Crue glaciaire du Grimsvötn (Islande) ? // A glacial flood on Grimsvötn (Iceland) ?

Un article diffusé le 14 août 2020 sur le site Iceland Review indique qu’une crue glaciaire – jökulhlaup en islandais – a peut-être commencé sur le Grímsvötn, volcan qui se cache sous la calotte glaciaire du Vatnajökull. La police du sud de l’Islande a été avertie qu’un jökulhlaup est peut-être en cours. Cependant, actuellement, les seules données susceptibles de confirmer cet événement sont celles fournies par les GPS qui enregistrent les déformations du sol autour du volcan.
Le processus de déclenchement d’un jökulhlaup est facile à comprendre. L’eau de fonte s’accumule dans un lac sous-glaciaire au cœur du Grímsvötn. Le niveau du lac monte lentement jusqu’à ce qu’il déborde et déclenche une crue glaciaire.

Attention ! Un débordement du lac sous-glaciaire n’est pas forcément le signe d’un réveil du volcan.

Les mesures montrent que le niveau de l’eau sous le volcan est monté de plusieurs centimètres le 13 août 2020, mais qu’il est resté stable depuis cette date. En juin, le niveau du lac sous-glaciaire montait de trois centimètres par jour, avec le risque d’une inondation possible dans les semaines ou les mois à venir. Les eaux de crue glaciaire du Grímsvötn ont tendance à s’écouler dans la rivière Gígjukvísl et atteignent généralement leur débit maximum en deux à cinq jours.
Le Met Office islandais a convoqué une réunion pour aborder cette possibilité de jökulhlaup et la Protection Civile reste en contact avec les autorités locales. La police de la région a été informée, mais aucune mesure préliminaire n’a encore été prise.
Le Grímsvötn est entré en éruption pour la dernière fois en 2011. Ce fut la plus grande éruption du volcan depuis 140 ans. S’il y a une éruption du Grímsvötn dans les jours ou semaines à venir, les scientifiques pensent qu’il est peu probable qu’elle soit aussi puissante que celle de 2011.
Source: Iceland Review.

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An article released on August 14th, 2020 on the website Iceland Review indicates that a glacial flood may have begun at Grímsvötun volcano under the Vatnajökull ice cap. The South Iceland police have been warned that a jökulhlaup may be underway. However, currently, the only reliable data to confirm this is that GPS devices are registering changes in land elevation surrounding the volcano.

The process  of a jökulhlaup is easy to understand. Glacial meltwater collects in a subglacial lake in Grímsvötn’s core. The water level of the lake rises slowly but surely, until finally, it overflows in a glacial flood.

However, a jökulhlaup does not always mean that the volcano is erupting!

Measurements showed the water levels under the volcano shifting by several centimetres on August 13th, 2020 but they have been stable ever since. In June, the water level of the subglacial lake was rising three centimetres a day, indicating that a flood could be imminent in coming weeks or months. Glacial floodwaters from Grímsvötn tend to run into the Gígjukvísl river and usually reach their climax within two to five days.

The Icelandic Met Office has convened a meeting regarding the possible event and Civil Protection has also been in touch with local authorities. Police stations in the district have been informed, but no preparations have been undertaken yet.

Grímsvötn last erupted in 2011, the volcano’s largest eruption in 140 years. If there is an eruption of Grímsvötn in coming days or weeks, scientists say it is unlikely to be as big as the one in 2011.

Source: Iceland Review.

Panache éruptif du Grimsvötn le 22 mai 2011 (Source: NASA)

Juillet 2020 : 2ème mois de juillet le plus chaud ! // July 2020 : second hottest July !

Selon les archives de la NASA et de la NOAA que j’utilise régulièrement comme référence en matière de réchauffement climatique, la température globale de juillet 2020 à la surface des terres et des océans a été de 0,92°C au-dessus de la moyenne du 20ème siècle (15,8°C), à égalité avec 2016 comme deuxième mois de juillet le plus chaud dans les relevés qui couvrent 141 années. La température globale à la surface des terres et des océans en juillet 2020 n’a été que de 0,01°C inférieure au record de juillet 2019
Juillet 2020 a été le 44ème juillet consécutif et le 427ème mois consécutif avec des températures supérieures à la moyenne du 20ème siècle. Neuf des 10 mois de juillet les plus chauds se sont produits depuis 2010; les six mois de juillet les plus chauds ont été observés au cours des six dernières années (2015-2020).
En particulier, la température de la surface terrestre et océanique de l’hémisphère Nord a été la plus élevée jamais enregistrée en juillet, avec1,18°C au-dessus de la moyenne.

Un autre fait inquiétant est que, selon le National Snow and Ice Data Center (NSIDC), l’étendue de la glace de mer dans l’Arctique en juillet 2020 a été la plus faible en juillet au cours des 42 dernières années avec 2 200 000 kilomètres carrés (soit 23,1%) de moins que la moyenne de 1981-2010. La superficie de glace de mer arctique en juillet 2020 a été inférieure de 311 000 kilomètres carrés au record précédent établi en 2019. 311 000 kilomètres carrés, c’est la taille d’un pays comme le Vietnam. Les 10 plus petites étendues de glace de mer arctique en juillet ont été observées depuis 2007.
L’étendue de glace de mer en Antarctique en juillet 2020 a été de 320 000 kilomètres carrés (soit 1,9%) inférieure à la moyenne de 1981-2010 et la neuvième plus petite étendue jamais enregistrée en juillet. Juillet 2020 a marqué le quatrième juillet consécutif avec une étendue de glace de mer antarctique inférieure à la moyenne.

Pour la période janvier-juillet 2020, la température mondiale de la surface des terres et des océans a été la deuxième plus élevée des archives qui couvrent de 141 années, avec 1,05°C au-dessus de la moyenne du 20ème siècle (13,8°C). C’est seulement 0,04°C de moins que le record établi en 2016.

Source: NASA et NOAA.

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According to NASA and NOAA archives which I regularly use as a reference about climate change, the July 2020 global land and ocean surface temperature was 0.92°C above the 20th-century average of 15.8°C, tying with 2016 as the second-highest July temperature in the 141-year record. The July 2020 global land and ocean surface temperature was only 0.01°C shy of tying the record warm July of 2019

July 2020 marked the 44th consecutive July and the 427th consecutive month with temperatures above the 20th-century average. Nine of the 10 warmest Julys have occurred since 2010; the six warmest Julys have occurred in the last six years (2015-2020).

In particular, the Northern Hemisphere land and ocean surface temperature was the highest for July on record at 1.18°C above average.

Another worrying fact is that Arctic sea ice extent for July 2020 was the smallest-July extent in the 42-year record at 2,200,000 square kilometres (23.1%) below the 1981–2010 average, according to analysis by the National Snow and Ice Data Center (NSIDC). The July 2020 Arctic sea ice extent was smaller than the previous record set in 2019 by 311,000 square kilometres, which is equivalent to the size of Vietnam. The 10 smallest July Arctic sea ice extents have occurred since 2007.

Antarctic sea ice extent during July 2020 was 320,000 square kilometres, or 1.9%, below the 1981-2010 average and the ninth-smallest July extent on record. July 2020 marked the fourth consecutive July with Antarctic sea ice extent below average.

For the period January-July 2020, the global land and ocean surface temperature was the second highest in the 141-year record at 1.05°C above the 20th-century average of 13.8°C. This value is only 0.04°C less than the record set in 2016.

Source: NASA & NOAA.

Source : NOAA

C’est ce qui nous attend ! // This is where we are headed !

Phoenix (Arizona) est connue pour sa chaleur torride. La température atteignait 39°C jour et nuit lorsque j’ai fait une halte dans cette ville en mai 2017. Il y a eu 35 journées pendant lesquelles la température a atteint 43°C ou plus en 2020, battant le record de 33 jours établi en 2011.
Le mois de juillet a également battu des records de chaleur à Phoenix, avec une température moyenne de 37,2°C. Le record précédent avait été établi en juillet 2009. Ces températures caniculaires devraient persister dans les prochains jours et probablement améliorer le record des jours de chaleur torride.
Source: médias d’information américains.

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Dans le même temps, je ne peux que regretter une fois de plus la frilosité d’une climatologue interviewée par France Info. Comme ses collègues qui sont intervenus précédemment, ses propos sont extrêmement modérés. En plus, elle joue sur les mots: elle refuse de reconnaître l’accélération du réchauffement climatique, mais parle d' »une hausse continue depuis les années 1970″!! Il faut arrêter ce genre d’hypocrisie et ce politiquement correct ! Je reste persuadé qu’il y a des consignes venant de très haut demandant de ne pas affoler la population.

La situation climatique est grave. Les modèles climatiques sont extrêmement pessimistes pour les années à venir. La fonte ultra rapide des glaciers et de la banquise en Arctique, région qui se réchauffe deux fois plus vite que le reste de la planète, ne laisse pas le moindre doute.

Il faut bien se rendre à l’évidence: nous allons droit dans le mur car les concentrations de CO2 dans l’atmosphère ne diminuent absolument pas! Le confinement du printemps à cause du coronavirus n’a rien changé.

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La communauté scientifique pleure la disparition du climatologue et glaciologue Konrad Steffen, directeur de l’Institut fédéral suisse de recherche sur la forêt, la neige et le paysage.
Koni, comme ses amis et collègues l’appelaient, est apparemment mort après avoir fait une chute dans une profonde crevasse alors qu’il effectuait des recherches dans l’ouest du Groenland.
Kontad Steffen a consacré sa vie à l’étude de la fonte rapide des calottes glaciaires au Groenland et en Antarctique. Les scientifiques qui l’accompagnaient ont déclaré qu’il neigeait et qu’il y avait du vent, avec une mauvaise visibilité. Konrad Steffen est apparemment allé au-delà du périmètre de sécurité et est tombé dans une crevasse sans que le reste de l’équipe qui travaillait à proximité se rende compte de la tragédie.
La mort de Konrad Steffen montre les risques du travail sur le terrain, que ce soit en glaciologie ou en volcanologie. A mes yeux, c’est le plus gratifiant, celui qui permet d’observer la vraie réalité.
Source: CBS News.

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Phoenix (Arizona) is known for scorching heat. The temperature had reached 39°C day and night when I made a stop in the city in May 2017. It has had 35 days in which temperatures reached 43°C or more in 2020, breaking a 33-day record set there in 2011.

The month of July also broke heat records for Phoenix, with an average temperature of 37.2°C. The previous record had been set in July 2009. High temperatures are expected to continue in the next days, likely adding to the record for days of scorching heat.

Source : American news media.

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In the meantime I can only regret once again the feebleness of a climatologist interviewed by France Info. Like her colleagues who spoke previously, she is extremely moderate. In addition, she plays on words: she refuses to admit the acceleration of global warming, but speaks of « a continuous increase since the 1970s » !! How long will this kind of hypocrisy and this political correctness last!
The climatic situation is serious. Climate models are extremely pessimistic for the years to come. The ultra-rapid melting of the glaciers and the ice sheet ice in the Arctic, a region that is warming twice as fast as the rest of the planet, leaves no room for doubt.
The facts are here. We are in an emergency situation.  are heading for disaster because the concentrations of CO2 in the atmosphere are absolutely not decreasing! The spring lockdown because of covid-19 didn’t change anything.

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The scientific community is mourning the loss of climate scientist and glaciologist, Konrad Steffen, the director of the Swiss Federal Institute for Forest, Snow and Landscape Research.

Koni, as he was known to his friends and colleagues, apparently fell to his death in a deep crevasse while doing research in Western Greenland.

Kontad Steffen dedicated his life to studying the rapidly melting ice sheets in Greenland and Antarctica. The scientists who were accompanying him said the snowy, windy weather at the time was disorienting. Steffen apparently « went beyond the safety perimeter and fell into a water based crevasse while the rest of the team were working nearby, unaware of the tragedy.

Konrad Steffen’s death shows the risks of working on the field, the real work to my eyes, whether in glaciology or volcanology.

Source: CBS News.

Phoenix, Arizona (Google Maps)

Ça s’agite du côté de la Faille de San Andreas (Etats-Unis) // Seismic swarm along the San Andreas Fault (United States)

La faille de San Andreas est l’une des plus connues et l’une des plus dangereuses au monde. Elle s’étend sur environ 1 200 km et marque la limite entre les plaques tectoniques Pacifique et Amérique du Nord. Il y a trois grandes agglomérations le long de la faille – Los Angeles, San Francisco et San Diego – ainsi que d’autres villes.
L’USGS enregistre actuellement un essaim sismique sous la Mer de Salton à proximité de la faille, avec un séisme M 4,5 le 10 août 2020.
Les sismologues  affirment que le risque d’un séisme plus important au cours des 7 prochains jours est très élevé. La section la plus méridionale de la faille de San Andreas est susceptible de se rompre et déclencher des s éismes dont les magnitudes peuvent atteindre M 7,0 ; le dernier événement de ce genre s’est produit il y a plus de 300 ans.
Historiquement, la zone en question a déjà connu des essaims sismiques. Les plus récents ont été observés en 2001, 2009 et 2016. Au cours du dernier essaim en 2016, il y a eu trois phases d’activité séparées par des périodes de calme relatif avant la fin de l’essaim. Ces essaims sont restés actifs pendant 1 à 20 jour, avec une durée moyenne d’environ une semaine, de sorte que l’essaim enregistré actuellement  peut lui aussi se dérouler en plusieurs phases d’activité. .
L’USGS estime qu’il y a trois scénarios possibles du 12 au 19 août 2020:
– Le premier scénario a 98% de chances de se produire: il comprend de nouveaux séismes d’une magnitude inférieure à M5,4 au cours de la semaine prochaine. Le scénario le plus probable est que le nombre de séismes diminue au cours de la semaine à venir.
– Le deuxième scénario a environ 2 pour cent de chances de se produire: un séisme plus important pourrait survenir, avec une magnitude entre M5,5 et 6,9, avec des dégâts dans la région de la Mer de Salton. Des répliques sont possibles les jours suivants
– Le troisième scénario a moins de 1% de chances de se produire: un puissant séisme de magnitude M 7,0 ou plus pourrait se produire dans les sept prochains jours. Un tel événement aurait des impacts majeurs sur les localités voisines et serait suivi de répliques les jours suivants.
L’USGS conclut ses observations en indiquant que nous sommes incapables de prévoir ce qui est susceptible de se produire le long de la faille de San Andreas. Les prévisions sismiques actuelles donnent seulement une idée du risque sismique dans une période donnée dans une certaine zone.
Source: USGS, The Watchers.

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The San Andreas Fault is one of the best known and one of the most dangerous faults in the world. It stretches over about 1200 km and marks the boundary between the Pacific and North American tectonic plates. There are three major cities on the fault – Los Angeles, San Francisco, and San Diego – along with other towns.

The USGS has been monitoring an ongoing seismic swarm beneath the Salton Sea near the fault, with an M 4.5 quake recorded on August 10th, 2020.

USGS seismologists say the risk of a larger earthquake over the next 7 days is considerably elevated. The southernmost section of the San Andreas Fault is capable of rupturing and generate earthquakes with magnitudes as high as M 7.0; the last event of this kind occurred more than 300 years ago.

Historically, this area has seen seismic swarms before, most recently in 2001, 2009, and 2016.  During the last swarm in 2016, there were three bursts of activity separated by relatively quiet periods before the swarm ended. These past swarms in the area have remained active for 1 to 20 days, with a typical duration of about a week, so this swarm may have future bursts of activity.

USGS has warned that there are three possible scenarios from August 12th to August 19th, 2020:

– The first scenario has a 98 percent chance of happening: it includes more earthquakeswith magnitudes no greater than M5.4 within the next week. The most likely scenario is that the rate of quakes in the swarm will decrease over the coming week.

– The second scenario has about a 2 percent chance of occurring: A larger earthquake could occur, ranging from M5.5 to 6.9, with damage around the Salton Sea area. It may be followed by aftershocks in the next days.

– The third scenario has less than 1 percent chance of taking place: A much bigger earthquake of M 7.0 or higher could occur within the next seven days. Such an event would have major impacts on nearby communities and would be followed by aftershocks in the next days.

USGS concludes saying we are unable to predict what could really happen along the San Andreas Fault. Our current earthquake forecasts only give us an understanding of the chances of having more earthquakes within a given time period in the affected area.

Source : USGS, The Watchers.

La Faille de San Andreas dans la région de la Mer de Salton (Source : USGS)

Portion de la Faille de San Andreas (Photo : C. Grandpey)