Quelle est la hauteur exacte de l’Everest? // What is the exact height of Mt Everest?

 A la fin de ma note du 7 mai 2020 sur les opérations de nettoyage et de mesure de l’Everest, j’ai indiqué que la Chine a mené six grandes campagnes de mesures sur le toit du monde. Elles ont révélé une hauteur de 8 848,13 mètres (29 029 pieds) en 1975 et à 8 844,43 mètres (29 017 pieds) en 2005. Cette différence d’altitude a suscité des réactions parmi les visiteurs du blog et je leur dois des explications. Les altitudes différentes sont dues au fait que les méthodes de mesure ont changé au fil du temps. On est passé d’une simple géométrie autrefois au GPS ces dernières années.

Au 19ème  siècle, la hauteur de l’Everest a été calculée en mesurant les angles entre le sommet de la montagne et les points au sol dont les positions par rapport à la hauteur moyenne de la mer étaient déjà connues. Ce sont des scientifiques indiens qui, pour la première fois, ont effectué des mesures visant à définir l’altitude de l’Everest. A cette époque, le sommet est supposé se situer à 8.778 mètres au-dessus du niveau de la mer.
Le chiffre habituel de 29 028 pieds (8 848 mètres), avec une légère marge d’erreur, a été établi par le Survey of India entre 1952 et 1954 et est devenu la hauteur généralement acceptée.
Une mesure effectuée par la Chine en 1975 a proposé 29 029,24 pieds (8 848,11 mètres), tandis que l’Italie, en utilisant des techniques satellitaires, proposait 29 108 pieds (8 872 mètres) en 1987, mais les méthodes de mesure utilisées ont été contestées
En 1992, une nouvelle campagne de mesure italienne, utilisant le GPS et la technologie de mesure laser, a révélé 29 023 pieds (8 846 mètres) en soustrayant de la hauteur mesurée 6,5 pieds (2 mètres) de glace et de neige au sommet. Là encore, la méthodologie utilisée par les Italiens a été remise en question.
En 1999, une campagne américaine, financée par la National Geographic Society et d’autres organismes, a pris des mesures précises à l’aide d’un équipement GPS. La hauteur obtenue – 29 035 pieds (8 850 mètres), plus ou moins 6,5 pieds (2 mètres) – a été acceptée par la Société et par divers spécialistes des domaines de la géodésie et de la cartographie.
Les Chinois ont monté une autre expédition en 2005. Elle a utilisé un radar pénétrant la glace conjointement avec un équipement GPS. Il en est résulté ce que les Chinois ont appelé une «hauteur de roche» de 29 017,12 pieds (8 844,43 mètres), qui, bien que largement diffusée dans les médias, n’a été reconnue que par la Chine au cours des années suivantes. Le Népal en particulier a contesté la hauteur chinoise, préférant ce que l’on a appelé la «hauteur de neige» de 29 028 pieds (8847 73 mètres).
En avril 2010, la Chine et le Népal ont convenu de reconnaître la validité de ces deux chiffres. Malgré cela,  c’est en général la hauteur de 1954 (8 848 m) qui continue à servir de référence.
En 2019, le Népal a envoyé sur l’Everest une équipe d’alpinistes nommés par le gouvernement pour en mesurer la hauteur. L’objectif était, entre autres, de mettre un terme aux spéculations persistantes selon lesquelles la plus haute montagne du monde se serait rapetissée. Un débat houleux a éclaté à la suite du puissant séisme qui a secoué le Népal en 2015. Certains ont affirmé que le séisme avait réduit la hauteur de la montagne. Espérons que l’expédition népalaise sera en mesure de dire la vérité, rien que la vérité. Il semblerait que les derniers chiffres n’aient pas encore été communiqués.

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In my post about the cleaning and measuring of Mt Everest (May 7th, 2020), I indicated that China conducted six major surveys of Mount Everest. They registered its height at 8,848.13 metres (29,029 feet) in 1975 and 8,844.43 metres (29,017 feet) in 2005. This difference in the altitude of Mt Everest is due to the fact that methods to measure the mountain have changed over time, from simple geometry in the past, to GPS more recently.

In the 19th century, the height of Mt Everest was calculated by measuring the angles between the top of the mountain and points on the ground whose positions relative to the average height of the sea were already known. Indian scientists were the first to determine the height of the mountain. they explained it was 8,778 metres above sea level.

The usual figure 29,028 feet (8,848 metres), plus or minus a fraction, was established by the Survey of India between 1952 and 1954 and became widely accepted.

A Chinese survey in 1975 obtained the figure of 29,029.24 feet (8,848.11 metres), and an Italian survey, using satellite surveying techniques, obtained a value of 29,108 feet (8,872 metres) in 1987, but questions arose about the methods used.

In 1992 another Italian survey, using the Global Positioning System (GPS) and laser measurement technology, yielded the figure 29,023 feet (8,846 metres) by subtracting from the measured height 6.5 feet (2 metres) of ice and snow on the summit, but the methodology used was again called into question.

In 1999 an American survey, sponsored by the (U.S.) National Geographic Society and others, took precise measurements using GPS equipment. Their finding of 29,035 feet (8,850 metres), plus or minus 6.5 feet (2 metres), was accepted by the society and by various specialists in the fields of geodesy and cartography.

The Chinese mounted another expedition in 2005 that utilized ice-penetrating radar in conjunction with GPS equipment. The result of this was what the Chinese called a “rock height” of 29,017.12 feet (8,844.43 metres), which, though widely reported in the media, was recognized only by China for the next several years. Nepal in particular disputed the Chinese figure, preferring what was termed the “snow height” of 29,028 feet (8847 73 metres).

In April 2010 China and Nepal agreed to recognize the validity of both figures. However, the 1954 height (8,848 m) remains the widely accepted figure.

In 2019, Nepal sent a team of government-appointed climbers up Mount Everest to remeasure its height. The aim was, among others, to quash persistent speculation that the world’s tallest mountain has shrunk.A heated debate erupted in the aftermath of a massive earthquake in Nepal in 2015, with suggestions the powerful tremor had knocked height off the lofty peak. Let’s hope the Nepalese expedition will tell the truth, nothing but the truth. It seems these latest figures have not been released yet.

Crédit photo: Wikipedia

COVID-19: Les Chinois nettoient et mesurent l’Everest // COVID-19 : The Chinese clean and measure Mt Everest

Dans une note publiée le 14 avril 2020 et intitulée « L’Everest est fermé, mais reste une poubelle ! »,  j’expliquais qu’en raison de la pandémie de COVID-19, tout accès à l’Everest est actuellement fermé, que ce soit du côté chinois ou népalais. La montagne est déserte et les sherpas sont au chômage.
Cette situation inhabituelle offrirait une belle occasion de nettoyer la montagne et la débarrasser de tous les déchets. Cela donnerait également du travail aux sherpas qui n’auront pas de revenus cette saison. La campagne de nettoyage ne semble pas près de démarrer du côté népalais de l’Everest car le gouvernement a rejeté cette idée.
En revanche, les autorités chinoises ont changé leur fusil d’épaule. Des scientifiques chinois vont profiter de la fermeture de l’Everest aux randonneurs pour effectuer un nettoyage de printemps. L’absence de visiteurs permettra de collecter les déchets sur l’Everest et d’autres sommets très fréquentés. Les scientifiques profiteront également de la situation pour effectuer des mesures et autres relevés
L’agence de presse Xinhua indique qu’une équipe de 53 membres du Département des Ressources Nationales effectue des travaux scientifiques depuis le début du mois de mars et qu’une campagne de mesures devrait commencer ce mois-ci. Le réseau satellitaire chinois Beidou sera utilisé pour déterminer la hauteur exacte des sommets ainsi que les ressources naturelles disponibles. Les scientifiques mesureront également l’épaisseur de la neige, les conditions météorologiques et la vitesse du vent dans le cadre de la surveillance des glaciers et de la protection de l’environnement.
La Chine a déjà effectué six grandes campagnes de mesures sur l’Everest. Le plus haut sommet émergé de la planète mesurait 8848,13 mètres (29029 pieds) en 1975 et 8844,43 mètres (29017 pieds) en 2005.
Source: Yahoo News UK.

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In a post released on April 14th, 2020, entitled Everest closed, but still a garbage dump! I explained that because of the COVID-19 pandemic, all access to Mount Everest had been closed, whether on the Chinese or the Nepalese side. The mountain was empty and the sherpas out of work.

This unusual situation would be a good opportunity to clean the mountain and get rid of the rubbish. It would also give employment to the sherpas who have lost this season’s income. However, the cleanup campaign does not seem ready to start. Nepal’s government has rejected the initiative.

It is now different on the Chinese side of the mountain. Scientists from China are taking advantage of Mount Everest being closed to hikers to give the peak a spring clean. The lack of climbers will allow to collect rubbish from Everest and other popular climbing peaks. Scientists will also take advantage of the situation to carry out survey work

The official Xinhua News Agency says a 53-member team from the Ministry of National Resources has been conducting preliminary scientific work since early March and survey work on the mountain is due to start this month. China’s network of Beidou satellites will be used in a survey to determine the mountain’s current height and natural resources. Scientists will also measure snow depth, weather and wind speed to facilitate glacier monitoring and ecological protection

China has conducted six major surveys of Mount Everest. They registered its height at 8,848.13 metres (29,029 feet) in 1975 and 8,844.43 metres (29,017 feet) in 2005.

Source: Yahoo News UK.

Crédit photo : Wikipedia

L’Everest est fermé, mais reste une poubelle! // Everest closed, but still a garbage dump!

C’est bien connu : les expéditions d’alpinistes qui se rendent sur l’Everest dans l’espoir d’atteindre le sommet laissent beaucoup de déchets derrière elles, à tel point que la montagne a été surnommée «la plus haute poubelle du monde». Des tentes fluorescentes, du matériel d’escalade abandonné, des bonbonnes de gaz vides et des excréments humains jonchent le trajet emprunté jusqu’au sommet qui culmine à 8 848 mètres. J’ai déjà attiré l’attention sur ce problème dans une note mise en ligne le 19 juin 2018.
En raison de la pandémie de COVID-19, tous les accès à l’Everest ont été fermés, que ce soit du côté chinois ou népalais. Une seule expédition chinoise a escaladé le côté nord cette saison.
La montagne est déserte et les sherpas sont au chômage. Cette situation inhabituelle offrirait une belle occasion de nettoyer la montagne et la débarrasser de tous les déchets. Cela donnerait également du travail aux sherpas qui n’auront pas de revenus cette saison.
Cependant, la campagne de nettoyage ne semble pas près de démarrer. Le gouvernement népalais a rejeté cette idée. En mars 2020, les autorités ont suspendu les permis pour toutes les expéditions, quelles qu’elles soient, suite à l’épidémie de coronavirus. Cette décision a obligé l’armée népalaise à annuler une ambitieuse campagne de nettoyage de six montagnes, dont l’Everest.
Il est clair qu’un nettoyage des pentes de l’Everest est urgent. L’année dernière, une équipe de 14 personnes a passé six semaines à récupérer des déchets au camp de base de l’Everest et au Camp 4, à près de 8 000 mètres d’altitude. Quatre cadavres ont été évacués, ainsi que plus de 10 tonnes de bouteilles en plastique, de canettes et de matériel d’escalade. Tout cela ne représente qu’une fraction des déchets sur l’Everest. Les camps les plus difficiles à atteindre restent jonchés de détritus et de matériel abandonné. Comme il n’y a plus personne sur la montagne, il serait beaucoup plus facile et plus rapide pour les sherpas de la nettoyer et de redescendre dans la vallée une grande quantité de déchets.
Comme je l’ai écrit précédemment, les alpinistes étrangers paient au moins 30 000 dollars pour s’attaquer à l’Everest, mais les Népalais disent que ces gens se soucient peu de l’environnement. Le Népal prélève une caution de 4 000 dollars qui est restituée si chaque visiteur rapporte au moins huit kilos de déchets. En réalité, à peine la moitié des alpinistes revient avec des détrituss. Au printemps de l’année dernière, la fenêtre d’escalade qui commence normalement en avril a vu un nombre record d’alpinistes ; 885 personnes ont tenté d’atteindre le sommet de l’Everest.

La pandémie de COVID-19 aura au moins eu un avantage. Avec la chute des émissions de gaz polluants, l’atmosphère s’est purifiée dans l’Himalaya et on peut actuellement apercevoir les hauts sommets de la chaîne himalayenne depuis 200 kilomètres de distance, ce qui ne s’était jamais vu depuis plusieurs décennies.
Source: Yahoo News, AFP.

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It has been known for a long time that the mountaineering expeditions on Mount Everest leave a lot of garbage behind them, so much that the worlld’s highest mountain has been called “the highest garbage dump”. Fluorescent tents, discarded climbing equipment, empty gas canisters and human excrement litter the well-trodden route to the 8,848;-metre high summit. I drew attention to the problem in a post released on June 19th, 2018.

Because of the COVID-19 pandemic, all access to Mount Everest has been closed, whether on the Chinese or the Nepalese side. Only a Chinese team has climbed on the north side this season.

The mountain is empty and the sherpas are out of work. This unusual situation would  be a good opportunity to clean the mountain and get rid of the rubbish. It would also give employment to the sherpas who have lost this season’s income.

However, the cleanup campaign does not seem ready to start. Nepal’s government has rejected the initiative. In March 2020, authorities suspended permits for all mountain expeditions over the coronavirus outbreak, forcing the Nepal army to cancel an ambitious clean-up on six mountains including Everest.

Looking at the slopes of Mount Everest, it is clear that some cleanup is necessary. Last year, a 14-person team spent six weeks scouring for litter at the Everest base camp and at Camp 4, nearly 8,000 metres up. They cleared the mountain of four bodies and over 10 tonnes of plastic bottles, cans and climbing equipment. However, it was just a fraction of Everest’s rubbish, with the harder to reach camps still littered with abandoned gear. With the mountain empty, it would be much easier and faster for the sherpas to clean the mountain and they would be able to bring down a vast amount of trash.

As I put it before, foreign climbers pay at least $30,000 to tackle Everest but locals say they pay little attention to their environmental fallout. Nepal levies a $4,000 rubbish deposit for each team to be refunded if each climber brings back eight kilos of waste, but only half return with trash. Last year’s spring climbing window, which normally starts in April, saw a record 885 people summit Everest.

The COVID-19 pandemic will at least have an advantage. With the drop in emissions of polluting gases, the atmosphere has been purified in the Himalayas and one can now see the high peaks of the Himalayan range from 200 kilometers away, which had been impossible for several decades.

Source : Yahoo News, AFP.

Vue de l’Everest et du camp de base côté népalais (Source: Wikipedia)

Le coronavirus stoppe les expéditions sur l’Everest // COVID-19 stops expeditions on Mt Everest

Le confinement qui a été décrété en Chine et au Népal en raison de la crise sanitaire du coronavirus entraîne l’arrêt des expéditions sur l’Everest. Cette situation aura des conséquences financières pour les sherpas, les cuisiniers, les porteurs et les autres personnes qui vivent des expéditions.

Cela affectera également les clients qui ont souvent dépensé des sommes folles – entre 35 000 et 85 000 dollars – sans oublier les guides qui doivent encore payer leurs équipements..

De la même façon, les tour opérateurs qui organisent les expéditions ont eux aussi des frais, malgré l’interdiction d’accès à l’Everest. Il est probable que de nombreuses structures ne survivront pas à cette crise.
La Chine a fermé la voie nord à travers le Tibet en raison de la pandémie de COVID-19 le 12 mars 2020. Le lendemain, les expéditions vers le Népal ont également été mises à l’arrêt. L’Everest est à cheval sur la frontière entre le Népal et la Chine et peut être escaladé des deux côtés.
En fermant la voie d’accès sud, le gouvernement népalais va perdre les quelque 4 millions de dollars qu’il perçoit d’habitude avec la vente des permis. Des milliers de personnes au Népal dépendent de l’argent en provenance des expéditions. Le tourisme de haute montagne dans la région rapporte environ 300 millions de dollars par an , essentiellement pendant la saison printanière qui commence en mars et se termine en mai. La fermeture d’accès à l’Everest met des milliers de personnes au chômage.

Une conséquence du verrouillage actuel pourrait être un afflux massifs de visiteurs une fois que les voies d’accès seront à nouveau ouvertes. Il y aura une forte demande de treks. Il serait souhaitable que le Népal mette en place des réglementations d’accès à la montagne ; sinon, de nombreuses difficultés apparaîtront l’année prochaine.
Pour les sherpas, le problème est maintenant de trouver d’autres occupations pour gagner leur vie après l’arrêt de leur principale source de revenus. Ils ont cruellement besoin d’argent pour entretenir leurs familles. Cet argent aide à financer les études des enfants, payer le loyer de la maison et les bien de consommation courante.

Les sherpas sont l’épine dorsale d’une expédition, les premiers à atteindre l’Everest et les derniers à descendre dans la vallée. Ce sont eux qui installent les camps, transportent le matériel et font la cuisine pour les expéditions. Ils installent les cordes et les échelles au-dessus des crevasses afin de permettre aux alpinistes d’atteindre le sommet.
Un sherpa peut gagner 10 000 dollars, ou plus s’il atteint le sommet. Les porteurs ou cuisiniers des camps gagnent en moyenne entre 3 000  et 5 000 dollars au cours de leurs trois mois de travail. Il s’agit d’un montant important par rapport au revenu annuel par habitant qui est de 1035 dollars au Népal.
Il y a déjà eu des interruptions d’expéditions sur l’Everest: une avalanche déclenchée par un séisme a tué 19 personnes dans le camp de base en 2015 et une autre avalanche en 2014 a tué 16 sherpas népalais.
Pour la plupart des gens, le COVID-19 ne provoque que des troubles légers ou modérés, comme de la fièvre et de la toux ; la grande majorité guérissent en une quinzaine de jours. Mais les conséquences s’amplifient en très haute montagne et peuvent devenir dramatiques au camp de base où des grimpeurs sont répartis dans des tentes pendant la phase d’acclimatation. À très haute altitude, le système respiratoire est très sollicité et très éprouvé. Dans la mesure où coronavirus affecte en priorité le système respiratoire, on peut se trouver confronté à des pneumonies  pouvant entraîner la mort.
Source: AP News.

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The lockdown in China and Nepal because of the coronavirus sanitary crisis means the closure of Mount Everest. This situation will have significant financial ramifications for the local sherpas, cooks, porters and other personnel who make their living from the expeditions. It will also affect the clients who paid big money and expedition guides who are still on the hook for expenses. However, everybody agrees it was the right decision in light of the coronavirus

The sherpas badly need the money for their families.  It helps finance the children’s studies, the house rent and the groceries.

Also losing money are clients, who dole out anywhere between $35,000 to $85,000 to be led up the mountain, and expedition operators who have expenses to pay despite the closure.

It is likely many businesses will not survive this crisis.

China shut down the northern route through Tibet due to the COVID-19 pandemic on March 12th, 2020. A day later, expeditions to the Nepal side were closed, too. Everest straddles the border between Nepal and China and can be climbed from both sides.

By shutting down the passage through the south route of Everest, the Nepal government stands to lose some $4 million in permits alone. There are thousands of people who depend on the money spent by climbers in Nepal. The mountaineering industry in the region brings in about $300 million annually and most of it during the spring climbing season that begins in March and ends in May. As a consequence, the closure of the mountains has made thousands of people jobless in the mountaineering community.

A consequence of the current lockdown might be an overcrowding on the mountain when the routes are open again. There will be a backlog of clients eager to make the trek, along with a new batch of climbers. It would be very important that Nepal puts reasonable regulations in place for operators and climbers; otherwise, many problems will appear next year.

For the sherpas, the problem is now to find something else to do to make a living  after their source of income was halted. They are the backbone of an expedition, the first to reach Everest each climbing season and the last to leave. They set up the camps, carry the equipment and cook the food for climbing parties. They fix the ropes and ladders over the crevasses in order to enable mountaineers to scale the peak.

Generally, a sherpa can earn $10,000 or more should they summit. Porters or cooks at the mountaineers’ camps average between $3,000 and $5,000 during their three months of work. This is a significant amount compared with Nepal’s $1,035 annual per capita income.

The climbing community has seen an interruption on Everest before: An earthquake-triggered avalanche killed 19 at the base camp in 2015 and another avalanche in 2014 killed 16 Nepali workers.

For most people, COVID-19 causes only mild or moderate symptoms, such as fever and cough, with the vast majority recovering in about two weeks. But anything respiratory can have dire consequence at base camp, where there are climbers scattered around in tents as they acclimate. At high altitude respiratory systems are much distressed and challenged. The coronavirus, which affects the respiratory system and can lead to pneumonia, would absolutely be much more serious and lead to potentially serious consequences and fatalities much more quickly at altitude.

Source: AP News.

Face nord de l’Everest (Crédit photo: Wikipedia)

Il fut une époque où j’avais envisagé de randonner jusqu’au camp de base de l’Everest, et puis les enfants sont nés ; c’est tombé à l’eau. Finalement, quand je vois les amoncellements de détritus sur cette montagne, je ne regrette rien.

Fonte des glaciers: L’Everest livre ses morts // Glacier melting : Mount Everest delivers its dead

Depuis qu’il a été conquis pour la première fois par Sir Edmunund Hillary et son sherpa Tenzing Norgay en 1953, plus de 4 800 alpinistes ont escaladé l’Everest, le plus haut sommet du monde avec 8848 mètres au-dessus du niveau de la mer.* Ces dernières années, le nombre d’alpinistes a suscité des inquiétudes par leur trop grand nombre, ce qui a aggravé encore davantage les dangers sur la montagne. Quelque 563 alpinistes ont escaladé le sommet depuis le sud du Népal en 2018. 293 sont morts depuis la première tentative d’ascension et on pense que les deux tiers des corps sont encore ensevelis sous la neige et la glace. De 2000 à 2018, le nombre de décès a augmenté pour atteindre en moyenne 6 décès par an. Les corps sont récupérés au printemps du côté chinois, au nord, au début de la saison d’ascension de la montagne.
Plusieurs études montrent que les glaciers de l’Everest, ainsi que la plupart sur la chaîne himalayenne, fondent et s’amincissent rapidement. Une étude réalisée en 2015 a révélé que les petits lacs du glacier Khumbu – que les alpinistes doivent franchir pour escalader l’Everest – s’agrandissent et se rejoignent en raison de la fonte accélérée de la neige et de la glace. L’armée népalaise a vidangé le lac Imja, près de l’Everest, en 2016, car l’eau de fonte des glaciers avait atteint un niveau dangereu. Une autre équipe de chercheurs a effectué des forages dans le glacier Khumbu en 2018 et constaté que la glace était plus chaude que prévu. Le résultat de leurs recherches, publié dans la revue Scientific Reports en 2018, a révélé: «une température de glace minimale de seulement -3,3°C ; même la glace la plus froide était plus chaude de 2°C que la température moyenne annuelle de l’air. Le rapport du Centre for Integrated Mountain Development indique que si le réchauffement climatique se poursuit, les deux tiers des glaciers de l’Himalaya auront probablement fondu d’ici 2100. Cette fonte pourrait provoquer des inondations importantes et détruire des cultures.
Les responsables des expéditions sur l’Everest découvrent de plus en plus de cadavres d’alpinistes sur le plus haut sommet du monde car les températures de plus en plus élevées font fondre les glaciers et la neige. Plus de 200 alpinistes sont morts au sommet depuis 1922, année où les premiers décès ont été recensés sur l’Everest. On pense que la majorité des corps sont restés enfouis sous les glaciers ou sous la neige.
Le changement climatique affecte rapidement le Népal. Dans certaines régions, les glaciers perdent un mètre d’épaisseur chaque année. En conséquence, les cadavres sont de plus en plus exposés et découverts par les alpinistes. Par exemple, depuis 2008, une compagnie de sherpas a découvert à elle seule sept corps parmi lesquels certains remontent à une expédition britannique dans les années 1970.
L’Association nationale des guides de montagne du Népal est inquiète, car ce type de découverte est de plus en plus courant et perturbe leur travail. La plupart des cadavres sont descendus dans les villes. Les autres sont recouverts de roche ou de neige et sont l’objet de prières en signe de respect.
Les guides de montagne déplorent l’inaction des autorités face aux cadavres retrouvés sur la montagne. Récupérer et rapatrier les corps depuis les camps les plus élevés peut être à la fois dangereux et coûteux. Les autorités estiment qu’il en coûte entre 40 000 et 80 000 dollars pour redescendre des cadavres. Les tâches les plus dangereuses ont lieu à 8 700 mètres, près du sommet de l’Everest.

Source: Presse internationale; Glaciers en péril.

* J’ai apporté cette précision car il est bon de rappeler que l’Everest n’est pas la plus haute montagne sur terre. En effet, si on se réfère au centre de la Terre, le Chimborazo en Equateur dépasse l’Everest de 1 811 mètres. D’autre part, pris depuis sa base au fond de l’Océan Pacifique, le Mauna Kea à Hawaii est la plus haute montagne de la planète avec10 210 mètres de hauteur.

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Since it was first conquered by Sir Edmunund Hillary and his sherpa Tenzing Norgay in 1953, more than 4,800 climbers have scaled Mount Everest, the highest peak on Earth with 8,848 metres above sea level*. In recent years, the number of climbers has concern about overcrowding, further exacerbating the dangers on the mountain. Some 563 climbers scaled the peak from Nepal’s southern side in 2018. 293 mountaineers have died on the peak since the first ascent attempt and two-thirds of bodies are thought still to be buried in the snow and ice. From 2000 to 2018 deaths have increased to 6 annual deaths Bodies are being removed on the Chinese side of the mountain, to the north, as the spring climbing season starts.

Several studies show that glaciers in the Everest region, as in most parts of the Himalayas, are fast melting and thinning. A study in 2015 revealed that ponds on the Khumbu Glacier – that climbers need to cross to scale the mighty peak – were expanding and joining up because of the accelerated melting. Nepal’s army drained the Imja Lake near Mount Everest in 2016 after its water from rapid glacial-melt had reached dangerous levels. Another team of researchers drilled the Khumbu Glacier in 2018 and found the ice to be warmer than expected. The research, published in the journal Scientific Reports in 2018, revealed: “a minimum ice temperature of only −3.3 °C, with even the coldest ice being a full 2 °C warmer than the mean annual air temperature. The report from the International Centre for Integrated Mountain Development says that if global warming continues, two-thirds of Himalayan glaciers could melt by 2100 and that the melting ice could cause major floods and destroy crops.

Mount Everest expedition operators are finding increasing numbers of climbers’ dead bodies on the world’s highest peak as high temperatures melt glaciers and snow. More than 200 mountaineers have died on the peak since 1922, when the first climbers’ deaths on Everest were recorded. The majority of bodies are believed to have remained buried under glaciers or snow.

Climate change is affecting Nepal rapidly. In some areas, glaciers are melting by a metre every year. As a consequence, dead bodies are increasingly being exposed and discovered by climbers. For instance, since 2008 a single sherpa company has brought down seven dead bodies of some mountaineers, some dating back to a British expedition in the 1970s.

The Nepal National Mountain Guides Association is worried as this kind of discovery is increasingly common and affects their operations. Most of the dead bodies are brought to the towns. The others are covered with rock or snow and respected by prayers.

The mountain guides regret the authorities’ lack of action in dealing with dead bodies encountered on the mountain. Recovering and removing bodies from the higher camps can be both dangerous and expensive. Experts say it costs $40,000 to $80,000 to bring down dead bodies. One of the most dangerous recoveries is at 8,700 meters, near the summit of Mt Everest.

Source: International press; Glaciers en péril.

* I made this clarification because it is good to remember that Mt Everest is not the highest mountain on Earth. Indeed, if one refers to the centre of the Earth, Chimborazo (Ecuador) exceeds Everest by 1,811 meters. What is more, taken from its base at the bottom of the Pacific Ocean, Mauna Kea (Hawaii) is the highest mountain on the planet with 10,210 metres in height.

Face nord de l’Everest (côté Tibet) [Crédit photo: Wikipedia]

L’Everest, le plus haut tas d’ordures de la planète // Mount Everest, the highest rubbish dump of the world

Des décennies d’expéditions commerciales ont transformé l’Everest en une véritable décharge, sans aucun doute la plus haute du monde. La cause de cette catastrophe environnementale, c’est le nombre croissant d’alpinistes qui n’accordent que peu d’attention aux déchets qu’ils laissent derrière eux. Des tentes fluorescentes, du matériel d’escalade, des bouteilles de gaz vides et même des excréments humains jonchent le parcours qui conduit vers le sommet et ses 8 848 mètres.
Le nombre de candidats à l’ascension de l’Everest a grimpé en flèche – au moins 600 personnes ont escaladé la montagne jusqu’à présent rien que cette année – ce qui a contribué à aggraver le problème. Dans le même temps, la fonte des glaciers causée par le réchauffement climatique expose les déchets qui se sont accumulés sur la montagne depuis qu’Edmund Hillary et le sherpa Tenzing Norgay ont atteint le sommet pour la première fois il y a 65 ans.
Certes, des efforts ont été faits pour essayer d’enrayer le problème. Il y a cinq ans, le Népal a mis en place une caution de 4 000 dollars par équipe, qui serait remboursée si chaque alpiniste rapportait au moins 8 kilogrammes de déchets. Du côté tibétain, une mesure analogue a été adoptée et les alpinistes sont condamnés à une amende de 100 dollars par kilogramme de déchets non redescendus. En 2017, les alpinistes du côté népalais ont ramené près de 25 tonnes de déchets domestiques et 15 tonnes d’excréments. Cette saison, une récolte de déchets encore plus importante a été réalisée, mais ce n’est qu’une petite fraction comparée à la masse d’immondices laissés sur place chaque année, en sachant que seulement la moitié des alpinistes rapportent les quantités requises. D’autres préfèrent abandonner l’argent de la caution, mais ce n’est que peu de chose à côté des sommes de 20 000 à 100 000 dollars qu’ils ont déboursées pour tenter l’aventure de l’ascension. Le problème est aussi aggravé par les pots-de-vin acceptés par certains responsables pour fermer les yeux.
L’ascension de l’Everest est une entreprise commerciale qui a connu un grand essor au cours des deux dernières décennies. Cela a fait venir de plus en plus d’alpinistes inexpérimentés, attirés par des organisateurs d’expédition bon marché qui cherchaient à tout prix une clientèle. Cette inexpérience n’a fait qu’accroître le problème des ordures.
Les sherpas, les guides de haute montagne et d’autres personnes issues de la population locale transportent des équipements de plus en plus lourds comprenant, entre autres, des tentes, des bouteilles d’oxygène et des cordes. Autrefois, la plupart des alpinistes transportaient leur propre équipement, comme des vêtements, de la nourriture, un sac de couchage ainsi que de des bouteilles d’oxygène. Aujourd’hui, beaucoup d’alpinistes préfèrent engager des sherpas pour tout transporter. Comme ces derniers doivent s’occuper de l’équipement de leurs clients, ils ne sont plus en mesure de transporter les déchets.
Les écologistes craignent que la pollution de l’Everest affecte également les sources d’eau potable dans la vallée. À l’heure actuelle, les déchets du camp de base sont descendus au village voisin, situé à une heure de marche, et déversés dans des tranchées. Ces déchets sont ensuite emportés vers l’aval par les pluies de la mousson et les effluents se déversent dans la rivière.
Certains ingénieurs envisagent d’installer une usine de biogaz près du camp de base de l’Everest ; elle permettrait de transformer les excréments des alpinistes en engrais. Une autre solution serait de mettre en place une équipe spéciale dédiée au ramassage des ordures. La plupart des sherpas admettent que ce n’est pas tâche facile et que le gouvernement devrait obliger les groupes d’alpinistes à nettoyer et appliquer les lois de manière plus stricte.
Source: The Japan Times.

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Decades of commercial mountaineering have turned Mount Everest into the world’s highest rubbish dump as an increasing number of climbers pay little attention to the ugly footprint they leave behind. Fluorescent tents, discarded climbing equipment, empty gas canisters and even human excrement litter the route to the summit of the 8,848-metre peak.

As the number of climbers on the mountain has soared – at least 600 people have scaled the peak so far this year alone – the problem has worsened. Meanwhile, melting glaciers caused by global warming are exposing trash that has accumulated on the mountain since Edmund Hillary and Tenzing Norgay made the first successful summit 65 years ago.

Efforts have been made. Five years ago Nepal implemented a 4,000-dollar rubbish deposit per team that would be refunded if each climber brought down at least 8 kilograms of waste. On the Tibet side of Mt Everest, they are required to bring down the same amount and are fined 100 dollars per kilogram if they don’t. In 2017 climbers in Nepal brought down nearly 25 tons of trash and 15 tons of human waste. This season, even more was carried down but this is just a fraction of the rubbish dumped each year, with only half of climbers lugging down the required amounts. Instead, many climbers opt to forfeit the deposit, a drop in the ocean compared to the $20,000-$100,000 they will have forked out for the experience. Compounding the problem, some officials accept small bribes to turn a blind eye.

The Everest industry has boomed in the last two decades. This has drawn inexperienced mountaineers attracted by low-cost expedition operators desperate for customers. This inexperience is exacerbating the rubbish problem.

Sherpas, high altitude guides and workers drawn from the indigenous local ethnic group, carry heavier items including tents, extra oxygen cylinders and ropes up the mountain. Previously most climbers would take their own personal kit like extra clothes, food, a sleeping bag as well as supplemental oxygen. But now, many climbers can’t manage, leaving the Sherpas to carry everything. As they have to carry the client’s gear, so they are unable to carry down rubbish.

Environmentalists are concerned that the pollution on Everest is also affecting water sources down in the valley. At the moment the raw sewage from base camp is carried to the next village – located at a one-hour walk – and dumped into trenches. This waste then gets flushed downhill during the monsoon into the river.

Some engineers are considering installing a biogas plant near Everest base camp that would turn climber poo into a useful fertilizer. Another solution would be a dedicated rubbish collection team. Most sherpas admit it is not an easy job ans that the government needs to motivate groups to clean up and enforce rules more strictly.

Source : The Japan Times.

Vue du camp de base de l’Everest, côté népalais (Crédit photo : Wikipedia)

Les Américains sont-ils en train de prendre conscience de la fonte des glaciers? // Are Americans getting aware of glacier melting ?

Les glaciers fondent aux Etats-Unis et, pour la première fois, une étude effectuée par des chercheurs de l’Université de Washington a montré à quelle vitesse ils fondent et disparaissent. Ces informations sont très inquiétantes et montrent qu’un avenir sans glacier pourrait arriver plus tôt que prévu.
Un chercheur de l’Université de Washington à Seattle a mis au point une nouvelle technique pour mesurer l’épaisseur des glaciers ; elle consiste à utiliser des images satellitaires haute résolution pour suivre les variations d’altitude. Grâce à cet outil, le scientifique a pu suivre les fluctuations de niveau de 1 200 glaciers aux États-Unis.
Les résultats ont confirmé ce que beaucoup craignaient: Les glaciers fondent rapidement. Selon cette étude, la perte totale de glace sur le Mont Rainier s’élève à environ 0,7 kilomètres cubes depuis 1970; cela équivaut à une perte d’épaisseur de glace de 7,5 mètres sur l’ensemble du sommet du volcan.

On a observé de profonds changements sur le Mont Rainier au cours des 45 dernières années et, pour la première fois, les scientifiques sont en mesure de quantifier avec précision la quantité de neige et de glace qui a disparu.
Les mesures récentes ont nécessité plusieurs années de travail pour rassembler toutes les données. L’étude a débuté en 2012 avec la collecte des données sur la perte subie par les glaciers des Etats-Unis. Le chercheur a utilisé pour cela le système d’imagerie par satellite à haute résolution qu’il avait créé précédemment pour suivre les variations de niveau des calottes glaciaires en Antarctique et au Groenland. La caméra embarquée à bord du satellite prend deux photos de chaque glacier à quelques minutes d’intervalle, puis elle utilise un logiciel automatisé pour créer un modèle 3D de la surface du glacier. L’étude fournit un bilan pour les 1200 glaciers dans les 48 états situés au sud du Canada.
Auparavant, les géologues s’appuyaient sur des photographies de glaciers prises depuis des avions et des satellites, ou utilisaient des sondes plantées dans la neige pour mesurer la vitesse de fonte. La nouvelle technique consistant à utiliser des images satellitaires haute résolution permet d’avoir une vision parfaite des effets du changement climatique sur les ressources naturelles du pays, avec une précision d’environ 30 centimètres.
On sait que les glaciers fondent. En 2015, une étude du World Glacier Monitoring Service a compilé plus de 40 000 mesures d’épaisseur de glaciers à travers le monde. Cette étude a révélé qu’en moyenne les glaciers perdent environ un mètre d’épaisseur chaque année. D’autres recherches ont estimé qu’à la vitesse actuelle de fonte, les glaciers autour de l’Everest pourraient complètement disparaître d’ici 2100.
Source: Université de Washington.

Parallèlement à la publication de cette étude, un rapport du Government Accountability Office (GAO) indique que le changement climatique coûte aux contribuables américains des milliards de dollars chaque année. Ces coûts devraient augmenter au fur et à mesure que les tempêtes dévastatrices, les inondations, les incendies de forêt et les sécheresses deviendront plus fréquentes dans les décennies à venir.
Le rapport indique que les impacts fiscaux du changement climatique peuvent varier considérablement d’une région à l’autre. Le Sud-Est des Etats-Unis est exposé à un risque accru en raison du risque de submersion des zones côtières par les tempêtes et l’élévation du niveau de la mer. Le Nord-Est est également menacé par les vagues pendant les tempêtes et par l’élévation du niveau de la mer, mais pas autant que le sud-est. Le Midwest et les grandes plaines sont susceptibles de voir leurs rendements diminuer. L’Ouest devrait connaître une sécheresse accrue, des incendies de forêt et des vagues de chaleur faisant des victimes.
Des copies préliminaires de ce rapport ont été adressées à la Maison-Blanche et à l’Agence de Protection de l’Environnement, qui n’ont fait aucun commentaire officiel susceptible d’être joint au rapport du GAO.
Source: Presse américaine.

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American glaciers are melting, but for the first time research from the University of Washington has been able to show just how much and just how fast they are disappearing. The news is unsettling and hints that a glacier-less future could be here sooner than expected.

A researcher at the University of Washington in Seattle, has developed a new technique to measure glacier thickness that involves using high-resolution satellite images to track elevation changes. Using this tool, he was able to track elevation changes in 1,200 glaciers in the U.S.

The results have confirmed what many people have feared: these glaciers are melting quickly. According to the research, cumulative ice loss at Mount Rainier in Washington has measured about 0.7 cubic kilometres since 1970; this is equal to removing a 7.5-metre-thick layer of ice from the entire mountain top.

There are some big changes that have happened on Mount Rainier in the last 45 years, and for the first time scientists are able to very precisely quantify exactly how much snow and ice has been lost.

The researcher’s recent measurements took several years to gather. He started his project in 2012, gathering data on glacier loss in the continental U.S by using the high-resolution satellite imaging system that he originally created to track elevation changes in massive ice sheets in Antarctica and Greenland. The satellite camera takes two photos of the glaciers a few minutes apart and then uses automated software to create a 3-D model of the glacier surface. The study provides a tally of 1,200 mountain glaciers in the lower 48 states.

Previously, geologists relied on photographs of glaciers taken from planes and satellites, or used stakes in the snow to measure melting rates. The new method of using high-resolution satellite images allows a never-before-seen look at just how climate change is affecting U.S. country’s natural resources, with a resolution accuracy of about 30 centimetres.

It is not new information that the glaciers are melting. In 2015, a study from the World Glacier Monitoring Service compiled more than 40,000 thickness measurements from glaciers throughout the world. This work revealed that, on average, glaciers are losing about one metre of thickness every year. Other research has estimated that the current glacial loss rate may mean that Mount Everest’s glaciers could be completely gone by 2100.

Source : University of Washington.

Meantime, a Government Accountability Office (GAO) report says climate change is already costing U.S. taxpayers billions of dollars each year. These costs are expected to rise as devastating storms, floods, wildfires and droughts will become more frequent in the coming decades.

The report says the fiscal impacts of climate change are likely to vary widely by region. The Southeast is at increased risk because of coastal property that could be swamped by storm surge and sea level rise. The Northeast is also under threat from storm surge and sea level rise, though not as much as the Southeast. The Midwest and Great Plains are susceptible to decreased crop yields. The west is expected to see increased drought, wildfires and deadly heatwaves.

Advance copies were provided to the White House and the Environmental Protection Agency, which provided no official comments for inclusion in the GAO report.

Source : U.S. newspapers.

La fonte des glaciers sur le Mont Rainier est spectaculaire

(Photos: C. Grandpey)