Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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L’Épisode 54 de l’éruption du Kilauea (Hawaï) a débuté par une activité préliminaire de faible intensité vers 6 h du matin (heure locale) le 25 août 2026. Des débordements de lave ont eu lieu au niveau de la bouche éruptive nord. Plus tard, vers 9 h 00, les débordements se sont intensifiés pour laisser place à des fontaines de lave en forme de dôme. Les fontaines de lave sont apparues à 10 h 30. Atteignant initialement 15 à 20 mètres de hauteur, elles ont culminé à 150 mètres de hauteur.L’Épisode 54 a pris fin le 25 août 2026 à 19h33 (heure locale).

Le débit effusif instantané a atteint un pic d’environ 220 mètres cubes par seconde entre 11 h 45 et 12 h 15 (heure locale) le 25 août. Le débit effusif moyen sur l’ensemble de l’épisode s’est élevé à environ 110 mètres cubes par seconde. On estime qu’environ 4,0 millions de mètres cubes de lave ont été émis. La lave a recouvert près de 30 % du plancher du cratère de l’Halemaʻumaʻu. Le passage soudain d’une déflation à une inflation sommitale à la fin de l’Épisode 54 indiquent qu’un nouvel épisode de fontaine de lave est probable dans les semaines à venir.

Source : HVO.

Superbe image webcam de l’Épisode 54

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Dans un message diffusé le 26 août 2026, l’INGV  indique que les événements observés sur l’Etna (Sicile) au cours des jours précédents sont maintenant terminés. En d’autres termes, la lave a cessé de couler dans la Valle del Bove et il n’y a plus d’explosions et de panaches de cendres au niveau de la Voragine. En conséquence, le trafic aérien à l’aéroport de Catane est redevenu normal.

Panache de cendres le 11 août 2026, un bien mauvais souvenir pour les touristes à l’aéroport de Catane (image webcam).

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L’activité éruptive se poursuit à Ambae (Vanuatu), avec des phénomènes explosifs générant des panaches de cendres, de vapeur et de gaz. Les émissions de SO2 se situent à des niveaux modérés à élevés, et la sismicité témoigne d’une activité intense. Des anomalies thermiques ont été détectées par satellite. L’activité éruptive s’est intensifiée le 25 août, avec un panache de cendres qui s’est élevé jusqu’à 16,5 km au-dessus du niveau de la mer. Le niveau d’alerte est maintenu à 3 (sur une échelle de 0 à 5), et la population est invitée à ne pas pénétrer dans la zone de danger B qui présente un périmètre de 3 km de rayon autour des bouches actives du lac Voui.
Source : VMGD.

Bouches éruptives sur le lac Voui (Crédit photo: GeoHazards)

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L’activité éruptive se poursuit sur le Fuego (Guatemala) avec les caractéristiques observées précédemment. Des explosions quotidiennes se produisent à une fréquence de 2 à 10 événements par heure, générant des panaches de gaz et de cendres qui s’élèvent jusqu’à 1,1 km au-dessus du sommet. Ces explosions s’accompagnent d’ondes de choc et de grondements. Elles projettent parfois des matériaux incandescents jusqu’à 400 m au-dessus du sommet et sur les flancs, provoquant des avalanches qui atteignent parfois des zones couvertes de végétation. Des retombées de cendres sont signalées dans de nombreuses localités.

Source : INSIVUMEH.

Volcans Fuego (au premier plan) et Acatenango

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Voici quelques nouvelles du Popocatépetl (Mexique). L’activité éruptive est actuellement faible, se limitant à quelques émissions de vapeur et de gaz, parfois chargées de cendres. Le niveau d’alerte reste fixé au Jaune Phase 2 et il est demandé au public de se tenir à une distance d’au moins 12 km du cratère.
Source : CENAPRED.

Cratère du Popocatepetl

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L’activité éruptive se poursuit sur le Puracé (Colombie). La sismicité est dominée par des signaux associés à des mouvements de fluides, et les émissions de SO2 se maintiennent au-dessus du niveau de référence moyen. Une lente déformation du sol persiste dans la zone située entre les volcans Puracé, Piocollo et Curiquinga. Le réseau sismique enregistre quelques émissions quotidiennes de cendres. Les panaches s’élèvent jusqu’à 2,6 km au-dessus du sommet et provoquent presque quotidiennement des retombées dans les zones situées sous le vent. Le niveau d’alerte reste à l’Orange (niveau 2 sur une échelle à quatre couleurs).
Source : Servicio Geológico Colombiano (SGC).

Cratère du Puracé (Crédit photo: SGC)

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about eruptive activity around the world, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

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Episode 54 of the Kilauea eruption (Hawaii) began with low-intensity preliminary activity around 6:00 a.m. (local time) on August 25, 2026. Lava overflows occurred at the north vent. Later, around 9:00 a.m., the overflows intensified, giving way to dome-shaped lava fountains. Lava fountaining began at 10:30 a.m.; initially reaching heights of 15 to 20 meters, the fountains peaked at 150 meters. Episode 54 ended on August 25, 2026, at 7:33 p.m. (local time).
The instantaneous effusion rate peaked at approximately 220 cubic meters per second between 11:45 a.m. and 12:15 p.m. (local time) on August 25. The average effusion rate for the entire episode was approximately 110 cubic meters per second. An estimated 4.0 million cubic meters of lava were erupted. The lava covered nearly 30% of the Halemaʻumaʻu crater floor. The sudden shift from summit deflation to inflation at the end of Episode 54 indicates that a new lava-fountaining episode is likely in the coming weeks.
Source: HVO.

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In a message released on August 26, 2026, the INGV indicated that the events observed at Mount Etna (Sicily) over the preceding days had now ended. In other words, lava has stopped flowing into the Valle del Bove, and there are no longer any explosions or ash plumes at the Voragine crater. Consequently, air traffic at Catania Airport has returned to normal.

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Eruptive activity continues at Ambae (Vanuatu), with explosive activity producing ash, steam and gas plumesSO2 emissions are at moderate to high levels, and seismicity indicates high levels of activity. Thermal anomalies are identified in satellite data. Eruptive activity escalated on 25 August, and an ash plume rose to 16.5 km a.s.l. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 0-5), and the public is asked to stay outside of Danger Zone B, defined as a 3-km radius around the active vents in Lake Voui.

Source : VMGD.

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.Eruptive activity continues at at Fuego (Guatemala) with the characteristics observed previously. Daily explosions occur at rates of 2-10 per hour and generate gas-and-ash plumes that rise as high as 1.1 km above the summit. Explosions produce shock waves and rumblings. They occasionally eject incandescent material as high as 400 m above the summit and onto the flanks, causing incandescent block avalanches, sometimes reaching vegetated areas. Ashfall is remorted on numerous communities.

Source : INSIVUMEH.

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Here is some news of Popocatepetl (Mexico). Euptive activity is currently low with just a few steam-and-gas emissions; sometimes containing ash. The Alert Level remains at Yellow, Phase Two and the public us asked to stay at least 12 km away from the crater.

Source : CENAPRED.

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Eruptive activity continues at Puracé (Colombia). Signals associated with fluid movement dominate the seismicity SO2 emissions stay above the average baseline level,. Slow ground deformation persists in an area between the Puracé, Piocollo, and Curiquinga volcanoes. A few daily ash emissions are recorded by the seismic network. The ash plumes rise as high as 2.6 km above the summit and cause ashfall in areas downwind on most days. The Alert Level remains at Orange (level 2 on a four-color scale).

Source : Servicio Geologico Colombiano (SGC).

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Plus d’informations sur les causes de la catastrophe au Népal // More information on the causes of the disaster in Nepal

Les informations recueillies par les autorités népalaises depuis le rapport initial ont considérablement clarifié l’origine de la catastrophe du 26 août 2026. L’USGS précise que l’événement sismique de magnitude M 4,4 précédemment signalé correspondait en réalité à de l’énergie sismique générée par l’effondrement de roches et de glace au niveau du glacier ainsi que par la coulée de débris qui a suivi. Le séisme mentionné dans les premiers rapports n’a donc pas eu lieu tel qu’il avait été interprété au départ.

L’analyse d’images satellites par des scientifiques a révélé que la partie inférieure d’un glacier s’est effondrée à une altitude d’environ 5 200 mètres. La masse de glace a chuté d’environ 1 200 mètres jusqu’au fond de la vallée, entraînant avec elle roches et sédiments. L’avalanche de glace et de roches a enduite touché la rivière Lhende, à une vingteine de kilomètres au nord-est du poste-frontière de Rasuwagadhi. Ce contact brutal de l’avalanche avec la rivière a provoqué une crue chargée de débris qui s’est propagée en aval à travers les réseaux hydrographiques des rivières Bhote Koshi et Trishuli.L’onde de crue a provoqué une montée du niveau de la rivière à Galchhi qui a atteint 9 mètres en l’espace de 30 minutes. Cette montée des eaux a charrié d’importantes quantités de sédiments et de blocs rocheux le long du cours d’eau qui a poursuivi sa course en aval jusqu’à la rivière Narayani. La catastrophe a touché des barrage hydroélectriques représentant une capacité totale de 901,1 MW. Le ministère de l’Énergie, des Ressources en eau et de l’Irrigation a signalé des dommages sur 12 structures en exploitation totalisant 431,1 MW, dont 406,1 MW d’hydroélectricité et une centrale solaire de 25 MW, ainsi que sur 15 projets en construction d’une capacité combinée de 470 MW.

L’événement a causé des pertes considérables du côté tibétain de la frontière. Les autorités chinoises ont fait état de trois décès et de 558 personnes portées disparues dans le district de Gyirong, dont 260 ressortissants étrangers. Les autorités locales surveillent un lac formé par un barrage naturel en amont, à Gyirong, en raison des risques d’instabilité accrue et des perturbations possibles pour les opérations de secours en cours.

Source : Presse népalaise et ICIMOD (International Centre for Integrated Mountain Development).

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Information gathered by Nepalese authorities since the initial report has significantly clarified the origin of the disaster on August 26, 2026. The USGS states that the previously reported magnitude 4.4 seismic event actually corresponded to seismic energy generated by the collapse of rock and ice at the glacier and the subsequent debris flow. The earthquake mentioned in early reports did not, therefore, occur as initially interpreted.
Analysis of satellite imagery by scientists revealed that the lower section of a glacier collapsed at an altitude of approximately 5,200 meters. The ice mass fell about 1,200 meters to the valley floor, carrying rocks and sediment with it. The ice and rock avalanche struck the Lhende River, roughly twenty kilometers northeast of the Rasuwagadhi border crossing. This violent impact triggered a debris-laden flood surge that traveled downstream through the Bhote Koshi and Trishuli river systems. The surge caused the river level at Galchhi to rise by 9 meters in just 30 minutes. This rising water carried large quantities of sediment and boulders downstream, continuing its course to the Narayani River. The disaster affected hydroelectric dams with a total capacity of 901.1 MW. The Ministry of Energy, Water Resources and Irrigation reported damage to 12 operational facilities totaling 431.1 MW—comprising 406.1 MW of hydroelectric capacity and a 25 MW solar plant—as well as to 15 projects under construction with a combined capacity of 470 MW.
The event caused significant losses on the Tibetan side of the border. Chinese authorities reported three deaths and 558 people missing in Gyirong County, including 260 foreign nationals. Local authorities are monitoring a lake formed by a natural dam upstream in Gyirong due to the risk of increased instability and potential disruption to ongoing rescue operations.
Source: Nepalese press and ICIMOD (International Centre for Integrated Mountain Development)

Le déni climatique de la politique

Concentrations de CO2 : 426,54 ppm (25 août 2026)             

Concentrations de CH4 : 1937,59 ppb (avril 2026)

Je fustige souvent dans ce blog les gestionnaires et les habitants des stations de ski dans les Alpes qui, pour beaucoup, refusent de voir la réalité climatique et les effets du réchauffement de la planète sur leurs montagnes. Les Alpes s’effondrent, les stations de ski de basse et moyenne altitude ferment les unes après les autres, mais rien n’y fait ; ces gens continuent de foncer comme si de rien n’était. On l’a vu avec le projet d’extension du téléphérique de la Grave, heureusement mis à l’arrêt pas le gypaète barbu (voir ma note du 4 juin 2026).

 Photo:  C. Grandpey

La France a prévu d’organiser les Jeux d’Hiver en 2030, et tout se passe comme si le réchauffement climatique n’existait pas. On a pourtant vu que les Jeux de Cortina d’Ampezzo (Italie) en 2026 ont frôlé la catastrophe. 48 heures avant leur début la neige faisait cruellement défaut. Elle est arrivée au dernier moment et a fondu tout au long des épreuves, rendant certaines très compliquées.

En politique, chez nous en France, c’est la même chose. Aucun des candidats à l’élection présidentielle de 2027 n’osera aborder le sujet du réchauffement climatique de manière sérieuse. Je ne suis pas le seul à le dire. Au cours d’une intervention sur France Inter le 25 août 2026, Jean-Marc Jancovici, fondateur et président du groupe de réflexion Shift Project, n’a pas mâché ses mots : « Les candidats à l’élection présidentielle de 2027 sont dans une forme de déni face au réchauffement climatique ». Et d’ajouter : « Quand vous regardez les programmes des partis politiques, vous trouvez des incohérences partout. Il n’y a pas un [candidat] qui est vraiment sorti du déni ».

Pourtant, les épisodes caniculaires, la sécheresse et les incendies de plus en plus fréquents devraient alerter la fameuse « classe politique » qui se targue souvent de faire de la pédagogie auprès de la population. De toute évidence, le mot ‘pédagogie’ n’avait pas la même valeur pour moi à l’époque où j’enseignais !

Je ne pense pas que nos politiques soient assez stupides pour ne pas savoir que nous allons tous dans le mur. Comme le dit Jean-Marc Jancovici, « la claque qu’on a prise cet été [avec les différentes canicules] sera suivie par d’autres, encore pires. Tant qu’on rajoute du CO2 dans l’atmosphère, le climat continue à dériver. Or aujourd’hui, on n’en a jamais rajouté autant, les émissions de l’année dernière sont les plus importantes historiquement ». J’ajouterai que, plus que les émissions, ce sont les concentrations de ce gaz dans l’atmosphère qu’il faut prendre en compte, et elles ne cessent d’augmenter d’une année sur l’autre. La Courbe de Keeling est là pour le prouver.

Malgré cela, il ne faut pas se faire d’illusions. TOUS les candidats se contenteront d’effleurer le sujet du réchauffement climatique au cours de la campagne présidentielle, mais ils se garderont bien de s’y attarder. Au mieux, ils proposeront quelles mesurettes d’adaptation, le mot à la mode, alors que je lui préférerais le mot ‘anticipation‘. La vraie question est : Que pouvons nous faire pour que les émissions de gaz à effet de serre cessent d’augmenter à l’allure où elles le font ? Aucun homme politique n’osera dire qu’il faut s’attaquer au transport routier. On a vu l’accueil réservé à l’Écotaxe et aux portiques autoroutiers prévus par Ségolène Royal en 2014 ! Que sont devenues les aides à l’isolation thermique des maisons et celles pour réduire le coût d’une voiture électrique ? La France est fauchée (du moins pour ces initiatives) et le gouvernement vous dira qu’il n’a pas les moyens de les financer.

Alors, nos politiques se rabattent sur des mesurettes d’adaptation, inefficaces pour la plupart. De toute façon, un politique ne sait pas agir sur le long terme. Jean-Marc Jancovici appelle « la population » à réclamer « des changements » auprès de la classe politique. « Un homme politique, son métier, c’est de se faire élire et réélire, il ne prendra jamais une mesure qui est très impopulaire auprès de la majorité de son électorat. Donc la seule façon d’obtenir des changements structurels, c’est qu’une majorité de la population comprenne les enjeux et demande des changements structurels. Et ça, ça passe par l’éducation, la formation et l’information ».

La partie est loin d’être gagnée. Les températures continuent d’augmenter, les glaciers et la banquise fondent à une vitesse incroyable et l’eau ne va pas tarder à manquer. Les agriculteurs en font déjà les frais. Quel homme politique a abordé ce sujet vital ?

Causes possibles de l’inondation dévastatrice au Népal (suite) // Possible causes of the devastating flood in Nepal (continued)

Concentrations de CO2 : 426,75 ppm (26 août 2026)             

Concentrations de CH4 : 1937,59 ppb (avril 2026)

Au lendemain de la crue dévastatrice qui a coûté la vie à des centaines de personnes au Népal, aucune réponse définitive n’a encore été apportée quant à la cause de l’événement. Le séisme de magnitude M4,4 survenu près de la frontière chinoise a-t-il déclenché un effondrement glaciaire au mont Langtang Lirung qui culmine à 7 245 mètres, à 45 km au nord de Katmandou ?

Crédit photo: Wikipedia

Le Langtang Lirung se trouve entièrement sur le territoire népalais ; la coulée de débris issue d’un effondrement glaciaire ou d’une avalanche a peut-être obstrué la rivière Lhende Khola — déjà gonflée par la mousson — qui marque la frontière avec la Chine. Le lac de barrage ainsi formé a pu céder, déversant un mur de boue et de blocs rocheux qui a dévalé la rivière Trisuli.
C’est du moins la conclusion des experts qui ont examiné les images satellites de Planet Labs. Toutefois, les scientifiques restent partagés : le séisme a-t-il provoqué l’effondrement du versant nord, ou l’avalanche était-elle si massive qu’elle a elle-même engendré le séisme ?
Si la secousse a servi de déclencheur, elle a ébranlé une montagne où la neige et la glace sont déjà instables en raison du réchauffement climatique. De plus, l’événement s’est produit à la fin de la mousson, alors que les pentes sont chargées de neige et que les moraines — vestiges du retrait glaciaire, autrefois solidement maintenues par le pergélisol — sont saturées d’eau.
Bien que la catastrophe du 26 août semble avoir pris naissance sur un glacier népalais, elle met en lumière la menace croissante, à long terme, que représentent les inondations par rupture de lacs glaciaires, sans oublier la fonte du pergélisol et les effondrements de moraines. Ce sont autant de phénomènes susceptibles de provoquer des catastrophes transfrontalières depuis le plateau tibétain.

Lac glaciaire au Népal (Crédit photo: ICIMOD)

Même en l’absence de séisme déclencheur, une série de d’inondations dévastatrices comme celle du 26 août s’est produite récemment sous l’effet d’une combinaison de ces mêmes facteurs : Chamoli (2021), Melamchi (2021), Sikkim (2023), Thame (2024), Bhote Kosi (2025) et maintenant 2026. Presque tous ces événements ont eu lieu durant la mousson.
Une inondation survenue le 8 juillet 2025 a tué 18 personnes, emporté le principal poste-frontière entre le Népal et la Chine (essentiel pour le commerce et le tourisme) et détruit des routes, des centrales hydroélectriques ainsi que des lignes de transport d’électricité au Népal. Les scientifiques ont attribué l’origine de cette inondation à l’agrandissement de lacs glaciaires qui, par rupture des moraines qui les retiennent, ont propulsé un mur de débris vers l’aval. En 2025, la partie chinoise avait, semble-t-il, averti les autorités locales népalaises du danger ; cette année, aucune alerte n’a été donnée.
Au matin du 28 août (heure locale), le bilan officiel des victimes dépassait les 160 morts et devrait se chiffrer en centaines. Durant la nuit, des corps humains, des carcasses d’animaux et des débris ont été aperçus en train de dériver sur la rivière Narayani, à 200 km en aval, dans le district de Nawalparasi.
Au Népal, tous s’accordent à dire qu’à plus long terme, le pays devra se doter d’une stratégie efficace pour faire face aux catastrophes d’origine sismique et climatique, de plus en plus nombreuses à l’avenir.
Source : The Nepali Times.

Question habituelle : Une telle catastrophe peut-elle nous arriver ? La réponse est oui, même si elle n’aura pas forcément l’ampleur de celles qui surviennent dans la région himalayenne. Par le passé, des coulées de boue dévastatrices, provoquées par la rupture de lacs glaciaires ont déjà été observées dans les Alpes. La plus importante est celle qui a affecté Saint-Gervais dans la nuit du 12 au 13 juillet 1892, quand la rupture d’une poche d’eau dans le glacier de Tête-Rousse a entraîné la mort de 175 personnes. Aujourd’hui, les lacs glaciaires alpins sont étroitement surveillés.

En cliquant sur ce lien, nous pourrez lire une note que j’ai rédigée en 2023 sur les lacs glaciaires dans les Alpes :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2023/08/27/les-lacs-glaciaires-dans-les-alpes/

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On the day after the disastrous flash flood that killed hundreds of persons in Nepal, no definiive answer has been given yet to the questions about the cause of the event. Did the M4.4 earthquke near the border with China trigger a glacial collapse zt Mt Langtang Lirung, the mountain that towers 7,245m and is located 45km directly north of Kathmandu ?

Langtang Lirung is wholly within Nepal, and the debris flow from the avalanche may have blocked the monsoon-swollen Lhende Khola that marks the border with China. The impounded lake may have burst soon after, sending a wall of mud and boulders racing down the Trisuli River into Nepal.

At least that is what experts who have seen satellite images from Planet Labs have concluded. However, scientists are still divided about whether the earthquake caused the slope collapse on the north face, or whether the avalanche was so massive that it caused the seismic event.

If the tremor was the trigger, it shook a mountain on which the snow and ice was already unstable due to global warming. Furthermore, it happened during the tail end of the monsoon when the slopes were heavy with snow, and the moraines left behind by glacial retreat that used to be bound tightly by permafrost was already saturated with water.

Even though this particular disaster seems to have originated on a glacier within Nepal, it exposes the increasing long-term threat of glacial lake outburst floods, permafrost melting and moraine collapses causing transboundary disasters from the Tibetan Plateau.

Even without an earthquake trigger, there have been a series of recent Himalayan tsunamis caused by a combination of these same factors: Chamoli 2021, Melamchi 2021, Sikkim 2023, Thame 2024, Bhote Kosi 2025, and now 2026. Nearly all of these happened during the monsoon.

A flood on 8 July2025 killed 18 people, washing the most important Nepal-China border checkpoint for trade and tourism, and destroyed highways, hydroelectric plants and transmission lines in Nepal that had just started to be repaired. Scientists traced the origin of that flood to enlarged supraglacial ponds coalescing and bursting and sending the wall of debris downstream. Last year, the Chinese side is reported to have warned local authorities in Nepal of the danger. This year there was no warning at all.

By Auguse 28 in the morning, the official death toll was climbing past 160, and is expected to number in the hundreds. Overnight, human bodies, animal carcasses and debris were seen floating down the Narayani River, 200km downstream in Nawalparasi district.
In Nepal, everybody agrees that in the longer term, the country will need to have an effective strategy to deal with seismic and climate change-induced disasters that are almost certainly going to increase in future.

Source : The Nepali Times.