Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) : belles photos de l’éruption

  L’OVPF indique ce matin sur sa page Facebook que « même si l’activité a diminué, un régime de fontaine de lave est toujours visible. » Les dernières images fournies par la webcam du Piton de Bert ne montrent pas de lueur rouge; seul un petit panache de gaz bleutés s’échappe du site éruptif. Est-ce à dire que l’éruption vit ses dernières heures? Hier, seule la fissure la plus basse était encore active…

9 heures (heure métropole) : L’OVPF vient de préciser que l’éruption se poursuit. « Avec la décroissance des premières fontaines de lave, l’amplitude du trémor éruptif a fortement diminué au cours de la journée d’hier, et s’est stabilisée aujourd’hui à environ 30% de son amplitude initiale. » Les photos qui accompagnent le bulletin de l’OVPF montrent que les fontaines de lave ont disparu et que seule subsiste une incandescence au niveau de la dernière bouche éruptive. 

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OVPF wrote this morning on its Facebook page that « even though activity has declined, a lava fountain regime can still be seen. » The latest images provided by the Piton de Bert webcam do not show any red glow; only a small plume of bluish gas is released by the eruptive site. Does this mean that the eruption is going through its last hours? Yesterday, only the lowest fissure was still active …

9 a.m. (Paris time): OVPF has just specofied that the eruption is continuing. « With the decrease of the first lava fountains, the amplitude of the eruptive tremor dropped sharply yesterday, and has stabilized today at around 30% of its initial amplitude. » The photos accompanying the OVPF bulletin show that the lava fountains have disappeared and that only an incandescence remains at the last eruptive vent.

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Profitant d’une fenêtre météo favorable, mon ami Christian Holveck a pu se rendre sur le site de l’éruption et réaliser, comme à son habitude, de superbes clichés.

N’oubliez pas de visiter son site web : http://www.christianholveck.com/

Photos: C. Holveck

 

Vulcano (Iles Eoliennes)

Comme je l’ai indiqué précédemment, l’ordonnance qui interdit à certains habitants de Vulcano de dormir dans leurs maisons situées dans la zone rouge a été prolongée jusqu’au vendredi 24 décembre 2021. L’objectif est de procéder à d’autres contrôles dans au moins une dizaine de maisons à l’aide de nouveaux instruments arrivés sur l’île. Il sera alors décidé s’il faut prolonger l’interdiction de dormir dans les maisons de cette zone, ou si les habitants seront autorisés à rentrer chez eux avec des restrictions, à l’exception des personnes fragiles.
Selon les volcanologues de l’INGV de Catane, la situation reste préoccupante sur l’île de Vulcano. Une nouvelle augmentation du dégazage au niveau des fumerolles peut encore être enregistrée, ainsi qu’une hausse de la température des gaz et de leur débit. Il peut aussi se produire une augmentation de la sismicité liée à l’activité hydrothermale et l’apparition de sismicité volcano-tectonique ainsi que des déformations du sol. Des phénomènes explosifs soudains tels que des explosions phréatiques peuvent également se produire. Beaucoup de questions restent sans réponse!
L’INGV ajoute qu’ il convient de surveiller en particulier la persistance du danger lié à la diffusion du CO2 depuis le sol et l’accumulation qui en résulte à proximité des zones d’émission vers la mer, dans les zones sous le vent, de bas niveau, et surtout dans les lieux fermés. L’atteinte de ces niveaux semble dépendre de l’intensité des émanations de gaz au sol et des conditions météorologiques, toutes deux très variables dans l’espace et dans le temps, rendant ainsi extrêmement difficile la prévisibilité des conditions localement dangereuses.

Au vu de ces déclarations, on se rend compte de l’aspect très aléatoire de la situation à Vulcano. Les nouvelles mesures permettront-elles d’en savoir plus sur l’évolution potentielle de cette situation? Pas sûr. Il ne serait pas surprenant que les scientifiques de l’INGV jouent la prudence et fassent valoir le principe de précaution. Il est fort probable que les mesures restrictives ne seront pas levées dans leur totalité.

Photo: C. Grandpey

La fonte des glaciers himalayens // The melting of Himalayan glaciers

Une nouvelle étude effectuée par des chercheurs britanniques et parue dans la revue Scientific Reports confirme que les glaciers de l’Himalaya fondent à un rythme « exceptionnel » en raison du réchauffement climatique. Le phénomène menace l’approvisionnement en eau de millions de personnes en Asie. L’étude révèle également que les glaciers himalayens reculent beaucoup plus rapidement que leurs homologues dans d’autres parties du monde.
Elle montre clairement que la glace de l’Himalaya disparaît à un rythme au moins 10 fois supérieur à la tendance au cours des siècles passés. Cette accélération de la fonte est apparue au cours des dernières décennies et coïncide avec le changement climatique d’origine anthropique.
Les chercheurs ont calculé que les glaciers himalayens ont perdu environ 40 % de leur superficie au cours des derniers siècles. Un rapport publié en 2019 explique que cette situation est d’autant plus inquiétante que ces glaciers sont une source d’eau essentielle pour environ 250 millions de personnes dans les montagnes et 1,65 milliard d’habitants dans les vallées fluviales en aval, dont celles du Gange, de l’Indus et du Brahmapoutre.
La chaîne himalayenne héberge la troisième plus grande quantité de glace dans le monde, après l’Antarctique et l’Arctique. La région est souvent considérée comme le «Troisième pôle» de la planète en raison de son énorme réserve de glace.
Bien que les montagnes existent depuis des dizaines de millions d’années, leurs glaciers sont extrêmement sensibles au changement climatique. Depuis les années 1970, lorsque le réchauffement climatique a été observé pour la première fois, ces énormes masses de glace se sont progressivement amincies et ont reculé.
La dernière étude rappelle que nous devons agir de toute urgence pour atténuer l’impact du changement climatique d’origine humaine sur les glaciers. Les habitants de la région constatent déjà des changements qui dépassent tout ce qui a été observé depuis des siècles. Ils s’accélèrent et auront un impact significatif sur des pays et des régions entières.
Source : Yahoo News, USA Today.

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A new study by British researchers, which appeared in the journal Scientific Reports, confirms that glaciers in the Himalayas are melting at an « exceptional » rate because of global warming, threatening the water supply of millions of people in Asia. The study reveals that Himalayan glaciers are shrinking far more rapidly than glaciers in other parts of the world.

The study clearly show that ice is now being lost from Himalayan glaciers at a rate that is at least 10 times higher than the average rate over past centuries. This acceleration in the rate of loss has only emerged within the last few decades and coincides with human-induced climate change.

Researchers have calculated that Himalayan glaciers have lost roughly 40% of their area in the past several hundred years. This is all the more worrying as the glaciers are a critical source of water for about 250 million people in the mountains and an additional 1.65 billion who live in the river valleys below, according to a report in 2019. These rivers include the Ganges, Indus and Brahmaputra.

The Himalayan mountain range is home to the world’s third-largest amount of glacier ice, after Antarctica and the Arctic. The region is often referred to as the world’s “Third Pole” for its huge store of ice.

Though the mountains are tens of millions of years old, their glaciers are extremely sensitive to the changing climate. Since the 1970s, when global warming first set in, these huge masses of ice have steadily thinned and retreated.

The last study is a reminder that we must act urgently to reduce and mitigate the impact of human-made climate change on the glaciers. People in the region are already seeing changes that are beyond anything witnessed for centuries. Those changes are accelerating and they will have a significant impact on entire nations and regions.

Source: Yahoo News, USA Today.

Source: NASA