La cendre du Sinabung détruit les cultures // Crops are destroyed by Mt Sinabung’s ash

Les derniers épisodes éruptifs du Sinabung ont causé de graves dégâts à l’agriculture locale. Les fermiers de la régence de Karo, au nord de Sumatra, ont subi jusqu’à 41,8 milliards de roupies (2,8 millions de dollars) de pertes car leurs cultures ont été fortement affectées par la cendre volcanique. Pas moins de 23 types de produits horticoles ont été affectés, notamment des piments rouges, des tomates, des pommes de terre, des choux, des choux-fleurs, etc. Les agriculteurs sont inquiets car d’autres éruptions sont susceptibles de se produire.
Le Sinabung est entré en éruption au moins à quatre reprises le 13 août 2020. Des témoins expliquent que chaque éruption avait une hauteur de colonne de cendre différente. L’événement le plus long a duré une vingtaine de minutes. Le public et les touristes sont instamment priés de rester à l’extérieur d’un rayon de 3 kilomètres du sommet du Sinabung, ainsi qu’un rayon de 5 kilomètres dans le secteur sud-est et un rayon de 4 kilomètres dans le secteur nord-est.
Source: The Jakarta Post.

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Mt Sinabung’s recent eruptions have cause heavy damage to the local agriculture. Farmers in Karo regency, North Sumatra, suffered up to 41.8 billion rupees ( 2.8 million dollars) in losses as their crops were heavily affected by volcanic ash. As many as 23 types of horticultural commodities were damaged, including red chillis, tomatoes, potatoes, cabbages, cauliflowers, etc. Farmers are worried as more eruptions are likely to occur.

Mt Sinabung erupted at least four times on August 13th, 2020. Witnesses report that each eruption had a different height in the ash column. The longest event lasted about 20 minutes. The public and tourists are urged to stay outside a 3-kilometre radius from Mt. Sinabung’s summit, as well as a 5-kilometre radius from the southeast sector and a 4-kilometre radius from the northeast sector.

Source : The Jakarta Post.

Crédit photo : F. Gueffier

Après COVID-19 ? Un avenir climatique toujours aussi sombre ! // After COVID-19? An equally grim climate future!

La crise sanitaire générée par le COVID-19 est un sacré coup de semonce pour notre société de consommation qui était en train de s’orienter de plus en plus vers la mondialisation. Le coronavirus nous montre clairement les limites d’une telle évolution et, par la même occasion, devrait nous remettre les pieds sur terre. La leçon de cette pandémie sera-t-elle retenue ? Servira-t-elle à quelque chose ? C’est une autre affaire !

Du point de vue climatique, je suis prêt à parier que rien ne changera. Certes, l’arrêt brutal d’une grande partie de l’activité économique a marqué une atténuation ponctuelle de la pression exercée par les sociétés industrialisées sur l’environnement. Les médias nous serinent qu’il y a une baisse des émissions des gaz à effet de serre et donc de la pollution atmosphérique. Comme je l’ai fait remarquer à plusieurs reprises, cet infléchissement ponctuel n’aura pratiquement aucune incidence sur la crise environnementale globale qui est le résultat d’une débauche de comportements incompatible avec la capacité de notre planète à la contenir.

A court terme, l’épisode de calme économique que nous vivons actuellement n’occasionnera pas d’inversion du changement climatique, même si des mesures drastiques – on peut rêver ! – étaient mises en oeuvre en sortie de crise. Je ne le répéterai jamais assez : l’ampleur du réchauffement dépend de l’accumulation, et donc de la concentration, de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, et non des émissions du moment. Au vu des émissions records de ces dernières décennies et de l’inertie du système – il faut compter une trentaine d’années entre le pic d’émission et la stabilisation de CO2 atmosphérique à son niveau maximum – les grandes lignes de l’avenir climatique à court terme sont déjà écrites. On sait d’ores et déjà que l’on assistera dans les prochaines années à une aggravation majeure du dérèglement climatique, avec toutes les conséquences que le phénomène suppose.

Le secteur agricole est particulièrement à risque. Les scientifiques préviennent que le niveau moyen d’humidité des sols correspondra vraisemblablement dans 30 ans aux records de sécheresse enregistrés aujourd’hui dans de nombreuses régions.  Les sécheresses exceptionnelles que nous connaîtrons en Europe seront des événements destructeurs encore jamais observés. Il faudra donc s’attendre à une baisse tendancielle des rendements, ainsi qu’à des crises sévères pour les années qui viennent.

Comme je l’ai indiqué précédemment, l’apparition d’animaux sauvages dans les rues de nos villes ne doit pas nous faire oublier la triste réalité, à savoir la tendance lourde d’extinction massive du monde vivant provoquée par les pressions croissantes exercées par les sociétés industrialisées. Au delà du risque sanitaire, le secteur agricole est largement menacé par l’effondrement des populations européennes d’insectes ou d’oiseaux  puisque ces espèces participent à la pollinisation des cultures ou à la régulation des pathogènes et ravageurs.

Je suis désolé de faire de telles prévisions sombres, mais il ne peut en être autrement au train où vont les choses, et je crains fort d’être en deçà de la réalité qui nous attend.…

Source : Note inspirée de plusieurs articles parus dans la presse nationale et internationale.

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The health crisis generated by COVID-19 is a big wake-up call for our consumer society which has been moving more and more rapidly towards globalization. The coronavirus clearly shows us the limits of such an evolution. Will the lesson of this pandemic be learned? Will it be of some use? Not so sure!
From a climatic point of view, I’m ready to bet that nothing will change. Admittedly, the sudden cessation of a large part of economic activity marked a temporary easing of the pressure exerted by industrialized societies on the environment. The media tell us that there is a reduction in greenhouse gas emissions and therefore in air pollution. As I have repeatedly pointed out, this temporary shift will have virtually no impact on the global environmental crisis, which is the result of a behaviour incompatible with our planet’s ability to contain it.
In the short term, the episode of economic calm that we are currently experiencing will not cause a reversal of climate change, even if drastic measures – we can dream! – were implemented at the end of the crisis. One should keep in mind that the extent of global warming depends on the accumulation, and therefore the concentration, of greenhouse gases in the atmosphere, and not on current emissions. In view of the record emissions of recent decades and the inertia of the system – it takes about thirty years between the emission peak and the stabilization of atmospheric CO2 to its maximum level – the broad outlines of the climate future short term are already written. We already know that in the coming years we will witness a major worsening of climate change, with all the consequences that the phenomenon implies.
The agricultural sector is particularly at risk. Scientists warn that the average level of soil moisture will likely correspond in 30 years to the drought records recorded today in many regions. The exceptional droughts that we will be observed in Europe will be destructive events never seen before. We should therefore expect a downward trend in yields, as well as severe crises for the coming years.
As I indicated earlier, the appearance of wild animals on the streets of our cities should not make us forget the sad reality, namely the heavy tendency of massive extinction of the living world caused by the increasing pressures exerted by industrialized societies. Beyond the health risk, the agricultural sector is largely threatened by the collapse of European populations of insects or birds since these species participate in the pollination of crops or the regulation of pathogens and pests.
I am sorry to make such gloomy predictions, but it cannot be otherwise at the rate things are going, and I am afraid of being far from the reality that awaits us. …
Source: Several articles published in the national and international press.

Anomalies de température mondiale par rapport à 1850-1900 et prévisions du Met Office pour la période 2020-2024 (Source : Met Office, global-climat).

Hawaii: Impact de l’éruption du Kilauea sur l’agriculture // Impact of the Kilauea eruption on agriculture

Une étude récente menée auprès des agriculteurs hawaïens par le Département d’agriculture tropicale et des ressources humaines a révélé que la dernière éruption du Kilauea avait causé près de 28 millions de dollars de dégâts. Les 46 fermiers qui ont participé à l’étude ont déclaré avoir perdu environ 27,9 millions de dollars suite à la destruction de leurs biens. Parmi les dégâts signalés, près des deux tiers – soit 17 millions de dollars – concernent plus particulièrement les récoltes, tandis que les terres, les bâtiments et les stocks détruits représentent respectivement 4,1 millions de dollars, 3,3 millions de dollars et 3 millions de dollars de pertes.
Un rapport de l’Association de la floriculture et des pépinières d’Hawaï a fait remarquer que les données contenues dans l’étude n’étaient pas exhaustives, mais fournissaient un bon aperçu de la gravité de l’impact de l’éruption sur l’agriculture de l’île. L’étude a révélé que 13,3 millions de dollars de dégâts concernent la floriculture, 6,5 millions de dollars la culture de la papaye et 2,5 millions de dollars les noix de macadamia.

La région de Kapoho, aujourd’hui en grande partie recouverte par la lave, offrait des conditions idéales pour faire pousser les orchidées. Après l’éruption, on a estimé que 10% des quelque 300 plantations d’orchidées à travers l’Etat avaient été touchés. Même si certaines nouvelles pépinières ont vu le jour, il faut parfois jusqu’à deux ans pour qu’une graine d’orchidée devienne une plante vendable dans des conditions idéales, et c’est une période pendant laquelle les agriculteurs ne disposent d’aucun revenu.
Environ 30 à 40% de la production de papaye de la Grande Ile a été détruite ou rendue inaccessible par l’éruption, avec un préjudice économique immédiat pour le secteur. Quelque 285 hectares de la meilleure zone de culture de la papaye ont été ensevelis sous la lave, ce qui soulève des questions sur l’avenir de ce secteur agricole. La plus grande partie de la récolte de papayes qui a été détruite était destinée à Oahu ou au Canada, tandis que la plupart des terres dévolues à l’exportation vers le Japon ou le continent américain ont été épargnées par la lave. Les agriculteurs qui ont perdu leurs terres n’en trouveront pas forcément d’autres pour les remplacer, même si l’étude montre que les fermiers les plus affectés pat l’éruption  seraient prêts à acheter de nouvelles terres. Certaines parties de la Grande Ile offrent des conditions propices à la culture de la papaye, mais le coût de leur défrichage ne serait pas supportable financièrement  pour la plupart des fermiers. Comme les orchidées, les papayes mettent du temps – environ un an – à se développer et l’assurance chômage arrive à son terme au bout de six mois. La communauté agricole a demandé que soit instituée une législation prolongeant l’assurance-chômage suffisamment longtemps pour couvrir les périodes de croissance des papayes, mais il n’est pas du tout certain qu’ils obtiennent satisfaction. .
Source: Hawaii Tribune Herald

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A recent survey conducted with farmers by the Hawaii’s College of Tropical Agriculture and Human Resources has reported that Kilauea’s last eruption caused nearly 28 million dollars in damages. The 46 respondents reported that they had collectively lost approximately 27.9 million dollars in destroyed property. Of the total damages reported, nearly two thirds – 17 million dollars – were specifically damage to crops, while destroyed land, buildings and inventory accounted for 4.1 million dollars, 3.3 million dollars and 3 million dollars in losses, respectively.

A statement by the Hawaii Floriculture and Nursery Association has indicated that the data from the survey is not “all-inclusive” but provides a snapshot of how devastating the eruption was for the island’s agricultural industries. The survey found that 13.3 million dollars of the reported damages were from the floriculture industry, with another 6.5 million dollars from the papaya industry and 2.5 million dollars from the macadamia nut industry.

The Kapoho region, now mostly buried in lava, had ideal conditions for orchid growers. After the eruption, it was estimated that 10 percent of the roughly 300 statewide orchid growers had been affected. Even though some new nurseries are beginning to see new growth, it can take up to two years to grow an orchid from seed to salable plant under ideal conditions, during which time farmers starting out will have no cash flow.

About 30 to 40 percent of the Big Island’s papaya production has been destroyed or rendered inaccessible by the eruption, resulting in immediate economic damage to the industry. Approximately 700 acres of the best growing area for papayas have been buried by lava, raising long-term questions about the industry’s future. The majority of the destroyed papaya crop was destined for Oahu or Canada, while most of the Japanese and mainland export growing lands were largely unaffected. However, those farmers who lost growing land may not be able to find replacements, although the survey suggested that most inundated farmers would be willing to buy new land. Some lands on the Big Island have appropriate conditions for papayas to grow, but the cost of clearing the land would not be economically feasible for most operations. Meanwhile, like the orchids, papayas take time to grow – about a year – while unemployment insurance runs out after six months. The farming community has discussed legislation extending unemployment insurance long enough to cover growing periods, but was not optimistic.

Source : Hawaii Tribune Herald

La culture de la papaye est l’un des piliers de l’économie hawaïenne (Photo: C. Grandpey)

La cendre du Bromo (Indonésie) ruine l’agriculture locale // The ash of Mt Bromo (Indonesia) ruins local agriculture

drapeau-francaisL’éruption du Bromo continue. Le VSI indique que le panache de cendre monte souvent jusqu’à 1800 mètres au-dessus du cratère avant de s’étirer au-dessus de la région où les retombées causent de graves dégâts à l’agriculture.
Les terres agricoles recouvertes par la cendre se trouvent dans les sous-districts de Sukapura, Sumber et Lumbang. Cette cendre qui, jusqu’alors, affectait les champs de pommes de terre et de choux, est également entrée en contact avec d’autres cultures comme le maïs et les tomates. Ainsi, dans le sous-district de Sukapura, 992 ha de plantations de pommes de terre, 82 ha de choux, 16 ha de tomates et 164 ha de maïs ont été endommagés.
L’impact de l’éruption sur l’agriculture locale a provoqué une hausse des prix des légumes dans la région.
Source: Antara News.
http://www.antaranews.com/en/news/102601/mt-bromo-eruption-affects-wide-range-of-probolinggos-agricultural-lands

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drapeau-anglaisThe eruption of Mt Bromo continues. VSI indicates that the ash plumes mostly rise up to 1,800 metres above the crater. The ash then drifts over the region with ashfall that cause serious damage to the agriculture.
Agricultural lands affected by the ash are located in the Sukapura, Sumber and Lumbang sub-districts. The volcanic ash, which previously only affected potatoes and cabbage plants, has also come in contact with other vegetables, such as corn and tomatoes. Thus, in Sukapura subdistrict, 992 ha of potato plantations, 82 ha of cabbage farm, 16 ha of tomato and 164 ha of corn fields have been damaged.
The impact of the eruption to the local agriculture has caused a hike in vegetable prices in the region.
Source: Antara News.
http://www.antaranews.com/en/news/102601/mt-bromo-eruption-affects-wide-range-of-probolinggos-agricultural-lands

Les victimes du Sinabung (Ile de Sumatra / Indonésie) // Mount Sinabung’s victims

drapeau francaisC’est bien de montrer des photos spectaculaires des éruptions volcaniques ; c’est très médiatique et les gens s’extasient devant les gerbes incandescentes, les panaches de cendre et les coulées pyroclastiques. Ce qu’ils ont tendance à oublier – et beaucoup moins de photos sont mises en ligne pour l’illustrer – c’est que des milliers de gens souffrent et ont parfois tout perdu pendant les éruptions.

C’est ce qui se passe sur le Sinabung où la cendre a causé des dégâts considérables, que ce soit à la population ou à l’économie de la région, grosse productrice de fruits et légumes.

Suite à l’éruption – qui n’est toujours pas terminée – le gouvernement indonésien a décidé de reloger définitivement les 1255 habitants, soit 137 familles, qui occupaient trois villages (Sukameriah, Bekerah et Simacem) dans la zone de danger d’un rayon de 3 km autour du cratère du cratère. Les maisons ont été très sérieusement endommagées et la cendre a rendu la terre totalement impropre à la culture.

Les villageois seront déplacée en vertu de la même politique de relogement – le modèle Rekompak – adoptée lors de l’éruption du Merapi en 2010. Le projet prévoit d’accorder à chaque famille 100 mètres carrés de terre. Chaque maison possèdera un séjour, deux chambres et une salle de bain et sera construite en respectant les normes parasismiques et en prévoyant une bonne circulation de l’air.

A côté de cela, le Ministère de la Forêt a offert 9000 hectares de forêts aux réfugiés qui devraient recevoir prochainement 2300 têtes de bétail ainsi que des plants de légumes destinés à faire repartir l’agriculture. Il faut espérer que le gouvernement tiendra ses promesses.

L’éruption du Sinabung n’est pas la seule catastrophe à avoir frappé l’Indonésie ces derniers temps. Inondations et glissements de terrain ont entraîné d’autres évacuations de populations. On estime que 10 406 hectares de terres agricoles ont été endommagés par toutes ces catastrophes, avec des pertes financières considérables.

Source : Presse indonésienne.

A noter que la NASA a mis en ligne deux photos du Sinabung prises depuis l’espace par le satellite Earth Observing-1. Elles permettent de voir le volcan avant l’éruption (cliché du 7 juin 2013) et après (photo du 6 février 2014).

 http://earthobservatory.nasa.gov/NaturalHazards/view.php?id=83080&eocn=home&eoci=nh

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drapeau anglaisIt’s very pleasant to show dramatic pictures of  volcanic eruptions; these are highly publicized and people marvel at the glowing ejections, ash plumes and pyroclastic flows. What they tend to forget – and very few photos are uploaded to illustrate it – is that thousands of people are suffering and have sometimes lost everything during the eruptions.
This is happening on Mount Sinabung where the ash has caused considerable damage, either to the population or to the economy of the region that produces huge amounts of fruit and vegetables.
Following the eruption – which is not over yet – the Indonesian government has decided to relocate permanently 1,255 inhabitants, or 137 families, who were living in three villages (Sukameriah , Bekerah and Simacem) in the danger zone with a 3-km radius around the Sinabung crater. The houses were seriously damaged and the ash made ​​the earth totally unfit for cultivation .
The villagers will be displaced according to the same relocation policy – the Rekompak model – that as adopted during the eruption of Mount Merapi in 2010. The project aims to give each family 100 square metres of land. Each house will have a living room, two bedrooms and a bathroom; it will be built in accordance with the seismic standards and provided good air circulation .
Besides this, the Ministry of Forestry has offered 9,000 hectares of forest to the refugees who should also receive 2,300 heads of livestock, as well as vegetable plants intended to give the  agriculture a new start. It is hoped that the government will keep its promises.
The eruption of Mount Sinabung is not the only disaster to have hit Indonesia in recent times. Floods and landslides have caused further evacuations of populations. An estimated 10,406 hectares of farmland have been damaged by these disasters, with considerable financial losses.

Source: Indonesian newspapers.

NASA has released 2 great photos of Mount Sinabung taken from space by the Earth Observing-1 satellite. They show the volcano before the eruption (7 June 2013) and after (5 February 2014).

 http://earthobservatory.nasa.gov/NaturalHazards/view.php?id=83080&eocn=home&eoci=nh

Sinabung-2

Crédit photo:  NASA.

L’éruption du Sinabung: Un désastre agricole

drapeau francaisSelon une estimation l’Agence de l’Agriculture de la province de Karo en date du 6 janvier, les pertes agricoles subies par la région depuis le début de l’éruption du Sinabung en septembre 2013 s’élèvent à plus de 712 milliards de roupies (43 millions d’euros).

D’après les chiffres officiels, plus de 12 000 hectares de terres agricoles sont devenus inexploitables à cause de l’éruption. Ce nombre comprend, entre autres, 1837 hectares de cultures nourricières, 5716 hectares de terres horticoles, 1630 hectares de vergers, 1,7 hectares of cultures biopharmaceutiques et 2856 hectares de plantations. Les quatre districts les plus durement touchés sont Naman Teran, Payung, Simpang Empat and Tigandreket.

L’éruption du Sinabung continue, avec son lot de nuages de cendre et de coulées pyroclastiques. Le nombre d’évacués atteint 26174.

Comme je l’ai indiqué précédemment, le Président indonésien doit se rendre jeudi prochain dans les centres d’évacuation.

Source : The Jakarta Post.

drapeau anglaisAccording to the Karo Agriculture Agency’s estimation on January 6th, the regency had suffered more than 712 billion rupees (43 million euros) in crop losses since Mount Sinabung first erupted in September last year.

According to official data, more than 12,000 hectares of agricultural land have become arid due to the eruptions. They comprise 1,837 hectares of food crops, 5,716 hectares of horticulture crops, 1,630 hectares of fruit crops, 1.7 hectares of biopharmaceutical crop and 2,856 hectares of plantations. The four districts that are the most seriously affected are Naman Teran, Payung, Simpang Empat and Tigandreket.

Mount Sinabung keeps erupting, with ash clouds and pyroclastic flows. The number of evacuees is reported to have risen to 26,174.

As I put it before, the Indonesian President is scheduled to visit evacuation shelters on Thursday.

Source: The Jakarta Post.