Nouveau séisme à Pouzzoles (Italie) // Another earthquake at Pozzuoli (Italy)

À 19h46 le 31 juillet 2026, une nouvelle secousse sismique a frappé Pouzzoles, provoquant des évacuations.

La secousse a également été ressentie à Naples. Au fil des heures, le nombre de blessés a augmenté : on en compte désormais 21, dont seulement deux grièvement. Vingt-deux familles ont été évacuées.
Les sismographes ont enregistré un événement d’une magnitude de M4,7, avec un hypocentre à 3 km de profondeur, ce qui explique le ressenti très fort et les dégâts observés à Pouzzoles. C’est le séisme le plus puissant de ces 40 dernières années. Il est plus puissant que celui de magnitude M4,6 enregistré le 30 juin 2025.
Une trentaine de répliques ont également été enregistrées. La plus forte atteignait une magnitude de M3,8.
Les dégâts les plus importants ont été constatés à Pouzzoles, avec l’effondrement d’une partie du mur d’un immeuble de la Via Pergolesi où j’ai résidé plusieurs fois. De gros blocs de tuf se sont détachés du bâtiment et sont tombés sur plusieurs voitures en stationnement. Toujours à Pouzzoles, plusieurs façades d’immeubles ont été endommagées. La plupart des blessés ont été soignés à l’hôpital de Pouzzoles.

Les dégâts aux maisons sont parfaitement visibles à Pouzzoles.  

Immédiatement après le séisme, le préfet de Naples a réuni le Centre de coordination des secours afin d’évaluer la situation. Des centres d’accueil ont été ouverts via Terracina à Naples et au Palatrincone à Pouzzoles. L’embarcadère de Pouzzoles a été fermé, entraînant l’interruption des liaisons par ferry et hydroptère vers les îles. Un pylône à haute tension s’est partiellement effondré dans le quartier d’Agnano à Naples, provoquant une coupure de courant pour 100 000 foyers. Le courant a été rétabli progressivement. Vers 1h30 du matin, le trafic ferroviaire à Naples a repris son cours normal.
Il est bon de rappeler que ces séismes sont liés à l’activité bradysismique dans la région des Champs Phlégréens. Elle est parfaitement visible sur les colonnes du temple de Sérapis à Pouzzoles.

Photos: C. Grandpey

Source : Presse italienne.

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At 7:46 PM on July 31, 2026, a new earthquake struck Pozzuoli, prompting evacuations. The tremor was also felt in Naples. As the hours passed, the number of injured rose; there are now 21 reported injuries, only two of which are serious. Twenty-two families were evacuated.
Seismographs recorded an M4.7 event with a focal depth of 3 km, explaining the strong shaking and damage observed in Pozzuoli. This is the most powerful earthquake in the last 40 years, exceeding the M4.6 quake recorded on June 30, 2025.
Around thirty aftershocks were also recorded, the strongest reaching a magnitude of M3.8.
The most significant damage occurred in Pozzuoli, where a section of a building’s wall collapsed on Via Pergolesi. Large blocks of tuff broke off the structure and fell onto several parked cars. Building facades were also damaged in various locations across Pozzuoli. Most of the injured were treated at the Pozzuoli hospital.
Immediately following the earthquake, the Prefect of Naples convened the emergency coordination center to assess the situation. Reception centers were opened on Via Terracina in Naples and at Palatrincone in Pozzuoli. The Pozzuoli pier was closed, halting ferry and hydrofoil services to the islands. A high-voltage pylon partially collapsed in the Agnano district of Naples, causing a power outage for 100,000 households. Power was gradually restored. Around 1:30 a.m., rail traffic in Naples returned to normal.
It is worth noting that these earthquakes are linked to bradyseismic activity in the Phlegraean Fields region.
Source: Italian press.

La sismicité au sud de la Grande Île d’Hawaï // Seismicity south of Hawaii Big Island

Le dimanche 5 avril 2026, un séisme de magnitude M3,9 a été enregistré à 4 km à l’est-nord-est de Pahala, sur l’île d’Hawaï, à une profondeur de 2 km sous le niveau de la mer. Ce séisme n’a eu aucun impact apparent sur le Mauna Loa et le Kilauea. L’Observatoire volcanologique d’Hawaï (HVO) précise que ce séisme est probablement lié à l’essaim sismique observé sous la région de Pahala depuis 2019. Des séismes sont observés dans cette région depuis au moins les années 1960. Pour plus d’informations, l’Observatoire nous invite à consulter une étude expliquant la sismicité de la région :
https://www.usgs.gov/news/volcano-watch-why-do-so-many-deep-earthquakes-happen-around-pahala

Environ 1 300 séismes de magnitude supérieure à M1,0 et à plus de 20 km de profondeur de profondeur ont été enregistrés sur et autour de l’île d’Hawaï depuis août 2019. Sur la carte de l’USGS ci-dessous, les points bleus et violets indiquent respectivement les séismes survenus entre 20 et 40 km de profondeur et ceux survenus à plus de 40 km de profondeur.

Source: USGS

Depuis le début d’une récente série de séismes en août 2019, le HVO a enregistré plus de 1 000 séismes profonds dans cette région, soit environ 15 % de tous les séismes détectés sur l’île d’Hawaï pendant cette période. Le plus important d’entre eux, de magnitude M4,0, s’est produit le 8 octobre et a été faiblement ressenti par les habitants. En réalité, 34 séismes profonds ont été ressentis dans la région depuis 2006, dont un séisme de magnitude M4,7 en janvier de cette année-là. Cette recrudescence de la sismicité ces derniers mois s’inscrit dans une longue histoire de séismes observés dans la région.

Cette source persistante de sismicité a été identifiée pour la première fois par le HVO dès les années 1960. Il s’agissait d’épisodes de trémor harmonique attribués à la remontée de magma dans des fissures remplies de fluide et profondément enfouies sous l’île. Compte tenu de la situation géographique de la région, à environ 40 km du sommet du Kilauea et à environ 50 km de celui du Mauna Loa, il était difficile de dire si le magma présent dans cette zone profonde pouvait être lié au volcanisme de surface.

Grâce à l’amélioration du réseau de surveillance sismique du HVO, la détection de différents types de sismicité est devenue plus aisée. Par exemple, une étude de l’USGS publiée en 2006 a donné plus de détails sur les séismes dans la région, en plus du trémor. Les auteurs ont expliqué qu’une transition minéralogique dans le manteau terrestre, à 32 km de profondeur, permettait le transport du magma jusqu’au Kilauea. Ils ont également constaté que la profondeur des séismes tend à diminuer légèrement en direction du sommet du Mauna Loa, ce qui laisse supposer que du magma en provenance de la région de Pahala pourrait également alimenter le Mauna Loa.

Cinq ans plus tard, en 2011, des chercheurs ont découvert une vaste zone de faible vitesse sismique jusqu’à au moins 1 000 km sous la partie sud de l’île d’Hawaï, là où se produit la sismicité profonde. Selon eux, il s’agissait de l’emplacement où le point chaud à l’origine de l’archipel hawaïen remonte actuellement sous l’île d’Hawaï. Cette observation a conforté l’hypothèse précédente selon laquelle la zone de sismicité profonde indique probablement la source de magma alimentant les volcans actifs.

En 2015, à l’aide d’algorithmes informatiques plus performants, des chercheurs de l’USGS ont défini les trois principaux types de séismes dans cette région : séismes de courte et de longue période, ainsi que des trémors. Selon eux, la sismicité se situait au sommet d’un corps magmatique profond conduisant à une zone de faille profonde, ce qui pourrait correspondre un canal de transport du magma alimentant le Kilauea.

Depuis fin 2015, le HVO enregistre une hausse de la sismicité dans la région située en profondeur sous Pahala. La fréquence est généralement de 10 à 20 événements par jour, mais dépasse parfois 40. Seuls les essaims sismiques de 1972 et 1975 ont dépassé ce nombre. Bien que ces séismes profonds ne présentent pas de danger majeur, certains événements superficiels dans cette zone ont parfois causé des dégâts, notamment le grand séisme de Ka’u de magnitude M7,9 en 1868, avec ses nombreuses répliques.
Source : USGS.

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On Sunday, April 5, 2026, an M3.9 earthquake occurred 4 km east-northeast of Pahala on the Island of Hawaiʻi at a depth of 2 km below sea level. The earthquake had no apparent impact on either Mauna Loa or Kīlauea volcanoes. The HVO specifies that this earthquake is likley related to the seismic swarm under the Pāhala area, which has been going on since 2019. Earthquakes in this region have been observed at least as far back as the 1960s. The Observatory invites us to read a study explaining the seismicity in the area:

https://www.usgs.gov/news/volcano-watch-why-do-so-many-deep-earthquakes-happen-around-pahala for more information.

About 1300 earthquakes with magnitudes greater than M1.0 and at depths over 20 km on and around the Island of Hawai‘i since August 2019 are depicted on tha USGS map above. Blue and purple dots indicate earthquakes at 20-40 km and more than 40 km depths, respectively.

Since the beginning of a recent earthquake swarm in August 2019, HVO has recorded over 1000 deep earthquakes in this region, which accounts for about 15 percent of all earthquakes detected on the Island of Hawaii during that time. The largest of these was an M4.0 event on October 8 that was weakly felt by residents. In fact, 34 deep events have been reported felt in the region since 2006, including an M4.7 earthquake in January of that year. The uptick in seismicity in recent months is the latest chapter in a decades-long history of observed earthquakes in the area.

This persistent source of seismicity was first identified on seismic records by HVO as far back as the 1960s. They characterized episodes of harmonic tremor, ascribing it to upwelling of magma within fluid-filled cracks deep beneath the island. Given the region’s location about 40 km from Kīlauea’s summit and about 50 km from Mauna Loa’s summit, it was unclear whether magma in this deep region might relate to surface volcanism.

With the improvement of HVO’s seismic monitoring network, it became easier to detect different types of seismicity. For example, a USGS study published in 2006 characterized earthquakes in the region in addition to tremor. The authors proposed that a mineralogical transition in Earth’s mantle at 32 km depth could enable a magma transport path to Kilauea. They also noticed that the earthquake depths tend to become somewhat shallower in the direction of Mauna Loa’s summit, suggesting a magma transport path from the Pahala region may also feed Mauna Loa.

Five years later, researchers in 2011 discovered a broad zone of low seismic velocity down to at least 1000 km beneath the southern portion of the island where the deep seismicity takes place. They interpreted it as the location where the hot spot that created the Hawaiian archipelago currently rises beneath Hawaii. This observation supported the earlier hypothesis that the area of deep seismicity likely indicates the magma source that feeds the active volcanoes.

Using other modern computer algorithms, USGS researchers in 2015 characterized three main types of earthquakes in this region, including both short and long period earthquakes in addition to tremor. They interpreted the seismicity to be at the top of a deep magma body that leads to a deep fault zone, which may indicate a magma transport pathway feeding Kilauea.

Since late 2015, HVO has recorded an elevated level of seismicity in the region deep under Pahala. The currently observed rates are typically 10-20 events per day, but sometimes exceed 40 per day. Only swarms in 1972 and 1975 have exceeded this rate. While these deeper earthquakes do not really pose a strong hazard, shallow crustal earthquakes in this area have sometimes been damaging, including the 1868 M7.9 Great Ka’u earthquake and its many aftershocks.

Source : USGS.

Quand la Terre tremble…. // When the Earth trembles…

Le séisme de magnitude M8,8 qui a secoué la péninsule russe du Kamtchatka à 23h24 UTC le 29 juillet 2025 a été l’un des événements les plus puissants jamais enregistrés. C’est le sixième séisme le plus puissant depuis le début de la surveillance sismique moderne.
L’épicentre était situé à environ 136 kilomètres à l’est-sud-est de Petropavlovsk-Kamtchatski, à une profondeur relativement faible de 20 kilomètres. Cette position le long de la fosse des Kouriles-Kamtchatka, où convergent les plaques Pacifique et de la mer d’Okhotsk, crée les conditions idéales pour une libération d’énergie aussi importante.

Source: Université de Washington

Le séisme a déclenché des alertes tsunami dans tout le Pacifique, avec des recommandations de grande prudence pour des millions de personnes du Japon à Hawaï et sur la côte ouest des États-Unis. Des vagues atteignant 3 à 4 mètres ont frappé les îles Kouriles en Russie, tandis que des vagues plus petites mais néanmoins importantes ont été enregistrées au Japon, en Alaska et en Californie. Il est remarquable de constater que malgré la puissance du séisme, les victimes ont été relativement limitées et aucun dégât de grande ampleur n’a été signalé.
Voici une vidéo montrant les vagues de tsunami dans les Îles Kouriles :
https://youtu.be/CX6UlWLxytU

Selon certains volcanologues, le séisme a intensifié l’activité éruptive déjà observée sur les volcans du Kamtchatka, comme le Klyuchevskoy. Il pourrait également avoir déclenché une nouvelle activité sur le volcan Krasheninnikov.

Éruption du Krasheninnikov (Crédit photo: KVERT)

Outre un possible regain d’activité volcanique, l’ARS a indiqué que le séisme avait provoqué un déplacement de près de deux mètres de la partie sud de la péninsule du Kamtchatka vers le sud-est. Le phénomène est comparable au déplacement horizontal qui a résulté du séisme de Tohoku en 2011 au Japon. Il est bon de rappeler qu’il n’avait pas eu d’impact sur le mont Fuji.

Le séisme de magnitude 8,8 au Kamtchatka est le plus puissant séisme enregistré depuis celui de Tohoku qui a déclenché la catastrophe nucléaire de Fukushima.

Voici un classement des séismes les plus puissants jamais enregistrés dans le monde :

1. Chili (Valdivia) – 22 mai 1960 – Magnitude 9,5. Le séisme le plus puissant jamais enregistré a dévasté le centre-sud du Chili, faisant environ 1 600 morts. Il a également déclenché un tsunami qui a fait des morts dans le Pacifique, dont 61 à Hawaï et 122 au Japon.

2. Alaska (Prince William Sound) – 27 mars 1964 – Magnitude 9,2. Le séisme du Vendredi Saint a secoué le pays pendant près de cinq minutes, tuant 139 personnes et provoquant d’énormes tsunamis. Il reste le plus important séisme jamais enregistré aux États-Unis, avec des répliques qui ont duré des semaines.

3. Sumatra (Indonésie) – 26 décembre 2004 – Magnitude 9,1. L’une des catastrophes naturelles les plus meurtrières de l’histoire. Ce séisme a généré un tsunami dévastateur avec des vagues de 30 mètres de haut. On estime que 230 000 personnes sont mortes ou ont disparu dans 14 pays de l’océan Indien.

4. Japon (Tohoku) – 11 mars 2011 – Magnitude 9,1. Ce séisme a déclenché un tsunami catastrophique qui a paralysé la centrale nucléaire de Fukushima, provoquant la fusion de trois réacteurs. Plus de 18 000 personnes ont péri et la catastrophe a déplacé des centaines de milliers de personnes.

5. Kamtchatka (Russie) – 4 novembre 1952 – Magnitude 9,0. Ce séisme a généré un puissant tsunami, avec des vagues atteignant jusqu’à 19 mètres de hauteur, dans une région peu peuplée.

6. Kamtchatka (Russie) – 29 juillet 2025 – Magnitude 8,8. Il se situe à égalité avec le séisme de Biobio au Chili le 27 février 2010 et celui qui a secoué l’Équateur et la Colombie le 31 janvier 1906.

Source : Yahoo News.

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À l’attention des journalistes :

Dans les minutes qui ont suivi le séisme de magnitude M6,0 qui a sévèrement secoué l’Afghanistan le 1er septembre 2025, on a entendu les médias dire que l’événement avait son épicentre à 8 km de profondeur. En réalité, il fallait parler d’hypocentre. En effet, l’épicentre fait référence à la situation géographique de l’événement. En l’occurrence, l’épicentre a été localisé à 27 km à l’est-nord-est de Jalalabad.

Les informations concernant l’hypocentre sont essentielles. Dans le cas présent, si l’hypocentre avait été localisé à 120 km de profondeur, les dégâts auraient été beaucoup moins importants. Malheureusement, dans cette région de l’Asie centrale, le contexte tectonique génère souvent de puissants séismes dont la source (l’hypocentre) se situe à faible profondeur. L’Afghanistan se situe à la convergence entre trois plaques tectoniques : eurasiatique, arabique et indienne, avec une subduction vers le nord de la plaque arabique et de la plaque indienne sous la plaque eurasiatique, ce qui induit une importante sismicité à travers le pays. Par ailleurs, l’absence de structures parasismiques explique le lourd bilan (plus de 800 morts) de l’événement.

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The M8.8 earthquake that struck off Russia’s Kamchatka Peninsula at 23:24 UTC on July 29, 2025 was one of the most powerful seismic events ever recorded. It has earned its place in the record books as tied for the sixth-strongest earthquake since modern seismic monitoring began.

The earthquake’s epicenter was located approximately 136 kilometers east-southeast of Petropavlovsk-Kamchatsky, at a relatively shallow depth of 20 kilometers. This positioning along the Kuril-Kamchatka Trench, where the Pacific and Okhotsk Sea plates converge, created the perfect conditions for such a massive release of energy.

The quake triggered tsunami warnings across the Pacific, affecting millions of people from Japan to Hawaii and the U.S. West Coast. Waves reaching 3-4 meters struck Russia’s Kuril Islands, while smaller but still significant waves were recorded in Japan, Alaska, and California. Remarkably, despite the earthquake’s huge power, there were relatively minimal casualties and no extensive damage has been reported.

https://youtu.be/CX6UlWLxytU

According to some volcanologists, the quake intensified eruptive activity that was already bserved on Kamcthatka volcanoes like Klyuchevskoy. It may also have triggered new activity at Krasheninnikov Volcano.

Beside the possible reawakening of volcanic activity, the local branch of the Russian Academy of Sciences’ Unified Geophysical Service.said that the earthquake caused the southern part of the Kamchatka Peninsula to shift by almost two meters southeastward. The movement is comparable to the horizontal displacement that resulted from the 2011 M9.7 Toholu earthquake in Japan. This event had no impact on Mount Fuji.

The M8.8 earthquake in Kamtchatka represents the strongest earthquake globally since the Tohoku earthquake which triggered the Fukushima nuclear disaster.

Here are the rankings of the world’s most powerful recorded earthquakes :

1. Chile (Valdivia) – May 22, 1960 – Magnitude 9.5 The most powerful earthquake ever recorded devastated south-central Chile, killing an estimated 1,600 people. It also triggered a tsunami that caused deaths across the Pacific, including 61 fatalities in Hawaii and 122 in Japan.

2. Alaska (Prince William Sound) – March 27, 1964 – Magnitude 9.2 The Good Friday Earthquake shook for nearly five minutes, killing 139 people and causing massive tsunamis. This remains the largest recorded earthquake in U.S. history, with aftershocks continuing for weeks.

3. Sumatra (Indonesia) – December 26, 2004 – Magnitude 9.1 One of history’s deadliest natural disasters. This earthquake generated a devastating tsunami with 30-meter-high waves. An estimated 230,000 people died or went missing across 14 countries around the Indian Ocean.

4. Japan (Tohoku) – March 11, 2011 – Magnitude 9.1 This earthquake triggered a catastrophic tsunami that disabled the Fukushima nuclear power plant, causing meltdowns in three reactors. More than 18,000 people died, and the disaster displaced hundreds of thousands.

5. Kamtchatka (Russia) – November 4, 1952 – Magnitude 9.0 This quake generated a massive tsunami with waves up to 19 meters high, though it occurred in a less populated area.

6. Kamchatka (Russia) – July 29, 2025 – Magnitude 8.8. It comes in at a tie with the Biobio quake in Chile on February 27, 2010 and the Ecuador-Colombia earthquake on January 31, 1906.

Source : Yahoo News.

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Note to journalists:

In the minutes that followed the M6.0 earthquake that severely shook Afghanistan on September 1, 2025, the media reported that the event had its epicenter at a depth of 8 km. In reality, the term « hypocenter » would have been more appropriate. Indeed, the term « epicenter » refers to the geographical location of the event. In this case, the epicenter was located 27 km east-northeast of Jalalabad.

Information regarding the hypocenter is essential. In this case, if the hypocenter had been located at a depth of 120 km, the damage would have been much less severe. Unfortunately, in this region of Central Asia, the tectonic environment often generates powerful earthquakes whose source (the hypocenter) is located at shallow depths. Afghanistan lies at the convergence of three tectonic plates: Eurasian, Arabian, and Indian, with the Arabian and Indian plates subducting northward beneath the Eurasian plate, resulting in significant seismic activity across the country. Furthermore, the absence of earthquake-resistant structures accounts for the high death toll (more than 800) from the event.

Le pont sur le Détroit de Messine et le risque sismique

Le 6 août 2025, le gouvernement italien a donné son accord définitif à un projet de 13,5 milliards d’euros visant à construire le plus long pont suspendu au monde, reliant l’île de Sicile à la Calabre sur le continent. Le ministre des Transports et des Infrastructures, Matteo Salvini, a déclaré qu’un comité ministériel donnerait son feu vert au Ponte sullo Stretto financé par l’État qui enjambera le détroit de Messine, marquant ainsi une « page historique » après des décennies de planification.

                                                                                                                                                                                                                Le pont, d’une longueur totale de 3 666 mètres (avec une travée centrale de 3 300 mètres) comportera deux pylônes de 399 mètres de haut qui seront implantés sur les côtes calabraise et sicilienne. Le pont mesurera 72 mètres de haut pour permettre le passage des navires. Deux paires de câbles, de 1,26 mètre de diamètre chacune, sont constituées de 44 323 fils d’acier.. La capacité routière maximale du pont sera de 6 000 véhicules par heure, tandis que sa capacité ferroviaire maximale sera de 200 trains par jour. Le projet de pont comprend 40 kilomètres de liaisons routières et ferroviaires.

Source: ministère des Transports

Prévu pour être achevé d’ici 2032, le gouvernement affirme qu’il s’agit d’une prouesse technique, capable de résister aux vents violents et aux tremblements de terre dans une région fortement sismique. Et pour cause : le détroit de Messine doit son existence à deux grands ensembles de failles normales qui se font face, formant un graben envahi par la mer. Sicile et Italie sont donc situées sur deux blocs qui se déplacent l’un par rapport à l’autre en produisant fréquemment de puissants séismes.

Le risque sismique a souvent été au cœur de débats houleux lorsque la construction d’un pont sur le Détroit de Messine a été envisagée. Selon Carlo Doglioni, ancien président de l’INGV, des séismes plus violents que ceux prévus par la conception du pont sont possibles dans le détroit de Messine. Selon lui, la conception est basée sur une accélération du sol en cas de séisme conforme à la loi, mais inférieure à celle enregistrée mors des événements de L’Aquila ou Amatrice. Le pont, tel que conçu actuellement, pourrait ne pas résister à un séisme similaire à ceux de L’Aquila en 2009 ou Amatrice en 2016. Bien que la magnitude des deux séismes ait été respectivement de M6,3 et M6,0, bien inférieure à la magnitude de M7,1 qui a probablement caractérisé le séisme de Messine de 1908 et qui a servi de référence pour le pont, ce dernier pourrait être trop faible pour y résister. En effet, la conception a sous-estimé une valeur qui, plus encore que la magnitude, permet de prédire si une structure résistera à une secousse ou à un effondrement. La valeur en question correspond à l’accélération maximale du sol au moment d’un séisme. À L’Aquila et à Amatrice, des valeurs proches de l’accélération de la pesanteur (9,806 65 m/s2) ont été atteintes. La conception actuelle du pont exige que les pylônes et les ancrages des câbles résistent à une valeur ne représentant que 58 % de l’accélération de la pesanteur. Elle est inférieure à ce que l’on a mesuré lors de nombreux séismes récents en Italie et dans le monde. Il faut donc croiser les doigts pour que le pont ne se fasse pas piéger parce type d’accélération du sol.

Source: INGV

Le gouvernement espère que le Ponte sullo Stretto apportera croissance économique et emplois à deux régions italiennes pauvres, la Sicile et la Calabre. Matteo Salvini promet que le projet créera des dizaines de milliers d’emplois. Il a cependant été très long çà se mettre en œuvre ; il a suscité des protestations locales, en raison de son impact environnemental et de son prix, cet argent pouvant être, selon les détracteurs, mieux utilisé ailleurs.

Source : presse italienne.