de drones sans mettre en péril des vies humaines. L’objectif est d’utiliser plusieurs drones pour étudier les coulées de lave et les panaches volcaniques sur le Kilauea. Cela permettra de comprendre comment les coulées de lave changent en fonction de la topographie, mais aussi de donner des informations sur les gaz à l’intérieur des panaches volcaniques.
L’approbation d’utilisation des drones par le gouvernement fédéral permettra à l’Université d’Hawaii d’obtenir des données sans précédent. Elle permettra aussi à la Protection Civile et à l’USGS sur Big Island de mieux comprendre comment progressent les coulées de lave du Pu’u O’o, ainsi que leurs conséquences sur la santé et la sécurité de la population.
Le centre de recherches Ames et le Jet Propulsion Laboratory de la NASA en Californie épauleront l’Université d’Hawaii pour obtenir la certification de la Federal Aviation Authority qui permettra de faire voler des drones équipés d’instruments de recherche.
Source: NASA.

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drapeau anglaisAt a time when French universities complain about the lack of fundings, the University of Hawaii is one of 15 universities selected by NASA for a competitive educational research grant.

Each university received up to $750,000 of a total $11.25 million grant for research and technology development in remote sensing, nanotechnology, astrophysics and aeronautics.

The three-year award will allow the Manoa and Hilo campuses to develop Unmanned Aerial Vehicle observations of active volcanoes. The aim is to use multiple UAVs to study active lava flows and volcanic plumes at Kilauea volcano. It will allow to understand how the lava flows change in terms of topography of flows, but also give information on gas flux from the volcanic plumes.

The federal approval to use drones will allow the university to obtain unprecedented data. It will enable Big Island Civil Defense and the U.S.G.S. to better understand how lava flows from Pu’u O’o will flow across ground, as well understand health and safety standards.

The NASA Ames Research Center and the Jet Propulsion Laboratory in California will assist UH in its training to receive certification from the Federal Aviation Authority to fly UAVs with attached research instruments.

Source: NASA.

Kilauea-panache

Les drones permettront d’étudier en toute sécurité la lave et le panache de gaz du Kilauea

(Photo:  C. Grandpey)

Mauna Loa (Hawaii / Etats Unis)

drapeau francaisLa dernière éruption du Mauna Loa a eu lieu en1984 et le volcan est placé sous haute surveillance. Les paramètres montrent qu’il est actif et qu’une éruption est probable à plus ou moins long terme.

La sismicité est élevée dans plusieurs parties du volcan. Ainsi, sur l’Upper Southwest Rift Zone et sur le Mokuaweoweo Crater, on a enregistré près de 200 événements en avril. Aucun essaim sismique n’a été enregistré sur le flanc ouest mais la sismicité reste supérieure à la normale avec 13 événements pour le seul mois d’avril. Toutefois, cette sismicité est beaucoup plus faible que celle enregistrée avant les éruptions de 1975 et 1984.

Le gonflement de l’édifice est stable et semblable à celui observé depuis le milieu de l’année 2014.
Aucun changement significatif n’a été enregistré dans les mesures de SO2, CO2 au cours du mois d’avril.

A partir du 3 avril, la température des fumerolles dans le Mokuaweoweo Crater a connu une certaine hausse et est passée de 79,5°C à 83°C. C’est la plus forte hausse enregistrée par les capteurs jusqu’à présent.

Source : HVO.

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drapeau anglaisMauna Loa’s last eruption was in 1984 and the volcano is closely monitored. All parameters show it is active and an eruption is likely in the future.

Seismicity remains elevated in several parts of the volcano. Earthquake rates on the Upper Southwest Rift Zone and Mokuaweoweo Crater remain elevated, with nearly 200 events in April. Though there were no swarms on the west flank of Mauna Loa, earthquake rates remained above background with approximately 13 events occurring in April. However, all earthquakes in the past month have been small relative to sequences observed before eruptions in 1975 and 1984.
Inflation continues and is similar to the average rates measured since the start of the current inflationary period in mid-2014.

No significant changes in SO2, CO2 were recorded by the Mokuaweoweo gas and temperature monitors during April.

Beginning around April 3rd, fumarole temperature rose  om 79.5°C to 83°C by the end of the month. This is the highest temperature recorded by the fumarole monitor, thus far.

Source: HVO.

Mauna-Loa-blog-2

Vue du cratère sommital du Mauna Loa  (Photo:  C.  Grandpey)

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion)

drapeau francaisVoici une synthèse du bilan d’activité dressé par l’Observatoire du Piton de la Fournaise le 25 avril 2015 :

Les séismes volcano-tectoniques superficiels (entre 600 et 1500 m au-dessus du niveau de la mer à l’aplomb du sommet – magnitude inférieure à 0.83) se répartissent sur deux périodes :  .

(1) du 16 au 24 février 2015, l’activité demeure relativement soutenue.
(2) du 25 février au 23 avril, l’activité est très calme avec 6 séismes en 41 jours.

S’agissant des séismes volcano-tectoniques profonds (entre 1 et 7 km sous le niveau de la mer à l’aplomb du sommet – magnitude inférieure à 1.4), 353  événements ont été détectés à ce jour, entre le 16 et le 24 avril. (Les séismes « profonds » précédents étaient localisés sous le flanc est).

L’essaim de séismes profonds enregistré actuellement est comparable aux événements de janvier 2004 ou juin 2009. A noter que dans le premier cas (tout comme en 2007) les séismes profonds apparaissent suite à une éruption latérale. En juin 2009 cette activité survient 6 mois après une éruption et 5 mois avant la suivante.

Un nombre important d’éboulements sommitaux de petit volume (32/jour en moyenne) est détecté au sein du cratère Dolomieu. Cette activité est en augmentation par rapport aux mois précédents.
Depuis la fin de l’éruption de février l’inflation du cône terminal a repris depuis la base du cône sommital jusqu’au sommet (entre 2000 m et le sommet). Cette évolution serait en liaison avec une source d’inflation située aux alentours de 1500 m sous le cratère Dolomieu.

S’agissant des gaz, le flux de SO2 se situe au-dessous ou proche du seuil de détection.
Tendance à l’augmentation du H2S et du CO2

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drapeau anglaisHere is a summary of the activity report released by the Observatory on April 25th, 2015:

Shallow volcano-tectonic earthquakes (between 600 and 1500 metres above sea level neneath the summit – magnitude less than 0.83) occurred over two distinct periods.
(1) from 16 to 24 February 2015, activity remained relatively elevated.
(2) from 25 February to 23 April, activity was very quiet with 6 earthquakes in 41 days.
As far as deep volcano-tectonic earthquakes (between 1 and 7 km under the sea level at the base of the summit – magnitude less than 1.4) are concerned, 353 events were detected to date, between 16 and 24 April . (The previous “deep”earthquakes were located under the eastern flank).
The swarm of deep earthquakes currently registered is comparable to the events of January 2004 or June 2009. Note that in the first case (as in 2007) the deep earthquakes occurred following a lateral eruption. In June 2009 this activity occurred six months after an eruption and 5 months before the next.

A significant number of small volume summit rockfalls (32 / day on average) was detected in the Dolomieu crater. This activity has increased compared to previous months.

Since the end of the February eruption, inflation of the cone has resumed from the base of the summit cone to the summit (between 2,000 m and the top). This might be in conjunction with a source of inflation located around 1500 m below the Dolomieu crater.

As for gases, the SO2 flux is below or near the detection limit.
H2S and CO2 tend to increase.