Grímsvötn (Islande) : Une éruption à court terme? // An eruption in the short term?

Le Grímsvötn est un volcan sous-glaciaire islandais situé sous la partie nord-ouest de la calotte glaciaire du Vatnajökull. C’est un volcan basaltique avec une fréquence éruptive remarquable, la plus élevée de tous les volcans d’Islande. C’est la raison pour laquelle il est étroitement surveillé. Dans la mesure où la majeure partie du système volcanique se trouve sous le Vatnajökull, la plupart des éruptions sont sous-glaciaires. En conséquence, l’interaction du magma et de l’eau de fonte de la glace provoque une activité phréatomagmatique, donc explosive. Les éruptions provoquent régulièrement des crues glaciaires connues sous le nom islandais de jökulhlaup. Les éruptions font fondre suffisamment de glace pour remplir d’eau la caldeira du Grímsvötn. La pression exercée par cette eau peut être suffisante pour soulever brutalement la calotte glaciaire et permettre à d’énormes quantités de s’échapper rapidement.

Comme je l’ai écrit dans ma note du 2 octobre 2020 sur les «Volcans du monde», l’Icelandic Met Office (IMO) a fait passer la couleur de l’alerte aérienne du Grímsvötn du Vert au Jaune en raison d’une hausse d’activité révélée par plusieurs paramètres géophysiques et géochimiques qui se situent actuellement au-dessus de la normale.
Il est utile de rappeler au public que le code couleur de l’alerte aérienne fait partie d’un système international destiné à alerter les pilotes sur l’activité volcanique et le danger qu’elle peut créer, notamment en ce qui concerne les cendres en suspension dans l’air qui peuvent endommager les moteurs des aéronefs.. L’objectif est également de préparer les services aéronautiques à une éventuelle éruption. Bien que le code soit désormais Jaune, il n’est pas interdit aux avions de survoler le Grímsvötn.

Selon l’IMO, la hausse d’activité du Grímsvötn se manifeste de la façon suivante:
La sismicité au cours du mois dernier a été supérieure à la moyenne.
L’activité géothermale a augmenté au cours des derniers mois, avec des signes évidents d’approfondissement des chaudrons qui se sont creusés en plusieurs endroits de la caldeira.
La déformation de surface a dépassé son niveau d’avant l’éruption de 2011.
Des gaz magmatiques ont été détectés dans les émissions géothermales cet été.
Selon le Met Office, tous ces paramètres indiquent que le volcan a atteint un niveau d’activité comparable à celui observé avant les dernières éruptions. C’est pourquoi la couleur de l’alerte aérienne est passée au Jaune.

Cependant, cela ne signifie pas nécessairement qu’une éruption se produira et le volcan pourrait revenir à des conditions normales. En 2017, par exemple, la couleur de l’alerte aérienne était passée au  Jaune en raison d’une hausse d’activité observée sur le volcan Öræfajökull. Elle a ensuite été abaissée au Vert lorsque l’activité est redevenue normale.
Source: IMO
Nous sommes dans une situation similaire à celle du Piton de la Fournaise à La Réunion. Bien que le Grimsvötn soit bien surveillé et bien instrumenté, la prévision volcanique a atteint ses limites.

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Grímsvötn is a subglacial Icelandic volcano located under the northwestern side of the Vatnajökull ice cap. It is a basaltic volcano with the highest eruption frequency of all the volcanoes in Iceland. This is the reason why it is carefully monitored. Because most of the volcanic system lies underneath Vatnajökull, most eruptions have been subglacial and the interaction of magma and meltwater from the ice causes phreatomagmatic explosive activity. Eruptions regularly cause glacial outbursts known as jökulhlaup. Eruptions melt enough ice to fill the Grímsvötn caldera with water, and the pressure may be enough to suddenly lift the ice cap, allowing huge quantities of water to escape rapidly.

As I put it in my post of October 2nd, 2020 about “Volcanoes of the world” , the Icelandic Met Office (IMO) has raised the aviation colour code for Grímsvötn volcano from green to Yellow due to a gradually increasing activity revealed by several geophysical and geochemical parameters that are now above background level.

It is useful to remind the public that the Aviation Color Code belongs to an international system intended to alert pilots about the status of volcanic activity and the danger it can create, especially with regard to airborne ash hazards. The goal, too, is for aviation services to be prepared for a potential eruption. Although the code is now Yellow, aircraft are not prohibited from flying over Grímsvötn. Aviation services have just been made aware of the situation.

According to IMO, the increasing activity in Grímsvötn is manifested by the following:

Seismicity during the past month has been above average.

Geothermal activity has increased over the past months with clear signs of deepening cauldrons in several places around the caldera.

The surface deformation has exceeded the level it was at prior to the 2011 eruption.

Magmatic gases were measured in the geothermal emissions this summer.

According to the Met Office, all these parameters indicate the volcano has reached a level of unrest comparable to that noted prior to previous eruptions. This is the reason why the aviation colour code has been raised to Yellow. However, this does not necessarily mean an eruption will occur and the volcano could turn back to normal conditions. In 2017, for example, a Yellow aviation colour code was activated due to activity in Öræfajökull volcano. It was later lowered to Green when activity returned to normal.

Source: IMO.

We are in a situation similar to that of Piton de la Fournaise on Reunion Island. Although Grimsvötn is well monitored, volcanic prediction has reached its limits.

Source : IMO

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde, avec référence au Rapport Hebdomadaire de la Smithsonian Institution: :

L’Icelandic Met Office a fait passer au Jaune la couleur de l’alerte aérienne du Grímsvötn le 30 septembre suite à une hausse de l’activité. La sismicité a augmenté au cours du mois dernier, les chaudrons présents à la surface du glacier se sont approfondis en plusieurs endroits de la caldeira, signe d’une hausse de l’activité géothermale. De plus, la déformation de surface a dépassé le niveau d’avant l’éruption de 2011. Des gaz magmatiques étaient présents dans les émissions au cours de l’été. Pour terminer, le niveau de l’eau dans le lac sous-glaciaire est comparable aux niveaux qui ont précédé les inondations de 2004 et 2010. La dernière éruption de 2011 a été puissante, avec un VEI 4. Ne vous précipitez pas pour aller en Islande; le coronavirus y est actif, avec de sévères mesures de restriction concernant les visiteurs.
Source: OMI.

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Au Chili, l’activité du Villarrica se caractérise par la présence d’un lac de lave actif, de petites explosions et des émissions de gaz. Les images de la webcam montrent des émissions de gaz ne dépassant pas 500 m la lèvre du cratère, avec parfois une incandescence nocturne du cratère et la projection de matériaux. Les images satellites montrent des dépôts de téphra autour du cratère jusqu’à 36 m sur les flancs E et SE. Le 25 septembre, le réseau sismique a enregistré un séisme longue période associé à une explosion d’intensité moyenne. Le niveau d’alerte reste au Jaune.
L’activité se poursuit dans le cratère Nicanor du Nevados de Chillán. Les explosions au niveau du dôme de lave génèrent des panaches qui s’élèvent à moins de 1,5 km. La coulée de lave sur le flanc NNE mesure environ 500 m de long et avance à une vitesse de 1,70 mètre par heure. Le niveau d’alerte reste au Jaune et il est rappelé à la population de ne pas s’approcher du cratère à moins de 3 km.
L’activité se poursuit sur le Copahue (frontière Chili-Argentine). Les webcams montrent des panaches de gaz et de cendres s’élevant jusqu’à 1,1 km, parfois associés à l’incandescence nocturne du cratère. Deux anomalies thermiques ont été identifiées sur les images satellites. Le niveau d’alerte reste au Jaune.
Source: SERNAGEOMIN.

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Les retombées de cendres produites par l’éruption explosive du Sangay (Équateur) le 20 septembre 2020 continuent d’affecter plusieurs régions du pays, notamment la province andine du Chimborazo. Au total, 11 198 hectares de cultures ont été détruits, soit au moins 24 557 agriculteurs. Le Ministère de l’Agriculture a livré du fourrage pour le bétail.
Les volcanologues de l’Instituto Geofisico ont déclaré que les explosions et les émissions de cendres du 20 septembre étaient beaucoup plus puissantes que celles observées au cours des deux derniers mois.
Le 24 septembre, les autorités ont signalé que 55 000 ha de bananiers avaient été touchés par la cendre, en particulier dans les provinces de Guayas et Los Rios. La production de cette région représente 25 à 30% des fruits exportés dans le monde
Source: Presse équatorienne.

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Here is some news of volcanic activity around the world as reported by the Smithsonian Institution’s Weekly Report:

The Icelandic Meteorological Office raised the aviation colour code for Grímsvötn to Yellow on September 30th because   activity had been increasing above background levels. Seismicity increased over the past month, cauldrons deepened in several places around the caldera around the caldera, signifying increased geothermal activity.  Moreover, surface deformation surpassed the level prior to the 2011 eruption, and magmatic gases were present in emissions over the summer. Additionally, water levels in the subglacial lake were comparable to levels prior to floods in 2004 and 2010. The last eruption in 2011 was large and powerful, with a VEI 4. Don’t hurry to go to Iceland; the coronavirus is quite active, with severe restrictions to visitors.

Source: IMO.

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In Chile, activity at Villarrica is characterized by an active lava lake, minor explosions, and gas emissions. Webcam images show gas emissions rising no higher than 500 m above the crater, with occasional nighttime crater incandescence and ejected material. Satellite images show tephra deposits around the crater extending up to 36 m on the E and SE flanks. On 25 September the seismic network recorded a long-period earthquake associated with a moderate explosion. The alert level remains at Yellow.

Activity continues at Nevados de Chillán’s Nicanor Crater. Explosions at the lava dome in the crater produce plumes that rise less than 1.5 km. The lava flow on the NNE flank is about 500 m long and advancing at a rate of 1.7 metres per hour. The alert level remains at Yellow, and residents are reminded not to approach the crater within 3 km.

Activity continues at Copahue (Central Chile-Argentina border). Webcams record gas-and-ash plumes rising as high as 1.1 km, sometimes associated with nighttime crater incandescence. Two thermal anomalies have been identified in satellite images. The alert level remains at Yellow.

Source : SERNAGEOMIN.

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Ashfall produced by the large explosive event at Sangay (Ecuador) on September 20th, 2020 continues to be registered in several areas of the country, especially in the Andean province of Chimborazo. A total of 11 198 hectares of crops have been destroyed, affecting at least 24 557 farmers. The Ministry of Agriculture has delivered forage for the cattle.

IG volcanologists said that explosions and ash emissions on September 20th were much more energetic than any of those observed in the past couple of months.

On September 24th, authorities reported 55 000 ha of banana crops were affected by ashfall, especially in the provinces of Guayas and Los Rios. This area’s production accounts for 25 to 30% of the fruit that is exported to the world

Source: Ecuadorian newspapers.

Image satellite de l’éruption du Sangay

Grímsvötn (Islande) : pas de crue glaciaire pour le moment // Grímsvötn (Iceland) : no glacial flood yet

Les dernières mesures GPS effectuées sur le Grímsvötn montrent que la terre recommence à se soulever. Les scientifiques expliquent que cela signifie qu’il n’y aura pas de crue glaciaire à court terme, comme ils le pensaient il y a quelques jours.
Les scientifiques et la Protection Civile ont contrôlé la zone autour de Grímsvötn pendant tout le week-end. Les dernières données indiquent qu’une crue glaciaire n’est pas imminente pour le moment, mais le niveau du lac sous-glaciaire du Grímsvötn est très élevé. Une crue est très probable cette année.
Bien que ce ne soit pas toujours le cas, une crue glaciaire du Grímsvötn peut déclencher une éruption volcanique. Bien que ces éruptions puissent être puissantes, leur principal inconvénient est qu’elles occasionnent généralement des perturbations du trafic aérien. Comme je l’ai déjà écrit, la prochaine éruption du Grímsvötn ne devrait pas être aussi puissante que celle de 2011.
Source: Iceland Review. .

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The latest GPS measurements taken at Grímsvötn volcano show that the land there is starting to rise again. Scientists say this means that there will not be a glacial flood in the immediate future, as was thought a possibility a few days ago.

Scientists and Civil Defense authorities have been closely monitoring the area around Grímsvötn all weekend. The latest data indicate that a glacial flood is not imminent right now, but the water level in Grímsvötn is very high, so a flood is expected this year.

Although this is not always the case, a glacial flood at Grímsvötn can trigger a volcanic eruption. Although these eruptions can be strong, the primary side effect has usually been disruptions to air traffic. As I put it before, Grímsvötn’s next eruption is unlikely to be as big as the one in 2011.

Source : Iceland Review.

L’éruption de 2011 vue depuis l’espace (Source : NASA)

Crue glaciaire du Grimsvötn (Islande) ? // A glacial flood on Grimsvötn (Iceland) ?

Un article diffusé le 14 août 2020 sur le site Iceland Review indique qu’une crue glaciaire – jökulhlaup en islandais – a peut-être commencé sur le Grímsvötn, volcan qui se cache sous la calotte glaciaire du Vatnajökull. La police du sud de l’Islande a été avertie qu’un jökulhlaup est peut-être en cours. Cependant, actuellement, les seules données susceptibles de confirmer cet événement sont celles fournies par les GPS qui enregistrent les déformations du sol autour du volcan.
Le processus de déclenchement d’un jökulhlaup est facile à comprendre. L’eau de fonte s’accumule dans un lac sous-glaciaire au cœur du Grímsvötn. Le niveau du lac monte lentement jusqu’à ce qu’il déborde et déclenche une crue glaciaire.

Attention ! Un débordement du lac sous-glaciaire n’est pas forcément le signe d’un réveil du volcan.

Les mesures montrent que le niveau de l’eau sous le volcan est monté de plusieurs centimètres le 13 août 2020, mais qu’il est resté stable depuis cette date. En juin, le niveau du lac sous-glaciaire montait de trois centimètres par jour, avec le risque d’une inondation possible dans les semaines ou les mois à venir. Les eaux de crue glaciaire du Grímsvötn ont tendance à s’écouler dans la rivière Gígjukvísl et atteignent généralement leur débit maximum en deux à cinq jours.
Le Met Office islandais a convoqué une réunion pour aborder cette possibilité de jökulhlaup et la Protection Civile reste en contact avec les autorités locales. La police de la région a été informée, mais aucune mesure préliminaire n’a encore été prise.
Le Grímsvötn est entré en éruption pour la dernière fois en 2011. Ce fut la plus grande éruption du volcan depuis 140 ans. S’il y a une éruption du Grímsvötn dans les jours ou semaines à venir, les scientifiques pensent qu’il est peu probable qu’elle soit aussi puissante que celle de 2011.
Source: Iceland Review.

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An article released on August 14th, 2020 on the website Iceland Review indicates that a glacial flood may have begun at Grímsvötun volcano under the Vatnajökull ice cap. The South Iceland police have been warned that a jökulhlaup may be underway. However, currently, the only reliable data to confirm this is that GPS devices are registering changes in land elevation surrounding the volcano.

The process  of a jökulhlaup is easy to understand. Glacial meltwater collects in a subglacial lake in Grímsvötn’s core. The water level of the lake rises slowly but surely, until finally, it overflows in a glacial flood.

However, a jökulhlaup does not always mean that the volcano is erupting!

Measurements showed the water levels under the volcano shifting by several centimetres on August 13th, 2020 but they have been stable ever since. In June, the water level of the subglacial lake was rising three centimetres a day, indicating that a flood could be imminent in coming weeks or months. Glacial floodwaters from Grímsvötn tend to run into the Gígjukvísl river and usually reach their climax within two to five days.

The Icelandic Met Office has convened a meeting regarding the possible event and Civil Protection has also been in touch with local authorities. Police stations in the district have been informed, but no preparations have been undertaken yet.

Grímsvötn last erupted in 2011, the volcano’s largest eruption in 140 years. If there is an eruption of Grímsvötn in coming days or weeks, scientists say it is unlikely to be as big as the one in 2011.

Source: Iceland Review.

Panache éruptif du Grimsvötn le 22 mai 2011 (Source: NASA)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde.

Selon le PHIVOLCS, le volcan Kanlaon sur l’île de Negros (Philippines) montre des signes de reprise d’activité, avec de petits essaims sismiques détectés sur le flanc ouest du volcan qui émet des panaches de vapeur jusqu’à 300 mètres de hauteur. De plus, un léger gonflement du Kanlaon a été observé.
Les autorités philippines ont émis une première alerte en mars 2020 quand le Kanlaon a commencé à montrer des signes d’activité qui s’est intensifiée au cours des derniers jours.
Si les signes d’une éruption devaient apparaître, plus de 20 000 personnes dans huit villages dans un rayon de 6 à 12 kilomètres du Kanlaon devraient être évacuées. De telles évacuations seraient rendues très difficiles par la pandémie de coronavirus qui nécessite une distanciation sociale. Les Philippines ont signalé plus de 32 000 cas de covid-19, avec 1 204 décès.
Source: PHIVOLCS et presse philippine.

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 Dans un e-mail envoyé le 18 juin 2020, l’AVO m’a informé que «ces derniers jours, on a enregistré des épisodes de tremor et de sismicité sur le Veniaminof (Aléoutiennes / Alaska). Ces phénomènes révèlent une hausse d’activité par rapport à la normale. C’est pourquoi la couleur de l’alerte aérienne et le niveau d’alerte volcanique sont passés respectivement à la couleur Jaune et à Advisory (Surveillance conseillée).»
Ce type d’activité sismique précède généralement l’activité éruptive du Veniaminof mais ne signifie pas qu’une éruption se produira. L’activité éruptive de ce volcan consiste généralement en émissions de cendres mineures, fontaines et coulées de lave à partir du petit cône dans la caldeira sommitale. Les émissions de cendres se limitent le plus souvent au cratère sommital, mais des événements plus importants peuvent entraîner des retombées de cendres sur les localités à proximité.
Source: AVO.

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La sismicité a baissé sur le Shishaldin (Aléoutiennes / Alaska) et a retrouvé un niveau normal pour ce volcan. Les images satellites des dernières semaines montrent des températures de surface normales et une légère émission de vapeur au sommet. Il n’y a aucun signe de nouvelle activité volcanique dans le cratère. Au vu de cette baisse d’activité, l’AVO a fait passer la couleur de l’alerte aérienne au VERT et le niveau d’alerte volcanique à NORMAL

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Suite à une intensification de leur activité, les volcans Fuego et Pacaya (Guatemala) sont soumis à une surveillance renforcée.

L’activité du Fuego se poursuit, avec des explosions et des avalanches de matériaux dans plusieurs ravines. Comme précédemment, les explosions déclenchent des ondes de choc qui font vibrer les vitre des maisons.

Le Pacaya a émis ces derniers jours d’importantes coulées de lave accompagnées d’explosions.

Source : INSIVUMEH.

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Les données satellitaires montraient une petite anomalie thermique au niveau du cratère sud de l’Erta Ale (Éthiopie) le 12 juin 2020, et une anomalie plus importante le 17 juin sur le site du lac de lave qui avait disparu et pourrait être de retour dans le cratère. Espérons que des avions seront disponibles dans les prochaines semaines pour avoir une confirmation de cette information.
Source: Sentinel Hub.

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En Islande, la sismicité est toujours intense dans la zone de fracture de Tjörnes, bien qu’elle semble avoir légèrement diminué ces derniers jours. Rappelons que cette sismicité – qui s’est déplacée vers le nord – est d’origine purement tectonique et est à mettre en relation avec la situation de l’Islande sur la dorsale médio-atlantique, avec un phénomène d’accrétion d’environ 2 cm par an.
Plusieurs articles de presse annoncent une éruption du Grimsvötn à très court terme mais rien n’indique que l’activité ait augmenté ces derniers jours. La plupart des articles expliquent que le nuage de cendres produit par une éruption du Grimsvötn pourrait provoquer une perturbation du trafic aérien comme en 2010, mais l’histoire montre qu’une éruption de ce volcan provoque principalement des jökulhlaups, autrement dit des inondations suite à la fonte de la glace.

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Des essaims sismiques volcano-tectoniques de faible amplitude, généralement provoqués par la fracturation de roches, ont été détectés les 11, 13 et 16 juin 2020 au sud-ouest de la Laguna del Maule (Chili), dans le secteur de Las Nieblas. De plus, des émissions de CO2 ont été détectées dans la même zone. Ces paramètres indiquent qu’une éruption pourrait avoir lieu dans les prochaines semaines ou les prochains mois.
En conséquence, les autorités locales ont relevé le niveau d’alerte à la couleur Jaune pour le San Clemente. Des restrictions d’accès ont été mises en place autour de la zone de dégazage de CO2, avec un rayon de sécurité de 2 km.
Aucune éruption n’a été enregistrée dans la caldeira de la Laguna del Maule au cours des 2000 dernières années, mais les données fournies par les instruments de surveillance (parmi lesquelles une déformation constante de l’édifice volcanique au cours des 10 dernières années) confirment qu’il s’agit d’un système actif. La caldeira se situe principalement du côté chilien de la frontière, mais empiète aussi sur l’Argentine.
Source: SERNAGEOMIN.

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Le Merapi (Indonésie) a connu un triple épisode éruptif le 21 juin à 9h13, 9h25 et 9h27 (heure locale). La colonne de cendres a atteint 6 000 mètres d’altitude. L’éruption, enregistrée sur un sismogramme, présentait une amplitude maximale de 75 mm et une durée de ± 5 minutes 28 secondes.
Le niveau d’alerte volcanique est maintenu à 2 et n’a pas changé depuis le 21 mai 2018.
Ces explosions se produisent de temps en temps sur le Merapi. Elles sont causées par la destruction partielle du dôme de lave sous la pression des gaz. Le danger réside dans les coulées pyroclastiques qui peuvent être générés par ces éruptions explosives. Par précaution, le public doit rester en dehors d’un rayon de 3 kilomètres du volcan.
Source: Journaux indonésiens.

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Le 16 juin 2020, une de mes antennes à La Réunion m’informait qu’une reprise de l’inflation était observée sur le Piton de la Fournaise, accompagnée d’une certaine sismicité. Cette personne ajoutait qu’il n’était pas nécessaire de se précipiter sur l’île car la prochaine éruption n’était pas pour les prochains jours.
Cette nouvelle vient d’être confirmée par la dernière mise à jour de l’Observatoire qui indique une reprise de la sismicité sur le volcan, avec passage du niveau d’alerte volcanique à « Vigilance » (Watch) le 22 juin.
Entre le 16 et le 22 juin 2020, 18 séismes volcano-tectoniques ont été enregistrés à 2 km sous la zone sommitale. Comme je l’ai écrit plus haut, cette sismicité s’accompagne d’une reprise de l’inflation à la base et au sommet du volcan.
Les émissions de CO2 dans la zone éloignée, qui avaient atteint des valeurs maximales à la fin de l’éruption du début avril, continuent de diminuer, ce qui correspond à la remontée profonde du magma vers la partie supérieure du système d’alimentation du volcan.
L’OVPF ajoute que ce processus de recharge du réservoir de surface peut prendre plusieurs jours ou semaines, de sorte que personne ne sait quand aura lieu la prochaine éruption.
Source: OVPF

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Here is some news of volcanic activity around the world.

According to PHIVOLCS, Kanlaon volcano on Negros island (Philippines) is showing signs of renewed activity, with seismic swarms detected on the western flank of the volcano which is emitting plumes of steam up to 300 metres high. Moreover, a slight bulging of Kanlaon’s slope has been observed.

Philippine authorities issued an initial alert in March after Kanlaon began showing signs of activity which intensified during the past days.

Should signs of an eruption appear, more than 20,000 people in eight villages within 6 to 12 kilometres of Kanlaon would have to be evacuated. Such evacuations would be made very difficult by the current coronavirus pandemic which requires social distancing. The Philippines has reported more than 32,000 confirmed covid-19 infections, including 1,204 deaths.

Source : PHIVOLCS and Philippine newspapers.

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In an e-mail sent on June 18th, 2020, AVO informed me that “over the past several days there have been periods of seismic tremor and occasional earthquakes at Veniaminof (Aleutians / Alaska). This represents a departure from background activity. Thus, the Aviation Color Code and the Volcano Alert Level are being increased to YELLOW/ADVISORY.”
This type of seismic activity typically precedes eruptive activity at Veniaminof but does not mean that an eruption will occur. Eruptive activity usually consists of minor ash emissions, lava fountains and lava flows from the small cone in the summit caldera. Ash emissions are typically confined to the summit crater, but larger events can result in ashfall in nearby communities.

Source: AVO.

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Seismicity at Shishaldin Volcano (Aleutians / Alaska) has decreased to background levels. Satellite views over the past few weeks suggest normal surface temperatures and light steaming at the summit. There is no sign of new volcanic activity within the crater. Due to this decrease in activity, the Alaska Volcano Observatory has decreased the Aviation Colour Code to GREEN and the Volcanic Alert Level to NORMAL.

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Following an intensification of their activity, Fuego and Pacaya volcanoes (Guatemala) are subject to reinforced surveillance.
Fuego’s activity continues, with explosions and avalanches of material in several drainages. As before, the explosions trigger shock waves that vibrate the windows of houses.
Pacaya has emitted major lava flows in recent days accompanied by explosions.
Source: INSIVUMEH.

Satellite data showed a minor thermal anomaly in Erta Ale’s south pit crater (Ethiopia) on June 12th, 2020, and a larger anomaly on June 17th at the site of the previous lava lake which may be back in the crater. Let’s hope planes will be available in the next weeks to have a confirmation of this piece of news.

Source: Sentinel Hub.

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In Iceland, seismicity is still intense on the Tjörnes Fracture Zone, although it seems to have slightly declined in the last days. This seismicity – which is moving northward has a purely tectonicorigin ansd is due to the country’s location on the Mid-Atlantic Ridge, on which the rifting totals nearly 2 cm a year.

Several press articles announce an eruption of Grimsvötn volcano in the very short term but there are no indications that activity has increased in the very past days. Most articles explain that the ash cloud produced by an eruption of Grimsvötn might cause a disruption of air traffic like in 2010, but history shows that an eruption of this volcano mainly causes jökulhlaups, well-known subglacial outburst floods

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Swarms of small-magnitude volcano-tectonic earthquakes, commonly associated with fracturing of rocky material, were detected on June 11th, 13th, and 16th 2020 southwest of the Laguna del Maule (Chile), in the Las Nieblas sector. In addition, CO2 emissions have been detected in the same area. These parameters suggest that an eruption could develop in the next weeks or months.

As a consequence, local officials have raised the alert level to Yellow for the San Clemente. Preventive restrictions have been applied on access around the CO2 degassing center, with a security radius of 2 km.

No eruptions has been recorded at the Laguna del Maule caldera over the past 2 000 years, but the data obtained with instrumental monitoring (among which constant deformation in the past 10 years) confirm it is an active volcanic system. The caldera lies mostly on the Chilean side of the border, but partially extends into Argentina.

Source : SERNAGEOMIN.

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Mount Merapi (Indonesia) erupted three times on June 21st at 9:13am, 9:25am and 09:27am (local time). The ash column reached 6,000 metres above sea level. The eruption was recorded on a seismogram with a maximum amplitude of 75 mm and a duration of ± 5 minutes 28 seconds.

The volcanic alert level is kept at 2 and has remained unchanged since May 21st 2018.

These explosions occur from time to time on Mt Merapi. They are caused by the partial destruction of the lava dome under the pressure of the gases. The danger lies with the pyroclastic flows that may be generated by these explosive eruptions. As a precaution, the public should stay outside a 3-kilometre radius from the volcano.

Source: Indonesian newspapers.

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On June 16th, 2020, one of my sources on Reunion Island told me that inflation has resumed on Piton de la Fournaise, accompanied by some seismicity. He added there was no need to rush to the island, however, as the next eruption was not for the next few days.

This piece of news was confirmed last week by the Observatory’s latest update that indicates a resumption of seismicity at the volcano and the increase of the volcanic alert level to “Vigilance” (Watch) on June 22nd.

18 shallow volcano-tectonic earthquakes were recorded, 2 km beneath the summit area between June 16th and 22nd. As I put it above, this seismicity is accompanied by a resumption of inflation at the base and at the top of the volcano.

CO2 emissions in the far-field soil, which had reached maximum values at the end of the eruption at the beginning of April, continue to decrease, corresponding to the deep ascent of magma to the surface areas of the feeding system.

OVPF adds that this process of recharging the surface reservoir can take several days or weeks, so that nobody knows when the next eruption will occur.

Source: OVPF

Illustration de la déformation du Piton de la Fournaise sur les derniers deux mois (Source : OVPF)

 

Agitation sismique et volcanique en Islande // Seismic and volcanic unrest in Iceland

Il semble que l’on assiste ces jours-ci à une hausse de l’activité dans la Péninsule de Reykjanes et au niveau du Grimsvötn, mais personne ne peut dire ce qui va se passer dans les prochains jours, les prochaines semaines ou les prochains mois.

L’Icelandic Met Office (IMO) indique que l’inflation a repris dans la Péninsule de Reykjanes, près de Grindavík. Il se peut que ce soulèvement du sol soit lié à une intrusion magmatique. L’IMO explique que ce serait le troisième événement de ce type depuis le début de l’année, à l’ouest du Mont Thorbjörn. L’intrusion a commencé vers la mi-mai mais l’activité sismique a commencé à augmenter seulement vers la fin de ce même mois. Quelque 2000 événements ont été détectés depuis cette époque et plusieurs d’entre eux ont été localisés à l’est du Mt Thorbjörn, à quelques kilomètres au nord de Grindavík. La secousse la plus significative s’est produite le samedi 13 juin 2020, avec une magnitude de M 3,5.
Depuis le début de l’activité en janvier 2020, le soulèvement du sol dans la région a atteint environ 12 cm. Entre les périodes d’inflation, une légère déflation a également été observée. Les volcanologues locaux pensent qu’elle est peut-être due au refroidissement du magma de l’intrusion ou à une interaction avec le système hydrothermal. Une modélisation numérique montre que cette troisième intrusion s’est produite pratiquement dans la même zone que les précédentes, à environ 1 km à l’ouest du M Thorbjörn, à une profondeur de 3-4 km, avec une largeur de quelques centaines de mètres et avec une orientation NE-SW sur une longueur d’environ 6 km. On estime que le volume de magma accumulé au cours de cette troisième intrusion est d’environ 1,2 million de mètres cubes. L’activité sismique se produit sur une zone plus grande que l’intrusion proprement dite. Cela serait dû à des variations de contrainte au niveau de la croûte terrestre sur la péninsule.
L’Iceland Geosurvey a effectué des mesures gravimétriques sur la zone de l’intrusion. Les résultats confirment la présence d’une intrusion magmatique en profondeur. De nouvelles mesures seront effectuées au milieu de l’été.
Des mesures hebdomadaires de gaz ont été effectuées sur deux sites proches de la zone d’intrusion mais «leur interprétation n’est pas encore claire. » Aucune modification chimique n’a été détectée dans la centrale géothermique de Svartsengi. Toutefois, les mesures révèlent une perméabilité et une augmentation des écoulements de fluides dans la roche environnante. Ce phénomène est peut-être lié à l’activité sismique, à l’inflation et au soulèvement du sol dans la région, avec l’ouverture de nouvelles fissures et la réactivation d’anciennes.
Comme je l’ai dit précédemment, la zone où la sismicité et le soulèvement du sol sont enregistrés est très complexe car elle comprend à la fois une activité tectonique et volcanique. Ce qui me surprend, c’est l’absence d’émission significative de gaz que l’on observe généralement lors d’une intrusion magmatique. Ce que je ne comprends pas non plus, c’est pourquoi l’intrusion – si intrusion il y a – n’a pas provoqué d’augmentation de température dans les champs fumerolliens de la Péninsule de Reykjanes.

Attendons pour voir ce qui se passera dans les jours et les semaines à venir, en espérant qu’une éruption n’aura pas lieu au cœur de l’été, avec fermeture de l’aéroport de Keflakik, maintenant que les touristes sont à nouveau autorisés à entrer en Islande.

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L’IMO nous informe également que certains signes montent que le Grímsvötn pourrait bientôt entrer en éruption. La dernière s’est produite en 2011. Entre les éruptions, les données de déformation révèlent l’accumulation de nouveau magma en profondeur et l’augmentation de la pression dans le système.
En mai et juin 2020, les scientifiques de l’IMO ont mesuré le SO2 dans la partie sud-ouest de la caldeira du Grimsvötn, près du site des dernières éruptions de 2004 et 2011. C’est la première fois qu’ils mesuraient de tels niveaux de SO2 sur un volcan en Islande en dehors d’une phase éruptive ; la présence de ce gaz indique du magma à faible profondeur. En plus du niveau élevé de SO2, la zone où l’activité géothermale peut être détectée a considérablement augmenté.
Une étude antérieure du Grimsvötn a laissé supposer une corrélation entre les jökulhlaup (inondations glaciaires) et les éruptions de ce volcan. Lorsque la pression augmente dans le système volcanique en raison de l’accumulation de magma, et lorsqu’un grand volume d’eau est stocké dans le lac glaciaire, la chute de pression suite à la vidange du lac lors d’un jökulhlaup  peut faciliter la remontée du magma à la surface et déclencher une éruption. Ce type de scénario a été observé en 2004, mais aussi en 1934 et 1922. [Cette hypothèse de rebond isostatique a été envisagée au niveau de l’Islande dans son ensemble. Certains scientifiques pensent que la fonte des glaciers pourrait alléger leur masse à la surface du sol et ainsi favoriser l’ascension du magma, avec un plus grand nombre d’éruptions sur l’île.]
De nos jours, le niveau de l’eau dans le lac est assez élevé et la pression dans la chambre magmatique en dessous de la caldeira a atteint des valeurs comparables à celles d’avant la dernière éruption. Par conséquent, les volcanologues locaux pensent que la possibilité d’une éruption déclenchée par une inondation glaciaire dans les semaines ou les mois à venir doit être envisagée. Il se peut aussi que ce ne soit pas le cas, et la prochaine inondation glaciaire pourrait ne pas se solder par une éruption. En bref, cela signifie que personne ne peut prédire si et quand une nouvelle éruption se produira!
Source: IMO

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It looks as if activity has been increasing in the Reykjanes peninsula and at Grimsvötn volcano, but nobody can tell what will happen next.

The Icelandic Met Office (IMO) indicates that inflation has started again on the Reykjanes peninsula, close to Grindavík. This ground uplift might suggest a magma intrusion. IMO says it would be the third event of this kind since the beginning of this year west of Mt Thorbjörn. The intrusion began around mid May but seismic activity started to increase toward the end of the month. A swarm of about 2000 earthquakes has been detected since then and several events are located east of Thorbjörn, few kilometres North of the town of Grindavík. The largest earthquake of this swarm occurred on Saturday June 13th, 2020 with a magnitude M 3.5.

Since the beginning of the volcanic unrest in January 2020, the total uplift measured in the area has reached about 12 cm. Between the inflation periods, slight deflation has been observed. Local volcanologists think it probably reflects the cooling of the intruded magma or the interaction with the geothermal system. Numerical modelling results show that this third intrusion is occurring roughly in the same area as the previous ones, about 1 km west of M Thorbjörn, at a depth of 3-4 km, with a width of few hundred metres and oriented NE-SW for about 6 km. The estimated volume of magma accumulated during this third intrusion episode is estimated to be 1.2 million cubic metres. The seismic activity is occurring over an area larger than the extension of the intrusion itself and this is probably due to the stress change induced to the crust which affects a wider sector of the peninsula.

Iceland Geosurvey performed micro-gravity measurements along some profiles in late January when the intrusion started near Thorbjörn and they repeated the measurements in late April. The results confirm the presence of intruded magma at depth. Therefore there is a reason to repeat the measurements again and it will be done in mid-summer.

Weekly gas measurements at two sites near the area of the intrusion but their interpretation is still unclear. No chemical changes have been detected at the geothermal power plant in Svartsengi. However, measurements of the geothermal system reveal an increased permeability and increased fluid flow in the surrounding rock, which can be linked to the earthquake activity, inflation and uplift in the area, which triggered the creation of new cracks and opening of older ones.

As I put it before, the area where seismicity and ground uplift are recorded is very complex as it includes both potential tectonic and volcanic activity. What surprises me is the absence of significant amount of gases that are usually produced during magma intrusion. What I also fail to understand is why the intrusion – if there was an intrusion – did not cause any increase in temperature in the fumarolic fields in the Reykjanes Peninsula. We’ll see what happens in the coming days and weeks and hope that an eruption does not take place at the heart of the summer and close Keflakik airport, now that tourists are again allowed to enter Iceland.

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IMO also informs us that  there is evidence that Grímsvötn volcano is getting ready for the next eruption  It has been noticed that Grímsvötn erupts on average each 5-10 years, although the notion of eruptive cycle has never been clearly proved and that “accidents” may happen. The last eruption occurred in 2011. Between eruptions, the deformation data indicate the gradual accumulation of new magma at depth and the increased pressure in the system.

In May and June 2020, IMO scientists measured SO2 in the southwest corner of the Grimsvötn caldera, close to where the last eruptions in 2004 and 2011 took place. They said it was the first time that they measured so much SO2 at a volcano in Iceland that is not in an eruptive phase and its presence is indicative of magma at shallow level. In addition to the high level of SO2, the area where geothermal activity can be detected at the surface of the volcano has notably increased.

A previous study of Grimsvötn has suggested a correlation between jökulhlaup (glacial floods) and eruptions at Grimsvötn. When the pressure in the volcanic system is increased due to magma accumulation and if a large volume of water is stored in the lake, the pressure release following the removal of water during a flood could facilitate the magma rising to the surface and trigger an eruption. This kind of scenario was observed in 2004, but also in 1934 and 1922.

These days, the water level is rather high and the pressure in the magma chamber below the caldera has reached values comparable to those prior to the last eruption. Therefore, local volcanologists think that the possibility of an eruption triggered by a glacial flood, which could occur in the coming weeks or months, has to be considered. However, this may not be the case, and the next glacial flood may not lead to an eruption. In short, this means nobody is able to predict if and when a new eruption will occur!

Source : IMO.

Grindavik et le Mt Thorbjörn (C’édit photo : IMO)

Site fumerollien sur la Péninsule de Reykjanes (Photo : C. Grandpey)

Caldeira du Grímsvötn avec le Grímsfjall et le lac subglaciaire à l’air libre suite à l’éruption de 2011 (Source : NASA)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde.

Selon le Met Office islandais (IMO), le volcan Grímsvötn pourrait entrer en éruption à court terme, d’ici quelques semaines ou quelques mois.
Selon un volcanologue local, on enregistre une hausse des gaz magmatiques, en particulier dans la partie sud-ouest du volcan, près de l’endroit où se sont produites les éruptions de 2004 et 2011.
De plus, le volcan connaît une inflation révélatrice d’une ascension du magma. Une éruption est d’autant plus probable que le lac glaciaire du Grímsvötn se vidange en été, ce qui diminue la pression exercée sur le volcan.

La dernière éruption du Grimsvötn a eu lieu en 2011, avec un VEI 4. Le volcan a alors émis un panache de cendres et de vapeur qui s’est élevé à environ 20 kilomètres au-dessus du niveau de la mer. Les cendres ont réduit la visibilité à environ 50 mètres en certains endroits. L’éruption a également provoqué la fermeture de l’aéroport de Keflavik.
Source: OMI.

Plus de détails sur une note séparée à propos de ce risque éruptif du Grimsvötn et de l’activité sur la Péninsule de Reykjanes.

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L’AVO a enregistré une hausse de la sismicité sur le volcan Makushin (nord de l’île Unalaska, Est des Aléoutiennes) avec deux événements de magnitude supérieure à M 4. Il se peut que cette sismicité soit en relation avec de l’activité volcanique. En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne et le niveau d’alerte volcanique sont respectivement passés à la couleur Jaune et à « Advisory » (Surveillance conseillée). L’AVO explique que « cette activité pourrait déboucher sur une éruption, mais ce n’est pas une certitude. »
Le Makushin est un gros stratovolcan recouvert de glace qui culmine à 2010 m. d’altitude. La caldeira sommitale, de 3 km de diamètre, est le siège de fréquentes petites éruptions de vapeur et de cendres; cependant, aucune éruption majeure n’a été observée au cours de ce siècle. Le village d’Unalaska et le port de Dutch Harbor se trouvent à 25 km à l’est du volcan Makushin.

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L’année dernière, à la fin de ma conférence au CDST de St Pierre (Martinique), certaines personnes m’ont posé des questions sur l’activité à Kick’em Jenny, un volcan sous-marin actif à 8 km au nord de la Grenade. Aucune activité particulière n’était signalée à l’époque.
Il semble que les choses soient en train de changer et que Kick ’em Jenny s’agite de nouveau. La dernière activité a été observée du 5 au 12 juin 2020, avec plus de 1 300 événements sismiques d’une magnitude allant jusqu’à M 1,8.

Bien que les signes d’activité aient diminué et que le niveau d’alerte reste à la couleur Jaune (niveau 2 sur 4), il est demandé aux visiteurs et aux pêcheurs d’être vigilants lorsqu’ils traversent la zone. Le public doit observer une zone d’exclusion de 1,5 km par rapport au sommet du volcan.
Kick’em Jenny est entré en éruption au moins 14 fois depuis sa découverte en 1939. la plus récente a eu lieu le 29 avril 2017.
Source: Université des Antilles.

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L’activité du Sangay (Équateur) se concentre sur deux cratères sommitaux: le cratère central qui émet de la candre et des gaz, et le dôme Ñuñurcu qui émet de la lave. La lave, les écoulements pyroclastiques et les matériaux générés par les effondrements empruntent la ravine de la rivière Volcán sur le flanc SE. L’activité du Sangay s’est intensifiée les 8 et 9 juin 2020 avec des effondrements de fronts de coulées de lave, des coulées pyroclastiques sur le flanc SE et d’importantes émissions de cendres s’élevant jusqu’à 3 km au-dessus du cratère. Des retombées de cendres ont été signalées dans plusieurs provinces
Source: Instituto Geofísico.

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On enregistre actuellement une moyenne de 4 à 13 explosions par heure sur le Fuego (Guatemala), avec des panaches de cendres montant jusqu’à 1,1 km au-dessus du cratère. Des retombées de cendres sont signalées dans plusieurs zones sous le vent. Les ondes de choc provenant des explosions secouent parfois les maisons à proximité du volcan. Des matériaux incandescents sont projetés à 100-300 m de hauteur et provoquent des avalanches de blocs dans plusieurs ravines. Une nouvelle coulée de lave a parcouru 250 m le long de la ravine Seca sur le flanc NW le 12 juin 2020.
Source: INSIVUMEH.

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L’activité à White Island (Nouvelle-Zélande) montre actuellement une tendance à la baisse. La température au niveau des bouches qui émettent des gaz reste élevée (plus de 450°C). Bien que le magma demeure à faible profondeur, probablement à environ 1 km sous la surface, les émissions de gaz et la déformation du sol n’ont pas augmenté. De plus, la sismicité et le tremor volcanique restent à un niveau bas depuis février-mars. Le niveau d’alerte volcanique a été abaissé à 1 et la couleur de l’alerte aérienne reste au Jaune.
Source: GeoNet.

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Un survol du cratère du Popocatepetl (Mexique) a été effectué le 13 juin 2020 (http://www.cenapred.gob.mx/popo/2020/jun/v0614202.mp4). Il a permis d’observer l’intérieur du cratère qui présente un diamètre de 350-380 mètres et une profondeur de 100-150 mètres. Au fond du cratère subsistent des restes de matériaux d’un dôme de lave qui s’est probablement édifié au cours du mois de mai. Le dôme est régulièrement détruit par la pression des gaz.

Le niveau d’alerte volcanique reste à la couleur Jaune Phase 2. Un périmètre de sécurité de 12 km reste en place autour du Popocatepetl .

Source : CENAPRED.

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Here is some news of volcanic activity around the world.

According to the Icelandic Met Office (IMO), Grímsvötn volcano is showing signs that an eruption might occur in the short term, a matter of weeks or months..

According to a local atmospheric volcanologist, high levels of magmatic gasses are present in the southwest corner of the volcano, near the place where it erupted in 2004 and 2011.

In addition, the volcano is experiencing inflation, indicating magma ascent. An eruption is all the more likely as the Grímsvötn’s lake drains during summer, releasing pressure on the volcano.

Grimsvötn’s last eruption took place in 2011, with a VEI 4. The volcano emitted a plume of ash and steam that rose up to about 20 kilometres above sea level. Ash reduced visibility to about 50 metres in some places. It also caused the closure of Keflavik airport.

Source: IMO.

More details on a separate post about the eruptive hazard at Grimsvötn and activity on the Reykjanes Peninsula.

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AVO has recorded an increase in seismicity on Makushin volcano (northern Unalaska Island, eastern Aleutians) with two earthquakes with magnitudes above M 4. This seismicity may be associated with volcanic unrest. As a result the Aviation Colour Code and Volcano Alert Level havz been increased to YELLOW/ADVISORY, respectively. AVO explains that “this unrest could result a future eruption, however that is not a certainty.”

Makushin is a broad, ice-capped stratovolcano which rises to an elevation of 2010 m. The summit caldera, 3 km diameter, is the site of frequent steam and minor ash eruptions; however, no large eruptions have occurred in this century. The community of Unalaska and port of Dutch Harbor are located 25 km east of Makushin volcano.

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Last year, at the end of my conference at the CDST of St Pierre (Martinique), some people asked be about activity at Kick’em Jenny, an active submarine volcano 8 km off the north shore of Grenada,. The volcano was quiet by that time and no significant activity was observed. .

It looks as if things are changing and Kick ’em Jenny is showing new signs of unrest. The latest activity was observed from June 5th to 12th, 2020, with more than 1 300 earthquakes with magnitudes up to M 1.8.

Although the unrest has declined and the alert level remains at Yellow (level 2 out of 4), visitors and fishermen are asked to be vigilant when traversing the area. The public should observe an exclusion zone of 1.5 km from the summit of the volcano.

Kick’em Jenny erupted at least 14 times since it was discovered in 1939, most recently on April 29th, 2017.

Source: University of the West Indies.

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Activity at Sangay (Ecuador) is centered at two summit vents: the Central Crater which produces ash-and-gas emissions and the Ñuñurcu dome which effuses lava. Lava, pyroclastic flows, and collapsed material are channelled down the Volcán River drainage on the SE flank. Activity at Sangay intensified on June 8th and 9th, 2020 with lava-flow collapses, pyroclastic flows on the SE flank, and significant ash emissions rising up to 3 km above the crater. Ashfall has been reported in several provinces

Source: Instituto Geofísico.

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An average of 4-13 explosions per hour is currently recorded at Fuego (Guatemala), with ash plumes rusing as high as 1.1 km above the crater rim. Ashfall is reported in several downwind areas. Shock waves from explosions sometimes rattle houses in the vicinity of the volcano. Incandescent material is ejected 100-300 m high and causes avalanches of blocks in several drainages. A new lava flow travelled 250 m down the Seca drainage on the NW flank on June 12th, 2020.

Source : INSIVUMEH.

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Activity at White Island (New Zealand) recently showed a downward trend. Temperatures at the gas vents remained high (over 450°C). Although magma remains at a shallow depth, probably about 1 km below the surface, gas discharge and ground deformation have not increased. Additionally, seismicity and the volcanic tremor have been low since February-March. The Volcanic Alert Level has been lowered to 1 and the Aviation Colour Code remains at Yellow.

Source : GeoNet.

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An overflight of the crater of Popocatepetl (Mexico) was performed on June 13th, 2020 (http://www.cenapred.gob.mx/popo/2020/jun/v0614202.mp4). It allowed to observe the interior of the crater which has a diameter of 350-380 metres and a depth of 100-150 metres. At the bottom of the crater there are remains of materials from a lava dome which was probably built during the month of May. The dome is regularly destroyed by the pressure of the gases.
The volcanic alert level remains at Yellow Phase 2. Visitors are asled to keep outside a 12-km security perimeter around Popocatepetl.
Source: CENAPRED.

Cratère du Popocatepetl le 13 juin 2020 (Source: CENAPRED)