Eruption de La Soufrière: ce n’est que le début // La Soufriere eruption : it’s just the beginning

Selon le géologue qui dirige l’équipe de l’UWI sur la Soufrière de Saint-Vincent, il ne faut pas se laisser berner par la pause actuelle de l’activité éruptive. À son avis, l’éruption ne fait que commencer. Le volcan est en éruption depuis une semaine; dire que le calme va revenir dans deux semaines serait une erreur. La quantité d’énergie libérée jusqu’à présent montre que le volcan en a encore beaucoup dans le ventre. De même, la quantité de matériaux émis jusqu’à présent est en réalité très faible. Les éruptions du passé comme celle de 1979 ont rejeté environ 60 millions de mètres cubes de matériaux. Ces éruptions ont commencé moins vigoureusement que l’éruption de 2021 mais elles ont émis plus de matériaux. Le géologue pense que si les scénarios du passé se répètent, La Soufrière détruira des biens et des terres. Même avec des explosions qui affectent juste le nord, l’éruption fera beaucoup de dégâts à travers toute l’île. Il pense qu’à la fin de l’éruption la quantité de matériaux expulsés par le volcan sera plus importante qu’en 1979. L’éruption actuelle ressemble davantage à celle de 1902. L’éruption de 1902 a détruit environ un tiers de l’île, de Georgetown à Chateaubelair. Les zones au nord de cette zone ont été les plus durement touchées; on aurait dit que la zone avait été bombardée. Pour le moment, l’éruption a épargné ces zones; les villages de l’Est sont encore en grande partie intacts, ce ne sera pas nécessairement le cas une fois l’éruption terminée.

Le géologue demande à la population de rester vigilante et de ne pas penser que l’éruption est terminée car elle n’en est encore qu’à ses débuts. Il reconnaît que lui et son équipe ont commis une erreur en affirmant  la veille que l’éruption touchait à sa fin. Il dit: «Même avec un intervalle entre les explosions, les gens ne doivent pas penser qu’ils peuvent se rendre dans le nord de l’île parce que l’intervalle peut changer comme il l’a déjà fait.».

Source: médias d’information locaux.

En cliquant sur ce lien, vous aurez accès à une vidéo montrant l’éruption vue depuis l’espace, avec les panaches de cendre et de SO2, ainsi que les ondes de gravité que j’avais mentionnées précédemment :

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According to the geologist leading the UWI team on St Vincent’s La Soufriere, one should not be lured by the current pause in eruptive activity. In his opinion, the eruption is just starting. The volcano has just erupted for one week; saying it will end in two weeks would be a mistake. The amount of energy it has released until now suggests there is a lot more to come out. The quantity of emitted material is actually very small. Past eruptions like that of 1979 released about 60 million cubic metres of materials, so past eruptions which started less vigorously put out more materials.

The geologist says that if the scenarios of the past repeat themselves, La Soufriere will destroy property and land. Even with just explosions that affect the north, the eruption is going to do a lot of damage to the whole island. He thinks that at the end of the eruption the amount of materials expelled by the volcano will be greater than in 1979. It looks closer in magnitude to the 1902 eruption. The 1902 eruption destroyed about one-third of the island, from Georgetown over to Chateaubelair. Areas north of that area were the most badly affected; the place looked as if it had been bombed. For the moment, the eruption has spared these regions ; the Eastern villages are still largely intact, but he thinks it might not necessarily be the case when the eruption was over.

The geologist warns that people should not pause and think the eruption is over because it is still in its early days yet. He admits he and his team were wrong when they thought the day before that the eruption was coming to an end. He says: “Even with an interval between explosions, people must not think they can go into the areas in the north because the interval may change as it did”.

Source : Local news media.

Source : UWI

Fortes pluies et glissements de terrain en Islande // Heavy rainfall and landslides in Iceland

Il continue de pleuvoir à Seyðisfjörður, dans les fjords de l’Est de l’Islande, où toute circulation est interdite. Une phase d’alerte est toujours en vigueur dans la commune, en raison du risque de glissement de terrain. Aucun blessé n’a été signalé après les événements des derniers jours, mais une maison a été détruite par un glissement de terrain au cours de la nuit dernière. L’évacuation de la localité est en cours et les habitants sont conduits en bus à Egilsstaðir, à proximité. La plupart des habitants de la ville sont déjà partis et les secouristes s’efforcent de leur trouver un endroit où passer la nuit.

Les autorités locales s’inquiètent désormais de la possibilité que le coronavirus se propage à Seyðisfjörður avec les visiteurs. Elles demandent aux personnes qui ne vivent pas dans la région d’éviter tout déplacement inutile dans les prochains jours. Beaucoup de gens possèdent une résidence secondaire à Seyðisfjörður mais n’y vivent pas; ils sont inquiets, ce qui est compréhensible. La police répondra aux demandes de renseignements et ira inspecter les habitations. Les conditions resteront difficiles tant que la pluie continuera.

En raison de fissures qui s’élargissent dans le flanc de la montagne dans le secteur d’Oddskarðsvegur au-dessus d’Eskifjörður, certains quartiers de la ville seront évacuée en raison du risque de glissement de terrain. Le Met Office recommande que Botnabraut, Hátún, Helgafell, Lambeyrarbraut, Hólsvegur et Strandgata soient évacués.

Eskifjörður se trouve au sud que Seyðisfjörður et a moins souffert, mais reçoit toujours une quantité importante de précipitations. Les flancs des montagnes sont saturés d’eau et les fissures sur une ancienne route au-dessus de la ville se sont élargies. Des glissements de terrain se sont produits dans les environs de la ville, mais pas dans des zones résidentielles, jusqu’à présent.

Normalement, le sol est gelé en Islande en décembre. Avec le réchauffement climatique, les températures sont au-dessus de la normale et, surtout, au-dessus de zéro. Avec les fortes pluies, le sol est saturé d’eau et les pentes des montagnes sont devenues instables, ce qui accentue le risque de glissements de terrain L’un d’entre eux s’est déjà produit en octobre près de la ferme Gilsá 2 à Eyjafjörður, au nord de l’Islande. La ferme a été évacuée.

Source: Iceland Monitor, Iceland Review.

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It is still raining in Seyðisfjörður, in Iceland’s East Fjords, where all traffic has been prohibited. An alert phase is still in effect in the town, due to the risk of landslides. No injuries have been reported after the events of the past days, but one house was destroyed in a landslide overnight. Evacuation is ongoing and residents will be taken by bus to nearby Egilsstaðir. Most people in town have already left and emergency responders are working on finding them a place to stay for the night.

Local authorities now worry about the possibility of the coronavirus spreading to Seyðisfjörður with visitors. They encourage people who do not live in the area to avoid any unnecessary travel there in the coming days. There are many people who own property in Seyðisfjörður and who don’t live there; they are worried about their property, which is understandable. The police will respond to inquiries received and inspect the properties. The conditions will remain difficult as long as the rain continues.

Due to fissures in the mountainsides around Oddskarðsvegur above Eskifjörður growing wider, some areas in town will be evacuated due to the risk of landslides. The Met Office recommends that Botnabraut, Hátún, Helgafell, Lambeyrarbraut, Hólsvegur and Strandgata be evacuated.

Eskifjörður is further south than Seyðisfjörður and has had less, but still a significant amount of rainfall. Mountainsides are saturated with water and today, fissures in an old road above the town have grown wider. Landslides have fallen in the vicinity of the town but not on any residential areas, so far.

Normally the ground is frozen in Iceland during December. With global warming, temperatures are above normal and, above all, above zero. With the heavy rains, the soil gats saturated and the slopes of the mountains become unstable, triggering landslides One of them happened in October near the farm Gilsá 2 in Eyjafjörður, North Iceland. The farm was evacuated.

Source : Iceland Monitor, Iceland Review.

Seyðisfjörður et Eskifjörður sur la carte de l’Islande (Google Maps)

La cendre du Sinabung détruit les cultures // Crops are destroyed by Mt Sinabung’s ash

Les derniers épisodes éruptifs du Sinabung ont causé de graves dégâts à l’agriculture locale. Les fermiers de la régence de Karo, au nord de Sumatra, ont subi jusqu’à 41,8 milliards de roupies (2,8 millions de dollars) de pertes car leurs cultures ont été fortement affectées par la cendre volcanique. Pas moins de 23 types de produits horticoles ont été affectés, notamment des piments rouges, des tomates, des pommes de terre, des choux, des choux-fleurs, etc. Les agriculteurs sont inquiets car d’autres éruptions sont susceptibles de se produire.
Le Sinabung est entré en éruption au moins à quatre reprises le 13 août 2020. Des témoins expliquent que chaque éruption avait une hauteur de colonne de cendre différente. L’événement le plus long a duré une vingtaine de minutes. Le public et les touristes sont instamment priés de rester à l’extérieur d’un rayon de 3 kilomètres du sommet du Sinabung, ainsi qu’un rayon de 5 kilomètres dans le secteur sud-est et un rayon de 4 kilomètres dans le secteur nord-est.
Source: The Jakarta Post.

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Mt Sinabung’s recent eruptions have cause heavy damage to the local agriculture. Farmers in Karo regency, North Sumatra, suffered up to 41.8 billion rupees ( 2.8 million dollars) in losses as their crops were heavily affected by volcanic ash. As many as 23 types of horticultural commodities were damaged, including red chillis, tomatoes, potatoes, cabbages, cauliflowers, etc. Farmers are worried as more eruptions are likely to occur.

Mt Sinabung erupted at least four times on August 13th, 2020. Witnesses report that each eruption had a different height in the ash column. The longest event lasted about 20 minutes. The public and tourists are urged to stay outside a 3-kilometre radius from Mt. Sinabung’s summit, as well as a 5-kilometre radius from the southeast sector and a 4-kilometre radius from the northeast sector.

Source : The Jakarta Post.

Crédit photo : F. Gueffier

Le risque sismique sur la Grande Ile d’Hawaii // The seismic hazard on Hawaii Big Island

Hawaii est bien connu pour ses volcans actifs. Les éruptions du Mauna Loa et du Kilauea sont souvent spectaculaires et peuvent être destructrices. Il ne faudrait pas oublier non plus que l’Etat d’Hawaï est aussi sujet à des tremblements de terre. C’est l’un des endroits les plus sismiques des États-Unis, avec des milliers de secousses chaque année. Pas plus tard que le 28 avril 2019, la Grande Ile a été secouée par un séisme de M 4,2 dont l’épicentre se trouvait sous le flanc sud de Kilauea, à environ 20 km au sud-est du sommet et à une profondeur de 7 km. L’événement a été largement ressenti dans toute la partie orientale de Big Island. Il n’a toutefois causé aucune modification d’activité sur le Kileaua.
Les séismes du passé ont causé des dégâts structurels de plusieurs millions de dollars à la petite ville de Hilo. Le tremblement de terre de M 6,2 en 1973 avait une intensité VIII sur l’échelle de Mercali, avec 11 blessés et 5,6 millions de dollars de dégâts.
Le séisme de M 7,7 à Kalapana, en 1975 a été enregistré avec une intensité VIII à Hilo, et il a causé pour 4,1 millions de dollars de dégâts.
Hilo est la quatrième ville de l’État en termes de population, avec environ 43 000 habitants. On compte au moins 40 bâtiments historiques dans cette ville, y compris des écoles, des hôpitaux, des postes de police, des immeubles de bureaux, des magasins et des églises. L’architecture de Hilo lui donne souvent l’aspect d’une ville d’avant la seconde guerre mondiale. Elle est souvent considérée comme la plus ancienne ville de l’État. En fait, son histoire remonte à  l’année 1100. Les bâtiments historiques sont particulièrement vulnérables aux séismes, en particulier ceux construits avant l’adoption des normes parasismiques.
Selon le HVO, c’est l’intensité des ondes sismiques dans une zone donnée qui détermine le risque de dégâts. Une secousse avec une intensité «très forte» de VII peut causer des dégâts considérables aux structures mal construites, mais endommage généralement peu des structures bien conçues. Une secousse avec une intensité «sévère» de VIII causera des dégâts considérables à la plupart des bâtiments ordinaires. Avec une intensité «violente» de IX, même des structures spécialement conçues pour résister aux tremblements de terre peuvent subir des dégâts considérables. L’intensité «extrême» X détruira la plupart des structures. Il a été admis que des séismes de magnitude M 6,0 à Hawaii peuvent causer des dégâts sur de vastes zones.
L’État d’Hawaï a pris des mesures pour remédier aux problèmes de construction. En outre, un rapport de 2017 indique que 29% des routes hawaiiennes sont en mauvais état. Hawaii se situe au cinquième rang des pires villes du pays pour son réseau routier. Pour ce qui est du financement des routes dans le budget fédéral, Hawaii est le 10ème plus bas des Etats Unis. Près de 6% des routes hawaïennes ont été jugées en mauvais état. Les barrages constituent également le plus grand danger à Hawaii, comparés aux autres États.
Compte tenu de ces informations, certains habitants ne se sentent pas en sécurité sur leur lieu de travail et redoutent les séismes. Ils font remarquer que ce qui s’est passé à Christchurch (Nouvelle-Zélande) en 2011 pourrait aussi se produire à Hilo.
Les autorités expliquent que la Grande Ile doit s’attendre à de nouveaux séismes et s’y préparer. Les habitants doivent être conscients que des événements majeurs se produisent de temps en temps, même s’il n’y en a pas eu de secousse d’une magnitude supérieure à M6.9 depuis assez longtemps. Un sismologue du HVO a déclaré: «Le tout n’est pas de savoir si un puissant séisme se produira, mais de savoir quand il se produira. »
Source: Big Island Now.

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Hawai‘i is well known for its active volcanoes. The eruptions of Mauna Loa and Kilauea are often spectacular and can be setructive. One should not forget either that Hawaii is also an earthquake country. It is one of the most seismically active states in the US, experiencing thousands of earthquakes  each year. As recently as April 28th, 2019, Big Island residents experienced an M 4.2 earthquake beneath Kilauea’s south flank, roughly 20 kilometres SE of the summit at a depth of 7 kilometres. The quake was widely felt across East Hawaii. It did not cause any changes on Kileaua Volcano.

Earthquakes in the past have caused millions of dollars in structural damage to the small town of Hilo. The 1973 M 6.2 earthquake produced shaking of intensity VIII on the Mercali scale, injuring 11 people and causing 5.6 million dollars of damage.

The 1975 M 7.7 Kalapana earthquake caused a shaking with an intensity VIII in Hilo, causing 4.1 million dollars in damage.

Hilo is the state’s fourth largest city by population with approximately 43,000 residents. There are at least 40 historic buildings in this town, including schools, hospitals, police stations, office buildings, storefronts and churches. Hilo’s architecture gives it a pre-World War II persona. The city is often considered to be the state’s oldest one. In fact, oral history can be traced back to 1,100 AD. Historic buildings are especially vulnerable to seismic events, particularly those built before seismic codes were adopted.

According to the Hawaiian Volcano Observatory, what determines the potential for damage is how intense the seismic waves generated by the earthquake are in any given area. Shaking with ‘very strong’ intensities of VII can cause considerable damage to poorly-built structures but generally little damage to well-designed structures. It takes shaking at ‘severe’ intensity VIII to cause considerable damage to most ordinary buildings. At ‘violent’ intensity IX, even specially designed earthquake-tolerant structures can have considerable damage. ‘Extreme’ intensity X can destroy most structures. It has been admitted that earthquakes above magnitude M 6.0 in Hawai‘i generally can produce damages over large areas.

The state of Hawaii has taken some action to address building concerns. Besides, a 2017 report indicates that 29% of the state’s roads are in poor condition, ranking Hawaii the fifth worst in the nation. For highway funding as a percentage of the total government spending, Hawaii is the 10th lowest in the nation. Nearly 6% of Hawai‘i roads were deemed deficient. Dams posed the most hazard in Hawaii than any other state.

Given these reports, some residents feel unsafe in their workplace during earthquakes. They say that what happened in Christchurch (New Zealand) in 2011 that could so easily happen in Hilo.

Authorities explain that the Big Island needs to be prepared for earthquakes. Residents need to be aware there are big ones now and then, even though it has been there has not been an event above M6.9 for quite a long time. Said one HVO seismologist “It’s not a matter of if, but when a strong earthquake will occur.”

Source: Big Island Now.

Des séismes sont souvent enregistrés sur le flanc sud du Kilauea (Source: USGS)

Mon cher ‘shutdown’ // My dear shutdown

L’information qui suit ne concerne ni les volcans ni les glaciers, mais elle mérite d’être signalée.

Le ‘shutdown’ est terminé aux États-Unis, au moins pour les prochains jours, mais il va coûter très cher à l’administration fédérale. En effet, par manque de personnel au sein du National Park Service (NPS) chargé de surveiller les parcs nationaux, certains d’entre eux ont subi des dégâts à cause du vandalisme. Par exemple, les responsables du NPS affirment qu’il faudra probablement plus de 300 ans pour que le Joshua Tree National Park se remette des dégâts subis lors du ‘shutdown.’
Les parcs nationaux sont généralement fermés pendant les périodes de ‘shutdown’, mais l’administration Trump a décidé de les maintenir ouverts, avec des rangers en sous-effectif et donc le risque de les voir se dégrader pendant plus d’un mois. Seuls huit rangers étaient sur place pour superviser les 3 200 kilomètres carrés du Joshua Tree National Park pendant le ‘shutdown’. Des bénévoles ont proposé de remplacer les rangers, mais cette aide s’est révélée largement insuffisante.
En conséquence, plusieurs actes de vandalisme ont été signalés, avec de nouvelles routes imaginées par des automobilistes et la destruction d’arbres de Josué. Profitant de accès libre au Parc et du personnel réduit au minimum, certains visiteurs ont conduit leurs véhicules hors des routes, souillé des rochers avec des graffiti, allumé des feux de camp illégaux et abattu certains des arbres qui ont donné son nom au Parc. Les arbres de Josué ne poussent que de deux à sept centimètres par an et atteignent généralement environ 1,5 à 3 mètres avant de commencer à produire des fleurs. Le plus grand arbre duParc atteint 12 mètres de hauteur. On pense que la durée de vie moyenne d’un Josuah Tree est d’environ 150 ans, mais certains grands arbres sont probablement beaucoup plus âgés que cela.
J’ai visité le Josuah Tree National Park en 2017. Même si ce n’est pas le parc le plus fascinant d’Amérique de l’Ouest, il est très intéressant pour les arbres, les cactus et la flore que l’on trouve dans les zones désertiques. Il se trouve dans le sud-est de la Californie, à environ 230 km de Los Angeles. Il héberge deux écosystèmes désertiques bien distincts, le Mojave et le Colorado.
Source: Médias américains.

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The following piece of information does not concern volcanoes and glaciers, but it is worth mentioning.

The shutdown is over in the U.S., at least for the next few days, but it will cost the federal administration a lot of money. Indeed, with no more – or very little – National Park Service (NPS) staff to control the national parks, some of them suffered a lot of damage because of vandalism. For instance, NPS officials say it could take Joshua Tree National Park up to 300 years to recover from the damage it sustained during the shutdown.

National parks usually close during government shutdowns, but the Trump administration decided to keep them open, leaving them understaffed and vulnerable to misuse for over a month. Just eight rangers were on hand to oversee Joshua Tree’s 3,200 square kilometres during the shutdown. Some volunteers offered to replace the rangers but they proved largely insufficient.

As a consequence, several incidents were reported, with new roads being created by motorists and the destruction of Joshua trees. With the gates open and minimal staff, some visitors drove their vehicles off roads, graffitied rocks, started illegal campfires and cut down some of the famed trees that lend the park its name. Joshua trees grow just two to seven centimetres a year and usually reach about 1.5 to 3 metres before they start to produce blossoms. The tallest tree in the park rises to 12 metres above the ground. It is thought the average lifespan for a Joshua tree is about 150 years, but some of our largest trees may be much older than that.

I visited Josuah Tree National Park in 2017. Although it is not the most fascinating park in West America, it is very interesting for the trees, the cacti and the flora to be found in desert areas. The Park is located in SE California, about 230 km from Los Angeles. It includes two distinct desert ecosystems, the Mojave and the Colorado.

Source: U.S. news media.

Photos: C. Grandpey

Manam (Papouasie-Nouvelle-Guinée): Encore et encore! // Manam (Papua-New-Guinea) : Again and again !

Un nouvel épisode éruptif particulièrement violent affecte en ce moment le volcan de l’île de Manam. Un événement de forte intensité a eu lieu le 24 janvier 2019 vers 16h20 (TU). Le VAAC de Darwin indique que la cendre produite par l’éruption a atteint une altitude de 16,7 km. Le nouveau nuage de cendre survient un jour après une autre éruption qui a projeté la cendre jusqu’à 15,2 km au dessus du niveau de la mer.  D’après l’USGS, un séisme a été enregistré au NE du volcan environ deux heures avant le début de l’éruption.
Le volcan est en éruption continue depuis plus de 24 heures et a détruit des tours de télécommunication, des réserves d’eau, des jardins potagers et d’autres infrastructures. Le responsable du secrétariat de l’Autorité de Réinstallation de Manam a demandé une évacuation immédiate de la population vivant à proximité du volcan. Il y a un besoin urgent d’abris temporaires sur le continent
La couleur de l’alerte aérienne est Rouge.
L’île de Manam, d’une dizaine de kilomètres de large, se trouve à 13 km de la côte nord de la Papouasie-Nouvelle-Guinée continentale et héberge l’un des volcans les plus actifs du pays.
Source: The Watchers.

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A strong eruptive episode is currently affecting Manam Volcano with a powerful event on January 24th, 2019 at about 16:20 (UTC). The Darwin VAAC indicates that volcanic ash is reaching an altitude of 16.7 km. The new cloud comes just one day after another eruption that ejected ash up to 15.2 km above sea level. According to tUSGS, an earthquake was registered just northeast of the volcano approximately two hours before the start of the eruption.

The volcano has been continuously erupting for more than 24 hours and has destroyed telecommunication towers, water sources, food gardens and other infrastructure. The Head of Secretariat at Manam Resettlement Authority has sent out calls for immediate evacuation of residents living near the volcano. There is an urgent need of temporary shelters on the mainland

The aviation colour code is Red.

The 10-km-wide island of Manam lies 13 km off the northern coast of mainland Papua New Guinea and is one of the country’s most active volcanoes.

Source: The Watchers.

Crédit photo: NASA

Séisme d’Anchorage (Alaska): Encore de nombreuses répliques // Anchorage earthquake: Numerous aftershocks

Comme cela se produit souvent après des séismes majeurs, des dizaines de répliques ont été enregistrées après la secousse de M 6,7 qui a frappé l’Alaska le 1er décembre 2018. Aucun décès ni blessé grave n’a été signalé, mais la région d’Anchorage a été sérieusement ébranlée, avec des routes fracturées, des coupures de courant et bâtiments endommagés.
Les compagnies d’électricité d’Anchorage s’efforcent de rétablir l’alimentation d’environ 30000 clients. Des équipes supplémentaires sont arrivées sur place pour aider à la remise en état du réseau et inspecter 5 580 kilomètres de conduites pour détecter des fuites éventuelles.
Les autorités affirment qu’il faudra des semaines pour réparer les routes endommagées par le séisme. Le président Trump a publié une déclaration d’urgence pour l’Alaska ; elle va permettre aux agences fédérales d’envoyer les fonds nécessaires à la reconstruction dans la région. [NDLR : Etat fournisseur de pétrole par l’oléoduc trans-alaskien, à la majorité Républicaine, l’Alaska est toujours bien vu par le gouvernement fédéral].
En Alaska, on enregistre en moyenne un séisme toutes les 12 minutes, avec plus de séismes importants que les 49 autres États réunis. Comme je l’ai déjà dit, la ville d’Anchorage a été durement touchée. Le séisme du Vendredi Saint1964 avait une magnitude de M 9.2. C’estt le plus important enregistré aux États-Unis et le deuxième dans le monde. Il a provoqué d’importants dégâts dans la ville et fait 129 morts, y compris dans le port de Vladez plus au sud. Le séisme du 1er décembre 2018 a été le plus important à Anchorage depuis l’événement de 1964.
L’USGS a déclaré que les répliques allaient durer un certain temps, mais a ajouté qu’il existait une faible probabilité – environ 4% – d’un autre séisme égal ou supérieur à M 7,0. L’agence fédérale a également déclaré qu’il y avait une probabilité de 27% d’un séisme de M 6.0 ou plus.
Source: USA Today

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As often happens after major earthquakes, dozens of aftershocks have been registered after the M 6.7 quake that hit Alaska on December 1st, 2018.  No deaths or serious injuries were reported but the Anchorage area suffered serious damage with cracked roads, power outages and damaged buildings.

Anchorage utility companies are scrambling to restore power to about 30,000 customers. Additional workers have been dispatches to help with recovery and assist the companies as they go about surveying 5,580 kilometres of pipeline for leaks.

Authorities say it will take take weeks to repair roadways damaged by the earthquake. President Trump has issued an emergency declaration for Alaska, which paves the way for federal agencies to help with relief efforts in the area.

Alaska averages an earthquake about every 12 minutes, with more large quakes than the other 49 states combined. As I put it before, Anchorage has been hit hard before. The Good Friday Earthquake in 1964 registered M 9.2. It was the largest ever in the U.S. and the second-largest ever recorded. It caused extensive damage to the city and resulted in 129 deaths. The December 1st earthquake was the “most significant” to strike Anchorage since the 1964 event.

The U.S. Geological Survey (USGS) said that aftershocks are expected to continue for some time but added there was a low probability, about 4 percent, of another earthquake equal or greater than M 7.0. The federal agency also said there was a 27 percent chance of an M 6.0 or greater.

Source : USA Today

Le port de Valdez a totalement été détruit par le séisme de 1964. La ville a été reconstruite quelques kilomètres plus loin, sur un site théoriquement plus stable. On peut visiter aujourd’hui le site initial où figurent les noms des victimes du séisme et du tsunami de 1964. (Photos : C. Grandpey)