Hausse du niveau d’alerte à White Island (Nouvelle Zélande) // The alert level for White Island (New Zealand) has been raised

Les scientifiques de GeoNet surveillent généralement à distance l’activité volcanique de White Island (Nouvelle-Zélande). Le 13 novembre 2020, ils ont observé de petites quantités de cendre volcanique à l’intérieur du panache de vapeur et de gaz ? Cette cendre s’est ensuite déposée sur l’île. En conséquence, le niveau d’alerte volcanique a été élevé à 2 et la couleur de l’alerte aérienne est passée au Jaune.

Au cours d’un survol le 12 novembre, les scientifiques ont observé des dépôts de cendre sur certaines des webcams de l’île, et un panache plus sombre que d’habitude était parfois visible depuis le continent.

Les particules de cendre provenaient de la bouche de vapeur située à l’arrière du lac de cratère. Les premières analyses des particules montrent qu’il s’agit d’un matériau déposé autour de cette bouche et qui a été transporté par les émissions de vapeur et de gaz. Il ne semble pas s’agir de particules de magma juvénile. Globalement, les paramètres de surveillance du volcan ne montrent pas de changements significatifs.

Les observations effectuées pendant le vol montrent qu’il n’y a pas de modification majeure dans l’emplacement et la taille des bouches actives. Les récentes pluies ont formé une mare d’eau peu profonde sur le fond du cratère.

La probabilité que les cendres atteignent le continent lors d’éventuels événements explosifs reste faible. Il n’y a actuellement aucune indication d’un changement substantiel dans le comportement général du volcan.

Cependant, il faut garder à l’esprit qu’une explosion à White Island le 9 décembre 2019 a tué 21 touristes parmi lesquels deux sont portés disparus et déclarés morts. 26 personnes ont été blessées, souvent avec de graves brûlures. Il y avait 47 personnes sur l’île au moment de l’éruption.

Source: GeoNet.

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GeoNet scientists are mainly monitoring White Island (New Zealand) from a distance. On November 13th, 2020, they observed small amounts of volcanic ash the steam and gas plume, which later deposited on the island. As a consequence, the Volcanic Alert Level has been raised to Level 2 and the Aviation Colour Code to Yellow.

During an observation flight on November12th, the scientists observed occasional ash deposits on some of the islands’ webcams, and a darker than usual plume was also reported at times from the mainland.

The ash particles originated from the main steam vent at the back of the crater lake. Initial analyses of the particles suggest that it is loose material from around the vent being carried by the steam and gas emission. They do not seem to include juvenile magma particles.

Globally, the monitoring parametres do not show significant changes.

Observations during the flight revealed that there was no substantial change in the location and size of active vents. The rainfall has formed a shallow pool of water on the floor of the crater.

The likelihood of ash affecting the mainland during possible explosive events remains low. There are no indications currently of a substantial change in the overall behaviour of the volcano.

However, one should bear in mind that an explosive eruption at White Island on December 9th, 2019 killed 21 tourists, including two who are missing and declared dead. 26 people suffered injuries, many of whom suffered severe burns. There were 47 people on the island at the time of the eruption.

Source : GeoNet.

Photo : C. Grandpey

Etude des failles sous-marines de l’Etna // Study of Mt Etna’s submarine faults

Afin d’étudier l’évolution de la croûte terrestre dans l’une des zones géologiques les plus actives au monde, celle du complexe volcanique de l’Etna, plusieurs instituts de recherche viennent de lancer le projet «Focus.» Il suppose l’installation d’un nouveau système de surveillance des failles sous-marines à 2000 mètres de profondeur au large de Catane.

Le projet, financé par le Conseil Européen de la Recherche (ERC), est conduit par l’Université française de Brest en collaboration avec le CNRS, l’IFREMER et l’IDIL, avec le soutien de l’INGV, des Laboratoires Nationaux du Sud (LNS) et de l’Institut National de Physique Nucléaire (INFN). Le projet est en effet en relation avec le réseau optique sous-marin exploité par les LNS dans le cadre du projet IDMAR – financé par la région de Sicile – pour le développement d’infrastructures de recherche stratégiques.

Afin de détecter les déplacements de la croûte terrestre entre la côte et la structure sous-marine du Monte Alfeo, en relation avec une faille cartographiée il y a à peine quelques années à l’est de Catane, le projet Focus utilisera une technique innovante appelée BOTDR (Réflectométrie Optique avec technique Brillouin) capable de détecter tout mouvement des fibres sous-marines électro-optiques accrochées aux 25 kilomètres de câble qui composent l’infrastructure LNS. De cette manière les chercheurs pourront observer les déplacements des câbles sur le long terme et donc surveiller le glissement des failles sur lesquelles ils se trouvent. Ils pourront détecter des variations submillimétriques impossibles à observer avec les techniques de réflectométrie classiques.

Source: La Sicilia.

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In order to study the evolution of the Earth’s crust in one of the most active geological zones in the world, that of Mt Etna’s volcanic complex, several research institutes have just launched the « Focus. » Project. It involves the installation of a new monitoring system for submarine faults 2000 metres deep off the coast of Catania. The project, funded by the European Research Council (ERC), is led by the French University of Brest in collaboration with the CNRS, IFREMER and IDIL, with the support of INGV, National Laboratories of South (LNS) and the National Institute of Nuclear Physics (INFN). The project is in fact in relation to the underwater optical network operated by LNS within the framework of the IDMAR project – funded by the region of Sicily – for the development of strategic research infrastructures.

In order to detect the shifts of the Earth’s crust between the coast and the submarine structure of Monte Alfeo, in relation to a fault mapped just a few years ago east of Catania, the Focus project will use an innovative technique called BOTDR (Optical Reflectometry with Brillouin technique) capable of detecting any movement of electro-optical submarine fibers attached to the 25 kilometres of cable that make up the LNS infrastructure. In this way, researchers will be able to observe the movements of the cables over the long term and therefore monitor the sliding of the faults on which they are located. They will be able to detect submillimetre variations that are impossible to observe with conventional reflectometry techniques.

Source: La Sicilia.

Source : LNS

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

 Comme cela se produit de temps en temps, le Stromboli (Sicile) a connu un puissant épisode éruptif le 10 novembre 2020 à 20h04 (UTC) dans la zone centre sud de la terrasse cratèrique. L’événement a duré environ 6 minutes et a produit une colonne éruptive verticale qui dépassait la hauteur de Pizzo.. L’événement s’est terminé à 20h10 avec au moins trois explosions d’une intensité moindre. L’épisode éruptif est apparu sur toutes les stations sismiques du Stromboli. Aucune variation significative du tremor éruptif n’a été signalée. La situation est redevenue normale par la suite.

Source : INGV.

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On observe toujours sur l’Etna (Sicile) une activité strombolienne de fréquence et d’intensité variables avec des émissions de cendres discontinues au niveau du Nouveau Cratère Sud-Est.  L’activité strombolienne se concentre aussi à l’intérieur du Cratère Nord-Est et de la Bocca Nuova, tandis que la Voragine se contente de dégazer.

Source : INGV.

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On a beaucoup parlé du volcan de Mayotte ces derniers temps (il n’a toujours pas été baptisé) avec les explications des scientifiques et des échantillons de lave fournis à la population. On connaît la cause des séismes qui ont angoissé pendant plusieurs mois les Mahorais, mais cette sismicité se poursuit. Ainsi, le 10 novembre 2020 à 12h19 (heure locale) un nouvel événement de magnitude M 5,3 sur l’échelle de Richter a été ressenti par la population. Son épicentre a été localisé à 22 km à l’est de Dzaoudzi en Petite Terre, et à 44 km de profondeur.
La crise sismique a débuté le 10 mai 2018. La plus forte secousse remonte au 15 mai de cette même année, avec une magnitude de M 5,9. Il est probable que le volcan sous-marin situé à quelques dizaines de kilomètres à de l’île est encore à l’origine de l’activité sismique ressentie le 10 novembre.

Source : Mayotte la 1ère.

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Les webcams et les sismographes montrent que l’activité s’est stabilisée sur le Merapi (Indonésie) ces derniers jours. Cependant, l’activité volcanique a augmenté au cours de la semaine dernière. Une éruption, avec un panache de cendres atteignant 3000 mètres, a été observée le 8 novembre 2020 entre 12h et 18h. Les volcanologues indiquent que de telles éruptions sont des événements habituels, en particulier pendant les périodes de hausse d’activité du Merapi. Ils pensent que « d’autres éruptions avec coulées de lave et coulées pyroclastiques sont susceptibles de se produire dans les prochains jours. » L’Agence nationale de gestion des catastrophes (BNPB) est prête à mettre en place des procédures d’évacuation en cas d’éruption majeure.

Le niveau d’alerte du volcan est passé à Siaga (niveau 3 sur 4) le 5 novembre 2020. Les autorités ont appelé à l’arrêt des activités minières dans les rivières situées dans les zones les plus exposées aux éruptions, ou dans des zones situées dans un rayon de 3 km du sommet du volcan. Elles ont aussi appelé à la suspension des activités touristiques autour du volcan. Au cas où une éruption se produirait, les stupas les plus exposés du site de Borobodur ont été recouverts d’une bâche.

Source: VSI et journaux indonésiens.

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Des avalanches de blocs et des coulées pyroclastiques descendent encore les flancs est et sud-est du Sinabung (Indonésie), généralement jusqu’à 1 km et 1,5 à 2,5 km, respectivement. Un événement éruptif le 4 novembre a généré un nouveau panache de cendres. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4), avec une zone d’exclusion générale de 3 km, avec des extensions à 5 km dans le secteur SE et à 4 km dans le secteur NE.

Source: CVGHM.

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Vous pourrez compléter vos connaissances sur les volcans en consultant sur Facebook les pages consacrées à la revue LAVE et ses archives. Elles sont proposées par Alain Catté, ancien rédacteur de la revue :

https://www.facebook.com/groups/334486811148137

https://www.facebook.com/groups/439147130403857

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Here is some news of volcanic activity around the world :

As happens from time to time, Stromboli (Sicily) went through a powerful eruptive episode on November 10th, 2020 at 20:04:20 (UTC) in the south central area of the crater terrace. The event lasted about 6 minutes and produced a vertical eruptive column that rose higher than the Pizzo. The event ended at 20:10 pm with at least three explosions of lesser intensity. The eruptive episode appeared on all the seismic stations of Stromboli. No significant variation in the eruptive tremor has been reported. The situation returned to normal thereafter.

Source: INGV.

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Strombolian activity of varying frequency and intensity is still observed on Mt Etna (Sicily) with discontinuous ash emissions at the New Southeast Crater. Strombolian activity is also observed inside the Northeast Crater and Bocca Nuova, while Voragine is only degassing. Source: INGV.

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There has been much talk about the Mayotte volcano lately (it has still not been named) with explanations from scientists and lava samples offered to the population. We know the cause of the earthquakes that worried the Mahorais for several months, but this seismicity continues. Thus, on November 10th, 2020 at 12:19 (local time) a new M 5.3 event on the Richter scale was felt by the population. Its epicentre was located 22 km east of Dzaoudzi in Petite Terre, and 44 km deep. The seismic crisis began on May 10th, 2018. The strongest earthquake dates back to May 15thof that same year, with a magnitude of M 5.9. It is likely that the submarine volcano located a few dozen kilometres west of the island is still the source of the seismic activity felt on November 10th.

Source: Mayotte la 1ère.

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The webcams and seismographs show that activity has stabilised on Mt Merapi (Indonesia) during the past days. However, volcanic activity increased during the past week. An eruption, with an ash plume reaching 3,000 metres was observed on November 8th, 2020 between 12 and 6 p.m. Volcanologists indicate that such eruptions are usual occurrences, especially amid increased activities at Mt. Merapi. They think that “more eruptions of lava and hot clouds are likely to occur in the coming days.” The National Disaster Mitigation Agency (BNPB) said it was ready to set up evacuation procedures in the event of a major eruption.

The volcano’s alert level was increased to Siaga on November 5th, 2020. Authorities have urged for a halt to mining activities in rivers located within disaster-prone area, or areas within a 3 km radius of the volcano’s summit and called for tourism activities in the area to be suspended. In case of an eruption, the most exposed stupas of Borobodur have been protected with tarpaulins.

Source: VSI and Indonesian newspapers.

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Block avalanches and pyroclastic flows are still travelling down the E and SE flanks of Mt Sinabung (Indonesia), generally as far as 1 km and 1.5-2.5 km, respectively. An eruptive event on 4 November generated another ash plume. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), with a general exclusion zone of 3 km and extensions to 5 km in the SE sector and 4 km in the NE sector.

Source: CVGHM.

Image thermique de l’éruption du Stromboli le 10 novembre 2020 (Source : INGV)

Injecter le CO2 dans le sous-sol de la Mer du Nord, une bonne idée ? // Is it a good idea to inject CO2 in the North Sea’s subsoil ?

Le gaz carbonique (CO2) est l’un des principaux gaz à effet de serre d’origine anthropique. Afin de s’approcher le plus possible des objectifs de la COP 21 et de l’Accord de Paris sur le climat, des projets sont mis en oeuvre pour essayer de se débarrasser de ce gaz polluant. .

Dans une note publiée le 17 juin 2016, j’abordais le projet CarbFix lancé en Islande à côté d’une centrale géothermique dans la périphérie de Reykjavik. Cette centrale exploite une source de vapeur produite par le magma à faible profondeur, en sachant que du CO2 et des gaz soufrés d’origine volcanique sont émis en même temps que la vapeur. Le but est de capter le gaz et de le réinjecter dans le sous-sol. Vous pourrez lire cette note en cliquant sur ce lien :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2016/06/17/islande-de-la-geothermie-au-stockage-du-co2-iceland-from-geothermal-energy-to-the-storage-of-co2/

La Suisse s’intéresse elle aussi au stockage du gaz carbonique. C’est ainsi que les usines de retraitement des déchets appellent la Confédération à créer un vaste réseau de gazoducs pour exporter leur CO2 vers la Norvège, où il serait stocké dans d’anciens gisements de gaz naturel sous la mer du Nord. Les 30 usines suisses de retraitement des déchets produisent chacune plus de 100 000 tonnes de CO2 par an.

Comme la Suisse ne dispose pas de capacité de stockage suffisante, les incinérateurs veulent relier leurs usines à un réseau de gazoducs qui permettrait d’exporter ce gaz carbonique vers le nord de l’Europe et plus particulièrement la Norvège. Le pays stocke déjà avec succès du CO2 dans d’anciens gisements de gaz naturel sous la mer du Nord depuis 1996 et il s’apprête d’ici 2024 à ouvrir de nouveaux réservoirs pour y enfouir du CO2 européen.

Plusieurs géants pétroliers comme BP, Royal Dutch Shell et Total ont annoncé le 26 octobre 2020 un partenariat pour mettre en place des infrastructures de transport et de stockage de CO2 en mer du Nord britannique, afin de réduire la pollution du secteur industriel.

Cette initiative, menée par BP, est portée également par le norvégien Equinor, l’italien Eni et le gestionnaire du réseau électrique britannique National Grid. Leur objectif est de participer à deux projets déjà lancés et visant à décarboner des régions industrielles dans le nord de l’Angleterre avec pour objectif d’atteindre la neutralité carbone en 2030.

Ces projets doivent voir le jour en 2026 et misent sur le captage de CO2 émis par les industries ainsi que sur l’utilisation de carburant à partir d’hydrogène. Le captage vise à récupérer le CO2 dans les fumées, à le transporter puis le stocker dans le sous-sol, mais cette technique est coûteuse et encore peu développée.

L’enfouissement du CO2 dans des couches géologiques profondes ne fait pas l’unanimité. Selon Greenpeace, il n’est pas encore prouvé que le CO2 qu’on envoie dans ces couches géologiques y reste; on n’est pas sûr qu’il n’y ait pas de fuites, ne serait-ce que par le biais de failles ou de fractures géologiques, sans parler d’anciens puits dont le colmatage n’est pas forcément parfaitement hermétique. Il est bien évident que du CO2 qui s’échapperait dans la mer mettrait en danger l’écosystème marin et entraîner à fortiori des risques pour la santé humaine.

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Carbon dioxide (CO2) is one of the main greenhouse gases of anthropogenic origin. In order to try and reach the objectives of COP 21 and the Paris Climate Agreement, projects are being implemented to try to get rid of this polluting gas. .

In a note published on June 17, 2016, I referred to the CarbFix project launched in Iceland alongside a geothermal power plant on the outskirts of Reykjavik. This plant uses a source of steam above Iceland’s shallow magma chambers , but some CO2 and sulfur gases of volcanic origin are emitted at the same time as the steam. The goal is to capture the gas and re-inject it underground. You can read this post by clicking on this link:
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2016/06/17/islande-de-la-geothermie-au-stockage-du-co2-iceland-from-geothermal-energy-to-the-storage-of-co2/

Switzerland is also interested in storing carbon dioxide. The waste reprocessing factories are calling on the Confederation to create a vast network of pipelines to export their CO2 to Norway, where it would be stored in former natural gas fields under the North Sea. The 30 Swiss waste reprocessing plants each produce more than 100,000 tonnes of CO2 per year.
As Switzerland does not have sufficient storage capacity, the incinerators want to connect their factories to a network of pipelines that would allow this carbon dioxide to be exported to northern Europe and more particularly to Norway. The country has already successfully stored CO2 in old natural gas fields under the North Sea since 1996 and is preparing by 2024 to open new reservoirs to bury European CO2 in them.

Several oil giants such as BP, Royal Dutch Shell and Total announced on October 26th, 2020 a partnership to set up CO2 transport and storage infrastructure in the British North Sea, in order to reduce pollution in the industrial sector.
This initiative, led by BP, is also supported by the Norwegian Equinor, the Italian Eni and the operator of the British electricity network National Grid. Their objective is to participate in two projects already launched and aiming at decarbonizing industrial regions in the north of England with the aim of achieving carbon neutrality by 2030.
These projects are due to be achieved in 2026 and rely on the capture of CO2 emitted by industries as well as the use of fuel from hydrogen. Capture aims to recover the CO2 in the fumes, to transport it and then store it underground, but this technique is expensive and still underdeveloped.

There is no unanimous support for burying CO2 in deep geological layers. According to Greenpeace, it is not yet proven that the CO2 that is sent into these geological layers stays there; we are not sure that there are no leaks, if only through faults or geological fractures, not to mention old wells whose plugging is not necessarily perfectly hermetic. It is obvious that CO2 escaping into the sea would endanger the marine ecosystem and lead to risks for human health

Schéma illustrant le projet Northern Lights d’enfouissage du CO2 en Norvège (Source : Northern Lights).