Séismes et comportements animaliers // Earthquakes and animal behaviour

A la suite des puissants séismes qui ont frappé l’Italie l’année dernière, un scientifique allemand s’est rendu dans ce pays pour voir si les animaux peuvent anticiper les catastrophes naturelles. Au mois d’octobre, le chercheur, directeur de l’Institut d’Ornithologie Max Planck de Radolfzell, a équipé plusieurs animaux de capteurs très sensibles dans une ferme de la région des Marches, dans le centre de l’Italie, pour surveiller leur comportement, en espérant qu’il se modifierait d’une manière révélatrice avant un séisme. Les résultats pourraient être utilisés dans le cadre d’un système de prévention et sauver des milliers de vies.
Les secousses sismiques ont commencé à ébranler l’Italie en août 2016, avec d’autres événements majeurs en octobre 2016 et janvier 2017, ainsi que des milliers de répliques. La catastrophe a entraîné 23 milliards d’euros de dégâts, avec des milliers de personnes sans abri et plus de 300 morts.
Des recherches antérieures ont déjà montré la capacité prédictive des animaux. Par exemple, une étude débutée en 2012-2014 a pris en compte le comportement des chèvres et des moutons sur les flancs de l’Etna. Le chercheur allemand explique que « les animaux ont prédit les éruptions volcaniques majeures au cours de ces deux années entre quatre à six heures à l’avance », ajoutant que huit éruptions majeures se sont produites lors de son étude. « La nuit, les animaux se sont réveillés et ont déambulé nerveusement ; ensuite, pendant la journée, ils se sont installés dans une zone sure » où la végétation haute laissait supposer qu’elle avait été épargnée par les anciennes coulées de lave. Sur la base de cette recherche, il a déposé en 2013 un brevet intitulé «Préparation aux catastrophes utilisant la nature». Le brevet est en attente de validation.
Les séismes à répétition dans les Marches et d’autres régions de l’Italie centrale ont permis d’enregistrer une multitude de données sur les réactions des animaux. Après le séisme dévastateur qui a frappé la région en octobre, le scientifique s’est rendu sur place et a visité une ferme familiale qui vend du fromage produit par les moutons et les vaches. Il a installé des minuscules capteurs sur un certain nombre d’animaux – un lapin, des moutons, des vaches, des dindes, des poulets et des chiens. Les appareils ont mesuré en continu les moindres mouvements des animaux: leur position magnétique, leur vitesse, leur altitude, leur température, leur humidité, leur accélération et leur localisation. Selon le chercheur, la balise, alimentée par un petit panneau solaire, se comporte comme une «boîte noire pleine d’informations».
Quelques jours après l’installation des premiers capteurs, un autre séisme majeur, de magnitude M 6.5, a frappé la région, ce qui a fourni de nouvelles données. Le chercheur a récupéré les capteurs quelques semaines plus tard et est revenu en janvier pour équiper plusieurs des mêmes animaux : six vaches, deux fois plus de moutons et deux chiens. En avril, il est revenu à la ferme récupérer les capteurs afin d’étudier les données acquises.
Le marquage de différentes espèces animales peut être important car chaque animal détecte l’environnement de façon différente. Ensemble, ils forment un réseau de détection fournissant des informations complètement nouvelles.
Une fois que les données animales seront comparées aux données sismiques de la région – en utilisant les séismes de M 4 comme point de référence -, on pourra tirer des conclusions sur les comportements des animaux avant, pendant et après un séisme. De fin octobre à avril, il y a eu 11 jours avec des séismes de magnitude supérieure à M 4.
Dans le meilleur des cas, le comportement des animaux dans les heures précédant un séisme pourrait servir de système d’alerte précoce afin que les gens puissent fuir. Les données recueillies auprès de la ferme et des animaux qui ont survécu peuvent s’avérer essentielles et seront associées à d’autres données recueillies par l’Institut d’Ornithologie qui contrôle le comportement plusieurs centaines d’animaux. Cela fait partie d’un projet international allemand-russe baptisé ICARUS – International Cooperation for Animal Research Using Space – (Coopération internationale pour la recherche animale avec l’aide de l’espace), un système de surveillance par satellite qui suivra des dizaines d’espèces équipées d’émetteurs à énergie solaire.
Adapté d’un article dans Alaska Dispatch News.

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After a series of powerful earthquakes struck Italy last year, a German scientist rushed to this country to check whether animals can anticipate natural disasters. The researcher, director of the Max Planck Institute for Ornithology in Radolfzell, tagged several animals with sensitive sensors on a farm in the Marches region of central Italy in October to monitor their behaviour, hoping that if it changed in some consistent way before an earthquake, it could be used as an early warning system and potentially save thousands of lives.

The series of earthquakes in Italy began in August 2016, with other major events coming in October and January 2017, accompanied by thousands of aftershocks. The calamity has cost 23 billion euros in damage, rendered thousands homeless and caused more than 300 deaths.

Some previous research augured well for the predictive abilities of animals. It included a study that he conducted from 2012-2014 by monitoring goats and sheep on the side of Mount Etna, in Sicily. « The animals predicted the major volcanic eruptions during these two years between four to six hours before, » he said, adding that eight major eruptions occurred during his study. « At night, the animals woke up and nervously walked around, and in daytime, they moved to a safe area » where high vegetation suggested that it had been spared by previous lava flows. On the basis of this research, he applied in 2013 for a patent: « Disaster Alert Mediation Using Nature. » The patent is pending.

The recurring earthquakes in Marches and other parts of central Italy presented the chance to record a wealth of data about animal responses to further test the theory. After a devastating earthquake hit the region in October, the scientist hurried to Italy and visited a farm which sells cheese produced by the family’s sheep and cows. He tagged a number of animals on the farm — a rabbit, sheep, cows, turkeys, chickens and dogs — with small but sophisticated sensors. The devices measured the animals’ every movement, down to the second: their magnetic direction, speed, altitude, temperature, humidity, acceleration and location. He described the tag, powered with a small solar panel, as a « black box full of information. »

A few days after the first animals were tagged, another major earthquake, measuring M 6.5, hit the area, which provided data for a significant seismic event. The researcher retrieved the monitoring devices a few weeks later and then returned in January to tag several of the same animals again, including half a dozen cows, twice as many sheep and two dogs. In April, the researchers came again to remove the remaining tags and to study the acquired data.

Tagging different species might be essential as each one senses the environment in a distinct way. Together, they might form a collective sensing system providing completely novel information.

The hope is that once the animal data is compared with the earthquake data from the area — using M 4 earthquakes as a cutoff — it will show distinctive behaviour before, during and after an earthquake. From late October to April, there were 11 days with earthquakes measuring more than M 4.

In the best case, the animals’ behaviour in the hours leading up to an earthquake might act as an early warning system so that people could evacuate. The data gathered from the farm and the animals that survived may prove critical and will be combined with other data being gathered by the ornithology institute, which tracks many hundreds of animals. It is part of an international project under a German-Russian lead called ICARUS, short for International Cooperation for Animal Research Using Space, a satellite-based monitoring system that will track dozens of species outfitted with solar-powered transmitters.

Adapted from an article in Alaska Dispatch News.

Source : Google Maps

Le séisme d’hier en Italie a-t-il provoqué une avalanche meurtrière ? // Did yesterday’s earthquake in Italy trigger a deadly avalanche ?

drapeau-francaisLes séismes qui ont secoué mercredi la région d’Amatrice sont-ils responsables de l’avalanche qui a enseveli l’hôtel Rigopiano, à Farindola, station de ski située à 1020 mètres d’altitude dans le massif de Gran Sasso (Abruzzes) ? Il est pour le moment impossible de répondre à cette question, mais il se peut que la sismicité enregistrée dans la région d’Amatrice et ressentie jusqu’à Rome ait déstabilisé la très épaisse couche de neige et provoqué la catastrophe.

Au moment où j’écris ces lignes, deux survivants ont été retrouvés – dont un en forte hypothermie – par les secouristes, qui poursuivent leurs recherches au sein des décombres. Une trentaine de personnes étaient hébergées dans la structure au moment de la secousse, ont confirmé les autorités. L’une des deux personnes secourues a expliqué aux secouristes que sa femme et sa fille étaient à l’intérieur.

Les premières équipes de secours ont eu beaucoup de mal à rejoindre l’hôtel cette nuit vers 4h30 du matin, après une approche à skis et à raquettes qui a duré toute la nuit. La neige tombe abondamment sur la région, avec une couche atteignant parfois deux mètres, et les routes sont quasiment impraticables.

Les images diffusées par les secours laissent craindre le pire, avec de nombreux morts.

Source : Presse italienne

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drapeau-anglaisAre the earthquakes that shook the Amatrice region on Wednesday responsible for the avalanche that buried the Hotel Rigopiano in Farindola, a ski resort 1020 meters a.s.l. in the Gran Sasso massif? It is impossible to answer this question at this time, but it is possible that the seismicity recorded in the Amatrice region and felt as far as Rome destabilized the very thick layer of snow and caused the cdisaster.
At the moment I am writing these lines, two survivors have been found – including one in severe hypothermia – by rescuers who are continuing their research in the rubble. The authorities confirmed that thirty people or so were lodged in the structure at the moment of the avalanche. One of the two rescued people told the rescuers that his wife and daughter were inside.
The first rescue teams had a hard time getting to the hotel at about 4:30 this morning after a ski and snowshoe approach that lasted all night. The snow is falling abundantly on the area, with a layer sometimes reaching two meters, and the roads are almost impassable.
The images broadcast by the rescuers lead authorities to fear the worst, with many dead.
Source: Italian newspapers.

Un nouveau séisme secoue le centre de l’Italie // New earthquake shakes Central Italy

drapeau-francais11 heures: Le Centre de l’Italie, déjà secoué le 24 août et le 26 octobre 2016, a de nouveau été affecté ce matin à 10h25 par un puissant séisme de M 5,3, ressenti en particulier entre L’Aquila et Rieti. L’hypocentre, à une profondeur de 9 km, a été localisé près de Amatrice. Une autre secousse de M 3,2, a été enregistrée quelques minutes plus tard, suivie de répliques de magnitude supérieure à 2. Les secousses ont été ressenties jusqu’à Rome, où les élèves de certains établissements scolaires ont quitté les salles de classe.
Le séisme a secoué la région de l’Aquila où la population connaît déjà de grosses difficultés en raison de la forte vague de mauvais temps qui a frappé le centre de l’Italie. La couche de neige atteint parfois un mètre d’épaisseur et a provoqué des coupures d’eau et d’électricité, tout en limitant considérablement les déplacements.

Source : Médias italiens.

14 heures : Les scientifiques italiens essayent en ce moment de comprendre le processus qui a généré les derniers séismes dans la région de l’Aquila, Rieti et Amatrice. Bien qu’il soit encore trop tôt pour identifier la (ou les) faille qui a provoqué ces secousses, il est probable que l’on assiste, comme en août et octobre 2016, à un phénomène de « contagion sismique » – également appelé effet domino ou en cascade – au niveau des failles adjacentes.
Le premier séisme, d’une magnitude de M 5,3 et une profondeur de 10 km, a été enregistré à 10h25 à la limite entre le Latium et les Abruzzes. Il a été suivi à 11h14 d’un autre, d’une magnitude de M 5,7 et une profondeur d’une dizaine de km. Au vu des premières mesures, il semble que les épicentres se situent au niveau des localités de Montereale et Capitignano, près du lac artificiel de Campotosto, à environ 10 km au sud-ouest de Amatrice.
Un sismologue du Consiglio Nazionale delle Ricerche (CNR) explique que quand une faille génère un séisme, elle libère l’énergie accumulée immédiatement avant ce séisme et transfère une partie de cette énergie vers les segments de faille adjacents qui, à leur tour, dans un laps de temps imprévisible (heures, jours, mois, années) peuvent générer des séismes et encore «infecter» d’autres failles adjacentes. De tels séismes vont sûrement se produire dans les prochaines heures au travers d’un essaim de répliques dont l’intensité est difficile à prévoir.

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drapeau-anglais11:00: Central Italy, already shaken on August 24th and October 26th, 2016, was again affected this morning at 10:25 am by a powerfulM 5.3 earthquake, mostly felt in between L’Aquila and Rieti. The hypocentre, at a depth of 9 km, was located near Amatrice. Another M 3.2 event was recorded a few minutes later, followed by aftershocks with magnitudes greater than M 2. The quakes were felt as far as Rome, where pupils from some schools left the classrooms.
The earthquake shook the region of L’Aquila where the population is already facing great difficulties due to the spell of bad weather that hit Central Italy. Snow is sometimes one metre thick and has caused disruptions in water and electricity supply, while considerably limiting the displacements.
Source: Italian news media.

14:00 Italian scientists are now trying to understand the process that generated the last earthquakes around L’Aquila, Rieti and Amatrice. Although it is still too early to identify the fault (s) that caused these quakes, it is likely that, as in August and October 2016, there was a phenomenon of « seismic contagion » – domino or cascade – at the adjacent faults.
The first earthquake, with a magnitude of M 5.3 and a depth of 10 km, was recorded at 10:25 am at the border between Lazio and Abruzzo. It was followed at 11:14 by another, with a magnitude of M 5.7 and a depth of about ten kilometers. Given the first measurements, it seems that the epicentres were located at Montereale and Capitignano, near the artificial lake of Campotosto, about 10 km southwest of Amatrice.
A seismologist from the Consiglio Nazionale delle Ricerche (CNR) explains that when a fault generates an earthquake, it releases the energy that had accumulated immediately before the earthquake and transfers some of this energy to the adjacent fault segments which, in turn, after a certain time (hours, days, months, years) can generate earthquakes and still « infect » other adjacent faults. Such earthquakes will surely occur in the coming hours through a swarm of aftershocks whose intensity is difficult to predict.

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Source: INGV

Séisme en Italie (suite) : Nouveau volcan de boue // Seismicity in Italy (continued) : New mud volcano

drapeau-francaisSuite à la récente augmentation de l’activité sismique avec une secousse de M 6,5 dans la province de Fermo (région des Marches) le 30 octobre, un nouveau volcan de boue est apparu la semaine dernière dans un champ de la commune de Santa Vittoria in Matenano.
Il y a six volcans de boue actifs dans la commune voisine de Monteleone di Fermo, située le long de la rivière Ete. Depuis la dernière augmentation de l’activité sismique, tous ces volcans de boue ont connu des éruption d’argile, tandis qu’un autre s’est formé sans prévenir, au début de la semaine.
Voici une petite vidéo illustrant ce sujet:
https://youtu.be/Ic6V8tQ4NcY

Source: The Watchers.

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drapeau-anglaisFollowing the recent increase in seismic activity.with an M 6.5 earthquake in the Province of Fermo, Marche region on October 30th, a new mud volcano formed last week in a field in the municipality of Santa Vittoria in Matenano.

There are six active mud volcanoes in the neighbouring municipality of Monteleone di Fermo, located along the river Ete. Since the latest increase in seismic activity, all of them have been reported to erupt clay, while another one was formed suddenly and with no prior warning, earlier in the week.

Here is a short video that illustrates this topic:

https://youtu.be/Ic6V8tQ4NcY

Source : The Watchers.

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En Sicile, le Maccalube di Aragona comptent parmi les plus célèbres volcans de boue d’Italie. (Photo: C. Grandpey)

L’Italie continue de trembler // Italy is still trembling

drapeau-francaisUne nouvelle secousse sismique de M 5 a de nouveau secoué la nuit dernière le centre de l’Italie, peu avant 2 h 00 du matin. On ne signale pas de dégâts pour l’instant. L’épicentre a été localisé à 51,5 km au sud-est de Perugia, à une profondeur de 10 kilomètres.

Selon les sismologues italiens de l’INGV, les violents séismes qui ont lieu dans le centre de l’Italie pourraient encore durer plusieurs semaines. Selon eux, un séisme de M 6 ou plus (comme ceux enregistrés ces dernières semaines) engendre des tensions qui sont redistribuées dans les failles adjacentes et peuvent les conduire à la rupture.

Les Apennins sont tailladés par une série de failles dans la croûte terrestre, chacune ayant en moyenne dix à vingt kilomètres de longueur. Un puissant séisme affaiblit une faille adjacente dans la continuité d’un effet domino susceptible de s’étirer sur des centaines de kilomètres.

La dernière fois qu’une telle suite de séismes a eu lieu remonte à 1997 dans la région d’Assise, dans le centre du pays. Le premier, avec une magnitude de M 6,4, avait fait 11 morts et avait été suivi d’une autre secousse, le lendemain, et d’un autre encore, une vingtaine de jours plus tard, sans compter les nombreuses répliques. Il se pourrait que cette séquence de 1997 soit semblable à ce que nous constatons actuellement.

Les médias ont mis en ligne la photo d’une faille qui a été ouverte dimanche dernier par le séisme sur le Monte Vettore, près de Nurcia. Beaucoup d’habitants de la région redoutent des glissements de terrain qui seraient provoqués par la fragilité de la montagne.

http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/seisme-en-italie-regardez-l-enorme-fissure-qui-a-fendu-la-montagne-881619.html

Source : Presse italienne.

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drapeau-anglaisA new M 5 earthquake shook again last night Central Italy, shortly before 2:00 am. There are no reports of damage yet. The epicenter was located 51.5 km southeast of Perugia, at a depth of 10 kilometers.
According to Italian seismologists at the INGV, the violent earthquakes that are observed in central Italy could last several weeks. They explain that an M 6 earthquakeor more (such as those in recent weeks) creates tensions that are redistributed to adjacent faults and can lead to their rupture.
The Apennines are slashed by a series of faults in the earth’s crust, each with an average of ten to twenty kilometers in length. A powerful earthquake weakens an adjacent fault in the continuity of a domino effect that can stretch over hundreds of kilometers.
The last time such a sequence of earthquakes occurred was in 1997 in Assisi region in central Italy. The first event, with a magnitude of M 6.4, killed 11 people and was followed by another shock, the next day, and then another, twenty days later, with numerous aftershocks. It could be that this 1997 sequence was similar to what we are seeing right now.
The media have posted a photo of a fault that was opened last Sunday by the earthquake on Monte Vettore near Nurcia. Many locals fear landslides that would be caused by the fragility of the mountain.
http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/seisme-en-italie-regardez-l-enorme-fissure-qui-a-fendu-la-montagne-881619.html

Source: Italian newspapers.

L’Italie, un pays à fort risque sismique // Italy, a country with a high seismic risk

drapeau-francaisSelon les sismologues italiens, les deux violents séismes qui ont secoué le centre de l’Italie le 26 octobre dernier ne sont pas des répliques de l’événement dévastateur du mois d’août à Amatrice avec une magnitude de M 6.2. Il s’agit d’un nouveau séisme avec plus de 220 répliques enregistrées au cours des 48 heures qui ont suivi.
Heureusement, les dernières secousses, si elles ont provoqué des dégâts considérables, n’ont pas entraîné de décès. Quatre personnes ont été blessées et plus de 5.000 ont été affectées dans la région des Marches. Les séismes ont été suivis de glissements de terrain qui ont entraîné plusieurs fermetures de routes. 25 municipalités ont fait état de dégâts importants.
Les épicentres ont été localisés entre l’épicentre du séisme qui a secoué l’Ombrie en septembre 1997, et celui du mois d’août 2016 dans la région d’Amatrice. De tels séismes sont typiques de la région montagneuse des Apennins qui constituent l’épine dorsale de la botte italienne. Cependant, les scientifiques ne savent pas encore si les derniers séismes se sont produits sur une section jusqu’alors inactive de la faille d’Amatrice ou sur une structure parallèle, parente de cette faille.
Les secousses du 26 octobre ont été suivies d’une série de 221 répliques jusqu’au 28 octobre, avec des magnitudes supérieures à M 2.2. La plus forte réplique avait une magnitude de M 4.7 le 26 octobre. Les sismologues indiquent que de nouvelles répliques devraient se produire dans les prochains mois, mais elles devraient devenir progressivement plus faibles.
L’Italie est située entre les plaques tectoniques eurasienne et africaine, une position qui la rend vulnérable à l’aléa sismique et volcanique. Selon les scientifiques, le risque sismique le plus élevé se concentre le long des Apennins. Comme les plaques se déplacent, l’Italie est lentement poussée vers le nord, et se rattachera probablement à la Croatie dans environ 20 millions d’années.
Parmi les séismes les plus violents en Italie, on retiendra celui qui a eu lieu près de Naples en 1980 avec 3000 morts et le séisme dévastateur de Messine en 1908, où 95 000 personnes ont été tuées. Il convient de noter que cet événement n’a pas eu d’effet immédiat sur l’Etna situé à proximité.
Source: CSEM / CSEM et journaux italiens.

Dernière minute: Une nouvelle secousse de M 6,5 a de nouveau secoué le centre de l’Italie aujourd’hui 30 octobre à 7h40. L’épicentre se situe dans une zone compris entre Perugia et Macerata.

Voici quelques détails sur ce dernier séisme. L’épicentre a été localisé à 16 km au N de Maltignano, 38 km à l’O de Ascoli Piceno 59 km au NO de L’Aquila et 117 km au NE de Rome.
Le séisme s’est produit seulement 4 jours après l’événement de M6.1 qui a frappé la même région, et deux mois après le séisme dévastateur de M6.2 du 24 août. Selon les sismologues, il ne s’agit pas d’une réplique, mais d’un nouvel événement indépendant. C’est le plus violent séisme observé en Italie depuis 1980, avec une séquence sans précédent de 3 secousses en 4 jours : M 5.5, M 6.1 et M 6.5.
Il n’est pas fait état de victimes. De nombreux bâtiments près de l’épicentre se sont effondrés. Les secousses ont été ressenties à Rome où le métro est arrêté depuis le séisme.
Cette région du centre de l’Italie a été en grande partie évacuée depuis les séismes du mois d’août. Selon le maire du village de Ussita, «tout s’est effondré. Je vois des colonnes de fumée, c’est un désastre. Je dormais dans ma voiture et j’ai vu l’enfer. »

La BBC a mis en ligne une vidéo et des photos qui montrent l’ampleur des dégâts:

http://www.bbc.com/news/world-europe-37814975

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drapeau-anglaisAccording to Italian seismologists, the two strong earthquakes which rattled Central Italy on October 26th were not aftershocks of the devastating M 6.2 Amatrice August event, but rather the product of a new earthquake. More than 220 aftershocks were registered over the next 48 hours.

Fortunately, the last earthquakes caused widespread damage but did not directly kill anybody. Four people were injured and more than 5,000 were affected in Marche region. The quakes were followed by landslides which prompted several road closures. 25 municipalities reported severe damage.

The two earthquakes were located between the epicenter of the September 1997 Umbria earthquake, and the latest 2016 Amatrice earthquake. The events are a typical occurrence for the region of the central Appenini mountains. However, scientists do not know whether it happened on a dormant section of the Amatrice fault or a parallel structure, a close cousin of this fault.

The earthquakes were followed by a series of 221 aftershocks by October 28th, with magnitudes no less than M 2.2. The strongest aftershock recorded was an M 4.7 on October 26th. Seismologists indicate that more aftershocks are expected in the coming months, but they should get progressively weaker.

Italy is situated between the Eurasian and African tectonic plates, a position which makes it prone to seismic and volcanic hazard. According to experts, the highest seismic risk is concentrated along the central Appenini mountains. As the plates move, Italy is slowly being pushed northwards, and will likely become attached to present-day Croatia in about 20 million years.

Some of the most historically significant earthquakes in Italy include the 1980 tremor near Naples, which caused 3,000 deaths, and the 1908 Messina disaster, where 95,000 people were killed. It should be noted that this event did not have any eimmediate effect on close by Mount Etna.

Source: CSEM/EMSC and Italian newspapers.

Last minute: Another M 6.5 earthquake shook again Central Italy today October 30th at 7:40. The epicentre was located in an area between Perugia and Macerata.

Here are some more details about the latest earthquake. The epicentre was located 16 km N of Maltignano, 38 km W of Ascoli Piceno, 59 km NW of L’Aquila and 117 km NE of Rome.

The quake comes just 4 days after the M6.1 event that hit the same region, and two months after deadly M6.2 of August 24th. According to seismologists, it is not an aftershock but a new independent event. It is the strongest earthquake in Italy since 1980, and an unprecedented sequence of 3 large shocks in 4 days for the country – M 5.5, M 6.1 and M 6.5.

There were no immediate reports of casualties. Numerous buildings near the epicentre have reportedly collapsed. The tremors were felt in Rome where services on the metro have been suspended since the quake.

This region is mostly evacuated since earthquakes started in August. According to the mayor of the village of Ussita, « everything collapsed. I can see columns of smoke, it’s a disaster. I was sleeping in the car and I saw hell. »

The BBC has released a video and photos that show the extent of the damage:

http://www.bbc.com/news/world-europe-37814975

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Source: CSEM / EMSC.

Nouveau séisme dans le centre de l’Italie // New earthquake in Central Italy

drapeau-francais26 october (23 heures): Un puissant séisme de M6.1 a de nouveau frappé le centre de l’Italie à 19h18 (TU) le 26 octobre 2016. Selon l’USGS, l’événement a eu lieu à une profondeur de 10 km. L’épicentre a été localisé à 31 km au SO de Macerata, 62 km au SO d’Ancone, et 144 km au NE de Rome .
Cette région a déjà été frappée par un séisme de M6.2 le 24 août 2016 qui a tué près de 300 personnes.  .
C’était la treizième secousse enregistrée dans cette région depuis un événement de M5.5 à 17:10 (TU) qui a provoqué des coupures de courant dans toute la région, la fermeture d’une route et provoqué un mouvement de panique parmi la population. Il est fait état de dégâts aux bâtiments, mais on ne recense pas de victimes.

27 octobre (9 heures): La terre continue de trembler ce matin dans le centre de l’Italie. Depuis 19h10 hier (quand s’est produit le séisme de M 5,4), on a enregistré plus de 200 événements dont plus de 40 d’une magnitude comprise entre M 3 et M 4, trois secousses entre M 4 et M 5:et deux d’une magnitude supérieure à M 5. Depuis le 24 août 2016, on a comptabilisé plus de 18000 événements dans une zone de plus de 60 kilomètres qui se prolonge le long des Apennins. 290 séismes avaient des magnitudes comprises entre 4 et 5 et 4 présentaient une magnitude de M 5.
Les fortes secousses ressenties le 26 octobre au soir font partie du même système qui a déclenché le séisme du 24 août. Selon l’INGV, il pourrait s’agir de l’activation d’une nouvelle faille, probablement liée au nord à celle qui a généré le séisme du mois d’août dernier.

Ce matin, il s’avère que les secousses enregistrées hier soir n’ont causé que des dégâts matériels. Il n’y a que quelques blessés légers. Une personne est décédée d’une crise cardiaque. La première secousse a déclenché un mouvement de panique qui a fait sortir les gens des maisons. C’est ce qui explique que la deuxième secousse, pourtant plus forte, n’a pas fait de victimes.

 

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drapeau-anglais26 October (23:00): A strong and shallow earthquake registered M6.1 hit central Italy at 19:18 UTC on October 26th, 2016. According to USGS, the event occurred at a depth of  10 km. The epicenter was located 31 km SW of Macerata, 62 km SW of Ancona, and 144 km NE of Rome..

This region was hit by a powerful M6.2 earthquake on August 24th, 2016 that killed nearly 300 people.

This is the 13th earthquake registered in this region since an M5.5 event at 17:10 UTC which knocked out power throughout the region, closed a major highway and sent panicked residents into the streets. There were scattered reports of damage to buildings, but no immediate reports of victims.

27 October (9:00): The Earth is still trembling this morning in Central Italy. Since 19:10 last night (when the M 5.4 earthquake occurred), more than 200 events have been recorded, including 40 with magnitudes between M 3 and M 4, two with magnitudes between M 4 and M 5, and two events greater than M 5. Since August 24th, 2016, there have been over 18,000 events in an area of over 60 km which extends along the Apennines. 290 earthquakes had magnitudes between M 4 and M 5 and 4 had a magnitude of M 5.
The strong shaking felt on October 26th in the evening is part of the same system that triggered the earthquake on 24 August. According to INGV, it could be the activation of a new fault, probably linked north to the one that generated the earthquake last August.

This morning, it turns out that the tremors recorded last night only caused material damage. Only a few minor injuries have been reported. One person died of a heart attack. The first quake triggered panic which sent people out of their houses. This is why the second quake, however stronger, caused no casualties.

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Source: CSEM / EMSC.