Le pont : un serpent de mer dans le Détroit de Messine !

Dans son édition du 1er janvier 2021, le journal La Sicilia aborde un sujet qui, comme le monstre du Loch Ness en Ecosse, fait surface de temps en temps, avant de disparaître pendant plusieurs années.

L’origine de l’article du journal sicilien se trouve au Danemark où le creusement d’un tunnel entre ce pays et la Suède devrait commencer dans les prochaines semaines. Le tunnel, en passe de devenir le tunnel sous-marin le plus long du monde, reliera en 2029, date programmée de la fin des travaux, Puttgarden à Rødby en passant sous le Détroit de Fehmarn. Il faudra 10 minutes aux voitures et 7 minutes au trains pour effectuer le trajet. Actuellement, il faut emprunter le ferry qui met environ une heure pour relier les deux ports. A ce temps de trajet, il faut bien sûr ajouter le temps d’accostage des bateaux. Le journal La Sicilia fait remarquer que c’est la durée de traversée en bateau – si tout va bien – du Détroit de Messine entre Villa San Giovanni et Messine.

Le nouveau tunnel entre le Danemark et la Suède aura une longueur de 18 km. A l’intérieur, il intégrera une double voie ferrée et une autoroute à quatre voies. Le tunnel coûtera 7 milliards d’euros ; il sera financé en grande partie par le gouvernement danois et le reste par l’Union Européenne.

En observant ce prochain tunnel, le journal  La Sicilia voit rouge. En effet, le quotidien se bat depuis des années pour que soit remplacée par un pont la liaison entre la botte italienne et la Sicile, un projet qui refait surface de temps en temps avant d’être reporté sine die. Pourtant, la construction d’un tel pont aurait de nombreux avantages, à commencer par le travail dont pourraient profiter quelque quarante mille salariés pendant dix ans, dans deux régions où le chômage est particulièrement élevé. S’il était construit, le pont serait le plus long au monde et donnerait une belle image de l’Italie. Il ferait pénétrer un train à grande vitesse directement en Sicile, alors que le train doit actuellement s’arrêter à Reggio de Calabre.  .

A côté du pont, on parle aussi d’un tunnel ou d’une piste cyclable sur le Détroit de Messine. Ce sont des projets qui donnent lieu à des discussions inutiles qui n’aboutissent à rien. Résultat : le projet de pont reste au point mort pendant que les voisins européens construisent un tunnel ! Les Italiens et les touristes étrangers devront donc continuer à emprunter le bateau pour couvrir les trois kilomètres qui séparent les deux terres. Selon le trafic, cette traversée prend parfois trois heures, ce qui est tout à fait inacceptable à une époque où le monde voyage à grande vitesse !

Source : La Sicilia.

Source : La Sicilia

Effondrement des glaciers alpins (suite, mais pas fin)

Alors que l’alerte a été levée sur le glacier de Planpincieux dans le Val Aoste (Italie), avec « un retour aux paramètres de risques habituels », un autre glacier alpin vient de montrer sa fragilité face aux assauts à répétition du réchauffement climatique.

Une partie du glacier valaisan de Tourtemagne (Suisse) s’est effondrée le 6 août 2020. La vidéo de cet événement est spectaculaire :

https://www.rts.ch/info/regions/valais/11517745-le-glacier-de-tourtemagne-coupe-en-deux-apres-un-effondrement-spectaculaire.html

La rupture du glacier de Tourtemagne en deux parties était attendue depuis longtemps. Plusieurs petites chutes de glace dans la journée avaient annoncé sa rupture imminente. Elle est survenue en fin de journée.

La rupture s’est faite au niveau d’une zone rocheuse à environ 2650 mètres d’altitude, à peu près à mi-chemin entre les cabanes de Tourtemagne et de Tracuit. Cette zone était recouverte d’une couche de glace chaque année plus fine, qui reliait les parties supérieure et inférieure du glacier.

Après l’effondrement de la glace, le torrent issu du glacier a été obstrué pendant deux heures. Afin d’évaluer le danger de crue, les responsables de l’installation hydroélectrique voisine ont pris une photo de la situation depuis un hélicoptère.

Long d’environ cinq kilomètres, le glacier de Tourtemagne s’étend sur le versant nord-ouest du Bishorn, l’un des « 4000 » valaisans, de 4100 m à 2310 m d’altitude environ.

De telles situations d’effondrement glaciaire sont amenées à se répéter. On estime que la moitié des glaciers alpins disparaîtra au cours des trente prochaines années.

Source : Radio Télévision Suisse (RTS).

IMPORTANT : En raison de l’épisode caniculaire actuel, le couloir du Goûter, sur la voie normale d’accès au sommet du Mont Blanc,, est devenu extrêmement dangereux à cause des chutes de pierres. En conséquence, le Préfet de Haute-Savoie a publié un communiqué dans lequel il met en garde les alpinistes qui voudraient emprunter cet itinéraire. .

Les chutes de pierres ont été particulièrement importantes et régulières à l’Aiguille du Goûter pendant la journée du lundi10 août 2020. Le PGHM de Chamonix a réalisé trois opérations de secours sur ce site.

Les prévisions météos n’indiquant pas de baisse significative des températures avant le jeudi 13 août, le Préfet en appelle à la responsabilité de chacun et invite à reporter l’ascension de la voie normale du Mont Blanc.

Partie frontale du glacier de Planpincieux (Italie)

Fracture dans le glacier de Tourtemagne (Suisse)

Source : RTS.

14 clips pour expliquer les volcans… // 14 video clip per spiegare i vulcani…

Le jeudi 10 octobre 2019 aura lieu à Catane, au Palazzo Platamone, la projection de14 clips vidéo produits par l’INGV. Leur but est d’évoquer les volcans et leur impact sur le territoire. Les vidéos ont été tournées dans le cadre du projet international VolFILM, financé par la Banque Mondiale et parrainé par l’Association internationale de volcanologie et de chimie de l’intérieur de la Terre (IAVCEI). La version italienne du projet, à laquelle s’ajoutent d’autres langues, notamment l’anglais, le français, l’espagnol et l’indonésien, a été éditée par INGV avec la collaboration de Leo Gullotta, un acteur catanais qui a accepté avec enthousiasme et gratuitement de prêter sa voix.
L’une des missions de l’INGV est d’informer sur les risques et les ressources naturelles. Selon son président, « les volcans sont l’expression du souffle de la Terre, ils sont des éléments vivants de la nature et nourrissent l’atmosphère, mais ils représentent également un grand danger. Les connaître est la première étape pour se protéger. La production des 14 vidéos à fort impact visuel vise à représenter les différents aspects de l’activité volcanique avec le pouvoir des images, afin que leur beauté devienne non seulement un sujet d’admiration de la force de la nature, mais également un stimulant pour la construction d’une société de citoyens conscients et capables de faire face au danger. »
L’Italie est l’une des nations les plus exposées au risque volcanique. Les volcans de ce pays, en particulier ceux de Campanie, comme le Vésuve et les Champs Phlégréens, constituent un danger potentiel pour des millions de personnes, tandis que les volcans siciliens, Etna et Stromboli, comptent parmi les plus actifs au monde.

Le projet a pour objectif de favoriser, au niveau mondial, une meilleure compréhension des phénomènes volcaniques par les populations exposées, afin de mieux faire connaître le risque volcanique, en particulier dans les zones où ce risque est plus élevé ou où il n’y a pas de mémoire historique de l’impact des éruptions.

Les clips vidéo dans leur version italienne seront présentés dans les mois à venir dans d’autres villes du pays et sont disponibles sur les canaux de communication de l’INGV, sur la chaîne YouTube : https://www.youtube.com/playlist?list=PLIZamyp_MUrDoCSWCEsvsDZGmQGDxxir4

et sur les pages VolFilm de Vimeo.com.

Voici l’un des 14 clips qui explique les différents comportements de la lave :

https://youtu.be/0NMpaHyh6BQ

Source : La Sicilia.

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Giovedì 10 Ottobre 2019 saranno proiettati a Catania, Palazzo Platamone, 14 videoclip prodotti dall’INGV. Il loro obiettivo è di raccontare i vulcani e il loro impatto sul territorio. I video sono stati girati nell’ambito del progetto internazionale VolFILM, finanziato dalla Banca Mondiale e patrocinato dall”Associazione Internazionale di Vulcanologia e Chimica dell’Interno della Terra (IAVCEI). La versione in italianodel progetto, insieme ad altre lingue, tra cui inglese, francese, spagnolo e indonesiano, è stata curata dall’INGV con la collaborazione di Leo Gullotta, un attore catanese che ha accettato con entusiasmo e a titolo gratuito di prestare la sua voce.
Una delle missioni dell’INGV è informare sui rischi e sulle risorse naturali. Secondo il suo presidente, “i vulcani sono l’espressione del respiro della Terra, sono elementi vivi della natura e rialimentano l’atmosfera, ma sono anche fonte di grande pericolo: conoscerli è il primo passo per difenderci. La produzione di video di grande impatto visivo è diretta a rappresentare con la forza delle immagini i vari aspetti dell’attività dei vulcani, affinché la loro bellezza diventi non solo ammirazione della forza della natura, ma stimolo a costruire una società resiliente di cittadini consapevoli.”
L’Italia è una delle nazioni più esposte al rischio vulcanico. I vulcani in questo paese, specialmente quelli campani, come il Vesuvio e i Campi Flegrei, rappresentano un potenziale pericolo per milioni di persone, mentre i vulcani siciliani Etna e Stromboli sono tra i più attivi al mondo.
L’obiettivo del progetto è promuovere una migliore comprensione dei fenomeni vulcanici da parte delle popolazioni esposte a livello globale, in modo da accrescere la conoscenza del rischio vulcanico, in particolare nelle aree in cui tale rischio è più elevato o in cui esiste nessuna memoria storica dell’impatto delle eruzioni.
I video clip nella loro versione italiana saranno presentati nei prossimi mesi in altre città d’Italia e sono disponibili sui canali di comunicazione dell’INGV, sul canale YouTube:

https://www.youtube.com/playlist?list=PLIZamyp_MUrDoCSWCEsvsDZGmQGDxxir4

e sulle pagine VolFilm di Vimeo.com

Ecco una delle 14 clip che spiega i diversi comportamenti della lava:
https://youtu.be/0NMpaHyh6BQ

Fonte: La Sicilia.

 

L’Etna et le Stromboli sont les fers de lance du volcanisme italien (Photos: C. Grandpey)

L’Etna e lo Stromboli sono le punte di diamante del vulcanismo italiano (‘Foto: C. Grandpey)

Séismes et comportements animaliers // Earthquakes and animal behaviour

A la suite des puissants séismes qui ont frappé l’Italie l’année dernière, un scientifique allemand s’est rendu dans ce pays pour voir si les animaux peuvent anticiper les catastrophes naturelles. Au mois d’octobre, le chercheur, directeur de l’Institut d’Ornithologie Max Planck de Radolfzell, a équipé plusieurs animaux de capteurs très sensibles dans une ferme de la région des Marches, dans le centre de l’Italie, pour surveiller leur comportement, en espérant qu’il se modifierait d’une manière révélatrice avant un séisme. Les résultats pourraient être utilisés dans le cadre d’un système de prévention et sauver des milliers de vies.
Les secousses sismiques ont commencé à ébranler l’Italie en août 2016, avec d’autres événements majeurs en octobre 2016 et janvier 2017, ainsi que des milliers de répliques. La catastrophe a entraîné 23 milliards d’euros de dégâts, avec des milliers de personnes sans abri et plus de 300 morts.
Des recherches antérieures ont déjà montré la capacité prédictive des animaux. Par exemple, une étude débutée en 2012-2014 a pris en compte le comportement des chèvres et des moutons sur les flancs de l’Etna. Le chercheur allemand explique que « les animaux ont prédit les éruptions volcaniques majeures au cours de ces deux années entre quatre à six heures à l’avance », ajoutant que huit éruptions majeures se sont produites lors de son étude. « La nuit, les animaux se sont réveillés et ont déambulé nerveusement ; ensuite, pendant la journée, ils se sont installés dans une zone sure » où la végétation haute laissait supposer qu’elle avait été épargnée par les anciennes coulées de lave. Sur la base de cette recherche, il a déposé en 2013 un brevet intitulé «Préparation aux catastrophes utilisant la nature». Le brevet est en attente de validation.
Les séismes à répétition dans les Marches et d’autres régions de l’Italie centrale ont permis d’enregistrer une multitude de données sur les réactions des animaux. Après le séisme dévastateur qui a frappé la région en octobre, le scientifique s’est rendu sur place et a visité une ferme familiale qui vend du fromage produit par les moutons et les vaches. Il a installé des minuscules capteurs sur un certain nombre d’animaux – un lapin, des moutons, des vaches, des dindes, des poulets et des chiens. Les appareils ont mesuré en continu les moindres mouvements des animaux: leur position magnétique, leur vitesse, leur altitude, leur température, leur humidité, leur accélération et leur localisation. Selon le chercheur, la balise, alimentée par un petit panneau solaire, se comporte comme une «boîte noire pleine d’informations».
Quelques jours après l’installation des premiers capteurs, un autre séisme majeur, de magnitude M 6.5, a frappé la région, ce qui a fourni de nouvelles données. Le chercheur a récupéré les capteurs quelques semaines plus tard et est revenu en janvier pour équiper plusieurs des mêmes animaux : six vaches, deux fois plus de moutons et deux chiens. En avril, il est revenu à la ferme récupérer les capteurs afin d’étudier les données acquises.
Le marquage de différentes espèces animales peut être important car chaque animal détecte l’environnement de façon différente. Ensemble, ils forment un réseau de détection fournissant des informations complètement nouvelles.
Une fois que les données animales seront comparées aux données sismiques de la région – en utilisant les séismes de M 4 comme point de référence -, on pourra tirer des conclusions sur les comportements des animaux avant, pendant et après un séisme. De fin octobre à avril, il y a eu 11 jours avec des séismes de magnitude supérieure à M 4.
Dans le meilleur des cas, le comportement des animaux dans les heures précédant un séisme pourrait servir de système d’alerte précoce afin que les gens puissent fuir. Les données recueillies auprès de la ferme et des animaux qui ont survécu peuvent s’avérer essentielles et seront associées à d’autres données recueillies par l’Institut d’Ornithologie qui contrôle le comportement plusieurs centaines d’animaux. Cela fait partie d’un projet international allemand-russe baptisé ICARUS – International Cooperation for Animal Research Using Space – (Coopération internationale pour la recherche animale avec l’aide de l’espace), un système de surveillance par satellite qui suivra des dizaines d’espèces équipées d’émetteurs à énergie solaire.
Adapté d’un article dans Alaska Dispatch News.

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After a series of powerful earthquakes struck Italy last year, a German scientist rushed to this country to check whether animals can anticipate natural disasters. The researcher, director of the Max Planck Institute for Ornithology in Radolfzell, tagged several animals with sensitive sensors on a farm in the Marches region of central Italy in October to monitor their behaviour, hoping that if it changed in some consistent way before an earthquake, it could be used as an early warning system and potentially save thousands of lives.

The series of earthquakes in Italy began in August 2016, with other major events coming in October and January 2017, accompanied by thousands of aftershocks. The calamity has cost 23 billion euros in damage, rendered thousands homeless and caused more than 300 deaths.

Some previous research augured well for the predictive abilities of animals. It included a study that he conducted from 2012-2014 by monitoring goats and sheep on the side of Mount Etna, in Sicily. « The animals predicted the major volcanic eruptions during these two years between four to six hours before, » he said, adding that eight major eruptions occurred during his study. « At night, the animals woke up and nervously walked around, and in daytime, they moved to a safe area » where high vegetation suggested that it had been spared by previous lava flows. On the basis of this research, he applied in 2013 for a patent: « Disaster Alert Mediation Using Nature. » The patent is pending.

The recurring earthquakes in Marches and other parts of central Italy presented the chance to record a wealth of data about animal responses to further test the theory. After a devastating earthquake hit the region in October, the scientist hurried to Italy and visited a farm which sells cheese produced by the family’s sheep and cows. He tagged a number of animals on the farm — a rabbit, sheep, cows, turkeys, chickens and dogs — with small but sophisticated sensors. The devices measured the animals’ every movement, down to the second: their magnetic direction, speed, altitude, temperature, humidity, acceleration and location. He described the tag, powered with a small solar panel, as a « black box full of information. »

A few days after the first animals were tagged, another major earthquake, measuring M 6.5, hit the area, which provided data for a significant seismic event. The researcher retrieved the monitoring devices a few weeks later and then returned in January to tag several of the same animals again, including half a dozen cows, twice as many sheep and two dogs. In April, the researchers came again to remove the remaining tags and to study the acquired data.

Tagging different species might be essential as each one senses the environment in a distinct way. Together, they might form a collective sensing system providing completely novel information.

The hope is that once the animal data is compared with the earthquake data from the area — using M 4 earthquakes as a cutoff — it will show distinctive behaviour before, during and after an earthquake. From late October to April, there were 11 days with earthquakes measuring more than M 4.

In the best case, the animals’ behaviour in the hours leading up to an earthquake might act as an early warning system so that people could evacuate. The data gathered from the farm and the animals that survived may prove critical and will be combined with other data being gathered by the ornithology institute, which tracks many hundreds of animals. It is part of an international project under a German-Russian lead called ICARUS, short for International Cooperation for Animal Research Using Space, a satellite-based monitoring system that will track dozens of species outfitted with solar-powered transmitters.

Adapted from an article in Alaska Dispatch News.

Source : Google Maps

Le séisme d’hier en Italie a-t-il provoqué une avalanche meurtrière ? // Did yesterday’s earthquake in Italy trigger a deadly avalanche ?

drapeau-francaisLes séismes qui ont secoué mercredi la région d’Amatrice sont-ils responsables de l’avalanche qui a enseveli l’hôtel Rigopiano, à Farindola, station de ski située à 1020 mètres d’altitude dans le massif de Gran Sasso (Abruzzes) ? Il est pour le moment impossible de répondre à cette question, mais il se peut que la sismicité enregistrée dans la région d’Amatrice et ressentie jusqu’à Rome ait déstabilisé la très épaisse couche de neige et provoqué la catastrophe.

Au moment où j’écris ces lignes, deux survivants ont été retrouvés – dont un en forte hypothermie – par les secouristes, qui poursuivent leurs recherches au sein des décombres. Une trentaine de personnes étaient hébergées dans la structure au moment de la secousse, ont confirmé les autorités. L’une des deux personnes secourues a expliqué aux secouristes que sa femme et sa fille étaient à l’intérieur.

Les premières équipes de secours ont eu beaucoup de mal à rejoindre l’hôtel cette nuit vers 4h30 du matin, après une approche à skis et à raquettes qui a duré toute la nuit. La neige tombe abondamment sur la région, avec une couche atteignant parfois deux mètres, et les routes sont quasiment impraticables.

Les images diffusées par les secours laissent craindre le pire, avec de nombreux morts.

Source : Presse italienne

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drapeau-anglaisAre the earthquakes that shook the Amatrice region on Wednesday responsible for the avalanche that buried the Hotel Rigopiano in Farindola, a ski resort 1020 meters a.s.l. in the Gran Sasso massif? It is impossible to answer this question at this time, but it is possible that the seismicity recorded in the Amatrice region and felt as far as Rome destabilized the very thick layer of snow and caused the cdisaster.
At the moment I am writing these lines, two survivors have been found – including one in severe hypothermia – by rescuers who are continuing their research in the rubble. The authorities confirmed that thirty people or so were lodged in the structure at the moment of the avalanche. One of the two rescued people told the rescuers that his wife and daughter were inside.
The first rescue teams had a hard time getting to the hotel at about 4:30 this morning after a ski and snowshoe approach that lasted all night. The snow is falling abundantly on the area, with a layer sometimes reaching two meters, and the roads are almost impassable.
The images broadcast by the rescuers lead authorities to fear the worst, with many dead.
Source: Italian newspapers.

Un nouveau séisme secoue le centre de l’Italie // New earthquake shakes Central Italy

drapeau-francais11 heures: Le Centre de l’Italie, déjà secoué le 24 août et le 26 octobre 2016, a de nouveau été affecté ce matin à 10h25 par un puissant séisme de M 5,3, ressenti en particulier entre L’Aquila et Rieti. L’hypocentre, à une profondeur de 9 km, a été localisé près de Amatrice. Une autre secousse de M 3,2, a été enregistrée quelques minutes plus tard, suivie de répliques de magnitude supérieure à 2. Les secousses ont été ressenties jusqu’à Rome, où les élèves de certains établissements scolaires ont quitté les salles de classe.
Le séisme a secoué la région de l’Aquila où la population connaît déjà de grosses difficultés en raison de la forte vague de mauvais temps qui a frappé le centre de l’Italie. La couche de neige atteint parfois un mètre d’épaisseur et a provoqué des coupures d’eau et d’électricité, tout en limitant considérablement les déplacements.

Source : Médias italiens.

14 heures : Les scientifiques italiens essayent en ce moment de comprendre le processus qui a généré les derniers séismes dans la région de l’Aquila, Rieti et Amatrice. Bien qu’il soit encore trop tôt pour identifier la (ou les) faille qui a provoqué ces secousses, il est probable que l’on assiste, comme en août et octobre 2016, à un phénomène de « contagion sismique » – également appelé effet domino ou en cascade – au niveau des failles adjacentes.
Le premier séisme, d’une magnitude de M 5,3 et une profondeur de 10 km, a été enregistré à 10h25 à la limite entre le Latium et les Abruzzes. Il a été suivi à 11h14 d’un autre, d’une magnitude de M 5,7 et une profondeur d’une dizaine de km. Au vu des premières mesures, il semble que les épicentres se situent au niveau des localités de Montereale et Capitignano, près du lac artificiel de Campotosto, à environ 10 km au sud-ouest de Amatrice.
Un sismologue du Consiglio Nazionale delle Ricerche (CNR) explique que quand une faille génère un séisme, elle libère l’énergie accumulée immédiatement avant ce séisme et transfère une partie de cette énergie vers les segments de faille adjacents qui, à leur tour, dans un laps de temps imprévisible (heures, jours, mois, années) peuvent générer des séismes et encore «infecter» d’autres failles adjacentes. De tels séismes vont sûrement se produire dans les prochaines heures au travers d’un essaim de répliques dont l’intensité est difficile à prévoir.

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drapeau-anglais11:00: Central Italy, already shaken on August 24th and October 26th, 2016, was again affected this morning at 10:25 am by a powerfulM 5.3 earthquake, mostly felt in between L’Aquila and Rieti. The hypocentre, at a depth of 9 km, was located near Amatrice. Another M 3.2 event was recorded a few minutes later, followed by aftershocks with magnitudes greater than M 2. The quakes were felt as far as Rome, where pupils from some schools left the classrooms.
The earthquake shook the region of L’Aquila where the population is already facing great difficulties due to the spell of bad weather that hit Central Italy. Snow is sometimes one metre thick and has caused disruptions in water and electricity supply, while considerably limiting the displacements.
Source: Italian news media.

14:00 Italian scientists are now trying to understand the process that generated the last earthquakes around L’Aquila, Rieti and Amatrice. Although it is still too early to identify the fault (s) that caused these quakes, it is likely that, as in August and October 2016, there was a phenomenon of « seismic contagion » – domino or cascade – at the adjacent faults.
The first earthquake, with a magnitude of M 5.3 and a depth of 10 km, was recorded at 10:25 am at the border between Lazio and Abruzzo. It was followed at 11:14 by another, with a magnitude of M 5.7 and a depth of about ten kilometers. Given the first measurements, it seems that the epicentres were located at Montereale and Capitignano, near the artificial lake of Campotosto, about 10 km southwest of Amatrice.
A seismologist from the Consiglio Nazionale delle Ricerche (CNR) explains that when a fault generates an earthquake, it releases the energy that had accumulated immediately before the earthquake and transfers some of this energy to the adjacent fault segments which, in turn, after a certain time (hours, days, months, years) can generate earthquakes and still « infect » other adjacent faults. Such earthquakes will surely occur in the coming hours through a swarm of aftershocks whose intensity is difficult to predict.

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Source: INGV

Séisme en Italie (suite) : Nouveau volcan de boue // Seismicity in Italy (continued) : New mud volcano

drapeau-francaisSuite à la récente augmentation de l’activité sismique avec une secousse de M 6,5 dans la province de Fermo (région des Marches) le 30 octobre, un nouveau volcan de boue est apparu la semaine dernière dans un champ de la commune de Santa Vittoria in Matenano.
Il y a six volcans de boue actifs dans la commune voisine de Monteleone di Fermo, située le long de la rivière Ete. Depuis la dernière augmentation de l’activité sismique, tous ces volcans de boue ont connu des éruption d’argile, tandis qu’un autre s’est formé sans prévenir, au début de la semaine.
Voici une petite vidéo illustrant ce sujet:
https://youtu.be/Ic6V8tQ4NcY

Source: The Watchers.

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drapeau-anglaisFollowing the recent increase in seismic activity.with an M 6.5 earthquake in the Province of Fermo, Marche region on October 30th, a new mud volcano formed last week in a field in the municipality of Santa Vittoria in Matenano.

There are six active mud volcanoes in the neighbouring municipality of Monteleone di Fermo, located along the river Ete. Since the latest increase in seismic activity, all of them have been reported to erupt clay, while another one was formed suddenly and with no prior warning, earlier in the week.

Here is a short video that illustrates this topic:

https://youtu.be/Ic6V8tQ4NcY

Source : The Watchers.

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En Sicile, le Maccalube di Aragona comptent parmi les plus célèbres volcans de boue d’Italie. (Photo: C. Grandpey)