Nome (Alaska) et le réchauffement climatique : une affaire d’adaptation (2ème partie // Nome (Alaska) and global warming : a matter of adaptation (part 2)

La fonte de la glace de mer et les nouvelles stratégies internationales.
La Russie ne se contente pas de construire des ports. Au cours de la dernière décennie, les autorités russes ont de plus en plus exprimé leur désir de faire de l’Arctique une sphère d’expansion militaire et économique, pour contrer ce qu’ils perçoivent comme une menace des États-Unis et de l’OTAN pour les intérêts russes dans la région. Les images satellite publiées en avril 2021 montrent que la Russie étend ses capacités militaires dans l’Arctique en construisant de nouvelles bases et en modernisant celles qui existent déjà.
L’influence des différents acteurs entrera en jeu lorsqu’il s’agira de contrôler les réserves de pétrole, les minéraux dans les fonds marins et les ressources poissonnières dans la région. Le réchauffement des océans pousse les bancs de poissons vers le nord, dans les zones arctiques où des nations rivales pourraient s’affronter à propos des droits de pêche. La mer de Béring, partagée par la Russie et les États-Unis, abrite déjà environ 40 % des stocks américains de poissons et de crabes et est en concurrence avec la Nouvelle-Angleterre au niveau de la rentabilité. La région pourrait devenir un point de conflit et intensifier les tensions avec les États-Unis.
La flotte de pêche de l’Alaska a eu un aperçu de cette possibilité de conflit en août 2020, lorsque la marine russe a conduit des opérations militaires à l’intérieur de la zone économique américaine de la mer de Béring. Il a été demandé à tous les bateaux américains présents dans la zone de bien vouloir l’évacuer. La marine américaine a réagi, quoique tardivement, en effectuant ses propres manoeuvres militaires au mois de mars.
Alors que le changement climatique redessine la carte de l’Arctique, les accords régionaux sur les stocks de poissons, les routes maritimes, les programmes de recherche et l’extraction des ressources devront être étroitement contrôlés pour protéger ce qui était autrefois surnommé avec optimisme le Pôle de la Paix par Mikhaïl Gorbatchev, le dernier président de l’ère soviétique.

La glace de mer : un élément essentiel de l’Arctique.
La glace de mer ne protège pas seulement les côtes arctiques des violentes tempêtes hivernales. C’est aussi un élément essentiel de la chaîne alimentaire. Les algues qui poussent sous la glace nourrissent les larves de poissons et les minuscules crustacés qui sont une source de nourriture pour la plupart des habitants de l’océan. Les mammifères marins comme les phoques et les ours polaires ont besoin de la glace de mer pour chasser et mettre bas. De plus, les populations autochtones côtières de l’Alaska dépendent de la glace de mer pour la chasse de subsistance. Un phoque peut nourrir une famille en viande pendant un an. Dans les communautés autour de Nome, les produits d’épicerie sont acheminés par avion à grands frais. Une pastèque peut coûter 50 dollars et une dinde de Thanksgiving congelée jusqu’à 60 dollars! A Nome, la chasse n’est pas un passe-temps, c’est une une nécessité.
Le dernier rapport du GIEC indique que « l’augmentation des événements météorologiques et climatiques extrêmes expose les gens à une insécurité alimentaire aiguë et réduit la sécurité de l’eau ; les impacts les plus importants sont observés dans de nombreux endroits et/ou communautés de l’Arctique, en particulier chez les peuples autochtones ». Les communautés en question commencent déjà à s’adapter. Certains ont commencé à chasser l’orignal qui se déplace maintenant vers le nord dans la toundra à mesure que la nouvelle végétation prend racine dans le pergélisol en train de dégeler. Sur la côte, la goberge commence à remplacer le saumon et l’omble chevalier qui occupaient autrefois le nord de la mer de Béring.
Même la vieille plaisanterie qui disait que les Esquimaux avaient cent mots pour parler de la neige n’est plus à l’ordre du jour dans un monde qui se réchauffe. Certains indigènes de l’Alaska ont commencé à utiliser le néologisme yup’ik usteq pour désigner l’érosion rapide causée par le climat et le dégel du pergélisol.

Un maître mot : ADAPTATION !
Adaptation est un mot-clé pour les communautés de l’Arctique qui doivent faire face aux réalités du changement climatique. Elles devront créer de nouvelles traditions et les régimes alimentaires changeront.
Nome peut encore être en mesure de s’adapter à la nouvelle situation sans trop de pertes si la ville sait anticiper le changement. Lorsque le Crystal Serenity a été le premier grand navire de croisière à traverser l’Arctique en 2016, Nome a été l’une de ses premières escales lors du voyage de 32 jours. Plus de 1 000 passagers ont dépensé leur argent dans les commerces de la ville. Aujourd’hui, après la pause due à la pandémie de COVID-19, 27 paquebots de croisière devraient s’arrêter à Nome cet été.
Une étude menée par le Nome Visitor Center estime que chaque touriste d’un croisiériste rapporte plusieurs centaines de dollars aux magasins locaux et aux voyagistes. Mais les gros bateaux acheminent aussi des marchandises, des matériaux de construction, du carburant et de la nourriture dont le prix diminuerait, rendant la vie plus abordable pour la population.
Cependant, un port en eau profonde à Nome pourrait également poser des problèmes. Plus de trafic signifie un risque accru d’introduction d’espèces invasives collées aux coques des navires étrangers, ce qui pourrait détruire un écosystème dans le détroit de Béring qui est déjà sous la pression du changement climatique. L’augmentation du bruit due à la récente augmentation de la navigation perturbe déjà l’écosystème océanique. Des poissons et des mammifères marins sont partis et le bruit perturbe le mode de vie des autochtones. Plus de navires signifie aussi plus de gaz d’échappement qui noircissent ce qui reste de glace de mer et accélèrent le processus de fonte.
L’ancien maire de Nome, l’un des premiers partisans de l’expansion du port, affirme que le projet vise davantage à protéger la communauté qu’à profiter du changement climatique. Plus l’Arctique se réchauffera, plus les bateaux passeront par le détroit de Béring. Nome doit se préparer à cela, mais aussi aux conséquences. Une expansion du port, bien faite, devrait inclure des mesures de contrôle permettant d’éloigner le trafic des frayères ou des alevinières à certaines périodes de l’année.
Les premiers habitants de l’Alaska ont survécu et prospéré dans l’un des environnements les plus hostiles de la planète grâce à un processus d’adaptation continue.

Selon l’ancien premier magistrat, la recherche d’opportunités dans une région en évolution rapide, qu’il s’agisse d’un meilleur accès aux ressources minérales, de voies de navigation plus efficaces ou de nouvelles zones de pêche, constitue une forme d’adaptation à la situation actuelle.
Source : Yahoo Actualités.

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The melting of the sea ice: new international strategies.

Russia isn’t just building up ports. For the past decade, the country’s leaders have increasingly voiced their desire to make the Arctic a sphere of military and economic expansion, to counter what they perceive as U.S. and NATO challenges to Russian interests in the region. Satellite imagery released in April 2021 showed Russia expanding its military capabilities in the Arctic by building new bases and modernizing existing ones.

Influence will matter when it comes to control of the region’s petroleum reserves, seabed minerals, and seafood. Warming oceans are pushing global fish stocks northward, into polar areas where rival nations could clash over fishing rights. The Bering Sea, shared by Russia and the U.S., is already home to approximately 40% of U.S. fish and crab stocks, and rivals New England for the most profitable U.S. fishery. This could become an unexpected flash point and intensify tensions with the U.S.

The Alaskan fishing fleet got a glimpse of what that could look like in August 2020, when the Russian navy conducted military operations inside the U.S. economic zone of the Bering Sea and warned all boats in the area to get out of their way. The U.S. Navy responded, belatedly, by conducting its own operations inside the Arctic Circle in March.

As climate change redraws the Arctic map, regional cooperation over fish stocks, shipping routes, research programs, and resource extraction will be vital to protect what was once optimistically dubbed the Pole of Peace by the last Soviet President, Mikhail Gorbachev.

Sea ice: an essential element of the Arctic.

Sea ice doesn’t just protect Arctic coasts from savage winter storms. It’s also an essential element of the region’s and the world’s food web. Algae growing underneath feeds the fish larvae and tiny crustaceans that are the food source for most ocean inhabitants, and marine mammals like seals and polar bears need the ice floes to hunt and give birth. Furthermore, Alaska’s coastal Indigenous populations rely on sea ice for subsistence hunting. One seal can keep a family in meat for a year. In communities around Nome – where groceries are flown in at great expense – a watermelon can cost $50 and a frozen Thanksgiving turkey up to $60. In Nome, hunting is not a pastime, it’s a lifeline.

The latest IPCC report noted that “increasing weather and climate extreme events have exposed … people to acute food insecurity and reduced water security, with the largest impacts observed in many locations and/or communities in … the Arctic, especially for Indigenous Peoples.” Already communities are starting to adapt. Some have started hunting moose, a once foreign species that is now moving northward into the tundra as new vegetation takes root in the thawing permafrost. On the coast, pollock is starting to replace the cold-loving salmon and arctic char that used to dominate the northern Bering Sea.

Even the old joke about Eskimos having a hundred words for snow needs to be updated in a grim vocabulary for a warming world. Some Alaska natives have started using the Yup’ik neologism usteq to refer to rapid, climate-driven erosion and ground collapse caused by permafrost melt.

A key word : ADAPTATION !

Adaptation is the climate world’s anodyne word for the decisions that must be made as threatened communities face the realities of irrevocable change. Dictionaries will have to be updated, communities will have to craft new traditions, and diets will change.

Nome may yet be able to adapt to the new situation with minimal loss if it can get ahead of the change. When the Crystal Serenity became the first large cruise ship to traverse the Arctic in 2016, Nome was one of its first stops on the 32-day voyage, bringing in more than 1,000 day-trippers eager to spend money at its businesses. Now, following a COVID-19 pandemic pause, 27 cruise liners are scheduled to stop at Nome this summer.

A study undertaken by the Nome Visitor Center estimates that each cruise-line tourist brings in several hundreds of dollars to local shops and tour companies. But bigger boats also mean that the cost of bringing in goods, from construction materials to fuel, watermelons, and frozen turkeys, would go down, making life more affordable for residents.

However, a deepwater port in Nome could bring problems as well. More traffic means an increased risk of introducing invasive species stuck to the hulls of foreign vessels, which could devastate a Bering Strait ecosystem already under pressure from climate change. Increased noise from the recent uptick in shipping is already disturbing the ocean ecosystem, driving fish and marine mammals away and disrupting the Native subsistence lifestyle. More ships mean more exhaust fumes that blacken what sea ice remains, accelerating the melting process.

Nome’s former mayor, an early supporter of the port expansion, says the project about the port is more about protecting the community than profiting from climate change. The more the Arctic warms, the more boats will come through the Bering Strait. Nome has to be prepared for that and prepared for the consequences as well. A port expansion, done right, should include the authority to direct traffic away from fish-spawning grounds or nurseries at certain times of the year.

Alaska’s earliest residents not only survived but thrived in one of the harshest environments on Earth through a process of continuous adaptation. Seeking opportunities in a rapidly changing region, whether it’s better access to mineral resources, more efficient shipping routes, or new fishing grounds, is simply the newest form of adaptation.

Source: Yahoo News.

Glace de mer

Montagnes russes suite au dégel du permafrost

(Photos: C. Grandpey)

 

Autres nouvelles de l’Etna (Sicile) // More news of Mt Etna (Sicily)

Au cours des dernières heures, on a observé une augmentation progressive de l’activité strombolienne au sommet du Cratère Sud-Est de l’Etna. En cliquant sur ce lien, vous evvrez une belle séquence explosive enregistrée le 22 mai au soir:

https://video.meride.tv/lasicilia/video/folder2/1653286345VIDEO-2022-05-22-21-27-30_lasicilia.mp4

Les panaches de cendres en direction du sud ont atteint une altitude d’environ 5 000 mètres. Au vu de cette nouvelle phase éruptive, l’INGV a émis une alerte rouge pour l’aviation, même si la cendre n’apas eu d’impact sur le fonctionnement de l’aéroport international Vincenzo Bellini de Catane.
Le volcan est resté bien actif tout au long de la nuit. La ville de Catane s’est réveillée avec une fine couche de cendre qui peut s’avérer dangereuse, en particulier pour les véhicules à deux roues. L’INGV précise que l’émission de cendres s’est arrêtée vers 4 heures du matin.
Dans le même temps, la lave sort toujours des deux bouches qui se sont ouvertes les 12 et 20 mai derniers. Les fronts de coulée les plus avancés sse trouvent à une altitude comprise entre 2 800 et 2 700 mètres dans la Valle del Leone.
D’un point de vue sismique, l’amplitude moyenne du tremor volcanique reste stable avec des valeurs relativement élevées. La source du tremor a été localisée sous le Cratère Sud-Est, à une profondeur d’environ 3 000 mètres. Aucune déformztion significative du sol n’a été observée.

Source: La Sicilia, INGV.

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Over the past few hours, a gradual increase in Strombolian activity has been observed at the summit of Mt Etna’s Southeast Crater. By clicking on this link, you will see a nice explosive sequence recorded on the evening of May 22nd:

https://video.meride.tv/lasicilia/video/folder2/1653286345VIDEO-2022-05-22-21-27-30_lasicilia.mp4

Ash plumes reached an altitude of about 5,000 meters. In view of this new eruptive phase, INGV issued a red alert for aviation, even if the ash had no impact on the operation of the Vincenzo Bellini international airport in Catania.
The volcano remained active throughout the night. The city of Catania woke up with a thin layer of ash that can be dangerous, especially to two-wheels. INGV specifies that the ash emission stopped around 4 am.
At the same time, lava is still coming out of the two vents that opened on May 12th and 20.th The most advanced flow fronts are at an altitude between 2,800 and 2,700 meters in the Valle del Leone.
From a seismic point of view, the average amplitude of the volcanic tremor remains stable with relatively high values. The source of the tremor was located beneath the Southeast Crater, at a depth of about 3,000 meters. No significant ground deformation has been observed.
Source: La Sicilia, INGV.

Image extraite de la vidéo ci-dessus

Nouvelles du Taupo (Nouvelle Zélande), du Vulcano et de l’Etna (Sicile)

Le Taupo (Nouvelle-Zélande) est connu pour l’éruption cataclysmale de l’Oruanui Tephra environ 22 600 ans avant notre ère. L’éruption, qui avait un VEI 8, a laissé derrière lle une caldeira qui est maintenant remplie par le lac Taupo. L’événement a produit environ 1 170 km3 de tephra. La plus récente éruption majeure a eu lieu vers 1 800 ans avant notre ère avec des dépôts qui ont recouvert 20 000 km2 de l’île du Nord.
En mai 2022, le réseau de surveillance sismique de GeoNet a enregistré un petit essaim au niveau du lac Taupo. Les scientifiques néo-zélandais expliquent que de tels essaims sont normaux et que plusieurs sont enregistrés chaque année. Les instruments ont localisé plus de 84 événements sous le lac depuis le 28 avril 2022, dont seulement deux dépassaient M3.0.
Les séismes dans la région du lac Taupo ont généralement des hypocentres situés à moins de 15 km de profondeur, et les derniers événements avaient des profondeurs allant de 3 à 16 km.
Il se peut que les essaims soient liés aux failles actives de la zone volcanique de Taupo (TVZ) et aux processus volcaniques des volcans qui occupent la caldeira comme le Taupo et l’Okataina. Ils confirment que le Taupo est toujours un volcan actif et potentiellement dangereux. Il doit donc être surveillé étroitement.
Source : GeoNet.

Photo: C. Grandpey

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Voici quelques nouvelles de Vulcano (Iles Eoliennes) telles qu’elles ont été communiquées par l’INGV dans son dernier bulletin du 17 mai 2022.
– La température des fumerolles au niveau du cratère de La Fossa reste stable autour de 380°C.
– Les mesures du CO2 dans la zone du cratère ne sont pas disponibles en raison de problèmes techniques en cours de résolution.
– Les émissions de SO2 dans la zone du cratère restent à un niveau moyen-élevé et en diminution
– La géochimie des gaz fumerolliens (CO2, He, N2) montre une légère diminution.
– Les émissions de CO2 à la base du cône de La Fossa et dans la zone de Vulcano Porto continuent de montrer une légère tendance à la baisse, mais restent sur des valeurs moyennes-élevées. Sur le site des Faraglioni, les valeurs sont proches de la normale.
– Le niveau d’activité sismique est faible.
– Aucune déformation significative n’a été enregistrée.

S’agissant des prévisions pour les semaines à venir, l’INGV n’écarte pas le risque d’une nouvelle augmentation du dégazage fumerollien, une élévation de la température des gaz, une augmentation de la sismicité et des déformations. L’Institut met également en garde contre des phénomènes explosifs soudains ainsi que les émissions de CO2 au niveau du sol, près des zones d’émission en mer, dans les zones sous le vent et surtout dans les lieux fermés, même si les accumulations de CO2 peuvent aussi s’avérer mortelles en milieu ouvert.

Il est rappelé que l’accès au cratère de la Fossa est interdit et que certains secteurs de l’île ne sont pas autorisés eux non plus.

Capture d’écran webcam de 22 mai 2022. Peu de fumerolles, signe que l’air ambiant est chaud et sec.

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L’activité éruptive de type strombolien accompagnée d’une double coulée de lave se poursuit au niveau du Cratère Sud-Est (CSE) de l’Etna (Sicile). Comme le fait remarquer un article paru dans le journal La Sicilia, il semble que, depuis quelque temps, le volcan ait changé son mode opératoire. Au lieu de paroxysmes intenses à répétition, on observe actuellement une activité plus moins explosive mais qui dure plus longtemps. Le 20 mai une nouvelle bouche s’est ouverte sur le versant nord du CSE, à une altitude d’environ 3 250 mètres. La coulée émise par cette bouche vient s’ajouter à celle émise le 12 mai. Leurs fronts se trouvent dans la Valle del Leone. Une activité strombolienne accompagnée d’émissions de cendres est observée dans le même temps au sommet du CSE.

Le 21 mai 2022, la Protection Civile a fait passer le niveau d’alerte de l’Etna du Vert (activité habituelle) au Jaune (vigilance volcanique). Cette nouvelle couleur suppose un renforcement du système de surveillance du volcan et l’activation d’un lien d’information constant entre la communauté scientifique et les autres composantes et structures opérationnelles du Service National de la Protection Civile.

Source: La Sicilia.

Capture écran webcam

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Taupo (New Zealand) is known for the voluminous eruption of the Oruanui Tephra about 22 600 years before present. The eruption, which had a VEI 8, left a caldera that is now filled by Lake Taupo. the event produced about 1 170 km3 of tephra. The most recent major eruption took place about 1 800 years BP, with deposits which covered 20 000 km2 of North Island.

In May 2022, the GeoNet earthquake monitoring network recorded a small seismic swarm at Lake Taupo. NZ scientists explain that such swarms are normal and several are recorded each year. Instruments have located more than 84 earthquakes under the lake since April 28th, 2022, with only two of these being over M3.0.

Earthquakes in the Lake Taupo area are typically shallower than 15 km, and the recent events are no different, with depths ranging from 3 to 16 km.

The swarms can be related to the active faults in the Taup? Volcanic Zone and volcanic processes at the caldera volcanoes like Taup? and Okataina. They confirm that Taupo is still an active and potentially hazardous volcano that needs to be carefully monitored.

Source: GeoNet.

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Here is some news of Vulcano (Aeolian Islands) as communicated by INGV in its last bulletin of May 17th, 2022.
– The temperatures of the fumaroles at La Fossa Crater remain stable around 380°C.
– CO2 measurements in the crater area are not available due to technical issues being resolved.
– SO2 emissions in the crater area remain at a medium-high level and decreasing
– The geochemistry of fumarolic gases (CO2, He, N2) shows a slight decrease.
– CO2 emissions at the base of the La Fossa cone and in the Vulcano Porto area continue to show a slight downward trend, but remain at medium-high values. On the site of the Faraglioni, the values ??are close to normal.
– The level of seismic activity is low.
– No significant deformation has been recorded.

Regarding predictions for the coming weeks, INGV does not rule out the risk of a further increase in fumarolic degassing, a rise in gas temperature, an increase in seismicity and deformation. The Institute also warns against sudden explosive phenomena as well as CO2 emissions at ground level, near emission zones at sea, in downwind zones and especially in closed places, even if the accumulations of CO2 can also be deadly in an open environment.
It is recalled that access to La Fossa crater is prohibited and that certain place s of the island are not authorized either.

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Strombolian activity, accompanied by two lava flows continues at Mt Etna‘s Southeast Crater (SEC). As an article in the newspaper La Sicilia points out, it seems that for some time now the volcano has changed its modus operandi. Instead of repetitive intense paroxysms, activity has become less explosive but is lasting longer. On May 20th, a new vent opened on the northern slope of the SEC, at an altitude of approximately 3,250 meters. The flow emitted by this vent is added to that emitted on May 12th. Their fronts are in the Valle del Leone. Strombolian activity accompanied by ash emissions is observed at the same time at the summit of the SEC.

On May 21st, 2022, the Civil Protection raised Mt Etna’s alert level from Green (usual activity) to Yellow (volcanic vigilance). This new colour means a strengthening of the volcano surveillance system and the activation of a constant information link between the scientific community and the other components and operational structures of the National Civil Protection Service.
Source: La Sicilia.

Inquiétude sur la péninsule de Reykjanes (Islande) // Anxiety on the Reykjanes Peninsula (Iceland)

Les scientifiques islandais informent le public qu’à la suite du récent essaim sismique sur la péninsule de Reykjanes, le sol autour de Svartsengi s’est soulevé de 4 centimètres depuis le 21 avril 2022. Le soulèvement est très probablement dû à une intrusion magmatique à 4-5 km sous la surface. Les images satellite publiées par le Met Office islandais montrent que l’intrusion mesure 7 à 8 km de long et s’étend à l’ouest de la montagne de Þorbjörn et sous la centrale de Svartsengi. Le Met Office ajoute qu’un essaim sismique est en cours sur le site, mais il n’y a aucun signe d’activité volcanique.
Les géologues islandais disent que ces événements rappellent le soulèvement du sol dans la région en 2020. À l’époque, le magma qui s’était accumulé sous terre n’a jamais atteint la surface, mais une éruption s’est produite à proximité, à Fagradalsfjall, en 2021. L »éruption de 2021 a eu lieu loin des infrastructures, mais cette fois l’intrusion magmatique se produit sous une centrale géothermique, avec des conséquences faciles à imaginer si le magma atteint la surface.

Un séisme de magnitude M 3,8 a été enregistré le 21 mai à 18h33 à proximité de la pointe de la péninsule de Reykjanes, à 6,6 km de profondeur. La secousse a été ressentie à Grindavik et dans les environs.
Les habitants de Grindavík ont ​​​​été invités à une réunion publique le 19 mai dans la soirée pour discuter de l’activité géologique et leur rappeler les mesures à prendre en cas d’éruption. Le géophysicien qui intervenait a indiqué qu’il était impossible de dire quel type d’éruption se produirait, si éruption il y a. Très honnêtement, il a dit qi’il était impossible de prévoir le début d’une éruption. D’autres scientifiques disent qu’il est trop tôt pour dire si l’activité actuelle débouchera sur une éruption. On se rend compte que la prévision se complique lorsque des infrastructures sont menacées.

Comme je l’ai déjà écrit, une phase de Vigilance (Uncertainty Phase) a été mise en place dans le secteur et la couleur de l’alerte aérienne a été élevée au Jaune..
Source : OMI, Iceland Review.

Si une éruption devait se produire dans le secteur de la centrale électrique de Svartsengi, ce serait un vrai problème. L’usine est située à environ quatre kilomètres au nord de Grindavík, à environ 20 km au SE de l’aéroport international de Keflavík et à 45 km de Reykjavík. Elle a été construite en 1976 et à l’époque c’était la première centrale géothermique au monde pour la production d’électricité et d’eau chaude pour le chauffage urbain.
La centrale a été construite en six phases successives et achevée en 2008. La capacité de production est passée à 150 Méga watts thermiques (MWth) pour le chauffage urbain et à 75 MW pour l’électricité.
La centrale de Svartsengi produit non seulement de l’eau chaude et de l’énergie, mais c’est aussi un centre de soins grâce à l’exploitation de l’eau rejetée. Beaucoup de personnes souffrant de psoriasis et autres maladies de peau viennent se plonger dans l’eau riche en silice et en algues du Blue Lagoon,

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Icelandic scientists inform the public that following the recent seismic swarm on the Reykjanes Peninsula, the land around Svartsengi has risen 4 centimetres since April 21st, 2022. The uplift is most likely due to a magma intrusion 4-5 km below the surface. Satellite images published by the Icelandic Met Office indicate the intrusion is 7-8 km long and stretches west of Þorbjörn mountain and underneath Svartsengi Power Station. The Met Office adds that an earthquake swarm is ongoing at the site, but there is no sign of volcanic unrest.

Icelandic geologists say that these events are reminiscent of landrise that occurred in the area in 2020. By that time, the magma that was collecting underground never reached the surface, but a volcanic eruption did occur nearby on the peninsula in 2021, at Fagradalsfjall. While the 2021 eruption was far from infrastructure, this time the magma intrusion is located underneath a geothermal power plant, which is at risk of damage if magma reaches the surface.

An M 3.8 earthquake was recorded at 18:33 on May 20th close to the tip of the Reyanes peninsula, at a depth of 6.6 km. It was clearly felt in Grindavik and surrounding areas.

Residents of the nearby town of Grindavík were invited to a town hall meeting on May 19th in the evening to discuss the geological activity and go over preparedness in the case of an eruption. The geophysicist at the meeting pointed out that it is impossible to predict what kind of an eruption would come about. He also said it was impossible to predict when an eruption starts. Other experts say that it is too early to say whether the activity will result in an eruption. It is clear that volcanic prediction becomes more difficult when infrastructure is under threat.

As I put it before, an uncertainty phase has been declared in the area and the aviation code has been changed to Yellow.

Source: IMO, Iceland Review.

Should an eruption start at the Svartsengi Power Station, it would be a real problem. The plant is located about four km north of Grindavík, approximately 20 km SE of Keflavík International Airport and 45 km from Reykjavík. The electric power station was built in 1976 and it was the world´s first geothermal power plant for electric power generation and hot water production for district heating.

The power station was constructed in six sequent phases and completed in 2008. the generation capacity increased to 150 MWth for the district heating and 75 MW for electricity power.

The Svartsengi Power Station not only produces hot water and energy. One of the side products is one of Iceland’s most popular bathing resorts, the Blue Lagoon whose water, silica- and algae-rich is appreciated by people suffering from psoriasis and other skin diseases.

Source: IMO

Photos : C. Grandpey