Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Dernière minute :

À l’aide d’images satellitaires et d’instruments GPS haute technologie, les géophysiciens de l’Observatoire Volcanologique des Cascades ont détecté une légère inflation du sol d’environ 2,2 cm à environ 5 km à l’ouest du South Sister, l’un des édifices des Three Sisters (Oregon) entre l’été 2020 et août 2021. Des épisodes de soulèvement du sol ont déjà été observés dans cette zone au milieu des années 1990. Bien que la vitesse de soulèvement actuelle soit plus lente qu’en 1999-2000, elle est nettement plus rapide que celle observée pendant plusieurs années avant 2020. Le soulèvement est probablement provoqué par de petites accumulations de magma à environ 7 km sous la surface du sol. Cependant, il n’y a aucun signe d’éruption à court terme.
Dans le même temps, les sismologues ont enregistré plusieurs brefs épisodes sismiques en octobre 2021, décembre 2021 et janvier 2022. Cependant, la plupart de ces événements superficiels avaient des magnitudes trop faibles pour pouvoir être localisés avec précision.
Le niveau d’alerte des Three Sisters et la couleur de l’alerte aérienne restent inchangés, respectivement à Normal et à la couleur Verte.

Source: USGS

Les Three Sisters, avec la South Sister à droite (Photo: C. Grandpey)

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Lors de l’éruption du 22 décembre 2021 au 17 janvier 2022, un nouveau cône volcanique s’est formé sur le Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion). Il vient d’être baptisé « Piton Karay » par les équipes de l’OVPF, du Parc national et de la Cité du Volcan qui expliquent que « le choix de ce nom a été orienté par la forme en marmite hémisphérique du cône volcanique. Lors de l’éruption, il a notamment hébergé un lac de lave débordant à plusieurs reprises des bords du cratère« .

Le mot Karay désigne en créole réunionnais une marmite de forme hémisphérique avec deux anses sur les côtés. En Inde, cet ustensile de cuisine est généralement appelé “karahi” qui fut par la suite créolisé en “caraye” Ce choix de nom permet également d’honorer la mémoire des engagés indiens, qui ont enrichi la langue réunionnaise avec des mots tels que Karay.

Source: Réunion la 1ère.

 

Piton Karay (Crédit photo: Patrice Huet, Cité du Volcan, que je salue ici)

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Une incandescence a été observée sur le volcan Callaqui (Chili) le 27 janvier 2022.
La dernière éruption de ce volcan a eu lieu en 1980, avec un VEI 1.
Selon l’analyse des images obtenues à partir d’une caméra fixe, la lueur observée en permanence la nuit dans le secteur sud-ouest du cratère correspondrait à une augmentation de la température des émissions gazeuses. Ce phénomène n’avait pas été observé depuis l’installation des caméras fixes en 2012.
Pendant la journée, un dégazage plus intense qu’auparavant est observé dans la zone de l’incandescence.
Le niveau d’alerte volcanique reste au Vert.
Source : SERNAGEOMIN.

 

(Crédit photo: Smithsonian Institution)

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Une hausse d’activité a été observée sur le Taal (Philippines) les 29 et 30 janvier 2022. 9 petites explosions phréatomagmatiques d’une durée de 10 secondes à 2 minutes, ont été enregistrés le 29 janvier. 31 séismes d’origine volcanique ont également été enregistrés, dont 14 événements d’une durée de 1 à 3 minutes . Une importante activité de dégazage a été observée, avec des panaches s’élevant jusqu’à 2 km de hauteur. Les émissions de SO2 atteignaient 10 036 tonnes/jour le 29 janvier.
L’entrée dans la Volcano Island du Taal, en particulier dans la zone du cratère principal (Main Crater), est interdite. De la même façon, la navigation de plaisance sur le lac Taal n’est pas autorisée.
Le niveau d’alerte volcanique reste à 2.
Source : PHIVOLCS.

 

Source: Wikipedia

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Le 26 janvier, l’AVO a publié un bulletin indiquant qu’un essaim sismique s’était produit à proximité du Davidof (Aléoutiennes), un stratovolcan essentiellement sous-marin dans les îles Rat. L’événement le plus significatif avait une magnitude de M 4,9. Un essaim semblable s’est produit en décembre 2021. Aucun signe d’activité volcanique n’a été observé sur les images satellites récentes., mais un réveil du volcan ne saurait être exclu. En conséquence, l’AVO a fait passer la couleur de l’alerte aérienne au Jaune et à relevé le niveau d’alerte volcanique à « Advisory » (surveillance conseillée).

 

Crédit photo: AVO

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L’éruption du Kilauea (Hawaii) n’arrête pas de faire des « pauses ». La lave réapparaît ponctuellement et faiblement sur le plancher du cratère de l’Halema’uma’u. La sismicité est faible, ainsi que les émissions de SO2. Aucune autre activité n’est observée ailleurs sur le volcan.

Source: HVO.

Image thermique typique du cratère de l’Halema’uma’u ces jours-ci (Source: HVO)

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On observe depuis le 30 janvier 2022 une faible activité strombolienne sur l’Etna (Sicile) au niveau du Cratère Sud-Est avec des émissions de cendres sporadiques qui se dispersent rapidement dans l’atmosphère. L’INGV indique que l’amplitude du tremor est relativement stable avec des valeurs moyennes. Aucune déformation significative de l’édifice volcanique n’est observée. Les émissions de cendres n’affectent pas l’aéroport de Catane.
Parallèlement à cette activité éruptive, un séisme de magnitude M 2,2 a été enregistré à 13h30 le 30 janvier à 4 kilomètres au nord-ouest de Milo et à une profondeur de 5 kilomètres.

Source: INGV.

Photo: C. Grandpey

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L’éruption du Pavlof (Aléoutiennes / Alaska) se poursuit, avec des périodes de tremor élevé. De petites explosions sont enregistrées quotidiennement. Une image satellite du 19 janvier montrait que la coulée de lave sur le flanc E s’étirait sur1,3 km de longueur, tandis qu’un lahar sur le même flanc mesurait 4,4 km de long.
Le niveau d’alerte volcanique reste à Vigilance (Watch) et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue à l’Orange.
Source : AVO.

Crédit photo: AVO

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Les autorités le craignaient et c’est arrivé. Jusque-là épargnées par la pandémie de Covid-19, les îles Tonga sont entrées en confinement le 2 février 2022 après avoir recensé deux cas positifs parmi les habitants de Nuku’alofa, la capitale. Ces hommes avaient travaillé dans le port de la ville, où l’aide humanitaire était arrivée par bateau. A noter que le navire australien HMAS Adelaïde a accosté la semaine dernière à Nuku’alofa pour décharger de l’aide, avec une vingtaine de membres d’équipage contaminés par le virus! Ce dernier est probablement entré dans l’archipel en même temps que les vivres et autres bien de première nécessité envoyés par l’Australie et la Nouvelle Zélande suite à l’éruption majeure du 15 janvier dernier.

L’archipel des Tonga avait fermé ses frontières au début de 2020, en raison de la pandémie. Depuis, ce pays de 100.000 habitants n’avait enregistré qu’un seul cas de Covid-19, celui d’un homme arrivé de Nouvelle-Zélande en octobre 2021 et qui s’est depuis totalement remis.

Source: presse internationale.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

Latest :

Using satellite imagery and sophisticated GPS instruments, Cascades Volcano Observatory geophysicists have detected a subtle uplift increase of about 2.2 cm in the rate in the ground surface about 5 km west of South Sister volcano (Oregon) between the summer of 2020 and August 2021. Episodes of increased uplift have been observed in this area in the mid-1990s. Although the current uplift rate is slower than the maximum rate measured in 1999-2000, it is distinctly faster than the rate observed for several years before 2020. The uplift is attributed to small pulses of magma accumulating at roughly 7 km below the ground surface. However, there are no signs of an eruption in the short term.

Additionally, seismologists observed brief bursts of small earthquakes in October 2021, December 2021, and January 2022. However, most of these shallow events are too small to locate precisely.

The volcano’s alert level and aviation color code remain at NORMAL / GREEN.

Source: USGS.

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During the eruption from December 22nd, 2021 to January 17th, 2022, a new volcanic cone was formed at Piton de la Fournaise (Reunion Island). It has just been named « Piton Karay » by the teams of tOVPF, the National Park and the Cité du Volcan who explain that « the choice of this name was oriented by the pot shape of the hemispherical volcanic cone. During the eruption, it notably hosted a lava lake overflowing several times from the edges of the crater ».
The word Karay designates in Reunion Creole a hemispherical pot with two handles on the sides. In India, this kitchen utensil is generally called “karahi” which was later creolized into “caraye” This choice of name also honors the memory of the Indian workers, who enriched the Reunionese language with words such as Karay .
Source: Réunion la 1ère.

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Incandescence was observed at the the Callaqui volcano (Chile) on January 27th, 2022.

The last eruption of this volcano took place in 1980, with a VEI 1.

According to the analysis of images obtained from a fixed camera, the glow permanently observed at night in the southwest sector of the crater is interpreted as an increase in the temperature of the emissions. This phenomenon had not been recorded since the installation of fixed cameras in 2012.

During the day, degassing is observed with greater intensity in the area of the incandescence.

The volcano alert level remains at Green.

Source: SERNAGEOMIN.

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Activity increased at Taal volcano (Philippines) on January 29th and 30th, 2022. 9 small phreatomagmatic events lasting from 10 seconds to 2 minutes, were registered on January 29th 31 volcanic earthquakes were also registered, including 14 volcanic events lasting from 1 to 3 minutes. Significant steaming anddegassing activity was observed, with plumes rising up to 2 km. SO2 emissions reached 10 036 tonnes/day on January 29th.

Entry into Taal Volcano Island, especially the Main Crater area, is not allowed. Boating on Taal Lake is also prohibited

The volcano alert level remains at 2.

Source: PHIVOLCS.

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On January 26th, AVO released a bulletin indicating that a seismic swarm had occurred in the vicinity of Davidof volcano (Aleutians), a mostly submerged stratovolcano in the Rat Islands group. The largest earthquake had a magnitude of M 4.9. A similar event occurred in December 2021. No signs of volcanic unrest have been observed in recent satellite images.
Due to the possibility of escalating volcanic unrest, AVO has raised the Aviation Color Code and Volcano Alert Level to Yellow and Advisort, respectively.

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The eruption of Kilauea (Hawaii) never stops making ‘pauses’. Lava reappears punctually and weakly on the crater floor of Halema’uma’u. Seismicity and SO2 emissions keep low levels. No activity is observed elsewhere on the volcano.

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Weak Strombolian activity has been observed since January 30th at Mt Etna‘s SE Crater (Sicily), with sporadic ash emissions which disperse quickly in the atmosphere. INGV indicates that the amplitude of the tremor is relatively stable with medium values. No significant deformation of the volcanic edifice is observed. Ash emissions do not affect Catania airport.
Along with this eruptive activity, an M 2.2 earthquake was recorded at 1:30 p.m. on January 30th, 4 kilometers northwest of Milo, at a depth of 5 kilometers.
Source: INGV.

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The eruption at Pavlof (Aleutians / Alaska) continues, with periods of elevated tremor. Small daily explosions are recorded. A satellite image from January 19th showed that the lava flow on the E flank was 1.3 km long, and a lahar on the same flank was 4.4 km long.

The Volcano Alert Level remains at Watch and the Aviation Color Code is kept at Orange.

Source: AVO.

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It was feared by the authorities and it happened. Until then spared by the Covid-19 pandemic, the Tonga archipeago went into lockdown on February 2nd, 2022 after identifying two positive cases among the inhabitants of Nuku’alofa, the capital. These men had worked in the town’s port, where humanitarian aid had arrived by boat. It should be noted that the Australian ship HMAS Adelaïde docked last week in Nuku’alofa to unload aid, with around twenty crew members infected with the virus! The latter probably entered the archipelago at the same time as food and other basic necessities sent by Australia and New Zealand following the major eruption on January 15th.
The Tonga archipelago had closed its borders at the beginning of 2020, due to the pandemic. Since then, this country of 100,000 inhabitants had recorded only one case of Covid-19, that of a man who arrived from New Zealand in October 2021 and who has since fully recovered.
Source: international news media.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Un essaim sismique en Islande n’annonce pas toujours une éruption! // A seismic swarm in Iceland does not always herald an eruption!

Un essaim sismique en Islande n’est pas toujours le signe d’une éruption imminente ! La sismicité peut également avoir une origine tectonique car l’île se situe à la frontière entre les plaques nord-américaine et eurasienne.
Cependant, il semble que l’événement de magnitude M 3.7 enregistré dans la région de Húsafell, dans l’ouest de l’Islande, à 00h05 le 1er février 2022 n’appartienne à aucune des deux catégories.
La source du séisme a été localisée à 18,5 km au sud-ouest de Húsafell, à une profondeur de 3 km. Plus d’une douzaine de répliques ont suivi, avec un événement atteignant M 3.0.
Un essaim sismique est observé dans la région depuis le début de 2022 et les événements les plus significatifs avaient des magnitudes de M 3,3 et M 3,1. Le dernier séisme de M3.7 a été ressenti à Borgarfjörður, ainsi que dans la région de la capitale et à Akranes.
Le Met Office islandais explique qu’il s’agit du plus puissant séisme à avoir frappé cette région depuis des décennies et du plus grand essaim sismique dans la région depuis que le Met Office a commencé ses observations dans les années 1990. L’activité sismique est principalement concentrée à l’ouest d’Ok, le glacier qui a perdu sa classification en tant que tel en 2019. Le nombre de séisme dans cette zone a environ doublé chaque semaine depuis la fin décembre, pour atteindre 171 événements entre le 17 et le 23 janvier.
Les géologues islandais confirment que la zone n’est pas une zone d’activité volcanique et « il n’y a aucune raison de croire que l’activité sismique est liée à des mouvements de magma ». Ils pensent qu’il s’agit probablement « d’un de ces essaims sismiques intraplaques qui se produisent de temps en temps. Ils se produisent à l’intérieur d’une plaque tectonique, pas à la limite de plaques, ni dans la zone volcanique de la péninsule de Snæfellsnes. Donc, ceux qui voient des éruptions partout en Islande doivent se calmer !
Source : Iceland Monitor.

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An earthquake qwarm in Iceland is not always the sign of an impending eruption! Seismicity can also have a tectonic origin as the island lies at the border between the North American and Eurasian plates.

However, it looks as if the M 3.7 event that was recorded in the Húsafell area, West Iceland, five minutes past midnight on February 1st did not belong to any of the two categories.

The source of the quake was 18.5 km southwest of Húsafell, at a depth of 3 km. More than a dozen aftershocks followed, with one event reaching M 3.0.

A seismic swarm has been observed in the area since the beginning of 2022 and the most significant events measured 3.3 and 3.1. The latest M3.7 quake was felt in Borgarfjörður, as well as in the capital area and in Akranes.

The Icelandic Met Office says it is the largest earthquake to hit this area in decades and the largest seismic swarm in the area since the Met Office started monitoring in the 1990s. Seismic activity was mainly concentrated west of Ok, the former glacier which lost its classification as such in 2019. The earthquake rate in this area has approximately doubled every week since late December, with 171 events between January 17th and 23rd.

Icelandic geologists confirm that the area is not one of volcanic activity and « there is no reason to believe that this is connected to magma movements.” They think it is likely « one of those occasional intraplate earthquake swarms. This is occurring inside a tectonic plate, not at a tectonic plate boundary, nor is it in the volcanic zone of the Snæfellsnes peninsula. So, those who see eruptions everywhere in Iceland should calm down!

Source: Iceland Monitor.

Source: IMO

 

Les volcans de glace: un danger sur les Grands Lacs // Ice volcanoes : a danger at the Great Lakes

C’est un phénomène qu’on ne connaît pas en France car il ne fait pas assez froid, et encore moins aujourd’hui à cause du réchauffement climatique. Cependant, il est fréquent de voir autour des Grands Lacs aux Etats Unis des monticules de glace surgir le long des berges. (voir ma note du 18 février 2020 à propos du Lac Michigan) Ils sont particulièrement dangereux et il est formellement déconseillé de s’y aventurer. À première vue, ces monticules semblent vous inviter à grimper dessus, mais la police demande d’éviter une telle initiative. Un tweet illustré par un dessin et publié il y a quelques jours par la police montre parfaitement les dangers:
https://twitter.com/HaltonPolice/status/1485969030435459078/photo/1
L’image montre un trou caché au sommet d’un «volcan de glace» et explique que l’on peut tomber dans les eaux glacées en dessous, avec de grosses difficultés pour s’en sortir.
Des plates-formes de glace se forment lorsque des vents violents poussent les eaux des Grands Lacs vers le rivage; l’eau gèle alors au moment de l’impact. Les plates-formes de glace protègent les rives de l’érosion, mais elles sont également très dangereuses car ce sont des structures fragiles. De nombreuses plates-formes sont creuses et ont tendance à se former à la surface du lac proprement dit. Il est donc très dangereux de s’y aventurer car on peut marcher sur une zone peu épaisse, passer à travers et atterrir directement dans l’eau.
Un volcan de glace est un monticule de forme conique qui se forme au bord d’une plate-forme de glace. Lorsque les vagues frappent le littoral, elles sculptent la glace et éjectent l’eau vers le haut, selon le principe du souffleur sur les rives de l’océan. Au fur et à mesure que ce processus se poursuit, l’eau éjectée gèle en permanence et agrandit le volcan de glace à chaque «éruption.
Au fur et à mesure que les volcans de glace grandissent, une fine couche de glace se met en place sur l’ouverture sommitale. Cela rend le volcan encore plus dangereux car il est difficile de savoir où se trouve l’orifice. De ce fait, des personnes peuvent disparaître dans un trou de 2 à 3 mètres de profondeur et être en perdition dans les eaux glacées.
Même si cela n’est pas conseillé, certaines personnes s’aventurent sur les volcans de glace. La police a publié quelques conseils de sécurité : Ne jamais partir seul ; surveiller les enfants et les animaux domestiques; si quelqu’un passe à travers la glace, ne pas essayer de le rejoindre. Composer le 911 et essayer d’atteindre la personne avec une perche, un bâton ou une corde. De même, ne pas entrer dans l’eau pour essayer de sauver des animaux de compagnie. Si vous tombez à l’eau, restez calme, posez vos bras sur la plate-forme de glace et appelez à l’aide. Remuez les pieds, essayez de ramper sur la glace avec vos bras et de rouler à la surface pour vous mettre en sécurité.
Source : Yahoo Actualités.

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It is a phenomenon we do not know in France because it is not cold enough, and all the less because of global warming. However, it is frequent to see around the American Great Lakes ice mounds that have popped up adjacent to the shorelines. They are very dangerous features. At first sight, they may appear to be an invitation to climb on, but the police are warning people to avoid doing so.

A tweet posted a few days ago by the police included a graphic on the dangers,

https://twitter.com/HaltonPolice/status/1485969030435459078/photo/1

The image depicts a hidden hole in the ice (an « ice volcano ») and how it can lead down to the icy waters underneath it, with little ways for an individual to climb out of it.

Ice shelves form as strong winds push the waters of the Great Lakes to shore, then freezes upon impact. Ice shelves protect the shorelines from erosion, but are also very dangerous since they are not solid structures. Many ice shelves are hollow underneath and tend to form on the lake itself. It is very unsafe to walk on because you could step on a thin patch and fall right into the water.

An ice volcano is a conical mound of ice that forms at the edge of an ice shelf, As waves hit the leading edge it carves through the ice, ejecting water upwards into the air. As this process continues, the ejected water continuously freezes, growing the ice volcano larger with each ‘eruption.’

As the ice volcanoes grow, they can develop a thin layer of ice at the opening. This makes it dangerous as it is hard to know where the opening is.This can lead to people plunging down into a 2 to 3-meter-deep hole into the frigid waters..

Even though it is not advised to do so, some people venture on the ice mounds. The police has released a few safety tips: Never go alone; keep a close eye on kids and pets; if someone falls through the ice, do not go in after them. Call 911 and try to reach them with a pole, stick or rope. Likewise, do not enter the water to try to rescue pets. If you fall in, stay calm, get your arms onto the ice shelf and shout for help. Kick your feet, crawl with your arms, and roll to safety.

Source: Yahoo News.

Volcan de glace sur le Lac Michigan (Source: National Weather Service)

Pas d’eau sous la surface de la planète Mars // No water beneath the Mars surface

De l’eau sous la surface de la planète Mars ? Pas encore! Une nouvelle étude publiée dans la revue Geophysical Research Letters nous apprend que le lac souterrain que les scientifiques pensaient avoir découvert en 2018 au niveau du pôle sud de Mars est probablement de la roche volcanique, mais pas de l’eau. La possible présence d’eau avait été interprétée à partir d’observations radar faites par la sonde Mars Express de l’Agence Spatiale Européenne.
Les auteurs de la nouvelle étude indiquent que pour qu’il y ait de l’eau aussi près de la surface, il faudrait à la fois un environnement très salé et une forte source de chaleur générée localement, ce qui n’a jamais été décelé dans cette région de la Planète Rouge. De plus, la présence d’eau ne correspond pas à ce que les chercheurs savent déjà du pôle sud de Mars.
Mars a de l’eau sous forme de glace à ses pôles, mais les scientifiques ne savent toujours pas si de l’eau pourrait réellement se cacher sous la surface de la planète. Connaître cette quantité d’eau est important car cela pourrait donner des informations sur la vie, ou la possibilité de vie, sur Mars. Cela pourrait également être utile à de futurs astronautes.
En 2018, les scientifiques s’étaient appuyés sur une trentaine d’années de recherches suggérant qu’il pourrait y avoir de l’eau sous les calottes polaires de Mars, comme c’est le cas sur Terre pour les calottes glaciaires de l’Antarctique et du Groenland.
Au départ, les scientifiques pensaient avoir détecté la présence d’eau à l’aide de données radar recueillies par MARSIS, un instrument à bord de la sonde Mars Express qui utilise des impulsions radar pour étudier l’intérieur et l’ionosphère de la planète. Mais une étude plus approfondie était nécessaire pour confirmer cette possibilité d’eau et ses implications.
Pour arriver à leurs conclusions, les auteurs de la nouvelle étude ont placé une calotte glaciaire imaginaire sur une carte radar de la planète Mars, générée à partir de trois années de données MARSIS. Cette technique leur a permis de voir comment le sol martien apparaîtrait à travers un glacier imaginaire de 1,6 km de profondeur. Cela leur a aussi permis de comparer les caractéristiques. Dans leur simulation, les taches lumineuses repérées au pôle correspondaient à d’autres caractéristiques visibles dans les plaines d’origine volcanique. Au final les scientifiques pensent que les observations des pôles avec le radar correspondent à des coulées de lave riches en fer, ou bien à des dépôts de minéraux dans des lits de rivières asséchés, mais il ne s’agit pas d’eau.
Bien que le résultat de la dernière étude mette à mal l’hypothèse d’existence de réserves d’eau substantielles dans cette région de Mars, ces recherches permettront de mieux comprendre comment la planète s’est formée.
Source : Space.com.

OK, c’est bien de savoir qu’il n’y a pas d’eau sous la surface de Mars;, mais pour nous autres simples Terriens, ça n’avance pas à grand-chose. Nous possédons beaucoup d’informations sur la surface de la planète Mars, mais très peu d’éléments sur les profondeurs de nos océans. La dernière éruption sous-marine aux îles Tonga a surpris tout le monde. Pareil pour le volcan sous-marin au large de Mayotte. Il a fallu plusieurs mois avant de savoir que la sismicité sur l’île était provoquée par une éruption sous-marine.

Il y a quelque temps, un ami me demandait pourquoi les abysses de nos océans restaient inexplorées, pourquoi nous n’en savons pas davantage sur les zones de subduction ou les fosses sous-marines où se déclenchent les séismes les plus meurtriers. La réponse est facile. Ces profondeurs qui atteignent parfois plus de 10 km pourraient être visitées; nous en avons les moyens techniques. Quand on est capable d’envoyer des engins sur des planètes situées à plusieurs dizaines ou plusieurs centaines de milliers de kilomètres, on est en mesure d’aller gratter à 10 km de profondeur dans les océans. Le reste est affaire de volonté. Le problème, c’est qu’à de telles profondeurs, tout est noir. L’oeil humain est fait pour vivre dans la lumière; le noir est la couleur de la mort. Les teintes orangées de la planète Mars sont beaucoup plus flatteuses et susceptibles d’attirer l’attention des populations sur Terre. Tant pis si, dans le même temps, des centaines de gens sont victimes de puissants séismes dont la source se trouve à des milliers de kilomètres de profondeur au fond de nos propres océans….

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Water beneath Mars’ surface? Not yet! A new study published in the journal Geophysical Research Letters explains that the suspected underground lake discovered in 2018 on Mars’ southern pole is probably volcanic rock masquerading as water. The possible water signature was first interpreted from radar observations made by Mars Express, a European Space Agency spacecraft.

The authors of the new studay indicate that for water to be sustained this close to the surface, both a very salty environment and a strong, locally generated heat source are needed, which is unknown in that region of the Red Planet. Besides, the presence of water does not fit with what researchers have understood about Mars’ southern pole.

Mars has ice water at the poles, but scientists are still working to determine how much water might actually be hiding beneath the planet’s surface. Knowing this amount of water is important as it could inform our understanding of life and the possibility of life on Mars, and it could also support future astronauts who might one day step foot on the planet’s surface.

In 2018, scientists were building on three decades of theories suggesting there might be water beneath the polar caps of Mars, just like we see on Earth beneath the ice sheets of Antarctica and Greenland.

Initially, scientists thought they had spotted water signals using radar data gathered by MARSIS, a Mars Express instrument which uses radar pulses to study the planet’s interior and ionosphere. But further study was needed to confirm suspected findings and their implications.

To get to their conclusiuons, the researchers in the new study placed an imaginary global ice sheet across a planet-wide radar map, generated with three years of MARSIS data. This technique allowed them to compare how the Martian terrain would appear through a simulated 1.6-km-deep glacier, which allowed the scientists to compare features. Under these conditions, the bright reflections spotted at the pole matched other reflections found in volcanic plains. Thus, the scientists suspect that the radar’s polar observations were picking up either iron-rich lava flows or mineral deposits in dried riverbeds, but not water.

While their result defies the existence of substantial water reserves in that region, the study helps to better understand how Mars formed.

Source: Space.com.

OK, it’s great to know that there is no water under the surface of Mars, but for us mere Earthlings, it doesn’t make much sense. We have a lot of information about the surface of Mars, but very little about the depths of our oceans. The latest underwater Tonga eruption surprised everyone. It was just the same for the underwater volcano off Mayotte. It took several months before it became known that the seismicity on the island was caused by an underwater eruption.
Some time ago, a friend asked me why the depths of our oceans remain unexplored, why we don’t know more about the subduction zones or the underwater trenches where the deadliest earthquakes are triggered. The answer is easy. These depths which sometimes reach more than 10 km could be visited; we have the technical means. When we are able to send spacecraft to planets located several tens or several hundreds of thousands of kilometers away, we are able to scrape 10 km deep in the oceans. The rest is a matter of will. The problem is that at such depths, everything is black. The human eye is made to live in light; black is the colour of death. The orange hues of Mars are much more likely to attract the attention of people on Earth. Too bad if, at the same time, hundreds of people are victims of powerful earthquakes whose source is thousands of kilometers deep at the bottom of our own oceans….

Vue du pôle nord de la planète Mars (Crédit phorto: ESA)