Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

**********

La plage de sable noir de Reynisfjara (Islande) est réputée pour ses lames de fond et ses vagues meurtrières qui ont emporté plusieurs touristes imprudents. Aujourd’hui, un nouveau danger a été observé sur la plage : des éboulements rocheux.
Une quantité considérable de roches s’est effondrée dans la partie est de la plage, juste après les colonnes de basalte. Ce phénomène n’est guère surprenant, car la mer déferle sur les colonnes de basalte avec une telle violence que les vibrations peuvent déstabiliser la roche et provoquer des effondrements. Le dernier en date est le troisième éboulement majeur survenu sur le site au cours des vingt dernières années. Il aurait aisément pu virer au drame si des personnes s’étaient trouvées sur place au moment des faits.
Un guide local rappelle au public que les vagues à Reynisfjara sont imprévisibles et que les conditions peuvent changer brutalement. On peut rester longtemps sur la plage en voyant les vagues atteindre toujours le même point, puis, soudain, après une longue accalmie, une vague plus puissante que les autres surprend tout le monde. Les visiteurs étrangers ne peuvent pas anticiper un tel phénomène. De nouveaux panneaux d’avertissement ont été installés et il est vivement conseillé aux touristes de les respecter.
Source : Iceland Monitor.

Photos: C. Grandpey

°°°°°°°°°°

Toujours en Islande, le 24 octobre 2023, un essaim sismique intense, provoqué par une intrusion magmatique, a secoué la bourgade portuaire de Grindavík. La fréquence et l’intensité des secousse ont augmenté de manière spectaculaire le 10 novembre 2023, avec environ 20 000 événements, dont le plus fort a atteint la magnitude M5,3. Grindavík a été évacuée en raison de phénomènes d’affaissement à grande échelle, notamment la formation d’un vaste fossé d’effondrement (graben) et de profondes fissures qui ont causé des dégâts considérables. 3 700 habitants ont été contraints de fuir la ville.
La fissure qui traversait Grindavík a coupé la ville en deux ; elle est aujourd’hui en cours de comblement.
Les travaux consistent à poser un géotextile avant d’empiler des couches de différents types de gravier et de terre. L’objectif est de créer un remblai capable de mieux résister aux mouvements du sol lors d’une future activité sismique.
Bon nombre des maisons qui bordaient autrefois la fissure ont déjà été démolies, tandis que plusieurs autres sont encore debout, dans l’attente du même sort.
Sur le site Iceland Monitor, on peut visionner une vidéo montrant l’état actuel de la fissure sur toute sa longueur ainsi que le paysage urbain qui l’entoure désormais.
https://icelandmonitor.mbl.is/news/news/2026/06/28/video_crews_fill_fissure_running_through_grindavik/

Source: presse islandaise

++++++++++

Les fontaines de lave de l’Épisode 50 du Kilauea (Hawaï) sont apparues à 10 h 10 (heure locale) le 27 juin 2026 avec tout d’abord des fontaines en dôme. L’Épisode a pris fin ce même jour à 17 h 10, après 7 heures d’activité continue à partir de la bouche nord. La bouche sud ne s’est jamais vraiment manifestée durant cet épisode.

Le débit effusif a culminé à environ 330 mètres cubes par seconde entre 10 h 30 et 11 h, avec un débit moyen de 210 mètres cubes par seconde pour l’ensemble de l’épisode. On estime à 4,9 millions de mètres cubes le volume de lave émise, qui a recouvert environ 50 % du plancher du cratère Halemaʻumaʻu. Les fontaines de lave de la bouche nord  ont atteint une hauteur maximale d’environ 300 mètres et ont généré un panache qui a culminé à environ 5 500 mètres d’altitude. Les retombées de cendre sont restées en grande partie à l’intérieur du Parc national des volcans d’Hawaï.

Les modèles de prévision indiquent que le déclenchement des fontaines de lave de l’Épisode 51 se situera probablement entre le 7 et le 14 juillet 2026.

Source : HVO.

Image webcam de l’Épisode 50

+++++++++++

Le PHIVOLCS indique qu’une éruption phréatomagmatique mineure a eu lieu au niveau du Main Crater du Taal (Philippines) le 30 juin 2026 à 14 h 34. L’événement a duré environ quatre minutes et demie. Il a généré des panaches de cendres et de vapeur s’élevant à environ 1 200 mètres d’altitude avant de dériver vers le sud-ouest.
Malgré cette éruption, le Taal demeure au niveau d’alerte 1, ce qui indique une activité volcanique de faible intensité. Les autorités continuent de recommander à la population de rester vigilante et de suivre les consignes officielles.

https://www.facebook.com/reel/1607722151363496/?s=single_unit&__cft__[0]=AZYFo66mbWURgpxvSkMUiX_TKq6ij7ulFJZMS4ATpYSKWyGzE2x5EDHBFRbimEwwcdqcWPZBVZc6_XWj8Am39U_kp13fJRLVhNbFIiDG8FUVIkmPzjJwBPq8aSiStzuNdlv8QMGlhcg-kNBbhVfOVJhKZmq6OhLpnlr0DO8q9jzzAAbgxb9qAHEtHAtSSE5RXTw&__tn__=H-R

 

Vue de l’événement du 30 juin (Source: réseaux sociaux)

++++++++++

L’activité effusive se poursuit sur l’Etna (Sicile), alimentée par une bouche situé à 3 300 mètres d’altitude. Le front de lave le plus avancé se situe actuellement à une altitude estimée 2620 mètres.

L’activité strombolienne se poursuit, avec une intensité variable, à partir de la bouche située sur le versant supérieur de la Voragine.
Au cours des dernières 48 heures, l’amplitude moyenne du trémor volcanique a montré une hausse lente et régulière avec sa source dans la zone de la Voragine, à une altitude d’environ 3 000 mètres. Aucune variation significative n’a été détectée dans les données de déformations du sol.
L’alerte aérienne VONA émise par l’INGV reste Orange, mais cette phase éruptive de l’Etna n’a actuellement pas d’impact sur le fonctionnement de l’aéroport international Vincenzo Bellini de Catane.

Source : INGV.

L’Etna le 27 juin 2026 (Source: INGV)

++++++++++

Un épisode explosif a été observé sur le Mutnovsky (Kamtchatka) le 1er juillet 2026 à 20 h 19, UTC (2 juillet à 08 h 19, heure locale). C’est la première éruption de ce volcan depuis le 3 juillet 2013. Le KVERT a signalé que cet événement,a duré environ trois minutes, et généré un panache de cendres qui est monté jusqu’à 3,5 km au-dessus du niveau de la mer avant de s’étirer sur une dizaine de kilomètres à l’ouest du volcan.
Le KVERT a fait passer la couleur de l’alerte aérienne du Vert à l’Orange. Aucune autre explosion n’a été observée, et l’activité s’est poursuivie sous forme d’émissions de gaz et de vapeur. La couleur de l’alerte aérienne a été ramenée au Jaune le 2 juillet à 04 h 20 UTC.
Source : KVERT

Activité explosive sur le Mutnovsky le 1er juillet 2026 (Source : KVERT)

++++++++++

Le niveau d’alerte de l’Anak Krakatau (Indonésie) a été relevé de II (Waspada) à III (Siaga) le 2 juillet 2026, suite à une éruption qui a généré un panache de cendres à environ 200 m au-dessus du sommet. Une zone d’exclusion de 3 km a été mise en place autour du cratère actif. Il convient de noter qu’une intensification de l’activité a été observée depuis le début du mois de juin 2026.

Source : Magma Indonesia.

Épisode éruptif sur l’Anak Krakatau (Photo : C. Grandpey)

+++++++++

L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

°°°°°°°°°°

Flux RSS

Petit rappel : on me demande parfois comment il est possible de recevoir et lire mes articles au moment de leur parution. Pour cela, rendez-vous en haut de la colonne de droite de mon blog où figure le flux RSS qui permet de recevoir automatiquement des mises à jour du blog.

Vous pouvez également cliquer sur « Suivre Claude Grandpey : Volcans et Glaciers ».

——————————————-

Here is some news about eruptive activity around the world, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

**********

Reynisfjara Black Sand Beach (Iceland) is known for its rip currents and killer waves that have swept away several careless tourists. Today, a new danger has been observed at the beach : rock collapses.

A tremendous amount of material has collapsed on the eastern part of the beach, beyond the basalt columns. This does not really come as a surprise because the sea is pounding the basalt columns so violently that the vibrations may destabilize the rock and trigger collapses. The latest collapse is the third major rockfall at the site in the past 20 years. It could easily have ended in tragedy if people had been present when it happened.

A local guide reminds the public that waves at Reynisfjara are unpredictable and conditions can change suddenly. You can stand on the beach for a long time, and the waves keep reaching the same point, then suddenly, after a long lull, one huge wave arrives. Foreign visitors cannot anticipate something like that. New warning signs have been installed and tourists are strongly advised to respect them.

Source : Iceland Monitor.

°°°°°°°°°°

Still in Iceland, on 24 October 2023, an intense earthquake swarm shook Grindavik, caused by a magmatic intrusion underneath the area. The frequency and intensity of the earthquakes dramatically increased on 10 November 2023, with around 20,000 tremors, the largest of which exceeded M5.3. Grindavík was evacuated due to the creation of large-scale subsidence, including the formation of an extensive graben valley, with huge fissures that caused significant damage. 3,700 residents were forced to flee Grindavík.

The fissure that runs through Grindavík at one point split the town in two. Today itt is being filled.

The work involves laying geotextile fabric before building up layers of different types of gravel and soil. The aim is to create a fill that can better withstand ground movement during future seismic activity.

Many of the houses that once stood along the fissure have already been demolished, while several others remain standing, awaiting the same fate.

On the Iceland Moniotor website, one can wath a good video that shows the current state of the fissure along its length and the transformed townscape that now surrounds it.

https://icelandmonitor.mbl.is/news/news/2026/06/28/video_crews_fill_fissure_running_through_grindavik/

++++++++++

Lava fountains from Kīlauea’s (Hawaii) Episode 50 began at 10:10 a.m. (local time) on June 27, 2026, initially appearing as dome fountains. The episode ended that same day at 5:10 p.m., following seven hours of continuous activity from the north vent. The south vent never truly became active during this episode.
The effusion rate peaked at approximately 330 cubic meters per second between 10:30 a.m. and 11:00 a.m., with an average rate of 210 cubic meters per second for the duration of the episode. The volume of erupted lava is estimated at 4.9 million cubic meters, covering about 50% of the floor of Halemaʻumaʻu Crater. Lava fountains from the north vent reached a maximum height of approximately 300 meters and generated a plume that peaked at an altitude of about 5,500 meters. Ashfall remained largely within Hawaiʻi Volcanoes National Park.

Forecast models indicate that the onset of fountaining Episode 51 will likely be between July 7 and July 14 2026.
Source: HVO.

++++++++++

PHIVOLCS reported that a minor phreatomagmatic eruption occurred at Taal Volcano’s Main Crater (Philippines) at 2:34 p.m. on June 30, 2026, lasting approximately four and a half minutes. The event generated dark gray ash and steam-rich plumes that rose about 1,200 meters before drifting southwest.

Despite the eruption, Taal Volcano remains under Alert Level 1, indicating low-level volcanic unrest. Authorities continue to advise the public to remain vigilant and follow official advisories.

++++++++++

Effusive activity continues at Mt Etna (Sicily), fed by a vent located at an elevation of 3,300 meters. The flow front is currently situated at an estimated elevation of between 2,620 meters. Irregular Strombolian activity is going on at a vent located on the upper dlope of theVoragine.
Over the past 48 hours, the average amplitude of volcanic tremor has shown a slow and regular increase, with its source in the Voragine area at an elevation of approximately 3,000 meters. No significant changes have been detected in ground deformation data.
The VONA aviation alert issued by INGV remains at Orange, but this eruptive phase of Etna is currently not affecting operations at Catania-Vincenzo Bellini International Airport.
Source: INGV.

+++++++++

Mutnovsky (Kamchatka), produced an ash explosion at 20:19 UTC on July 1, 2026 (08:19 LT on July 2), marking its first eruption since July 3, 2013. KVERT reported that the approximately 3-minute event generated an ash plume up to 3.5 km above sea level, extending about 10 km west of the volcano.

The KVERT raised the Aviation Color Code from Green to Orange and said the eruption lasted about 3 minutes. There were no further ash explosions observed, and activity at the volcano continued in the form of gas-and-steam emissions. The agency lowered the Aviation Color Code from Orange to Yellow at 04:20 UTC on July 2.

Source : KVERT.

++++++++++

The alert level for Anak Krakatau (Indonesia) was raised from II (Waspada) to III (Siaga) on July 2, 2026, after an eruption sent a dense ash plume about 200 m above the summit. The agency has set a 3 km exclusion zone around the active crater. It should be noted that an increase in activity has been observed since early June 2026.

Source : Magma Indonesia.

++++++++++

Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

°°°°°°°°°°

RSS feed

Quick reminder: I am sometimes asked how it is possible to receive and read my posts when they are published. Just go to the top of the right column of my blog where you can see the RSS feed. It will allow you to automatically receive updates from the blog.
You can also click on “Suivre Claude Grandpey: Volcans et Glaciers”.

L’érosion côtière à Reynisfjara (Islande) [suite] // Coastal erosion at Reynisfjara (Iceland) [continued]

L’érosion côtière continue sur la plage de sable noir de Reynisjjara. Au final, c’est une bonne chose pour la sécurité des visiteurs car il est actuellement impossible d’atteindre les colonnes de basalte. Les touristes sont obligés de rester sur le bord de la petite falaise construite par les assauts des vagues et les atteindre est devenu impossible. D’ailleurs, les propriétaires ont retiré les panneaux de mise en garde, de peur qu’ils se fassent emporter par les vagues et de nouveaux panneaux sont en préparation. Il faudra maintenant attendre le printemps pour voir si les grandes marées permettront de donner un nouvel aspect au rivage de Reynisfjara.

Source : Presse islandaise.

La photo de gauche a été prise le 24 février 2026, celle de droite le 7 février (Composite image/mbl.is / Jónas Erlendsson)

——————————————

Coastal erosion continues at Reynisfjara Black Sand Beach. Ultimately, this is good news for visitor safety, as it is currently impossible to reach the basalt columns. Tourists are forced to remain on the edge of the small cliff built by the assaults of the waves, and reaching them has become impossible. In fact, the landowners have removed the warning signs, fearing they might be swept away by the waves, and new signs are being prepared. Now, we will have to wait until spring to see if the spring tides will give Reynisfjara’s shoreline a new look.
Source: Icelandic news media

Érosion côtière en Islande // Coastal erosion in Iceland

J’ai déjà mis en garde à plusieurs reprises sur ce blog contre le danger des vagues à la plage de sable noir de Reynisfjara, dans le sud de l’Islande. Mais aujourd’hui, le message d’alerte est différent. Ces dernières semaines, la force inhabituelle des vagues a provoqué une importante érosion côtière à Reynisfjara, modifiant radicalement l’aspect et l’accessibilité de cette célèbre plage.
Des portions des colonnes de basalte qui se dressent au-dessus du rivage et sont un élément caractéristique de Reynisfjara, se retrouvent les pieds dans l’eau. Normalement, ces colonnes se dressent au ras du rivage, mais la forte houle et les vents persistants ont déplacé le sable et la roche de façon si spectaculaire que ce n’est plus le cas. Le sable qui protégeait le pied des falaises a été emporté, laissant les rochers et les colonnes à l’air libre et transformant le paysage d’une manière inédite. Un habitant a estimé que l’océan avait érodé l’intérieur des terres de plusieurs dizaines de mètres par endroits, faisant disparaître la plage dans sa totalité.

Reynisfjara en 2022 (Photo: C. Grandpey)

Vue du littoral à Reynisfjara Beach le 9 février 2026 (Crédit photo : réseaux sociaux)

Selon les services météorologiques et côtiers, la cause de cette érosion littorale se trouve dans une période prolongée de forts vents d’est et une forte houle en janvier et début février. Ce régime météorologique a généré à plusieurs reprises de puissantes vagues qui ont frappé la côte sud. Ce phénomène a intensifié les processus côtiers naturels et déplacé le sable et les pierres bien plus que d’habitude à cette période de l’année.
L’érosion est si importante que certains sentiers pédestres et accès à la plage sont désormais plus proches du rivage que d’ordinaire, et que, par endroits, des zones auparavant accessibles ne sont plus praticables en toute sécurité.
Experts et habitants soulignent que si l’érosion côtière est un processus naturel le long des côtes islandaises, façonnées au fil des millénaires par l’activité volcanique et les puissantes vagues de l’Atlantique Nord, le niveau de changement actuel est exceptionnellement rapide et étendu. Là encore, du jamais vu !
Face à ces changements récents subis par le littoral islandais, les autorités et les organisations locales continuent de surveiller la situation et rappellent aux visiteurs de rester sur les sentiers balisés et les points de vue aménagés, et de respecter la signalisation de sécurité qui a récemment été renforcée. Compte tenu du paysage modifié et de la houle imprévisible, s’approcher de l’ancien rivage ou marcher près des falaises est dangereux et fortement déconseillé.

Sources : ARCTIC PORTAL.org.

———————————————–

I have warned several times on this blog about the danger of the waves at Reynisfjara Black Sand Beach in southern Iceland.But today, the warning is different. Unusually strong ocean forces over recent weeks have caused extensive coastal erosion at Reynisfjara, dramatically changing the appearance and accessibility of the famous Black Beach.

Sections of the basalt column formations have been pushed out into the ocean by wave action. Normally these columns stand right at the shoreline, but heavy seas and persistent winds have shifted sand and rock so dramatically that this is no longer the case. The sand that normally protects the base of the cliffs has been swept away, leaving the rocks and columns more exposed and altering the landscape in ways they have never seen before. One resident estimated that the ocean has eroded inland by dozens of metres in some places, removing the usual beach area entirely.

Meteorological and coastal experts have pointed to a sustained period of strong easterly winds and high wave activity in January and early February as key factors driving the change. This weather pattern has repeatedly pushed powerful surf against the South Coast, intensifying natural coastal processes and moving sand and stones far more than is typical for this time of year.

The erosion has been so significant that some walking paths and beach access areas are now closer to the waterline than usual, and in some spots previously accessible areas are no longer safely reachable.

Experts and locals emphasise that while coastal erosion is a natural process along Iceland’s shores, shaped over millennia by volcanic activity and the North Atlantic’s powerful waves, the current level of change appears exceptionally rapid and extensive.

With the recent changes, authorities and local organisations are continuing to monitor conditions and remind visitors to stay on marked paths and designated lookout areas, and to respect safety signage. Given the altered landscape and unpredictable surf, approaching the old shoreline or walking closer to the cliffs is hazardous and strongly discouraged.

Sources: ARCTIC PORTAL.org.

https://arcticportal.org/

C’est à désespérer. Pauvre société ! // It’s hopeless. What a poor society !

J’ai publié plusieurs notes sur ce blog pour mettre en garde contre les dangers de la plage de sable noir de Reynisfjara, dans le sud de l’Islande. La mer y est particulièrement dangereuse, avec des vagues traîtresses et des lames de fond qui surprennent régulièrement les visiteurs, causant parfois des décès.

Les autorités islandaises ont tenté de sécuriser la zone en mettant en place un système de feu vert / feu rouge en fonction du niveau de danger. Une barrière a également été installée pour bloquer, ou du moins limiter, l’accès à la plage lorsque le feu est rouge et que les conditions sont dangereuses. Le feu rouge s’allume désormais plus tôt qu’auparavant, mais tous les touristes ne tiennent pas compte des avertissements et ne respectent pas la barrière. Le système semble désespérément inefficace et incapable d’empêcher certains comportements dangereux, voire inconscients.

Une vidéo récemment diffusée sur TikTok illustre l’imprudence de deux touristes sur la plage de Reynisfjara. Malgré le feu rouge allumé, ils courent près du rivage et échappent de justesse aux vagues, regagnant la terre ferme avec de l’eau jusqu’aux genoux. Malgré les nombreux accidents mortels au pied des falaises, les touristes continuent de sous-estimer le danger. De nombreux exemples sur les réseaux sociaux montrent des visiteurs ignorant les avertissements et se mettant gravement en danger.

Que faire d’autre ? Rien, malheureusement. La verbalisation ne fait pas partie de l’état d’esprit islandais qui donne priorité à la prévention, mais cette dernière a visiblement ses limites. Une personne a suggéré sur les réseaux sociaux d’informer les touristes qu’ils ne seront pas secourus s’ils pénètrent dans la zone lorsque le feu rouge est allumé. « Il faudrait un panneau indiquant : “Secours impossibles lorsque le feu rouge est allumé – vous accédez à la plage à vos risques et périls.” »
Source : Iceland Monitor. Photos: C. Grandpey.

Comme je l’écrivais dans une note précédente (14 décembre 2025), nous vivons dans une société de records et d’extrêmes. Certains ont peut-être besoin de se rassurer en accomplissant ce qu’ils pensent être un exploit… qui peut vite se transformer en catastrophe. Tant que ces imbéciles mettent leur vie en danger sans impliquer personne d’autre, tout va bien. Mais si des sauveteurs doivent risquer leur vie pour leur porter secours, le problème prend une autre dimension. Personnellement, je pense que la première chose à faire est d’obliger ces personnes à payer le sauvetage. Il en va de même pour les skieurs hors-piste lorsque le risque d’avalanche est élevé. Après avoir déboursé des centaines, voire des milliers d’euros, je pense qu’elles y réfléchiront à deux fois avant de recommencer !

————————————————

I have published several posts on this blog warning againt the dangers of Reymisfjara black beach in southern Iceland. The sea is particularly dangerous with treacherous waves and rip currents that regualarly caught visitors by surprise, killing some of them.

Icelandic authorities have tried to make the area safer and implemented a system of green and red lights according to the danger. A gate has also been installed to block or at least limit access to the beach when the red warning light is on and conditions are dangerous. The red warning light is now activated earlier than before, but as the video shows, not all tourists heed the warnings or respect the barriers. The system looks desperately useless and unable to stop some people’s behaviour.

A recent TikTok video shows the reckless behavior of two tourists at Reynisfjara beach, who stood dangerously close to the shoreline despite a red warning light being illuminated, narrowly escaping the waves. The tourists turned away from the surf and managed to run back to dry land just in time after a wave crashed in and reached up to their knees.

Despite the fact that the sea below the cliffs has claimed many lives, tourists continue to underestimate the danger. Numerous examples on social media show visitors ignoring warnings and putting themselves at serious risk.

What else could be done ? Nothing I’m afraid. One person has suggested on the social networks that tourists should be told they will not be rescued if they enter the area while the red warning light is on. “There should be a notice saying: ‘Rescue is not possible when the red light is on — enter the beach at your own risk.’”

Source : Iceland Monitor.

As I put it in a previous post (14 December 2025), we are living in the society of records and extremes. Maybe some people need to reassure themselves by showing they have performed a feat of strength ;..which may become a feat of stupidity. As long as these persons put their lives at risk without involving anybody else, it’s ok. But if rescuers are putting their lives at risk for helping them, the problem is diferent.I personally think that the first thing to do is to force these persons to pay for the rescue. The same applies to off-piste skiers when the risk of avalanche is high. After paying hundreds or thousands of euros, they’ll probably think twice before doing it again !