Réchauffement climatique: fonte des glaciers en Ouganda // Climate change: Melting glaciers in Uganda

Quand on parle des glaciers en Afrique, on évoque généralement ceux qui couronnent le Kilimandjaro en Tanzanie, et qui ont pratiquement cessé d’exister à cause du réchauffement climatique. Il existe d’autres glaciers en Ouganda en Afrique de l’Est. Le pays est bordé à l’est par le Kenya, au nord par le Soudan du Sud, à l’ouest par la République Démocratique du Congo (RDC), au sud-ouest par le Rwanda et au sud par la Tanzanie.

L’Ouganda est principalement composé d’un plateau central entouré de montagnes. On rencontre des collines au sommet plat, séparées par des vallées. La majeure partie du pays se trouve au-dessus de 1 000 m au-dessus du niveau de la mer. A la frontière avec la RDC, les monts Rwenzori, la plus haute chaîne d’Afrique, culminent à 5 119 m au pic Marguerite.

Les Rwenzori, site du patrimoine mondial de l’Unesco, étaient autrefois couverts de neige et de glace, mais avec le changement climatique, la neige disparaît et les glaciers fondent et reculent. Les conséquences sont graves car aujourd’hui les récoltes sont détruites par les inondations ou la sécheresse. Soit il y a trop de sécheresse, soit il y a trop de pluie.

Le changement climatique affecte les monts Rwenzori de différentes manières. La plus visible est la réduction rapide du champ de glace, qui est passé de 6,5 kilomètres carrés en 1906 à moins d’un kilomètre carré en 2003, et il se pourrait qu’il disparaisse complètement avant la fin de cette décennie.

En 2012, les incendies de forêt ont atteint des altitudes supérieures à 4 000 mètres, ce qui aurait été inconcevable dans le passé. Le feu dévaste la végétation qui autrefois contrôlait le débit des rivières en aval. Les localités au pied des Rwenzori connaissent des inondations catastrophiques liées à un schéma de précipitations moins fréquentes mais plus abondantes. En mai 2020, cinq rivières ont rompu leurs berges après de fortes pluies. Les eaux ont dévalé la montagne en transportant de gros rochers ; des maisons et des écoles ont été emportées et la ville de Kalembe a été rasée. Quelque 25 000 maisons ont été détruites et 173 000 personnes ont été affectées.

On peut trouver des explications scientifiques à ces événements, mais la culture locale Bakonzo les interprète différemment. Selon les croyances locales, les catastrophes se produisent parce que les dieux sont en colère. Les Bakonzo croient que leur dieu, Kithasamba, vit dans la neige et que la neige est en fait son sperme gelé. Le nom Rwenzori vient de rwe nzururu, qui signifie «lieu de neige» en langue Bakonzo. Selon la cosmologie Bakonzo, 30 dieux sont associés aux différentes ressources naturelles sur la montagne.

La déforestation et la croissance démographique rapide autour des Rwenzori, montagnes sacrées pour la population, mais aussi la fonte du glacier, ont profondément changé la vie dans la région. Lors des inondations de 2020, l’eau a submergé des sources chaudes et emporté la végétation autour d’une cascade qui était utilisée comme lieu de rituels. Depuis lors, les chefs spirituels ne sont plus en mesure d’accomplir ces cérémonies. D’autres sites spirituels s’érodent ou sont envahis par la boue et la destruction de la végétation a affaibli les berges des rivières dans de nombreuses régions. Des rituels vieux de plusieurs siècles se trouvent menacés.

La communauté Bakonzo est composée d’environ un million de personnes qui vivent de part et d’autre de la frontière entre l’Ouganda et la RDC, et leur patrimoine disparaître à cause du changement climatique. La situation en Ouganda montre que les conséquences du changement climatique sont particulièrement sévères sous les tropiques. Un accroissement de la température de un ou deux degrés sous l’équateur a un impact beaucoup plus important qu’une hausse identique dans les pays tempérés. La restauration et la protection des zones touchées par le changement climatique sont essentielles pour préserver le patrimoine culturel. Un projet allant dans ce sens prévoit la plantation d’arbres pour renforcer les berges des cours d’eau, en particulier avec des bambous et des arbres indigènes. La population locale a déjà apporté des réponses à certains problèmes. Par exemple, les habitants savent quel type de végétation doit être planté en fonction de l’altitude. Ils savent aussi qu’il faut planter le long des berges des rivières parce que c’est la nourriture du dieu de l’eau, et quand le dieu de l’eau est content, il ne provoque pas d’inondations…

Source: La BBC.

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When people think about glaciers in Africa, they usually mention Mt Kilimandjaro’s (Tanzania) which are quickly melting and have nearly disappeared because of global warming. There are other glaciers in Uganda, an East African country bordered to the east by Kenya, to the north by South Sudan, to the west by the Democratic Republic of the Congo, to the south-west by Rwanda, and to the south by Tanzania

The country is mainly composed of a central plateau surrounded by mountains. The relief is composed of hills with a flat top, separated by valleys. Most of the country is above 1,000 m above sea level and, on the border with the DRC, the Rwenzori Mountains, the highest range in Africa, peak at 5,119 m at Margherita Peak.

The Rwenzori mountains, a Unesco World Heritage site, used to be covered with snow and ice, but no longer today. With climate change, the snow is disappearing and the glaciers are melting and receding. Today, the crops get destroyed by floods or drought. It’s either too much drought or too much rain.

Climate change is affecting the Rwenzori Mountains in different ways. The most visible is the rapid loss of the ice field, which shrunk from 6.5 square kilometres in 1906 to less than one square kilometre in 2003, and could completely disappear before the end of this decade.

In 2012, forest fires reached altitudes above 4,000 metres, which would have been inconceivable in the past, devastating vegetation that controlled the flow of the rivers downstream.

Since then, the communities living at the foot of the Rwenzori have suffered some of the most destructive floods the area has ever seen, coupled with a pattern of less frequent but heavier rainfall. In May 2020, five local rivers burst their banks after heavy rains. The waters came down the mountain carrying large boulders, sweeping away houses and schools and razing the entire town of Kalembe to the ground. Around 25,000 houses were destroyed and 173,000 people were affected.

While science may provide an explanation for these events, the local Bakonzo culture has another way of framing them. According to their beliefs, they happen because the gods are angry.

The Bakonzo believe that their god, Kithasamba, lives in the snow, and that the snow is actually his frozen sperm. The name Rwenzori comes from rwe nzururu, which means « place of snow » in the Bakonzo language. According to Bakonzo cosmology, there are 30 gods associated with different natural resources living on the mountain.

Deforestation and rapid population growth around the sacred mountain, as well as the melting glacier, are changing life in the region. During the 2020 floods, the water submerged hot springs and washed away the vegetation around a waterfall that was used as a place for rituals. Since then, spiritual leaders have been unable to perform those ceremonies. Other spiritual sites are getting eroded or filled up with silt and the destruction of the vegetation has weakened the banks in many areas. All this is threatening centuries-old rituals.

The Bakonzo community is made up of around one million people living on both sides of the border between Uganda and DR Congo, and their heritage could be lost as a result of climate change.

The situation in Uganda shows that the consequences of climate change are particularly acute at the tropics. One or two degrees of warming at the Equator has a much bigger impact on climate and water budgets than one or two degrees of warming in temperate countries.

Restoring and protecting areas affected by climate change is key to preserving cultural heritage. As part of a project to do this, there is a project to plant trees to reinforce the riverbanks, including bamboos and native trees. The community already had answers for some of the problems. For example, they know what type of vegetation should be planted at what level on the mountain. They also know they are supposed to plant along the riverbank because it is food to the water god. And when the water god is pleased, he doesn’t cause floods.

Source: The BBC.

Les monts Rwenzori et le Pic Marguerite (Crédit photo : Wikipedia)

Les événements extrêmes s’enchaînent mais le monde s’en fiche! // Extreme events are accumulating but the world does not care !

Au cours des dernières semaines, il y a eu une accumulation d’événements extrêmes probablement causés par le réchauffement climatique.
On peut citer, entre autres, des ouragans comme Irma qui ont dévasté le Texas, la Floride, Porto Rico, St Barth et St Martin. La mauvaise nouvelle, c’est que les climatologues affirment que les conditions météorologiques sévères observées cette année ne sont probablement que le début d’une longue série.
Les pires inondations jamais vues depuis des années frappent actuellement le Vietnam, avec un nombre de morts qui s’élève actuellement à 54 ; 39 personnes sont portées disparues, et une autre tempête menace le pays. Le pays souffre d’un nombre incroyable d’événements météorologiques défavorables. Au début de l’année 2016, en quelques mois, le Vietnam est passé de l’hiver le plus froid de son histoire dans le nord à la plus grave sécheresse dans les régions du centre et du sud. Ensuite, les intempéries ont provoqué de graves inondations dans de nombreuses régions, les provinces centrales et la côte étant les plus touchées. Le changement climatique a été tenu pour responsable de ces événements extrêmes et les climatologues pensent qu’ils vont devenir de plus en plus fréquents
Le réchauffement de la planète est également tenu pour responsable des incendies dévastateurs dans le nord de la Californie. Une longue sécheresse et un été record ont créé les conditions favorables aux feux de forêts.
Ces incendies ont ravagé la région viticole de la Californie du Nord, détruisant au moins 3.500 habitations et autres structures. Des dizaines de personnes sont mortes et des centaines sont portées disparues. Au moins 400 personnes sont portées disparues dans le seul comté de Sonoma où un incendie a détruit des milliers de maisons à Santa Rosa, une ville d’environ 175 000 habitants à environ 80 km au nord-ouest de San Francisco.
La cause des incendies fait l’objet d’enquêtes. Certains médias locaux ont évoqué la possibilité de la chute de lignes électriques. Indépendamment des causes, il y a de fortes chances que le changement climatique ait facilité la propagation de ces incendies. Le facteur le plus évident est la hausse des températures. L’air plus chaud fait remonter l’humidité des plantes, des arbres et du sol, en créant des conditions parfaites pour alimenter les feux de forêt. D’autres facteurs climatiques peuvent également entrer en jeu, y compris la diminution des précipitations et l’amincissement du manteau neigeux en montagne.
Malgré tous ces événements extrêmes qui ont frappé les États-Unis, peu de progrès ont été réalisés jusqu’à présent pour réduire l’impact du changement climatique. Scott Pruitt vient d’annuler le Clean Power Plan du président Obama et Donald Trump refuse de prendre en compte les décisions de la COP 21 de Paris. Les régions de l’Arctique et de l’Antarctique fondent, tout comme les glaciers. Le niveau des océans va continuer à augmenter. On s’en moque !

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In the past weeks, there has been an accumulation of extreme events most likely caused by climate change and global warming.

Among others, hurricanes like Irma have devastated Texas, Florida, Puerto Rico, St Barts and St Martin. The bad news is that climatologists affirm that the severe weather conditions seen this year may just be the beginning of a gloomy future.

The worst floods in years are currently striking Vietnam, with a death toll that rises to 54, with 39 people missing, as another storm approaches. The country is suffering from even more adverse weather events than ever before. Early in 2016, within months, the country went from the coldest winter in history in the north, to the most severe drought in a century in the central and southern regions. Then came consecutive downpours that caused severe floods in many parts of the country, with central provinces along the coast hit the hardest. Climate change has been blamed for these extraordinary events and many warn that they can become more common, or even become the norm.

Global warming is also held responsible for the devastating wildfires in northern California. A long drought and a record hot summer set the conditions for a brutal wildfire season.

The Fires have ravaged Northern California’s wine country, destroying at least 3,500 structures. Tens of people have died and hundreds are missing. At least 400 people are reported missing in Sonoma County alone, where a fire wiped out thousands of homes in Santa Rosa, a city of about 175,000 people roughly 80 km northwest of San Francisco.

The cause of the fires remains under investigation, but some local media reports raised the possibility that downed power lines may have played a role. Regardless of what produced the initial sparks, however, there is a good chance that climate change made it easier for those fires to spread. The most obvious factor of global warming that increases wildfire risk is higher temperatures. Warmer air draws moisture from plants, trees, and soil, increasing fuel aridity. This provides the dry fuel and conditions that feed wildfires. Other climatic factors can also contribute, including decreased rainfall and reduced or earlier-melting mountain snowpack.

Despite all these extreme events that have hit the U.S., little has been done so far to reduce the impact of climate change. Scott Pruitt has just cancelled President Obama’s Clean Power Plan and Donald trump refuses to take into account the decisions of the Paris Climate agreement. The Artic and Antarctic regions are melting, so are the glaciers. Oceans will keep rising. Who cares?

Les glaciers (ici en Alaska): De précieux témoins du réchauffement climatique

(Photo: C. Grandpey)

 

Si le Katla (Islande) entre en éruption… // If Katla Volcano (Iceland) erupts…

Un article récemment publié sur le site Web de Grapevine (https://grapevine.is/) confirme les lacunes dans la prévision et la prévention volcaniques et donc notre incapacité à avertir les populations en cas d’urgence. Le service Regulation of Post and Telecommunication (RPT) (RPT), responsable des communications téléphoniques en Islande, a annoncé qu’il n’est pas en mesure de garantir que des messages d’évacuation arriveront en temps opportun en cas d’éruption du Katla.
Le Katla a montré des signes d’activité ces derniers temps et les plans d’urgence doivent être revus en conséquence. En cas d’éruption du Katla, un message d’urgence sera envoyé aux habitants des environs, afin de les inciter à quitter leur domicile. Cependant, comme certains habitants n’auront que quinze minutes pour partir, le RPT craint qu’ils ne soient pas prévenus suffisamment longtemps à l’avance.
Dans le passé, lorsque le Katla est entré en éruption, il a provoqué des « jökulhlaup », inondations glaciaires parfois catastrophiques. Trois zones sont particulièrement exposées à de telles inondations soudaines : Mýrdalssandur, Sólheimajökull et Markarfljótur. Les habitants de Sólheimajökull sont dans la position la plus précaire car ils n’auront que 15 minutes pour fuir et certains ont déjà déposé des plaintes au sujet de la mauvaise réception des téléphones portables. Selon RPT, il est impossible de garantir que tout le monde recevra le message d’alerte, bien que des mesures soient prises pour améliorer le réseau.

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An article was recently published on the Grapevine website (https://grapevine.is/) which confirms the gaps in volcanic prevision and prevention, and thus our inability to warn the populations in case of emergency. Regulation of Post and Telecommunication (RPT) in Iceland has announced that they cannot guarantee timely evacuation messages in the event of an eruption at Katla volcano.

Katla volcano has been quite unsettled as of late, meaning contingency plans are being reviewed. In the event of an eruption at Katla, an emergency text message is sent to residents in the surrounding area, prompting people to evacuate. However, the RPT worry that as some residents will only have around fifteen minutes to evacuate, that there will not be sufficient warning.

In the past, when Katla has erupted, it triggered flash glacial floods with – at times- catastrophic consequences. Three areas are especially vulnerable to the flash floods, Mýrdalssandur, Sólheimajökull and Markarfljótur. The people of Sólheimajökull are in the most precarious position as they will only have 15 minutes to evacute and residents have already lodged complaints about bad mobile reception. According to RPT, it is impossible to guarantee that everyone will get the message, though measures are being taken to improve mobile reception.

Eruption du Katla en 1918 (Source: Wikipedia)

L’Alaska a chaud, trop chaud ! // Alaska is hot, too hot !

drapeau francaisCe n’est pas un secret : N’en déplaise aux négationnistes, le réchauffement climatique me préoccupe au plus haut point. Les volcans en sont presque arrivés à passer au second plan ! Mes voyages en Alaska, dans le Yukon et dans d’autres pays – y compris le nôtre – où les glaciers ornent les montagnes n’ont fait qu’exacerber le sentiment qu’une catastrophe planétaire se profile à l’horizon.

Les phénomènes climatiques extrêmes se multiplient. Sans aller plus loin, des inondations affectent cruellement la Bretagne, le sud-est et le sud-ouest de la France, rappelant aux populations qu’il n’est pas toujours judicieux de construire des habitations à proximité des cours d’eau ou du littoral.

En Indonésie, Jakarta connaît des problèmes identiques, avec une trentaine de morts à la clé, sans parler des glissements de terrain qui sont régulièrement provoqués par les fortes pluies.

L’Alaska connaît le mois de janvier le plus chaud de son histoire. La neige fond à la vitesse V et provoque des avalanches. L’une d’elles, d’une ampleur encore jamais vue, obstrue, pour une durée indéterminée, la seule route d’accès au port de Valdez.

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=-WjQ9GCUSH4

La station de ski d’Aleskya, pas très loin d’Anchorage, a dû fermer, faute de neige. Plusieurs courses de traîneaux, qualificatives pour la célèbre Iditarod ont été annulées. La course elle-même, qui relie Anchorage à Nome sur 1600 km, pourrait bien être perturbée si le froid et la neige ne reviennent pas. L’hibernation des ours pourrait être raccourcie par ces températures anormalement hautes. Il ne gèle que très peu la nuit et le thermomètre prend parfois des allures de mois de juin pendant la journée !

Je ne reviendrai pas sur la fonte des glaciers qui reculent à vue d’œil.

Certains me feront remarquer que le nord-est de l’Amérique a connu une période de froid polaire avec de la neige en abondance. C’est vrai, mais le phénomène a été ponctuel et on ne se base pas que sur une région de la planète pour définir l’évolution globale de la température.

Bien sûr, rien n’est fait par nos gouvernants et il semblerait que l’expression « réchauffement climatique » soit devenue taboue. Il est vrai que le phénomène est facile à dissimuler derrière tous les problèmes qui assaillent actuellement notre société. L’expression à la mode est « On remettra ça à plus tard », mais il est fort à craindre que ce « plus tard » devienne rapidement « trop tard » !

drapeau anglaisIt is not a secret: Even though it may not please those who deny it, global warming greatly worries me and has nearly pushed volcanoes into the background ! My travels to Alaska, the Yukon and other countries – including ours – where glaciers adorn the mountains have only exacerbated the feeling that a global catastrophe is looming on the horizon.
Extreme weather events are getting more and more frequent. Without going any further , floods severely affecting Britain, the southeast and the southwest of France, reminding people that it is not always sensible to build houses close to rivers or the coastline.
Indonesia, Jakarta is experiencing similar problems, with thirty deaths at that, not to mention landslides are regularly caused by heavy rains.
Alaska is going through the hottest January in history. Snow is melting at great speed and triggers avalanches. One of them, with a size never seen before, has led to the closure of the only access road to the port of Valdez.

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=-WjQ9GCUSH4

Aleskya, the Anchorage ski resort, had to close due to the lack of snow. Several sled races , qualifying for the famous Iditarod had to be canceled. The race itself , which connects Anchorage to Nome over 1600 km, could be disrupted if the cold and the snow do not return. The hibernation of bears could be shortened by the unusually high temperatures. It freezes very little at night and the temperature sometimes looks like in June during the day!
I will not harp on the melting glaciers which are receding rapidly .
Some people will undoubtedly telle me that north-eastern America has experienced a period of arctic cold with snow in abundance. This is true, but the phenomenon was punctual and one should not refer to one single region of the world to define global temperature changes.
Of course, no significant measures have ever been taken by our leaders and it seems that the term  » global warming  » has become taboo. It is true that the phenomenon is easy to hide behind all the problems currently facing our society. We’ll see later, they say, but it is greatly to be feared that « later » will quickly become « too late ». Too late too bad !

Glacier-melting

(Photo:  C. Grandpey)

Les hommes politiques et la misère du monde // Politicians and the world’s misery

drapeau francaisComme prévu, le Président indonésien s’est rendu jeudi dans la province de Karo (Nord Sumatra) afin de rencontrer les personnes évacuées suite à l’éruption du Sinabung. Il avait décidé de ne pas se rendre au Forum Economique Mondial de Davos (Suisse) afin de pouvoir gérer les catastrophes qui avaient frappé simultanément l’Indonésie. En effet, à côté de l’éruption du Sinabung, des inondations ont tué des personnes à Jakarta ainsi qu’à Manado en Sulawesi du Nord.

Avant même l’arrivée du Président, de organes de presse en ligne critiquaient le coût de la tente où il devait séjourner, lui et son entourage. Certains prétendaient que la tente « VIP » revenait à 15 milliards de roupies (1,23 million de dollars). Ces affirmations ont vite été mises à mal jeudi et des voix officielles se sont élevées pour dire que la tente abritant le Président, son entourage et 10 ministres avait en fait coûté 60 millions de roupies (4920 dollars ou 3600 euros).

Tout le bruit qui a entouré la visite du Président indonésien montre bien toute la dimension politique revêtue par les catastrophes naturelles. Avec des élections parlementaires en avril et présidentielles en juillet, ses adversaires politiques se sont empressés de critiquer sa lenteur à réagir à l’éruption et aux inondations. Des ministres sont allés à Kabanjahe – où ont été installés des abris pour les personnes évacuées – en espérant gagner les faveurs des électeurs.

S’adressant aux responsables des opérations d’évacuation à Karo, le Présent leur a demandé d’accélérer l’aide aux sinistrés. Il a par ailleurs indiqué qu’il allait se mettre en relation avec les autorités pour s’occuper du relogement des villageois dont les terres ont été détruites, afin qu’ils puissent commencer une nouvelle vie.

Ces derniers jours, on a vu une foule d’hommes politiques se rendre dans les zones sinistrées à travers le pays. Au moins quatre ministres se sont rendus dans la seule province de Karo. Des T-shirts où figurent le nom et le visage du Ministre du Commerce ont été distribués aux réfugiés lundi pendant sa visite. Il a également distribué 150  sacs de riz et des jouets dans l’un des centres d’hébergement.

Il n’est toutefois pas certain que ces visites soient d’un grand profit pour les ministres en question. Comme l’a dit l’un des réfugiés : « Cela fait des mois que nous sommes ici et nous acceptons l’aide, quelle qu’elle soit. Elle ne me fera voter pour un homme ou un parti. Je l’accepte par nécessité. »

Source : The Jakarta Post.

drapeau anglaisThe Indonesian President made on Thursday the planned visit to Karo regency in North Sumatra, where he met residents displaced by the Mount Sinabung eruption. He had skipped the annual World Economic Forum in Davos, Switzerland in order to deal with the simultaneous disasters that have struck Indonesia. Indeed, beside the Sinabung eruption, deadly floods have hit Jakarta and also Manado in North Sulawesi.
But even before the President arrived yesterday, online reports were playing up the supposed cost of a tent where he and his entourage would spend the night. Some claimed that the « VIP tent » cost 15 billion rupiah (US$1.23 million). However, the reports were quickly denied on Thursday. The tent set up for the president, 10 ministers and his entourage actually cost 60 million rupiah ($4,920).

The buzz over Yudhoyono’s trip to Karo reflects the heightened political dimension the disasters have taken.
With Indonesia heading into parliamentary elections in April and a presidential election in July, political opponents have accused the President of being slow to react to the disasters. Others descended on Kabanjahe, which has put up shelters for evacuees, to gain political mileage.
Speaking to officials at the operations centre in Karo town on Thursday, the President urged them to speed up coordination of relief efforts. He also said he and the officials would be discussing options such as relocating villagers whose land has been destroyed to adjacent districts so that they can rebuild their lives.
In recent days, politicians have been busy descending on disaster zones across the country.
At least four ministers have visited the Karo Regency. T-shirts bearing the face and name of the Trade Minister were given out to evacuees during his visit on Monday. He distributed more than 150 sacks of rice as well as toys at one of the relief shelters.
It remains unclear how visiting evacuees and handing out goodies will benefit the politicians.
Said one evacuee: « We have been here for months, and whoever gives help, we take. The help doesn’t make me vote for the person or the party. I accept it out of necessity. »

 Source : The Jakarta Post.

Indonésie: Le pays de tous les désastres // Indonesia: The country of all disasters

drapeau francaisL’éruption du Sinabung reste intense mais semble avoir atteint un palier, de sorte que la zone de danger est maintenue avec un rayon de 7 km autour du volcan. Pour le moment, comme par miracle, il n’est fait état d’aucune mort liée directement à l’éruption.

Dans le même temps des inondations catastrophiques frappent la Sulawesi du Nord. Elles ont entraîné la mort d’au moins 18 personnes et plusieurs disparus. Ces inondations ont été provoquées par des pluies torrentielles qui ont fait déborder le Lac Tondano, situé dans la caldeira du même nom. Le gouvernement de la province prévoit la construction de butées le long du lac pour éviter de nouvelles inondations à l’avenir. Plus de 80 000 personnes ont été déplacées et les dégâts sont considérables.

Même punition pour Jakarta où les pluies diluviennes ont provoqué des inondations. Au moins 7 personnes sont mortes. Plus de 10 000 personnes ont été déplacées et mises en sécurité dans 97 abris.

Source : Presse indonésienne.

drapeau anglaisThe eruption of Mount Sinabung is still intense but seems to be steady now so that the radius of the danger zone is kept at 7 km. For the time being – it is a miracle – there has been no report of deaths directly linked to the eruption.

Meantime, severe flooding has struck North Sulawesi and caused the death of at least 18 persons while others are missing. The floods were triggered by torrential rain and the overflow of Lake Tondano which lies within a caldeira with the same name. The government of the province intends to build an embankment so as to avoid more flooding in the future. More than 80,000 people have been displaced and the devastation is considerable.

The same situation affects the Jakarta area where heavy rains caused flooding too. At least 7 persons have died. More than 10,000 have been displaced and relocated in 97 shelters.

Source: Indonesian newspapers.