Conséquences d’un séisme majeur sur la côte ouest des États Unis // Consequences of a major quake on the U.S. West Coast

J’ai attiré l’attention à plusieurs reprises sur ce blog sur le risque d’un séisme majeur sur la côte ouest des États-Unis. Un tel séisme au large de la Californie, de l’Oregon et de l’État de Washington pourrait provoquer un affaissement de plus de 1,80 mètre de certaines zones côtières, augmentant considérablement le risque d’inondation et transformant radicalement la région.
Ce sont les conclusions d’une nouvelle étude publiée fin avril dans les Proceedings de l’Académie Nationale des Sciences. Les auteurs ont examiné les répercussions d’un séisme de grande ampleur sur la zone de subduction de Cascadia, qui s’étend du nord de la Californie jusqu’à l’île de Vancouver, au Canada.

Source: USGS

L’étude conclut qu’en cas de séisme accompagné d’un affaissement de grande ampleur, la zone inondable s’étendrait sur 300 kilomètres carrés. Selon l’étude, un tel scénario ferait plus que doubler l’exposition des habitants, des bâtiments et des routes aux inondations, et les autorités devraient faire face à de sérieux problèmes avec les infrastructures vitales qui seraient plus fréquemment inondées, voire de manière permanente.

En d’autres termes, l’étude précise qu’un puissant séisme dans cette région risquerait de « modifier radicalement le littoral et d’avoir des conséquences profondes et durables sur les populations, les infrastructures et les écosystèmes côtiers ». Contrairement à l’élévation relative du niveau de la mer, provoquée progressivement par le réchauffement climatique, une élévation résultant d’un séisme majeur se produira en quelques minutes, ne laissant aucun temps d’adaptation.
Le dernier méga-séisme survenu dans la zone de subduction de Cascadia, d’une magnitude de M9,0, s’est produit en 1700. D’après les archives archéologiques, des villages ont été engloutis et ont dû être abandonnés. De la côte nord de la Californie à l’État de Washington, les scientifiques estiment que le prochain puissant séisme pourrait provoquer un affaissement des terres de 0,5 à 2 mètres, soit la même ampleur que celle observée lors du séisme de 1700.
Actuellement, plus de 8 000 personnes vivent dans les plaines inondables le long des estuaires de la zone côtière de Cascadia. Toutefois, en cas d’affaissement important après un séisme, ce chiffre pourrait presque tripler et atteindre plus de 22 000. Près de 36 000 structures seraient également menacées.
La datation au radiocarbone révèle que plus de 11 puissants séismes se sont produits au large de la côte nord de la Californie, de l’Oregon et de l’État de Washington au cours des 6 000 à 7 000 dernières années, avec une répétition tous les 200 à 800 ans.
Selon une estimation publiée par Federal Emergency Management Agency (FEMA) qui gère les situations d’urgence, un séisme de magnitude M9,0 sur toute la longueur de la zone de faille de 1 280 kilomètres ferait 5 800 morts. Le tsunami qui en résulterait, avec une hauteur potentielle de 2,40 mètres et un préavis de 10 minutes pour les zones côtières, ferait 8 000 morts. Les pertes économiques pourraient atteindre 134 milliards de dollars.
Lors du méga-séisme de Cascadia en 1700, des récits oraux ont parlé de tsunamis de plus de 3 mètres de haut qui ont détruit des villages côtiers. À Anacla, un village situé sur ce qui est aujourd’hui l’île de Vancouver, seule une personne sur plus de 600 a survécu. Le tsunami était si violent qu’il a déraciné des arbres. Les résultats de la dernière étude devraient donc alerter les habitants et les autorités gouvernementales. Certains tronçons de la route 101 sont déjà régulièrement inondés lors des grandes marées. Les autorités devraient également se demander si des infrastructures essentielles, comme les aéroports, se trouveraient dans la zone inondable agrandie par le séisme. Les autorités pourraient également éviter de construire des infrastructures telles que des écoles, les casernes de pompiers et les stations d’épuration dans les zones à risque.
L’étude explique que la négligence du rôle des séismes côtiers majeurs serait une erreur. Des exemples sont là pour le prouver. Le séisme de magnitude M9,1 survenu au large de la côte est du Japon en 2011a provoqué un affaissement de terrain allant jusqu’à 1,80 mètre. Un autre séisme de magnitude M9,1 survenu près de Sumatra, en Indonésie, en 2004 a provoqué un affaissement de terrain allant jusqu’à 1,80 mètre. Les zones utilisées pour l’aquaculture ont depuis subi des inondations chroniques dues aux marées, avec à la clé une sursalinisation des sols. Le séisme de magnitude M9,2 survenu en Alaska en 1964 a provoqué un affaissement de plus de 1,80 mètre le long de la côte, rendant des routes, des quais et des zones littorales inhabitables. Enfin, un séisme de magnitude M9,5 au Chili en 1960 a provoqué jusqu’à 2,40 mètres d’affaissement côtier.
Source : The Los Angeles Times via Yahoo News.

Sur le site du séisme du Vendredi Saint 1964 à Anchorage, des panneaux explicatifs rappellent les dégâts subis par la région (Photo: C. Grandpey)

Anchorage a été sévèrement impactée par le séisme du 22 mars 1964 (Source: USGS)

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Dans le même temps, l’Axial Seamount, un volcan sous-marin au large de la côte nord-ouest des États Unis, pourrait bientôt entrer en éruption pour la première fois depuis dix ans. Des scientifiques de l’Université de Washington ont détecté une forte augmentation des petits séismes sous-marins et une inflation du plancher océanique (plus de 20 cm), signes d’une accumulation de magma sous le volcan. Malgré cette activité, les scientifiques affirment qu’il n’y a aucune menace pour les zones habitées le long de la côte. L’Axial se trouve en effet à environ 480 km à l’ouest de Cannon Beach, dans l’Oregon, à environ 1 410 m sous la surface de l’océan. Il se trouve directement sur la dorsale Juan de Fuca, là où les plaques tectoniques divergent (voir carte ci-dessus). J’ai écrit plusieurs notes sur ce blog à propos de l’Axial Seamount : 3 mai et 16 septembre 2015, 17 décembre 2016 et 18 juillet 2024.

Source : Médias américains.

Source : University of Washington

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I have several times drawn attention on this blog to the risk of a major earthquake on the U.S. West Coast. A monster earthquake off California, Oregon and Washington could cause some coastal areas to sink by more than 1.80 meters, dramatically heightening the risk of flooding and radically reshaping the region with little to no warning.

Those are the findings of a new study published late April in the journal Proceedings of the National Academy of Sciences. It examines the repercussions of a massive earthquake on the Cascadia subduction zone, which stretches from Northern California up to Canada’s Vancouver Island. The study concludes that in an earthquake scenario with the highest level of subsidence, the area at risk of flooding would expand by 300 square kilometers. According to the study, such a scenario would more than double the flooding exposure of residents, structures and roads, and officials would need to contend with a future of infrastructure that are either more frequently flooded or permanently inundated.

In other words, a powerful earthquake in this area would risk « drastically altering shorelines and causing profound, lasting impacts to coastal populations, infrastructure, and ecosystems. » Unlike relative sea-level rise that’s driven more gradually by global warming, a rise resulting from a major earthquake will happen within minutes, leaving no time for adaptation or mitigation.

The last megaquake on the Cascadia subduction zone, registering a magnitude M9.0, occurred in 1700. Based on archaeological evidence, villages sank and had to be abandoned. From California’s North Coast to Washington state, scientists say that the next great earthquake could cause land to sink by 0.5 to 2 meters, the same range seen during the 1700 earthquake.

Currently, more than 8,000 people live in flood plain areas along estuaries in the Cascadia coastal region. But in the event of a high level of subsidence after an earthquake, that figure would nearly triple to more than 22,000. Nearly 36,000 structures would be threatened.

Radiocarbon dating suggests there have been more than 11 great earthquakes off the shore of California’s North Coast, Oregon and Washington state over the last 6,000 to 7,000 years, recurring every 200 to 800 years.

One estimate published by the Federal Emergency Management Agency (FEMA) is that an M9.0 earthquake along the full length of the 1,280-kilometer fault zone would leave 5,800 dead from the earthquake alone. An additional 8,000 would die from the resulting tsunami that could rise as high as 2.40 meters and offer coastal areas as few as 10 minutes of warning. Total economic losses could hit $134 billion.

In the 1700 Cascadia megaquake, oral histories describe tsunamis more than 3 meters high wiping out coastal villages. In Anacla, a village on what is now called Vancouver Island, only 1 out of more than 600 people survived. The tsunami was so strong that it uprooted trees.

The results of the latest study should be a wake-up call to residents and government officials. There already are parts of U.S. Route 101 that routinely flood during exceptionally high king tides. Another factor officials should consider is whether crucial infrastructure, such as airports, would fall within the quake-expanded flood plain. Authorities may also want to consider avoiding building infrastructure such as schools, fire stations and wastewater treatment plants in areas at risk.

The study insists that neglecting the role of major coastal earthquakes would be shortsighted. One example was the M9.1 earthquake off Japan’s east coast in 2011, which caused some land to sink by up to 1.80 meters. Another M9.1 earthquake that struck near Sumatra, Indonesia, in 2004 caused land subsidence of up to 1.80 meters. Areas used for aquaculture have since suffered chronic tidal flooding, leading to oversalinization. The M9.2 earthquake in Alaska in1964 caused land to sink by more than 1.80 meters along the coast, rendering roads, docks and waterfront areas uninhabitable. At last, an M9.5 earthquake in Chile in 1960 caused up to 2.40 meters of coastal subsidence.

Source : The Los Angeles Times via Yahoo News.

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Meantime, Axial Seamount, an underwater volcano off the Pacific Northwest coast, could erupt soon for the first time in a decade. Scientists at the University of Washington have detected a sharp increase in small undersea earthquakes and seafloor inflation (more tha 20 cm), signs of magma buildup within the volcano. Despite the activity, experts say there is no threat to coastal communities. Indeed, Axial Seamount is located about 480 km west of Cannon Beach, Oregon. It lies submerged at a depth of roughly 1 410 m beneath the ocean’s surface. It sits directly on the Juan de Fuca Ridge, an underwater boundary where tectonic plates are diverging (see map above). Il have written several posts on this blog about Axial Seamount : May 3 and September 16, 2015, December 17, 2016 and July 18, 2024.

Source : U.S. news media.

La fonte de l’Himalaya : une menace pour toute l’Asie // Melting Himalayas : a threat to all of Asia

Voici une nouvelle bien inquiétante : la neige vient d’atteindre son niveau le plus bas depuis 23 ans dans l’Himalaya. J’ai expliqué dans plusieurs notes sur ce blog que l’Himalaya est le château d’eau de l’Asie. Si les glaciers disparaissent, ce sera une catastrophe pour deux milliards de personnes.
La chaîne himalayenne s’étend sur 2 500 km, de l’Afghanistan à l’ouest à la Birmanie à l’est.

Source: NASA

Ses hauts sommets et ses vallées sont recouverts de glace et de neige, dont le cycle annuel de fonte alimente douze grands bassins fluviaux qui serpentent à travers l’Asie centrale et orientale. Ces bassins constituent les principales sources d’eau d’une douzaine de pays. Le problème est qu’une baisse constante des chutes de neige dans l’Himalaya a été observée ces dernières décennies. Au cours de l’hiver 2024-2025, elles ont atteint leur niveau le plus bas depuis 23 ans.

Source : International Centre for Integrated Mountain Development (ICIMOD)

Ce qui inquiète le plus les climatologues, c’est que de telles situations de déficit se succèdent continuellement. Le dernier rapport sur l’enneigement en 2025 révèle que les bassins versants du Mékong et de la Salwen, qui alimentent le Myanmar, la Thaïlande, le Laos, le Vietnam et le Cambodge, sont inférieurs de plus de 50 % à la moyenne. Le bassin versant du Yangtsé en Chine présente un manque de neige de 26 %. Le Gange, en Inde et au Bangladesh, a diminué de 24 %. La situation est identique pour l’Indus, qui alimente le Cachemire et le Pakistan.

La réduction des chutes de neige ne serait pas un problème s’il s’agissait d’un événement ponctuel, mais le Bureau des Nations Unies pour la réduction des catastrophes (UNDRR) indique que cela s’est produit pendant cinq des six dernières années. L’accélération de cette tendance a été observée au cours du dernier quart de siècle, et les conséquences sont énormes.
Moins de neige dans l’Himalaya signifie moins de fonte au printemps et moins d’isolation pour la glace et les glaciers qui se trouvent en dessous. De même, moins de fonte printanière signifie moins de débit d’eau et, par conséquent, moins d’alimentation souterraine des bassins. La neige n’est pas la seule source d’eau des principaux fleuves himalayens. Elle contribue en moyenne à environ un quart du volume annuel. Cependant, les chercheurs expliquent qu’il ne fait aucun doute que les déficits en neige à répétition contribuent à la modification des régimes d’écoulement et à la baisse des niveaux d’eau.
Le bassin du Fleuve Jaune en Chine en est un bon exemple. La couverture de neige (la durée pendant laquelle la neige reste au sol), qui était 98 % supérieure à la moyenne en 2008, a chuté à moins 54 % en 2023, et le bassin continue de faire face à des déficits qui pèsent sur l’agriculture, l’hydroélectricité et la disponibilité en eau.
Il en va de même pour le bassin du Yangtsé en Chine. Cette année, les chutes de neige ont diminué de 26 % plus vite que la moyenne. La diminution constante du manteau neigeux compromet l’efficacité hydroélectrique du barrage des Trois Gorges (Three Gorges Dam).
La situation est identique pour tous les projets hydroélectriques et les régions agricoles qui dépendent de l’Himalaya. L’UNDRR exhorte les pays asiatiques à prendre des mesures d’urgence telles que l’amélioration des systèmes de gestion de l’eau, une meilleure préparation aux sécheresses, de meilleurs systèmes d’alerte précoce et le renforcement de la coopération régionale.
Ces mesures sont d’autant plus urgentes que tous les scientifiques s’accordent à dire que le pire est à venir si rien n’est fait pour enrayer le réchauffement climatique.
Selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM), l’Asie est la région la plus touchée par le réchauffement climatique. Des sécheresses successives ont provoqué un nombre particulièrement élevé de vagues de chaleur dévastatrices. À celles-ci se sont ajoutées des tempêtes et des inondations destructrices, et la tendance ne semble pas près de s’arrêter.
La Banque asiatique de développement (Asian Development Bank) prévoit que les rendements rizicoles, de l’Indonésie au Vietnam, chuteront de 50 % d’ici 2100 sans mesures urgentes d’adaptation au réchauffement climatique. Les impacts physiques du réchauffement climatique sont déjà significatifs, mais les conséquences les plus préoccupantes à l’échelle mondiale proviendront de perturbations sociales, économiques et politiques, bien plus difficiles à prévoir ou à gérer que des catastrophes isolées. Dans un contexte mondial déjà instable et marqué par des tensions géopolitiques croissantes, les impacts climatiques ne feront qu’amplifier l’incertitude de la situation.

Source : Médias d’information internationaux.

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Here is an alarming piece of news : Snow has just hit a 23-year low in the Himalayas. I have repeated in several posts that the Himalayas are the water tower of Asia. If the glaciers disappear, it will sound as a disaster to two billion people. .

The Himalayan mountain range reaches 2500 km from Afghanistan in the west to Myanmar in the east. Its high peaks and valleys are covered in ice and snow whose annual cycle of melting feeds 12 major river basins that wind their way across the Central and East Asian landscape. These are the major water sources for a dozen nations The problem is that a steady decline in snow falling across the Himalayas has been observed in recent decades. During the winter 2024-2025, it tumbled to an overall 23-year low, which is definitely alarming. What worries most the climatologists is that they are observing such deficit situations occurring in continuous succession.

The latest snow report for 2025 reveals that the snow catchments for the Mekong and Salwen Rivers that feed into Myanmar, Thailand, Laos, Vietnam and Cambodia are worse than 50 per cent lower than average. China’s Yangtze catchment has 26 percent less snow. The Ganges River of India and Bangladesh is down 24 percent. The situation is identical for the Indus that feeds Kashmir and Pakistan.

The reduced snowfalls would not be a problem if it were a one-off event, but the United Nations Office for Disaster Risk Reduction (UNDRR) says this has happened in five out of the past six years. It is an acceleration of a trend observed over the past quarter century and the implications of this trend are enormous.

Less snow in the Himalayas means less spring melt and less insulation for any ice or glaciers beneath. In its turn, less spring melt means less water flow and that, in turn, means less soak to refill groundwater basins. Snow is not the only source of water for the major Himalayan rivers. While every river differs, snow, on average, contributes to about a quarter of all annual water runoff. However, researchers say there is no doubt that ongoing snow deficits are contributing to changing flow patterns and falling water levels.

China’s Yellow River Basin is a case in point. Its snow persistence (the time snow remains on the ground) fell from 98 percent above average in 2008 to -54 percent in 2023 and the basin continues facing deficits. Such sustained deficits strain agriculture, hydropower, and water availability.

It is a similar story for China’s Yangtze Basin. This year’s snowfall vanished 26 percent faster than average. The steadily declining snowpack jeopardizes hydropower efficiency of the Three Gorges dam.

It is a similar story for all Himalayan-fed hydropower projects and agricultural regions. The United Nations Office for Disaster Risk Reduction (UNDRR) is urging Asian nations to take immediate action. Improved water management systems, stronger drought preparedness, better early warning systems, and greater regional co-operation are among the most urgent ùeasures to be taken.

They are all the more urgent as all scientists agree that the worst is to come if nothing is done to curb global warming.

According to the World Meteorological Organization (WMO), Asia is suffering the most from global warming. Successive droughts have produced a particularly high number of damaging heatwaves. These have been topped off by destructive storms and flood and it is turning into a relentless trend.

The Asian Development Bank has predicted that rice yields from Indonesia to Vietnam will fall 50 percent by 2100 without urgent climate adaptation measures. While the physical impacts of global warming are already intensifying, the most concerning outcomes globally will arise from social, economic and political disruptions which are far more difficult to predict or manage than isolated disaster events. Given an already unstable global context of rising geopolitical tensions, climate impacts will only magnify this volatility.

Source : International news media.

Kilauea (Hawaï) : Épisode 19 ! // Kilauea (Hawaii) : Episode 19 !

2 mai 2025, 8h00 (heure française) – 1er mai, 20h00 (heure hawaïenne) :
Il semble que le HVO ait des difficultés à prévoir le 19ème épisode du Kilauea.
Le 29 avril 2025, l’Observatoire écrivait : « Un nouvel épisode devrait commencer dans les quatre prochains jours, avec une probabilité maximale le 30 avril au soir.»
Le 30 avril, on pouvait lire : « L’épisode 19 devrait commencer dans les quatre prochains jours, avec une probabilité maximale de débuter ce soir.»
Le 1er mai, l’Observatoire proposait une fenêtre de tir plus large : « L’épisode 19 devrait commencer entre maintenant (1er mai) et dimanche ou lundi (4 ou 5 mai), selon la date de reprise de l’inflation du sommet. L’inflation sommitale est nulle depuis hier (30 avril) après-midi. »
Quelques heures après la dernière mise à jour, la bouche éruptive nord dans le cratère de l’Halema’uma’u a commencé à montrer un regain d’activité, avec des fontaines en dôme et des débordements de lave sur ses flancs. Est-ce le signe du véritable début de l’épisode 19, avec de spectaculaires fontaines de lave ? C’est le processus observé lors de l’épisode 18. Il ne reste plus qu’à attendre. C’est Madame Pele, et non l’Observatoire, qui décide de la suite. Une lueur est toujours visible dans la bouche éruptive sud.

Image webcam

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2 mai, 10 heures (heure française) – 1er mai, 22 heures (heure locale)  :

Depuis 21h30 (heure locale) l’activité dans la bouche éruptive nord s’est considérablement intensifiée. L’Épisode 19 semble débuter plus tôt que prévu par le HVO.

22h30 (heure locale) : Le HVO vient de publier une mise à jour confirmant que l’Épisode 19 a débuté vers 21h28 le 1er mai, avec des fontaines de 60 à 100 mètres de haut au niveau de la bouche éruptive nord. L’épisode a été précédé de 26 cycles de fontaines en forme de dôme, avec des débordements sur les flancs de la bouche, suivis d’un reflux de la lave dans l’orifice. Le tilt est passé de l’inflation à la déflation vers 21h28, juste après l’apparition des grandes fontaines de lave.

Image webcam

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6h00 (heure locale) – 18h00 (heure française) :
L’Épisode 19 de l’éruption du Kilauea s’est terminé à 5h21 (heure locale) le 2 mai 2025 lorsque les fontaines de lave se sont taries dans la bouche éruptive nord du cratère de l’Halema’uma’u. L’Épisode a duré à peine 8 heures. Les fontaines ont atteint une hauteur maximale d’une centaine de mètres.. L’éruption a produit un peu moins de 3 millions de mètres cubes de lave et les coulées ont recouvert environ la moitié du plancher du cratère. À la fin de l’épisode, la rapide transition du tilt sommital de la déflation à l’inflation montre d’un nouvel épisode éruptif est probable dans les prochains jours.

Dernières minutes de l’épisode éruptif (image webcam)

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May 2nd, 2025, 8:00 am (French time) – May 1st, 8:00 pm (Hawaiian time) :

It seems HVO is having some problems with its predictions of Kilauea’s 19th episode.

On 29 April 2025, the Observatory wrote : « Another episode is likely to start in the next four days, with the highest probability of beginning April 30th in the evening. »

On 30 April, one coulsd read  :  « Episode 19 is likely to start in the next four days, with the highest probability of beginning this evening. »

On May 1st, the Observatory suggested a wider range for the episode : « Episode 19 is likely to start between now (May 1st) and Sunday or Monday (May 4th or 5th) depending on when inflation of the summit resumes. Inflation of the summit has stalled since yesterday (April 30th) afternoon. »

A few hours after the last update, the north vent within Halema’uma’u Crater began to show some activity with dome-shaped fountains and lava oveflows on the flanks of the vent. Is it the sign of the real start of Episode 19 with dramatic lava fountains ? This was the process observed with Episode 18. We just need to wait and see. Madame Pele, not the Observatory, decides what will happen next. A glow is still observed in the south vent.

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May 2, 10:00 a.m. (French time) – May 1, 10:00 p.m. (local time):

Since 9:30 p.m. (local time), activity at the northern eruptive vent has intensified considerably (see webcam image above). It seems Episode 19 is starting sooner than predicted by HVO.

22:30 (local time) : HVO has just released an update confirming that Episode 19 began at about 9:28 p.m.on May 1 with 60-100 meter high fountains from the north vent. The episode was preceded by 26 cycles of low dome fountaining and short overflows from the north vent followed immediately by lava draining back into the vent. Inflationary tilt switched from inflation to deflation at about 9:28 p.m, about the same time fountain heights began to increase.

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6:00 a.m. (local time – 18:00 (French time) :

Episode 19 of the Kilauea eruption came to an end at 5:21 a.m. (local time) on May 2nd 2025 when lava fountains were exhausted in the north vent within Halema’uma’u Crater. The episode lasted just under 8 hours. The fountains reached a maximum height of 100 meters. The eruption produced just under 3 million cubic meters of lava and the flows covered about half of the Halema’uma’u crater floor. The rapid rebound of the summit tilt from deflation to inflation at the end of Episode 19 suggesst another episode is likely.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

Le 29 mai 2025 au soir, un nouvel épisode d’activité strombolienne a débuté sur le Cratère SE de l’Etna (Sicile). L’activité s’est intensifiée aux premières heures du 30 avril, avec une activité explosive au niveau de plusieurs bouches situées dans la zone sommitale du cratère, et des coulées de lave vers le sud-est et le sud. Vers 00h45 UTC, l’activité strombolienne a évolué vers des fontaines de lave qui ont atteint des hauteurs de 200 à 300 m ade hauteur. Vers 01h30, une brève retombée de petits lapilli a été observée dans le secteur de Piano Vetore, sur le haut versant sud-ouest du volcan. L’amplitude moyenne du tremor volcanique a atteint sa valeur maximale autour de 00:00 UTC et ensuite commencé à décliner.

Source : INGV.

 

Dernières heures de l’épisode éruptif le 30 avril 2025 (image webcam)

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L’Épisode 18 de l’éruption du Kilauea (Hawaï) s’est terminé le 22 avril 2025. Dans sa dernière mise à jour, le HVO indique que l’Épisode 19 devrait débuter entre le 1er et le 4 ou 5 mai. Initialement, l’épisode devait débuter le 1er mai. Une forte lueur était visible au soir du 30 avril dans les bouches éruptives nord et sud. Une activité de spattering et des flammes ont commencé à être visibles dans la bouche nord à 17h40 (heure locale) le 30 avril. Dans son dernier bulletin, l’Observatoire précise que l’inflation est nulle depuis le 30 avril dans l’après-midi, et que l’Épisode 19 débutera lorsque l’inflation sommitale reprendra.

À noter toutefois que pendant l’après-midi et a soirée du 1er mai (heure locale), plusieurs épisodes de fontaines de lave en dôme ont été observés dans la bouche éruptive nord, avec des débordements sur les flancs le la bouche.

 

Flammes et fontaine de lave en dôme dans la bouche nord le 30 avril au soir (images webcam)

 

Le tilt du Kiluaea au cours des 3 derniers mois (Source : HVO)

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Une hausse de l’activité éruptive est actuellement observée sur le Bezymianny (Kamchatka). Le 23 avril 2025, dette activité a produit un panache de cendres qui s’est élevé à 9 km d’altitude. Un nuage de cendres de 10 x 10 km était visible sur les images satellite. La couleur de l’alerte aérienne a été relevée au Rouge. Des avalanches incandescentes ont continué à dévaler les flancs du volcan tandis que des émissions de gaz et de vapeur étaient visibles au sommet. Les cendres ont disparu par la suite et la couleur de l’alerte aérienne a été abaissée à l’Orange.
Une éruption explosive plus puissante a commencé plus tard le même jour (23 avril 2025) et a généré un panache de cendres qui s’est élevé à 11 km d’altitude. Les images satellite ont montré un nuage de cendres de 36 x 26 km en train de dériver vers le nord-nord-est. La couleur de l’alerte aérienne a de nouveau été relevée au Rouge. La période d’intense activité s’est terminée vers 3 h le 24 avril. Des retombées de cendres ont été signalées dans plusieurs villages. Les images satellite ont montré un nuage de cendres à une altitude de 7 à 7,5 km. La zone de cendres couvrait une surface de 110 x 175 km et était encore visible à environ 320 km au sud-ouest du volcan. La couleur de l’alerte aérienne a été abaissée à l’Orange.
Source : KVERT.

Crédit photo: KVERT

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J’ai indiqué précédemment qu’une éruption phréatique d’une durée d’environ 24 minutes a débuté sur le Bulusan (Philippines) à 4 h 36, heure locale, le 28 avril 2025. L’événement a généré un panache de cendres volumineux atteignant une altitude de 4,5 km. Des retombées de cendres ont été signalées dans plusieurs localités voisines. Outre ces retombées, une coulée pyroclastique a parcouru environ 3 km le long du versant sud-ouest du volcan. Le PHIVOLCS a alors relevé le niveau d’alerte de 0 à 1, avec le risque de nouvelles éruptions phréatiques.
Une deuxième éruption phréatique a débuté à 19 h 43 le 29 avril et a duré environ 77 minutes, d’après les données sismiques. Le réseau sismique a enregistré 54 séismes volcaniques ce même jour. Des retombées de cendres ont de nouveau été signalées dans de nombreuses localités. À Cogon, 59 familles ont été évacuées vers deux abris temporaires. Des fournitures, notamment des kits d’hygiène et des masques N95, ont été distribuées aux habitants, et les collectivités locales ont t=reçu de l’aide pour nettoyer la cendre. Avant l’éruption, les émissions de SO2 s’élevaient en moyenne à 548 tonnes par jour (t/j), soit plus que le niveau de référence qui est de moins de 200 t/j.
Source : PHIVOLCS.

Retombées de cendres autour du Bulusan (Source: réseaux sociaux)

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L’activité éruptive se poursuit à Home Reef (arc volcanique de Tofua). Des images satellite du 4 avril 2025 montrent de petits panaches de cendres générés par des explosions. Des changements de morphologie de la bouche éruptive ont été observés sur une image satellite. Une image satellite du 11 avril révèle que cette bouche présente les mêmes dimensions que précédemment, soit 125 m du nord au sud et 110 m d’ouest en est. En revanche, le dôme au niveau de la bouche s’est développé, principalement vers le SO ; il a éjecté des matériaux qui ont roulé jusqu’au rivage. Sur les images des 11 et 26 avril, des panaches de vapeur s’élèvent de la bouche éruptive et l’eau autour de l’île est décolorée. Des anomalies thermiques modérées ont été détectées entre le 8 et le 28 avril. Les Services géologiques des Tonga ont relevé la couleur de l’alerte aérienne à l’Orange (niveau 2 sur une échelle de quatre). Le niveau d’alerte maritime reste à l’Orange et il est conseillé aux marins de rester à au moins 2 milles nautiques (3,7 km) de l’île.
Sources : Services géologiques des Tonga.

Décoloration de l’eau de mer autour de Home Reef (Source: NASA)

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De fréquentes explosions et des panaches de cendres et de gaz sont encore observés sur le Poás (Costa Rica). La sismicité avait diminué le 17 avril 2025 et est restée stable les jours suivants. Le nombre d’événements longue période a ensuite augmenté et des périodes de tremor harmonique ont commencé à être enregistrées le 21 avril. L’analyse des cendres a montré une proportion de plus en plus importante de matériaux juvéniles. Une inflation a continué d’être détectée.
Les événements éruptifs du 23 avril ont généré des panaches de cendres et de gaz qui se sont élevés à au moins 3 km au-dessus du cratère. Chaque événement a duré environ cinq minutes. Des retombées de cendres ont été signalées dans les zones sous le vent.
Durant les 23 et 24 avril, d’importants panaches de gaz et de vapeur, presque continus, contenant un peu de cendre, se sont élevés du cratère où une incandescence était visible la nuit.
Une brève éruption le 24 avril a généré un panache qui s’est élevé à 1 km au-dessus du cratère. Des matériaux d’environ 250 °C ont été éjectés vers l’est. Un événement plus important a été enregistré plus tard dans la journée.
Une période d’activité modérée à intense a débuté et s’est intensifiée le 25 avril. Des matériaux incandescents, d’environ 300 °C, ont été éjectés des bouches sur le plancher du cratère.
L’activité a de nouveau été intense le 26 avril. Des blocs à haute température ont été éjectés de la Boca C.
Des émissions quasi continues de gaz et de vapeur provenant de Boca A et de Boca C entre les 27 et 28 avril ont atteint jusqu’à 1 km au-dessus du cratère. Les émissions de SO2 ont atteint 2 000 à 10 000 tonnes par jour.
Le niveau d’alerte volcanique reste à 3 sur une échelle de quatre niveaux et la couleur de l’alerte aérienne reste Orange (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs).
Source : OVSICORI.

Image webcam du Poas le 30 avril 2025

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about volcanic activity in the world:

On the evening of May 29 2025, a new episode of Strombolian activity began at Mt Etna‘s SE Crater (Sicily). The activity intensified in the early hours of April 30, with explosive activity at several vents located in the summit area of ​​the crater, and lava flows that travelled southeast and south. Around 00:45 UTC, Strombolian activity evolved into lava fountains that reached heights of 200 to 300 m. Around 01:30, a brief fall of small lapilli was observed in the Piano Vetore area, on the upper southwest slope of the volcano. The average amplitude of the volcanic tremor reached its maximum value around 00:00 UTC and then began to decline.
Source: INGV.

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Episode 18 of the Kilauea eruption (Hawaii) ended on April 22 2025.  In its latest update, Hvo says that Episode 19 is likely to start between May 1st and My 4th or 5th. Initially, the episode was supposed to start on May 1st. Strong glow was visible in the vening of April 30th from the north and south vents. Spattering and flaming started from the north vent at 5:40 pm (local time) on April 30th. . Inflation of the summit has stalled since April 30th in the afternoon. HVO explains that Episode 19 will start when inflation of the summit resumes.

It should be noted, however, that during the afternoon and evening of May 1 (local time), several episodes of dome-shaped lava fountains were observed in the northern eruptive vent, with overflows onto the flanks of the vent.

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Increased activity is currently observed at Bezymianny (Kamchatka). On 23 April 2025, eruptive activity produced an ash plume that rose to 9 km a.s.l. An ash cloud, 10 x 10 km in dimension, was visible in satellite images.The Aviation Color Code was raised to Red. Hot avalanches continued to descend the flanks and gas-and-steam emissions were visible. Ash was not visible in subsequent images and the Aviation Color Code was lowered to Orange.

A stronger explosive eruption began later that same day and produced an ash plume that rose 11 km a.s.l. Satellite images showed a 36 x 26 km ash cloud drifting NNE. The Aviation Color Code was again raised to Red. The period of increased activity ended at around 0300 on 24 April. Ashfall was reported in several villages. Satellite images showed an ash cloud at altitudes of 7-7.5 km. That covered 110 x 175 km and had reached about 320 km SW of the volcano. The Aviation Color Code was lowered to Orange.

Source : KVERT.

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I indicated previously that a phreatic eruption lasting approximately 24 minutes started at Bulusan volcano (Philippines) at 04:36 local time on April 28 2025. The event generated a voluminous ash plume reaching an altitude of 4.5 km. Ashfall was reported in several nearby municipalities. In addition to ashfall, a pyroclastic flow traveled approximately 3 km down the southwestern slope of the volcano. In response, PHIVOLCS raised the alert level from 0 to 1, which indicates the potential for additional phreatic eruptions.

A second phreatic eruption began at 1943 on 29 April and lasted about 77 minutes based on seismic data. The seismic network recorded a total of 54 volcanic earthquakes that day. Ashfall was again reported in numerous municipalities. 59 families in Cogon evacuated to two shelters. Supplies, including hygiene kits and N95 masks, were delivered to residents and local governments were receiving support to clean up the ashfall. Prior to the eruption, SO2 emissions averaged 548 tonnes per day (t/d), higher than the baseline of less than 200 t/d.

Source : PHIVOLCS.

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Eruptive activity continues at Home Reef. (Tofua Volcanic Arc). Satellite imagery from 4 April 2025 captured a series of small ash plumes generated by explosions. Surface changes at the vent were identified in a satellite image. A satellite image from 11 April indicated that the vent had the same dimensions as previously reported, 125 m N-S and 110 m W-E. The dome in the vent had grown, mainly to the SW, and ejected material that rolled down to the shoreline. In both 11 and 26 April images steam plumes rose from the vent and water around the island was discolored. Moderate thermal anomalies were detected during 8-28 April. The Tonga Geological Services raised the Aviation Color Code to Orange (level 2 on a four-level scale). The Maritime Alert Level remains at Orange and mariners are advised to stay at least 2 nautical miles (3.7 km) away from the island.

Sources: Tonga Geological Services,

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Frequent explosions and ash-and-gas plumes are still observed at Poás (Costa Rica). Seismicity had decreased on 17 April 2025 and remained at stable levels the following days The number of long-period events increased, and occasional periods of harmonic tremor began to be recorded on 21 April. Analysis of ash showed an increased proportion of juvenile material. Inflation continued to be detected.
Eruptive events on 23 April generated ash-and-gas plumes that rose at least 3 km above the crater. Each event lasted about five minutes. Ashfall iwas reported in downwind areas.

During 23-24 April significant and almost continuous gas-and-steam plumes with some ash rose from the crater where incandescence was visible at night.

A short eruptive event on 24 April produced a plume that rose 1 km above the crater. Mterial around 250 degrees Celsius was ejected to the E. A larger event was recorded later that day.

A period of moderate-to-intense activity began and intensified on 25 April. Incandescent material, about 300 degrees Celsius, was ejected from the vents onto the crater floor.

Activity was again intense on 26 April. Hot blocks were ejected from Boca C.

Almost continuous gas-and-steam emissions from both Boca A and Boca C during 27-28 April rose as high as 1 km above the crater. SO2 emissions reached 2,000-10,000 tons per day.

The volcano’s Alert Level remains at 3 on a four-level scale and the Aviation Color Code remains at Orange (level 2 on a four-color scale).

Source : OVSICORI.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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