À l’attention de celles et ceux qui se rendent en Sicile…

Nous approchons de la fin août. Beaucoup rentrent de vacances mais l’été n’a pas dit son dernier mot et réserve encore de belles journées. Les blogonautes qui lisent mes articles iront peut-être faire un tour dans les Îles Éoliennes qui ont beaucoup changé depuis l’époque où je les fréquentais assidûment, le plus souvent pour y faire des observations volcanologiques. Certains me demandent des informations sur les conditions d’accès aux sites volcaniques actifs.

Aujourd’hui, de nombreuses restrictions ont été mises en place pour faire face au tourisme de masse. Je dois dire que je n’apprécie guère les restrictions qui supposent des démarches parfois compliquées pour obtenir des autorisations et je préfère désormais fréquenter des contrées un peu moins contraignantes. Et puis, avec Internet, beaucoup d’instruments de mesure sont accessibles en ligne, sans oublier les webcams haute définition qui permettent de bonnes observations de la situation éruptive.

À l’attention de celles et ceux qui vont aller en Sicile, voici quelques informations sur les modalités d’accès à l’Etna, à Vulcano et au Stromboli.

S’agissant de l‘Etna, beaucoup de badauds se sont rendus sur le versant nord du volcan pour voir les coulées de lave émises lors de la dernière éruption. Je n’aime guère ces laves a’a grossières qui sont beaucoup moins esthétiques que les laves pahoehoe hawaïennes, mais pour quelqu’un qui n’a jamais vu de la lave rougeoyante, c’est une expérience intéressante.

Au moment où j’écris ces lignes, les coulées de lave de l’Etna ne sont plus alimentées et il n’y a plus d’explosions au sommet du volcan qui est entré dans une phase moins agitée.

L’Etna reste entièrement ouvert aux visiteurs mais est soumis à des restrictions d’accès. En période de calme relatif, l’accès est libre et gratuit jusqu’à une altitude comprise entre 2 500 et 2 750 mètres.

Sur le versant Sud, il existe deux options pour atteindre cette zone : emprunter le téléphérique (la Funivia dell’Etna) qui vous coûtera 50 euros et vous déposera sans effort à 2 500 mètres d’altitude.

Si vos jambes le permettent, nous pouvez aussi monter entièrement à pied depuis le parking du Rifugio Sapienza. Comptez entre 2h et 2h30 de grimpette sur un sentier au pourcentage soutenu. Au-delà de 2 750 mètres, la zone est interdite. Gare aux amendes salées si vous vous faites choper ! De toute façon, s’y aventurer devient très compliqué et particulièrement dangereux en cas de mauvais temps qui peut arriver très vite sur l’Etna.

Le versant Nord est beaucoup moins fréquenté et plus sauvage. Seuls les camions tout-terrain y circulent pour rejoindre l’observatoire des Pizzi Deneri. Mais là encore, pas question de vouloir accéder aux cratères sommitaux : Bocca Nuova, Voragine, Cratère Sud-Est, Cratère Nord-Est.

Si vous désirez vous en approcher, il faut obligatoirement vous insérer dans un groupe officiel. Ces groupes sont menés par des guides volcanologiques ou alpins assermentés. Attention ! Les départs sont contingentés et les groupes affichent souvent complet longtemps à l’avance. Il est prudent de réserver plusieurs semaines avant votre séjour auprès des bureaux des guides.

Front de lave pendant l’éruption de 1991-93 (Photo: C. Grandpey)

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L’île éolienne de Vulcano a beaucoup changé et est beaucoup moins sauvage que dans les années 1990. Le surtourisme est passé par là, avec ses nouvelles infrastructures, mais aussi ses restrictions.

Vulcano est souvent première escale dans l’archipel. L’île réunit à elle seule trois expériences emblématiques : le bain de boue sulfurée, la baignade dans une mer réchauffée par les remontées géothermiques et l’ascension du Gran Cratere.

La mare de boue (Pozza dei Fanghi) a été réaménagée – elle en avait besoin – mais est devenue payante : 5 € par adulte. L’accès est interdit aux moins de 8 ans. La Pozza dei Fanghi est un milieu hydrothermal actif.dans lequel du CO₂ et du H₂S remontent depuis le fond. Comme ailleurs dans le monde, cette boue a des vertus thérapeutiques que j’ai expliquées dans un mémoire écrit pour l’association L.A.V.E. où je développe ce sujet. Il faut éviter de rester trop longtemps dans cette mare de bous. Une vingtaine de minutes suffisent et une horloge installée près du bassin permet de surveiller le temps passé dans l’eau.

Pas très loin de la mare de boue, se trouve la plage des Acque Calde. Comme le nom l’indique, des remontées de gaz à plus ou moins haute température réchauffent l’eau de mer. C’est un peu comme un jacuzzi naturel. C’est une autre manière de découvrir la géothermie de Vulcano. Des fluides chauds et des gaz remontent à travers le fond marin. Le CO₂ domine largement ces émissions, accompagné notamment de H₂S.

Depuis Porto di Levante où arrivent ferries et alyscaphes, il faut une dizaine de minutes pour rejoindre le sentier qui permet d’accéder au Gran Cratere ou Cratere della Fossa di Vulcano. Les périodes d’accès vont du 1er avril au 20 octobre de 6 h 30 à 10 h 30, puis de 16 h à 19 h 30 ; et du 21 octobre au 31 mars : de 7 h 30 à 16 h 30.

Depuis quelques années, il existe une attraction spectaculaire et qui me fait sourire. Un système de feu rouge / vert a été installé à l’entrée du sentier. Vert, le sentier est ouvert. Rouge ou éteint, la montée est interdite. Le système tient notamment compte de la direction du vent qui détermine les conditions d’exposition aux gaz fumerolliens dans la zone sommitale. Comme sur l’Etna, gare aux contrôles et aux amendes si vous ne respectez pas la réglementation mise en place. Je déconseille l’approche du cratère aux personnes asthmatiques.

 Arche de soufre éphémère sur le lèvre du cratère (Photo: C. Grandpey)

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Le Stromboli présente en ce moment son activité strombolienne habituelle, ponctuée parfois de débordements de lave au niveau de la zone cratèrique nord. Une coulée de lave descend alors la partie supérieure de la Sciara del Fuoco. L’intensité des explosions varie d’un jour à l’autre, mais vous ne devriez pas rentrer bredouille cette année.

Attention ! Le Stromboli est soumis à des restrictions d’accès. Il n’est plus question de bivouaquer dans des nids de pierres au sommet comme je le faisais encore en 2010. Le volcan a parfois de violentes crises de mauvaises humeur et est capable de tuer les gens qui s’aventureraient dans la zone sommitale.

En conséquence, vous avez deux solutions : 1) monter jusqu’à 290 mètres d’altitude sans guide ; 2) poursuivre de 290 à 400 m avec un guide agréé, ce que je conseille car la vue est beaucoup plus dégagée sur le volcan. Comptez une trentaine d’euros par personne. Vous pouvez réserver en ligne ou auprès des agences présentes sur l’île. Le départ de l’excursion se fait en fin d’après-midi, généralement entre 15 h et 18 h selon la saison. Le groupe reste sur la plateforme d’observation à 400 m d’altitude de 45 minutes à 1 heure avant d’entamer la descente de nuit.

Je le répète, au-delà de 400 m, l’accès est interdit au public. Cette réglementation peut se modifier en cas d’intensification de l’activité éruptive.

Photo: C. Grandpey

Bon voyage en Sicile ! Au moment où je diffuse ces informations, l’aéroport de Catane n’est pas perturbé par les nuages de cendres de l’Etna.

Voici un site très intéressant pour obtenir des informations sur l’Italie et plus particulièrement la Sicile :

https://www.natureetsourcechaude.com/blog/

Des drones à Vulcano (Îles Éoliennes / Sicile) // Drones at Vulcano (Aeolian Islands / Sicily)

Une équipe de chercheurs de l’Université technique de Munich (TUM) et de l’Université de Mayence s’est rendue sur l’île éolienne de Vulcano munie de drones, afin de collecter et d’analyser des échantillons de gaz émis par le volcan. La dernière éruption du Grand Cratère de Vulcano remonte à la fin du 19ème siècle, mais le volcan continue de présenter une activité de dégazage intense. Les scientifiques souhaitaient vérifier si ces appareils pouvaient mesurer les gaz afin de prédire les éruptions.

Un capteur de gaz a été installé sur un trépied, en attente de l’approche du drone. Peu après, le drone s’est positionné dans l’axe du capteur ; ce dernier émet un faisceau laser invisible qui traverse les émissions de gaz volcaniques avant d’être réfléchi par le drone et de revenir vers sa source. Le drone peut se déplacer et changer d’angle pour effectuer des mesures. L’utilisation d’un laser permet au capteur d’éviter le panache de gaz. Comme l’a expliqué un chercheur : « Notre drone vole derrière le panache et notre unité au sol ne se trouve pas non plus à l’intérieur de celui-ci. » Avec une méthode plus traditionnelle, la nature corrosive du panache nécessiterait un recalibrage constant du capteur se trouvant en son sein.

À partir des signaux renvoyés au capteur, un algorithme établit une carte de la concentration en gaz pendant les 10 ou 15 minutes que met le drone à suivre une trajectoire prédéfinie qui peut aller jusqu’à une distance de 60 mètres.

Bien que les drones soient utilisés pour la surveillance des volcans depuis une quinzaine d’années, les scientifiques cherchent désormais à mettre au point des outils de mesure des gaz toujours plus précis et sans risque.

Plus loin sur la lèvre du cratère, une autre équipe scientifique utilisait des capteurs embarqués sur un drone pour mesurer les concentrations de substances chimiques dans l’air. Le drone était équipé d’une série de capteurs mesurant les gaz, les particules et les halogènes — des éléments tels que le chlore, le brome, etc. Les chercheurs affirment que la mesure des gaz et des particules permettra de mieux comprendre l’impact des éruptions et des émissions volcaniques sur l’atmosphère. « Une autre raison est d’anticiper les éruptions volcaniques, car la composition des gaz peut varier avant qu’une éruption ne se produise. Plus la pression exercée par la lave remontant des profondeurs de la Terre vers la surface est élevée, plus la quantité de gaz libérée est importante. »

C’est la première fois que l’équipe de la TUM teste sur un volcan son système de drones, qui est opérationnel jusqu’à 3 000 mètres d’altitude. L’un des principaux atouts de ces appareils réside dans leur grande flexibilité et leur capacité à naviguer dans les zones du panache où les gaz sont plus denses, ainsi qu’à changer rapidement de direction si le panache modifie soudainement sa trajectoire. Grâce au drone, les chercheurs n’ont plus besoin de pénétrer dans la zone d’émission de gaz, une opération périlleuse nécessitant le port de masques et d’autres équipements de protection. Dans les prochains jours, les scientifiques allemands utiliseront le drone sur l’Etna, où une nouvelle éruption vient de se produire.

Source : Yahoo News.

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L’article consacré à la mission allemande sur le cratère de la Fossa de Vulcano, a attiré mon attention, car j’ai moi-même mené plusieurs campagnes d’observation sur ce volcan entre 1990 et 2000. J’ai notamment étudié l’influence de la température et de l’hygrométrie de l’air ambiant sur la densité des panaches de gaz et de vapeur.

J’ai également réalisé plusieurs campagnes de mesure de l’évolution des températures des fumerolles, tant à l’intérieur du cratère que sur sa lèvre.

Dans le cadre d’un projet d’action éducative (PAE) avec le lycée où j’enseignais, j’ai prélevé des échantillons de gaz dans des ampoules sous vide, qui ont ensuite été analysés dans un laboratoire d’Orléans.

Photos: C. Grandpey

Comme le mentionne l’article de presse, la dernière éruption du Vulcano remonte à la fin du 19ème siècle, en août 1888. J’ai consacré une note à cette éruption le 5 février 2020 :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2020/02/05/vulcano-iles-eoliennes-sicile-leruption-de-1888/

Lors de cette éruption, de puissantes émissions de cendres, de scories et de bombes volcaniques ont été observées à quelques heures d’intervalle. Le phénomène était si caractéristique que le terme « éruption vulcanienne » a par la suite été appliqué à des activités éruptives similaires sur d’autres volcans à travers le monde. Deux phases ont été observées au cours de l’éruption, séparées par quelques semaines de calme absolu : une phase initiale, caractérisée par une activité plus intense, a duré environ trois jours, du 3 au 5 août 1888 ; la seconde phase a débuté le 18 du même mois et s’est achevée le 22 mars 1890.

 

Photo prise par Orazio Silvestri et montrant l’éruption le 20 août 1888 (Source :Libreria Trippini Sergio)

L’éruption de 1888 n’a pas constitué un événement majeur, mais l’île n’était pas encore une destination touristique à l’époque. Si un phénomène similaire devait se produire aujourd’hui en pleine saison touristique, la situation serait bien différente.

Ces dernières années, plusieurs alertes ont été lancées à Vulcano suite à une hausse des émissions de CO2 et une augmentation de la température des fumerolles. Au moment où j’écris ces lignes, la situation est revenue à la normale, mais les scientifiques italiens continuent de la surveiller étroitement. Comme me l’expliquait un jour Roberto Clocchiatti : « À Vulcano, les gaz rongent le volcan de l’intérieur. »

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A team of researchers from the Technical University of Munich (TUM) and the University of Mainz have been working on the Aeolian island of Vulcano with drones in order to collect and analyze gas samples from the volcano. The last eruption of Vulcano’sGrand Crater occurred in the late 19th century but the volcano continues to show intense degassing activity.

The scientists wanted to test whether the devices can measure gases to predict eruptions.

A gas sensor was mounted on a tripod, waiting for the drone to draw closer. Soon, the drone positioned itself along the axis of the sensor, which transmits an invisible laser beam that passes through the volcanic gas emissions before being reflected by the drone, and travelling back. The drone can move around and switch angles to take full measurements.

Using a laser allows the sensor to avoid the gas plume. Said one researcher : « Our drone flies behind the plume and also our ground unit is not in the plume. » With a more traditional method, the corrosive nature of the plume would require any sensor inside it to be constantly recalibrated.

Based on the signals sent back to the sensor, an algorithm calculates a map of gas concentration in the 10 or 15 minutes it takes for the drone to follow a predefined path at a distance of up to 60 metres.

Although drones have been used in monitoring volcanoes for about 15 years, scientists are now looking to develop gas measurement tools that are increasingly accurate and risk-free.

Further around the crater, another team of scientists was using sensors carried on a drone to measure concentrations of chemical substances in the air. The drone is equipped with a series of sensors measuring gases, particles and halogens, elements like chlorine, bromine and others. The researchers say that measuring gases and particles will allow to better understand the impact of volcanic eruptions and volcanic emissions on the atmosphere. « Another reason is to anticipate volcanic eruptions, because the gas composition can change before an eruption occurs. »

The greater the pressure exerted by lava rising from inside the Earth towards the surface, the larger the amount of gas released.

It is the first time the team from TUM has tested its drone system — which can work at altitudes up to 3,000 metres — on a volcano. One of the biggest advantages of the drone is its great flexibility and ability to move around more diluted parts of the plume and quickly switch direction if the plume suddenly changes angles.

With the drone, researchers no longer need to carefully enter the area of the gas emissions, a dangerous activity which requires the use of masks and other protection.

In the coming days, the German scientists will use the drone on Mount Etna where a new eruption has just occurred.

Source : Yahoo News.

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The article about the German mission on Vulcano’s Fossa Crater drew my attention as I performed several observation campaigns on this volcano in 1990-2000. I particularly studied the influence of temperature and hygrometry on the density of the gas and steam plumes.

I also made several campaigns to measure the evoluation of temperatures in the fumaroles, both inside the crater and on its rim. During an Educative Acrtion Project with the high school where I taught, I took gas samples in vacuum-sealed ampoules that were later analysed in a laboratory of Orleans.

As mentioned in the press article, the last eruption at Vulcano occurred in the late 19th century, in August 1888. I dedicated a post to this eruption on 5 February 2020 :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2020/02/05/vulcano-iles-eoliennes-sicile-leruption-de-1888/

During this eruption, powerful emissions of ash, scoria, and volcanic bombs were observed at intervals of a few hours. It was so distinctive that the term « Vulcanian eruption » was subsequently applied to similar eruptive activity at other volcanoes around the world.
Two phases were observed during the eruption, separated by a few weeks of absolute calm: an initial phase, characterized by more intense activity, lasted approximately three days, from August 3 to 5, 1888; the second phase began on the 18th of that same month and ended on March 22, 1890.

The 1888 eruption was not a major event but the island was not a tourist destination by that time. Should a similar event occur during the tourist season nowadays, the problem would be much different. Several alerts were observed at Vulcano in recent years with increases in CO2 emissions and higher temperatures at the fumaroles. At the time I’m writing this post, the situation has gone back to normal but Italian scientists are closely monitoring the situation. As Roberto Clocchiatti told me one day : «  At Vulcano, the gases are eating the volcano from the inside ».

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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Des coulées pyroclastiques ont été observées sur le Mayon (Philippines) le 2 mai 2026, suite à un effondrement au sommet du volcan. Ces coulées ont dévalé la ravine Mi-isi sur le versant sud-ouest, atteignant une distance estimée à 4 km.
Le PHIVOLCS a signalé une activité éruptive soutenue le 2 mai, avec des explosions stromboliennes, des fontaines de lave de courte durée et une effusion de lave continue. Les coulées de lave s’étiraient sur 3,8 km le long de la ravine Basud, 3,2 km le long de la ravine Bonga et 1,6 km le long de la Mi-isi.
Les retombées de cendres ont réduit la visibilité à presque zéro dans certaines parties de Camalig. Les autorités ont distribué environ 250 boîtes de masques aux localités touchées. D’épais dépôts de cendres ont recouvert les maisons et les routes. Les cendres se sont également accumulées sur les zones agricoles, recouvrant les cultures et les pâturages. On estime que les retombées de cendres ont affecté 26,654 familles, soit 91,225 personnes dans la province d’Albay.
Le PHIVOLCS maintient le niveau d’alerte 3 pour le Mayon. L’accès à la zone de danger permanent de 6 km reste interdit.

Source : Phivolcs, Manila Bulletin.

Vue du Mayon le 2 mai 2026 (Source : réseaux sociaux)

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L’Épisode 46 de l’éruption du Kilauea (Hawaï) a commencé le 5 mai 2026 à 8h17 (heure locale) et s’est terminé à 17h22, après 9 heures de fontaines de lave, principalement au niveau de la bouche nord.
Des téphras atteignant 15 centimètres de diamètre sont tombés hors du Parc national, jusqu’à la Highway 11 et dans les localités voisines. Des cendres fines et des cheveux de Pélé ont été observées jusqu’au village de Mountain View.
Le débit effusif maximal, légèrement supérieur à 240 mètres cubes par seconde, a été enregistré vers 9h50. Le débit effusif moyen de cet épisode est estimé à 140 mètres cubes par seconde.
On estime à 4,6 millions de mètres cubes le volume de lave émise. Cette lave a recouvert environ 60 % du plancher du cratère de l’Halemaʻumaʻu.

Une déflation d’environ 14 microradians a été enregistrée lors de l’Épisode 46.
Les fontaines ont atteint une hauteur maximale de 200 m et le panache éruptif s’est élevé jusqu’à 6 000 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Source : HVO.

Fontaine de lave de l’Épisode 46 (Capture écran webcam)

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Le 3 mai 2026, l’IGP a diffusé un message d’alerte concernant les retombées de cendres autour du Sabancaya (Pérou). Les zones concernées incluaient Lluta, Huambo, Cabanaconde, Tapay. Ces retombées de cendres sont provoquées par une activité explosive du Sabancaya, avec des panaches s’élevant à 2000 mètres d’altitude. Il est conseillé à la population impactée d’utiliser des masques de protection. Les autorités et institutions compétentes procèdent à des évaluations continues de l’impact des cendres sur l’eau, le sol, l’air et la santé humaine.

Le volcan reste en niveau d’alerte Orange .

Source : IGP.

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Le 4 mai 2026, l’INGV a signalé que la zone cratèrique nord du Stromboli (Sicile) produisait d’intenses projections de lave alimentant une coulée de lave sur la Sciara del Fuoco. Le front de lave se situait dans la partie moyenne à supérieure de la Sciara.
L’activité de coulée de lave s’est intensifiée le 4 mai au soir et le 5 mai au petit matin, la lave a atteint le littoral.

 Image thermique de la coulée de lave le long de la Sciara del Fuoco le 5 mai 2026.

Par la suite, la coulée de lave ne concernait plus que la partie haute de la Sciara. Le 7 mai, des blocs se détachaient du front de coulée et roulaient jusqu’à la mer.

Image webcam montrant l’activité de coulée de lave dans la partie haute de la Sciara le 7 mai 2026.

Source : INGV.

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L’Observatoire volcanologique de Yellowstone indique qu’en 2026, cinq petites explosions hydrothermales se sont produites dans le Black Diamond Pool, dans la zone thermale du Biscuit Basin. Les trois premières ont eu lieu alors que la webcam (située sur un vestige de la passerelle endommagée par l’explosion du 23 juillet 2024) était recouverte de glace et n’a pas pu être enregistrée. Une explosion hydrothermale le 28 avril a été capturée par la webcam. Une explosion hydrothermale plus importante, le 29 avril 2026, a projeté de l’eau boueuse et de la vapeur en direction de la webcam. Le niveau d’alerte volcanique pour Yellowstone reste à Normal (le niveau le plus bas sur une échelle de quatre) et la couleur de l’alerte aérienne reste Verte.

Passerelle du Black Diamond endommagée par l’explosion du 23 juillet 2024 (Source: YVO)

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L’éruption du Nyamulagira (RDC) se poursuit, d’après une image satellite récente. Des sources d’incandescences étaient visibles au fond de la caldeira sommitale sur une image satellite avec beaucoup de nuages du 3 mai 2026. Les nuages ​​masquaient la majeure partie des flancs et la partie sud-ouest du cratère sommital.
Source : Copernicus.

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L’association “Amici delle Sabbie Nere” de l’île de Vulcano (Sicile) a adressé une lettre au maire de Lipari, au département de Protection civile,et aux autorités compétentes, attirant leur attention sur la situation de délabrement de la baie de Vulcano, et leur demandant de mettre en œuvre une série de mesures rapides et indispensables pour résoudre le problème de l’érosion côtière, qui a déjà causé des dommages à l’environnement et aux bâtiments. L’association parle d’« une situation dangereuse et grave », ayant notamment entraîné la fermeture de l’embarcadère de secours (jetée ouest). L’association rappelle qu’aucune mesure efficace n’a jamais été prise sur cette portion de littoral très fréquentée par les touristes. La situation actuelle accroît les risques, en particulier à l’approche de la saison estivale.

Source : La Sicilia.

Crédit photo : réseaux sociaux

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Dernière minute : Suite à la fin de l’éruption débutée le 13 février 2026 et aux reconnaissances opérées les 30 avril et 6 mai 2026, le préfet de La Réunion a décidé de revenir en phase de vigilance du dispositif ORSEC du Piton de la Fournaise à compter de ce jeudi 7 mai, 15h00.

L’accès à la partie haute de l’Enclos est autorisé uniquement sur les deux sentiers suivants :

– Le sentier Pas de Bellecombe – Formica Léo – Sentier Rivals – Cratère Caubet

– Le sentier Pas de Bellecombe – Formica Léo – sentier d’accès au site d’observation du cratère Dolomieu (accès par le nord du cratère)

Le sentier Kapor demeure interdit au public, une partie de celui-ci étant recouverte par la coulée de lave de 2026.

Dans la partie basse de l’Enclos, l’accès aux tunnels de lave de 2007 est autorisé. L’accès aux tunnels de 2004 est autorisé depuis le 06 mai 2026.

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Les travaux ont débuté le 27 avril 2026 sur la RN2, la Route des laves où 900 mètres de chaussée ont été coupés par les bras de coulées larges de 600 mètres. D’ici 4 semaines, une piste provisoire de la largeur d’un camion sera mise en service avec des convois par alternat. Dans 3 mois, la route pourrait être livrée sur deux voies. La route définitive sera livrée avant la fin de l’année, s’il n’y a pas eu une autre éruption volcanique entre temps.

Selon un article de presse paru le 8 mai 2026, une date de réouverture devrait être rapidement communiquée par la Région, qui assure être « largement en avance sur le calendrier ».

Ces travaux sont un soulagement pour tous ceux qui empruntent quotidiennement cet axe pour aller travailler de l’autre côté de l’Enclos. La seule alternative est de passer par la route des Plaines rallongeant considérablement le temps de parcours de 30 minutes jusqu’à 2h45.

Source : presse réunionnaise.

Crédit photo: OVPF

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Le niveau d’alerte pour tous les volcans mentionnés dans les bulletins hebdomadaires précédents reste inchangé.

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about eruptive activity around the world, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

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Pyroclastic flows were observed at Mayon (Philippines) on May 2, 2026, following a collapse a the summit. The pyroclastic flows descended along the Mi-isi Gully on the southwestern slope, reaching an estimated runout distance of 4 km.

PHIVOLCS had reported sustained eruptive activity on May 2, characterized by episodic Strombolian explosions, short-lived lava fountaining, and continuous lava effusion. Lava flows extended 3.8 km along Basud Gully, 3.2 km along Bonga Gully, and 1.6 km along Mi-isi Gully.

Ashfall reduced visibility to near zero in parts of Camalig. Authorities distributed approximately 250 boxes of face masks to affected municipalities. Thick ash deposits blanketed homes and roads. Ash also accumulated across agricultural areas, covering crops and grazing land. Ashfall has affected 26,654 families, or about 91,225 people, across Albay.

PHIVOLCS maintains Alert Level 3 over the volcano. Entry into the 6 km Permanent Danger Zone remains prohibited.

Source : Phivolcs, Manila Bulletin.

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Episode 46 of the Kilauea eruption (Hawaii) started at 8:17 (local time) on 5 May 2026 and ended at 5:22 p.m., after 9 hours of continuous lava fountaining, primarily from the north vent.

Tephra as large as15 centimeters fell outside the National Park, as far as Highway 11 and in adjacent communities. Fine ash and Peleʻs hair were reported as far away as Mountain View.

The highest effusion rate of just over 240 cubic meters per second occurred around 9:50 a.m. The average effusion rate of this episode is estimated at 140 cubic meters per second.

An estimated 4.6 million cubic meters of lava erupted and covered about 60% of the Halemaʻumaʻu crater floor.

A deflation of about 14 microradians was recorded during Episode 46.

The fountains reached a maximum height of 200 m and the eruptive plume rose up to 6,000 meters above sea level.

Source : HVO.

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On May 3, 2026, the IGP issued an alert regarding ashfall around Sabancaya (Peru). The affected areas included Lluta, Huambo, Cabanaconde, and Tapay. This ashfall is caused by explosive activity at Sabancaya, with plumes rising to an altitude of 2,000 meters. Residents in the affected areas are advised to wear protective masks. Authorities and relevant institutions are conducting ongoing assessments of the ash’s impact on water, soil, air, and human health.

The volcano alert level is kept at Orange.
Source: IGP.

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On May 4, 2026, the INGV indicated that in Sicily Stromboli’s North Crater area was producing intense spattering feeding a lava overflow onto the Sciara del Fuoco. The lava front was in the middle-upper section of the slope.

Lava overflow activity increased on May 4 in the evening. As a consequence, lava reached the coastline in the early hours of May 5.

Subsequently, the lava flow was confined to the upper part of the Sciara.

On May 7, blocks broke away from the flow front and rolled down to the sea.
Source: INGV.

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The Yellowstone Volcano Observatory indicates that in 2026 there were a total of five small hydrothermal explosions at Black Diamond Pool, in the Biscuit Basin thermal area. The first three occurred when the webcam (located on a remnant of the boardwalk that was damaged by the 23 July 2024 explosion) was covered in ice and could not be recorded. A hydrothermal explosion at 1049 on 28 April was captured in webcam views. A larger hydrothermal explosion at on 29 April 2026 ejected muddy water and steam towards the webcam. The Volcano Alert Level for Yellowstone remains at Normal (the lowest level on a four-level scale) and the Aviation Color Code remains at Green.

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The eruption at Nyamulagira (DRC) continues, based on a recent satellite image. Incandescence on the floor of the summit caldera was visible in a mostly cloudy satellite image from 3 May 2026. Weather clouds obscured most of the flanks and the SW part of the summit crater.

Source: Copernicus

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The “Amici delle Sabbie Nere” association on the island of Vulcano (Sicily) has sent a letter to the mayor of Lipari, the Civil Protection Department, and other relevant authorities, drawing their attention to the deteriorating condition of Vulcano Bay and urging them to implement a series of swift and essential measures to address the coastal erosion problem, which has already caused damage to the environment and buildings. The association describes the situation as “dangerous and serious,” having notably led to the closure of the emergency landing stage (west jetty). The association points out that no effective measures have ever been taken on this stretch of coastline, which is heavily frequented by tourists. The current situation exacerbates the risks, particularly with the approach of the summer season.
Source: La Sicilia.

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The alert levels for all the volcanoes mentioned in the previous weekly updates remain unchanged.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Vulcano (Îles Éoliennes) : Bains de boue et érosion littorale // Vulcano (Aeolian Islands) : mud baths and coastal erosion

Quand on débarque de l’aliscaphe ou du bateau sur l’île de Vulcano, la première odeur que l’on perçoit le plus souvent est celles de l’hydrogène sulfuré en provenance d’une mare de boue à proximité de Porto Levante. Cette boue attire chaque année des milliers de touristes parmi lesquels certains espèrent soigner des maladies de peau, tandis que d’autre préfèrent profiter des jacuzzi naturels alimentés par des remontées de gaz depuis le fond de la mer. En général, les gaz volcaniques sont emportés par le vent qui balaye régulièrement les bien nommées Iles Eoliennes.

Photos: C. Grandpey

Après plusieurs années de fermeture et une série de procédures judiciaires, les bains de boue de Vulcano sont de nouveau accessibles pour la saison touristique 2026. Les habitants et les professionnels du tourisme ont accueilli cette nouvelle avec enthousiasme. La zone thermale, gérée par la société Geoterme, attirait chaque année des milliers de touristes du monde entier en quête des bienfaits de la boue dans ce bassin situé à proximité de la mer, dans le secteur de Levante. Le tourisme à Vulcano peut désormais reprendre, même en basse saison, après avoir été complètement interrompu par la fermeture des bains de boue.

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Parallèlement, sur l’île de Vulcano, le comité « Amici delle Sabbie Nere » (« Amis des Sables Noirs ») a été créé afin d’inciter les autorités à lutter contre l’érosion côtière. Cette érosion ronge progressivement le littoral de la magnifique baie des Sables Noirs (Baia delle Sabbie Nere). Ce qui, jusqu’à l’année dernière, était une destination prisée des touristes du monde entier – la reine Élisabeth figure parmi ses premières visiteuses en 1961 – a été profondément bouleversé par l’érosion. La mer a progressé au centre de la baie et séparé la plage en deux parties désormais séparées par une bande de mer d’une vingtaine de mètres.

Crédit photo : réseaux sociaux

Il y a quelques jours, la municipalité de Lipari a alloué 10 000 euros destinés à la remise en état et au nivellement de la plage. Malheureusement, cette intervention est impossible dans la zone envahie par la mer. Sans intervention immédiate, notamment par le réensablement de la plage, il y a le risque que le recul du rivage s’étende progressivement et devienne irréversible. L’érosion menacerait alors d’endommageant également les habitations, les hébergements et la jetée voisine.
L’association « Amici delle Sabbie Nere » regroupe des visiteurs réguliers de l’île de Vulcano et des habitants. Elle a contacté le maire de Lipari, le conseil municipal et l’ Agenzia del Demanio (Agence des biens de l’État) afin de s’enquérir des mesures prises ou envisagées pour remédier à l’érosion de la baie, notamment en mobilisant les ressources disponibles telles que les recettes de la taxe de débarquement, les fonds alloués à l’instabilité hydrogéologique, le PNRR et tout autre financement possible.
Source : Presse italienne

Je conseille la lecture du hors-série « L’Ile de Vulcano » (2005) dont je suis l’auteur et qui a été édité par L’Association Volcanologique Européenne (L.A.V.E.). J’y explique les bienfaits thérapeutiques des bains de boue. Le hors-série est disponible (prix: 5 euros) auprès de l’association :

https://www.lave-volcans.com/lave_gp/index.php?action=024

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When you step out of the hydrofoil or the boat on the island of Vulcano, the first smell you usually perceive is that of hydrogen sulfide from the mud baths near Porto Levante. This mud each year attracts thousands of tourists including some who hope of cure skin diseases, while others prefer to enjoy the natural hot tubs fed by gases rising from the bottom of the sea. Generally, these volcanic gases are blown away by the wind which regularly sweeps the aptly named Aeolian Islands.

After several years of closure and a series of legal proceedings, the « mud baths’ of Vulcano reopened for the 2026 tourist season. The islanders and tourism operators welcomed the news of the reopening of the thermal center, which during its operational years always attracted thousands of tourists from all over the world seeking the benefits of immersing themselves in the pond located near the sea, in Levante. The pond is managed by the company “Geoterme”. Now, tourism in Vulcano can restart even in the off-season, which had come to a halt after the closure of the mud pond.

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Meanwhile, on the island of Vulcano, the committee “Amici delle Sabbie Nere” (“Friends of the Black Sands”) has been formed to urge the authorities to prevent beach erosion. Coastal erosion is progressively erasing the shoreline of the beautiful Baia delle Sabbie Nere (Bay of Black Sands). What until last year was a pleasant destination for tourists from around the world, with Queen Elisabeth among its first visitors in1961, today appears deeply disfigured. The sea has advanced along the central area of the bay and has separated the beach into two isolated sections now divided by a stretch of sea of about twenty meters.

Just a few days ago, the Municipality of Lipari allocated 10,000.00 euros for the “grooming” and leveling of the beach. Unfortunately, this intervention will not be feasible in the area invaded by the sea. If immediate action is not taken, with a beach nourishment, there is a real and concrete risk that without such intervention the state of beach retreat may progressively and permanently extend, becoming irrecoverable, with damage also to homes, accommodation facilities, and the nearby pier.

The Committee “Amici delle Sabbie Nere” is made up of regular visitors to the island of Vulcano and locals. It has reached out to the Mayor of Lipari, the City Council, and the Agency of State Property to inquire about what actions have been taken or are intended to be taken to address the serious state of erosion of the bay and its infrastructure, potentially utilizing available resources such as the proceeds from the landing tax, funds allocated for hydrogeological instability, PNRR, and any other possible financing.

Source : Italian news media.