L’Inde s’inquiète pour ses glaciers // India is concerned about its glaciers

Concentrations de CO2 : 424,81 ppm (14 septembre 2026)             

Concentrations de CH4 : 1939.44 ppb (mai 2026)

Suite aux inondations dévastatrices survenues au Népal et au Tibet, l’Inde s’inquiète pour ses glaciers. Selon un nouveau rapport, l’Himalaya approche d’un seuil critique : les glaciers fondent de plus en plus vite et les lacs glaciaires deviennent de plus en plus instables. La menace est d’autant plus grande que leur surveillance présente de sérieuses lacunes. Le rapport a été publié par le cabinet de conseil Systemiq, en collaboration avec l’Integrated Mountain Initiative (IMI) et avec l’apport technique du Centre international pour le développement intégré des montagnes (ICIMOD) et de l’Institut national GB Pant pour l’environnement himalayen.
Les glaciers de l’Himalaya perdent actuellement de la masse 65 % plus vite qu’il y a dix ans. Pourtant, sur les quelque 40 000 glaciers que compte la région Himalaya-Karakoram, seule une vingtaine fait l’objet d’une surveillance digne de ce nom. C’est largement insuffisant.

Source : Times of India

En reculant, les glaciers laissent place à des lacs retenus par des moraines instables composées de roches et de glace. À côté de cela, le réchauffement climatique déstabilise le pergélisol et les versants de haute montagne, ce qui augmente le risque de catastrophes en cascade, comme cela s’est produit au Népal.
Le rapport souligne que si l’Himalaya couvre environ 18 % du territoire indien, la région concentre près de 35 % des catastrophes naturelles. La chaîne a déjà connu des exemples de ce qui peut arriver lorsque des lacs glaciaires rompent leurs barrages naturels. En 2023, une inondation soudaine provoquée par la rupture d’un lac glaciaire au Sikkim a fait au moins 70 morts et causé d’importants dégâts aux routes, aux ponts et aux infrastructures hydroélectriques. En 2021, une catastrophe semblable dans l’Uttarakhand a coûté la vie à plus de 200 personnes, après qu’une crue dévastatrice a engloutir les vallées de la Rishiganga et de la Dhauliganga.

Crue glaciaire dans l’Uttarakhand (Source : Observer Research Foundation)

Comme je l’ai expliqué dans des notes précédentes, le danger ne se limite pas aux inondations spectaculaires. L’Himalaya constitue un vaste système hydrologique naturel qui alimente des fleuves dont dépendent des centaines de millions de personnes en Asie du Sud. Selon l’ICIMOD, le pic de débit des eaux devrait être atteint vers le milieu du siècle dans la plupart des bassins versants de la région Hindu Kush-Himalaya. Il s’agit du moment où le débit d’eau en provenance des glaciers atteindra son maximum avant de diminuer à mesure que les glaciers perdront de la masse.
La nouvelle étude estime que les ressources en eau de l’Himalaya soutiennent environ 20 % du PIB de l’Inde, en alimentant les secteurs du blé, du riz, du thé, de l’hydroélectricité et du tourisme de pèlerinage. Pourtant, les États situés dans les montagnes ne captent qu’environ 5 % de cette valeur. L’Himalaya est souvent considéré comme le « troisième pôle » ; toutefois, contrairement à l’Arctique ou à l’Antarctique, ce pôle montagneux domine des régions peuplées de centaines de millions d’habitants.
La nouvelle étude indique que l’Inde dispose des moyens nécessaires pour ralentir la fonte des glaciers. Un tiers de la fonte des glaciers himalayens est causé par le carbone noir issu en grande partie des briqueteries situées dans les plaines. Selon un phénomène bien connu, la suie qui se dépose sur la neige et la glace absorbe le rayonnement solaire et accélère la fonte de la glace. Contrairement aux émissions de gaz à effet de serre sur l’ensemble de la planète, la pollution au carbone noir est un levier sur lequel l’Inde et ses voisins peuvent agir directement afin d’en réduire l’impact.

Obscurcissement de la surface glaciaire par la suie (Source: Mongabay)

Le rapport préconise dix mesures prioritaires, allant de la réduction des émissions de carbone noir et du renforcement de la surveillance des glaciers à l’amélioration des systèmes d’alerte précoce en cas de catastrophe et à la transformation du modèle de développement touristique en montagne. La région himalayenne indienne accueille environ 400 millions de touristes par an. Les auteurs du rapport affirment que l’objectif devrait évoluer : il ne s’agit plus de maximiser le nombre de visiteurs, mais de générer de la valeur qui soit conservée et réinvestie localement.
Source : BBC News.

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India worries , following the devastating floods in Nepal and Tivet. According to a new report, the Himalayas are approaching a dangerous threshold as glaciers melt faster and glacial lakes grow more unstable. The menace is all the greater as the mountains face a widening gap in monitoring. The report was released by global consultancy Systemiq,produced with the Integrated Mountain Initiative and with technical contributions from the International Centre for Integrated Mountain Development (ICIMOD) and GB Pant National Institute of Himalayan Environment.

Himalayan glaciers are now losing mass 65% faster than they were a decade ago. Yet only about 21 of the estimated 40,000 glaciers across the Himalaya-Karakoram region are being monitored in detail and on a sustained basis. This is largely insufficient.

As glaciers retreat, they can leave behind expanding lakes held back by unstable moraines of rock and ice. At the same time, global warming is destabilising permafrost and high mountain slopes, increasing the possibility of cascading hazards, as happened in Nepal.

The report explains that some 18% of Indian land is Himalayan, yet the region accounts for about 35% of disasters. The Himalayas have already seen devastating examples of what can happen when glacial lakes burst their natural dams. In 2023, a glacial lake outburst flood in Sikkim killed at least 70 people and caused widespread damage to roads, bridges and hydropower projects. In 2021, a similar disaster in Uttarakhand killed more than 200 people after a massive flood swept through the Rishiganga and Dhauliganga valleys.

As I explained in previous posts, the danger is not confined to spectacular floods. The Himalayas are a vast natural water system feeding rivers that sustain hundreds of millions of people across South Asia. ICIMOD says « peak water » is expected around mid-century in most Hindu Kush Himalayan river basins. This is the point at which glacier runoff reaches its maximum before declining as glaciers lose mass.

The new research estimates that Himalayan water underpins roughly 20% of India’s GDP, sustaining wheat, rice, tea, hydropower and pilgrimage economies. Yet the mountain states capture only about 5% of that value. The Himalayas are often considered as the Third Pole, but unlike the Arctic or Antarctic, this pole has hundreds of millions of people living beneath it.

The new research explains that India has the means to reduce glacier melting. It estimates that roughly a third of Himalayan glacier melt is driven by black carbon, much of it originating from brick kilns in the plains. In a weel-known process, soot deposited on snow and ice absorbs more sunlight and accelerates melting. Unlike global greenhouse-gas emissions, black-carbon pollution is a lever that India and its neighbours can act on directly.

The report proposes 10 priority transitions, ranging from reducing black-carbon emissions and expanding glacier monitoring to improving disaster early-warning systems and changing the way tourism is developed in the mountains. The Indian Himalayan region receives roughly 400 million tourist visits a year. The authors of the report argue that the objective should shift from maximising visitor numbers towards generating value that is retained and reinvested locally.

Source : BBC News.

Les intempéries ont causé de graves dégâts à Hawaï // Poor weather conditions caused heavy damage in Hawaii

Concentrations de CO2 : 429,79 ppm

Concentrations de CH4 : 1945,85 ppb

Comme je l’ai écrit précédemment, plusieurs épisodes météorologiques violents, associés à une dépression de Kona (kona low), ont provoqué les pires inondations à Hawaï depuis vingt ans. Des maisons ont été arrachées de leurs fondations, des voitures ont été emportées par les flots et une épaisse boue volcanique rougeâtre a recouvert sols et murs.

Crédit photo : presse hawaïenne

Selon les autorités, des centaines de maisons ont été endommagées, ainsi que des écoles et l’hôpital de Maui. Le 23 mars, de nouveaux déluges ont déclenché une nouvelle vague d’inondations sur la côte sud d’Oahu, tandis que les habitants de la côte nord nettoyaient et évaluaient les dégâts. Aucun décès n’a été signalé, mais plus de 230 personnes ont dû être secourues. Le Service météorologique national a indiqué que les averses et les orages devraient s’atténuer, mais que la Grande Île restait sous surveillance avec un risque de crues soudaines. Il s’agit des pires inondations à Hawaï depuis 2004. Le coût de ces intempéries pourrait dépasser le milliard de dollars.

Crédit photo : presse hawaïenne

Sur la côte nord d’Oahu, les eaux sont montées rapidement car les fortes pluies se sont abattues sur un sol déjà saturé par une tempête hivernale une semaine auparavant. Les eaux déchaînées ont emporté des maisons et des voitures. Les pluies torrentielles ont entraîné l’évacuation de 5 500 personnes au nord d’Honolulu et plus de 230 personnes ont été secourues au cours de la montée des eaux. Certains habitants ont fui sur des planches de surf alors que l’eau leur arrivait à la taille ou à la poitrine.
Les exploitations agricoles à Hawaï ont signalé des dégâts estimés à environ 10 millions de dollars. C’est le cas de la plantation de café Greenwell, sur la Grande Île, qui a été dévastée.
Les autorités ont averti que le barrage de Wahiawa, vieux de 120 ans et situé au nord d’Honolulu, était « menacé de rupture imminente ». Le barrage est vulnérable depuis longtemps, mais les inquiétudes se sont apaisées avec la décrue. Cet ouvrage en terre a été construit en 1906 pour accroître la production de sucre. Il a été reconstruit après un effondrement en 1921. L’État a déclaré que le barrage de Wahiawa présentait un « potentiel de danger élevé » et qu’une rupture « entraînerait probablement des pertes en vies humaines ». Quatre avis de non-conformité concernant le barrage ont été émis depuis 2009, et il y a cinq ans, la compagnie a été condamnée à une amende de 20 000 $ pour négligence en matière de sécurité.
Les autorités ont imputé une partie des dégâts au fait que de fortes pluies se sont abattues en peu de temps. Les dépressions hivernales baptisées « Kona low », caractérisées par des vents du sud ou du sud-ouest qui charrient de l’air humide, sont responsables des inondations de ces deux dernières semaines. Ces événements météorologiques ne sont pas exceptionnels, mais les experts affirment que l’intensité et la fréquence des fortes pluies à Hawaï sont en hausse en raison du réchauffement climatique d’origine humaine.
Source : Médias hawaïens.

Voici une vidéo de la chaîne CBS montrant les dégâts causés par les intempéries :
https://youtu.be/bNSyKQjvZ58

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As I put is before, several severe storms accompanying a « kona low » caused the worst flooding in Hawaii in two decades, sweeping homes off their foundations, floating cars out of driveways and leaving floors and walls covered in thick, reddish volcanic mud.

Authorities say hundreds of homes have been damaged, along with some schools and Maui hospital. On March 23, new downpours set off a fresh round of flooding on Oahu’s south side while residents on the island’s North Shore cleaned up and assessed the destruction. No deaths have been reported, but more than 230 people had to be rescued. The National Weather Service said showers and thunderstorms were expected to wane but the Big Island remained under a flash flood watch.This was Hawaii’s worst flooding since 2004. The cost of the storm could top $1 billion.

On Oahu’s North Shore, the waters rose quickly as heavy rains fell on soil already saturated by downpours from a winter storm a week earlier. Raging waters lifted homes and cars. The storm prompted evacuation orders for 5,500 people north of Honolulu and more than 230 people were rescued from the rising waters. Some residents fled on surfboards as water reached waist or chest high.

Farms around the state reported about 10 million worth of damage, like the Greenwell coffee farm on the Big Island which was devastated.

Officials warned that the 120-year-old Wahiawa dam, north of Honolulu, was “at risk of imminent failure.” The dam has long been vulnerable, but worries eased as the water subsided.

The earthen structure was built in 1906 to increase sugar production. It was reconstructed following a collapse in 1921. The state has said Wahiawa dam has “high hazard potential” and a failure “will result in probable loss of human life.” Four notices of deficiency about the dam have been emitted since 2009, and five years ago the company was fined $20,000 for failing to address safety deficiencies.

Officials blamed some of the devastation on the large volumes of rain that fell in a short amount of time. Winter storm systems known as “Kona lows,” which feature southerly or southwesterly winds that bring in moisture-laden air, have been responsible for the deluges in the past two weeks. Such weather events are not exceptionnal, bur experts say that the intensity and frequency of heavy rains in Hawaii have increased amid human-caused global warming.

Source : Hawaiian news media.

Here is a CBS video showing the damage caused by the storms :

https://youtu.be/bNSyKQjvZ58

Février 2026 encore trop chaud // February 2026 was still too hot

Concentrations de CO2 : 430,46 ppm.

Février 2026 a été le cinquième mois de février le plus chaud jamais enregistré dans le monde, avec une température de 1,49 °C supérieure aux niveaux préindustriels. La température moyenne de l’air en surface a atteint 13,26 °C, nettement au-dessus de la moyenne de février sur le long terme. Elle est supérieure de 0,53 °C à la moyenne de février de la période 1991-2020 et de 1,49 °C au niveau préindustriel estimé pour la période 1850-1900. Le mois de février le plus chaud jamais enregistré reste celui de 2024.

L’étendue de la banquise arctique s’est classée au troisième rang des plus faibles étendues pour ce mois.
Février 2026 a été marqué par une série de tempêtes et de fortes précipitations, notamment en Europe occidentale et en Afrique du Nord. La France, l’Espagne, le Portugal et le Maroc ont connu des conditions exceptionnellement humides, avec de graves inondations dans plusieurs régions. Des inondations ont également touché d’autres pays en février, notamment l’Australie, le Mozambique et le Botswana.
Selon Copernicus, les événements extrêmes de février 2026 soulignent les impacts croissants du réchauffement climatique et l’urgence d’une action à l’échelle mondiale.

Anomalie de température de l’air en surface pour février 2026

Source: Copernicus.

Une étude de l’Institut de recherche de Potsdam sur les effets du réchauffement climatique, publiée le 6 mars 2026 dans les Geophysical Research Letters, montre que la hausse des températures s’est accélérée « statistiquement » depuis 2015. Le taux moyen de réchauffement aurait atteint environ 0,35 °C sur les dix dernières années, contre un peu moins de 0,2 °C par décennie entre 1970 et 2015. Les années 2023, 2024 et 2025 sont confirmées comme les trois années les plus chaudes jamais enregistrées.

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La météo du mois de février 2026 en France a été exceptionnelle à plus d’un titre. Il s’agit du mois de février le plus chaud après février 1990 et à égalité avec 2024 (+3,5°C). C’est le 8ème mois de février consécutif avec des températures supérieures à la normale. De très nombreux records de chaleur ont été battus les 24 et 25 février. Par exemple, on a relevé 29,6°C dans les Pyrénées-Atlantiques le 24 février

Février 2026 a été le mois de février le plus pluvieux depuis 1959 (+116% à l’échelle nationale), avec des crues et des inondations majeures. Février 2026 a aussi été très agité avec le passage de plusieurs tempêtes. Avec la saturation des sols, les crues et inondations se sont rapidement multipliées, notamment sur les grands bassins versants de la Loire et de la Garonne.

Au final, l’ensoleillement a été déficitaire de -25% à l’échelle de la France.

Il est bon de préciser que les pluies abondantes ont permis une bonne recharge des nappes phréatiques, mais cela n’empêchera pas une sécheresse de surface si le temps est durablement chaud et sec cet été. Dans une région comme le Limousin où il n’y a pas de nappes phréatiques à cause du socle granitique à faible profondeur, la pénurie en eau peut se produire très vite en cas de sécheresse prolongée.

En montagne, toutes les conditions (humidité et températures pas très froides) étaient réunies pour des chutes de neige abondantes, en particulier au passage de la tempête Nils où les précipitations se sont durablement bloquées sur les Alpes et les Pyrénées. Il s’en est suivi un fort risque d’avalanches. Par sécurité, certaines stations de ski ont dû fermer momentanément.

Avec les conditions météo très douces et humides du mois, la végétation est déjà très en avance et se trouvera vulnérable aux gelées de printemps. Gare aux fameux saints de glace !

Source : Météo France.

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February 2026 was the fifth warmest February worldwide as the temperature was recorded at 1.49°C above pre-industrial levels.Average surface air temperature reached 13.26°C, well above long-term February average. This was 0.53°C higher than the 1991–2020 February average and 1.49°C above the estimated 1850–1900 pre-industrial level. The warmest February on record continues to be 2024.

Arctic sea ice extent ranked as the third-lowest for the month.

The month was marked by a series of intense storms and heavy precipitation, particularly across western Europe and northern Africa. France, Spain, Portugal and Morocco recorded exceptionally wet conditions, resulting in severe flooding in several regions. February also witnessed flooding events elsewhere, including in Australia, Mozambique and Botswana.

The extreme events of February 2026 highlight the growing impacts of global warming and the pressing need for global action.

Source : Copernicus.

A study by the Potsdam Institute for Climate Impact Research on the effects of global warming, published on March 6, 2026, in Geophysical Research Letters, shows that the rise in temperatures has accelerated « statistically » since 2015. The average rate of warming has reached approximately 0.35°C over the last ten years, compared to just under 0.2°C per decade between 1970 and 2015. The years 2023, 2024, and 2025 are confirmed as the three warmest years ever recorded.

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The weather in France in February 2026 was exceptional in more ways than one. It was the warmest February after February 1990 and tied with 2024 (+3.5°C). It was the eighth consecutive February with above-average temperatures. Numerous heat records were broken on February 24th and 25th. For example, a temperature of 29.6°C was recorded in the Pyrénées-Atlantiques department on February 24th.

February 2026 was the wettest February since 1959 (+116% nationally), with major flooding. February 2026 was also very turbulent, with several storms. With saturated groundwater, floods quickly multiplied, particularly in the major Loire and Garonne river basins.
Overall, sunshine levels were 25% below average across France.
It is worth noting that the abundant rainfall allowed for good groundwater recharge, but this will not prevent surface drought if the weather remains hot and dry for an extended period this summer. In a region like the Limousin, where there are no groundwater reserves due to the shallow granite bedrock, water shortages can occur very quickly in the event of a prolonged drought.
In the mountains, all the conditions (humidity and not-too-cold temperatures) were ripe for heavy snowfall, particularly during Storm Nils, when precipitation became trapped over the Alps and Pyrenees. This resulted in a high risk of avalanches. As a precaution, some ski resorts had to close temporarily.
With the very mild and humid weather conditions this month, vegetation is already well advanced and will be vulnerable to spring frosts. Beware of the infamous Saints de Glace (Ice Saints)!
Source: Météo France.

Réchauffement climatique : grandes marées et inondations // Global warming : high tides and floods

Ces derniers jours, de fortes marées et des pluies torrentielles ont inondé certaines parties de la baie de San Francisco, entraînant des fermetures de routes et des opérations de sauvetage de personnes piégées dans leurs véhicules. Ce phénomène, qui survient lors des grandes marées, risque de devenir de plus en plus fréquent.
Un article publié sur le site Climate Central explique que le niveau de la mer a augmenté d’environ 20 centimètres depuis 1900 et que les trois quarts de cette hausse sont imputables au réchauffement climatique d’origine anthropique. L’article ajoute que cette élévation du niveau de l’océan a entraîné une augmentation de la fréquence des inondations côtières aux États-Unis, en particulier au cours de la dernière décennie.
Les inondations côtières de moindre ampleur, non liées à des tempêtes, ont fortement augmenté ces dix dernières années aux États-Unis. Même sans dégâts matériels importants, ces inondations récurrentes entraînent la fermeture de routes côtières, la saturation des égouts et endommagent les infrastructures du littoral. Une analyse de Climate Central portant sur 27 stations de mesure le long des côtes américaines sur cette période montre que le réchauffement climatique a eu un impact sur 76 % des jours d’inondation.
Les grandes marées se produisent lorsque la Terre, la Lune et le Soleil sont parfaitement alignés, ce qui maximise l’attraction gravitationnelle sur l’eau. Dans de nombreuses localités des côtes atlantiques et du golfe du Mexique, elles ont lieu chaque année en octobre. Dans certains endroits, l’influence humaine est particulièrement marquée : dans 11 localités, de Key West (Floride) à Wilmington (Caroline du Nord), plus de 80 % des jours d’inondation mineure sur cette période de 10 ans sont attribuables à l’élévation du niveau de la mer d’origine humaine. À Honolulu (Hawaï) et à Fernandina Beach (Floride), la totalité des jours d’inondation mineure (138 et 16 jours respectivement) entre 2004 et 2015 ont été rendus possibles par le réchauffement climatique. Les projections scientifiques annoncent une élévation du niveau de la mer de 90 centimètres supplémentaires d’ici la fin du siècle. Avec une telle hausse, les grandes marées actuelles pourraient ressembler à de simples marées hautes dans les décennies à venir. Les émissions de gaz à effet de serre que nous continuons de rejeter dans l’atmosphère vont provoquer des changements encore plus spectaculaires de nos littoraux. Si les températures globales sont limitées à seulement 2 °C au-dessus de la moyenne préindustrielle, l’élévation du niveau de la mer pourrait atteindre 6 mètres à l’échelle mondiale, du fait de ce réchauffement.
Source : Climate Central.

Photo: C. Grandpey

Le problème ne se limite pas aux États-Unis. Avec le réchauffement climatique, l’élévation du niveau de la mer est observée partout dans le monde, avec des conséquences dramatiques sur l’érosion côtière. La France, avec son long littoral, est également concernée. Plusieurs zones habitées sont menacées par la montée des eaux et leurs habitants devront bientôt être relogés. Des enrochements ont été installés en de nombreux endroits, mais les vagues ont déjà prouvé qu’elles étaient capables de les détruire, de la même manière qu’elles ont déplacé les blockhaus construits par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale.

Photo: C. Grandpey

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High tides and heavy rains have flooded parts of the Bay Area in the past days, prompting road closures and rescues of people trapped in cars. The problem occurs during king tides and is likely to become more and more frequent.

An article published on the website Climate Central explains that sea level around the globe has risen about 20 centimeters since 1900, and three-quarters of that rise can be traced to human-caused global warming. The article adds that this rise has brought an increase in the frequency of coastal flooding to the U.S., especially in the last decade.

Relatively smaller coastal floods that do not involve storms have sharply increased in the last 10 years across the U.S. Even in the absence of overwhelming property damage, these recurring floods still close coastal roads, overwhelm drainage systems and damage coastal infrastructure. A Climate Central analysis of 27 U.S. coastal gauges over that time shows that global warming has had an impact on 76 percent of those flood days.

King tides occur when the earth, moon and sun are in perfect alignment, maximizing the gravitational pull on the water. For many locations along the Atlantic and Gulf of Mexico coasts, they happen every October. For some spots, the human influence is particularly dramatic: in 11 places, ranging from Key West, Florida to Wilmington, North Carolina., more than 80 percent of nuisance flood days in that 10-year span can be attributed to human-caused sea level rise. And in both Honolulu, Hawaii and Fernandina Beach, Florida., all of the nuisance flood days (138 days and 16 days, respectively) between 2004-2015 were made possible by global warming.

With scientific projections of an additional 90 centimeters of sea level rise by the end of the century, today’s king tides may resemble regular high tides in the decades to come, meaning the current king tides provide a glimpse into a watery future. The greenhouse gas emissions we continue to pump into the atmosphere today are committing us to more dramatic changes in our coastlines. If global temperatures are restricted to even just 2°C higher than the pre-industrial average, sea level rise could eventually reach 6 meters, globally, as a result of the added heat.

Source : Climate Central.

https://www.climatecentral.org/

The problem is not limited to the U.S. With global warming, sea level rise is observed all around the world with dramatic impacts on seashore erosion. France with its long seashores is also concerned. Several populated areas are under the threat of the waves and will soon have to be relocated. Rip-raps have been set up in many places but the waves have already proved that they are able to destroy them, in the same way that they have displaced the bunkers built by the Germans during WWII.