Eruption du Kilauea (Hawaii) : La Protection Civile et l’USGS informent la population // Civil Defense and USGS keep the public informed

La Protection Civile et l’USGS tiennent régulièrement la population informée de la situation sur le Kilauea. La dernière réunion était à Volcano; la prochaine a lieu aujourd’hui à Pahoa afin de préparer le public à de possibles événements majeurs. On y abordera les différents scénarios à propos d’un possible événement explosif dans le cratère de l’Halemaumau.
La réunion est prévue quelques jours après qu’une bombe volcanique ait atteint un bateau d’excursion pour touristes, près du point d’entrée de la lave dans l’océan. L’accident a blessé 23 personnes. Selon le dernier décompte, au moins 706 maisons et structures ont été détruites par l’éruption et 32 ​​kilomètres carrés ont été recouverts par la lave.
Dans le même temps, l’USGS indique que la Fracture n° 8 continue d’envoyer inlassablement de la lave en grande quantité dans le chenal qui l’achemine vers le nord-est.

À ce jour, il y a eu 52 «explosions d’effondrement» dans le cratère de l’Halema’uma’u. Ces événements sont provoqués par l’affaissement du plancher de l’Halemaumau suite à l’évacuation du magma vers la Lower East Rift Zone. L’énergie ainsi libérée équivaut à des séismes de M 5.4.
Depuis le début du mois de mai, le plancher du cratère de l’Halemaumau a chuté de plus de 450 mètres, et le diamètre de la lèvre est le double de celui avant l’éruption. À l’heure actuelle, les effondrements ne concernent qu’une petite partie du plancher de la caldeira. Beaucoup de gens se demandent si on pourrait assister à un événement catastrophique de grande envergure. L’USGS pense que la probabilité est faible, mais une telle éventualité ne saurait être écartée.
Au niveau de l’entrée dans l’océan, toutes les conditions sont réunies pour que se produisent des explosions en raison du grand volume de lave qui arrive dans le Pacifique et le fait que le rivage est peu profond à Ahalanui. Chaque fois que la lave à une température de 1100 degrés rencontre de l’eau de mer froide, il en résulte une explosion avec émission de vapeur et projections de fragments de lave solidifiés ou à moitié solidifiés, avec des bombes de taille parfois respectable. En outre, le volume actuel de lave émis par la Fracture n° 8 est beaucoup plus important – de l’ordre de 50 à 100 mètres cubes par seconde – que celui que l’on observait sur la coulée 61g en 2016. A l’époque, le volume de lave émis ne dépassait pas trois à quatre mètres cubes par seconde. En outre, le relief au niveau de la côte à Kamukona était très escarpé. La lave dévalait une pente abrupte et était rapidement emportée vers les profondeurs de l’océan.
Comme je l’ai écrit dans une note précédente, le front de coulée sud se trouve actuellement à seulement 700 mètres de la rampe pour bateaux à Isaac Hale Park. La lave continue à sortir en plusieurs endroits du front d’écoulement qui présente une largeur de 6 kilomètres.
Source: Protection Civile, USGS.

Voici une animation montrant la caldeira de l’Halema’uma’u le 13 juillet 2018:

https://volcanoes.usgs.gov/observatories/hvo/multimedia_uploads/multimediaFile-2447.mp4

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Hawaii Civil Defense and USGS regularly keep the population informed about the situation of the Kilauea eruption. The last meeting was at Volcano; the next one is held today at Pahoa to keep everyone informed and prepared to possible major events. The various scenarios stemming from a possible explosive event at Halemaumau Crater will be presented to the public.

The meeting is scheduled just days after a lava bomb crashed into a tour boat, injuring 23, near the lava’s ocean entry point . According to the latest count, at least 706 homes and structures have been destroyed by the eruption and 32 square kilometres have been covered with lava.

Meanwhile, USGS reports that fissure 8 continues to erupt lava into the perched channel leading northeast from the event, with no end in sight going into the 11th week.

To date there have been 52 “collapse explosions,” which are events in which the floor of Halemaumau Crater collapses after magma beneath it empties into the lower East Rift Zone, resulting in an energy that goes into the ground, equalling to M 5.4 earthquakes.

Since early May the floor of Halemaumau Crater has dropped more than 450 metres, and the rim’s diameter is double its original size. Right now the collapse events involve just a small part of the caldera floor. Many people are wondering whether it could involve more of the floor and become a catastrophic event. USGS says that while the probability is low, the possibility is not zero.

At the lava flow’s ocean entry, conditions are ripe for explosions due to the large volume combined with more shallow topography at Ahalanui. Whenever 1,100-degree lava meets cool seawater, a steam explosion results, blasting fragments of solidified or semisolidified lava fragments, some of which are larger than a breadbox, up into the air. Besides, the current volume of lava flowing out of fissure 8 is much higher, at about 50 to 100 cubic metres per second, compared with the “61g flow” of 2016, where lava from Pu’u O’o pumped out about three to four cubic metres per second. In addition, the Kamukona lava ocean entry’s offshore topography was very steep. The lava entering the ocean at Kamukona hit a steep slope and was quickly carried down to deeper parts of the ocean.

As I put it in a previous post, the southern margin of the flow is currentlyjust 700 metres from the boat ramp at Isaac Hale Park. The lava continues to ooze out at several points along the 6-kilometre-wide flow front into the ocean.

Source: Civil Defense, USGS.

Here is a video showing the Halema’uma’u caldera on July 13th, 2018:

https://volcanoes.usgs.gov/observatories/hvo/multimedia_uploads/multimediaFile-2447.mp4

Sur l’East Rift Zone, le Pu’uo’o demeure une coquille vide. L’éruption qui avait débuté le 3 janvier 1983 s’est terminée le 2 mai 2018 (Crédit photo : USGS / HVO).

Kilauea (Hawaii): L’éruption semble se stabiliser // The eruption is getting more stable

La lave continue de jaillir en abondance de la Fracture n° 8. Aucun changement significatif n’a été observé sur le champ de lave qui continue l’alimenter l’entrée dans l’océan à Kapoho. On observe d’abondantes émissions de gaz et de vapeur au niveau des fractures n° 9 et 10, mais l’émission de lave ne concerne que la Fracture n° 8.
Les derniers rapports du HVO montrent que l’éruption s’est stabilisée, même si de très grandes quantités de lave sortent de la Fracture n° 8. Aucune nouvelle zone n’a été envahie par la lave. Comme je l’ai écrit  précédemment, il faut espérer que les parois du chenal dans lequel circule la lave résistent à sa pression et qu’aucune brèche ne s’ouvrira. Ce serait un nouveau désastre avec le risque de nouvelles destructions dans les Leilani et Nanawale Estates.
Au début de l’éruption, la population du District de Puna ne recevait que très peu d’informations sur l’éruption. Mon blog a été utilisé comme une source d’information par certains Hawaïens qui ne recevaient pas les messages de la Protection Civile. C’est la raison pour laquelle j’ai conservé les noms de rues et de routes dans leur appellation anglaise d’origine. Les traduire en français comme l’ont d’autres internautes au moyen de traducteurs automatiques n’est pas la bonne solution. On ne traduirait pas « Allée des Chênes » par « Oak Alley » si des événements semblables se produisaient en France! Il m’est arrivé souvent de me rendre dans le District de Puna et je n’ai éprouvé aucune difficulté à m’orienter lors de la rédaction de mes différentes notes. Je salue ici les habitants de Kapoho ; je suis de tout cœur avec eux.

L’USGS a mis en ligne une vidéo très impressionnante et d’excellente qualité montrant les différents aspects de l’éruption effusive. Ne pas hésiter à utiliser le mode plein écran:

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Lava continues to erupt profusely from Fissure 8. No significant changes have been observed in the flow field which continues to supply lava to the ocean entry at Kapoho. Heavy gas and steam emissions are noted at fissures 9 and 10, but lava emission is occurring only at Fissure 8.

The latest HVO reports show that the eruption has stabilised, even though lava is profusely coming out of Fissure 8. No new areas have been invaded by the lava. As I put it before, it is hoped that the walls of the channel in which lava is travelling will resist its pressure and that no breaches will open. This would be another disaster with the risk of more destruction in the Leilani and Nanawale Estates.

At the start of the eruption, very little information was provided to the population in the Puna District. My blog was used as a source of information by some Hawaiians who did not receive the Civil Defense messages. This is the reason why the names of the streets and roads were written in their original spelling. Translating them in French as some other Internet users do by means of automatic translators is inadequate. You would not translate “Allée des Chênes” by “Oak Alley” if similar events occurred in France! I happened to visit the Puna District quite often and it was easy for me to find my bearings while writing my different posts. Aloha! to the people of Kapoho! I am wholeheartedly with you.

Dernière carte de l’éruption (Source: USGS)

Hawaii anticipe la montée des océans // Hawaii anticipates sea level rise

Avec le changement et le réchauffement climatiques, on s’attend à ce que le niveau des océans augmente à cause de la fonte des calottes polaires et des glaciers. Certains pays prennent déjà des mesures pour faire face au problème.
À Hawaï, le Department of Land and Natural Resources (DLNR) – Département des Ressources Naturelles et Terrestres – tiendra sa quatrième réunion d’information à l’attention du public le jeudi 17 août 2017. Elle aura pour thème la vulnérabilité et l’adaptation au niveau de la mer. Elle fait partie d’une série de réunions publiques dans l’ensemble de l’Etat d’Hawaii avec pour finalité d’éduquer les gens sur les conséquences de l’élévation du niveau de la mer. Un autre but est de recueillir des commentaires et points de vue sur les principaux problèmes et les principales préoccupations concernant la préparation et l’adaptation. La première réunion s’est déroulée sur l’île d’O’ahu en juin 2016, une deuxième en janvier sur Kaua’i, une troisième en mars sur Maui, et la cinquième est prévue à Kona le 22 août 2017.
Le DLNR fait remarquer que «le changement climatique risque d’avoir un impact profond sur notre bien-être et notre mode de vie. En particulier, la hausse du niveau de la mer augmentera le risque d’érosion et d’inondations côtières, avec une menace pour les localités côtières et les ressources naturelles concentrées le long des points bas. Nous sommes en train d’élaborer un rapport de vulnérabilité et d’adaptation au niveau de la mer (Rapport SLR) qui doit être rédigé en vue de l’Assemblée législative de l’État d’Hawaii en 2018 ; nous désirons solliciter les avis des habitants de nos communautés insulaires pour nous aider à confectionner le rapport. »
Source: Hawaii 24/7.

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With climate change and global warming, the level of the oceans is expected to rise because of the melting of polar ice sheets and glaciers. Some countries are already taking measures to to face the problem.

In Hawaii, the Department of Land and Natural Resources (DLNR) will be holding its fourth public information meeting on sea level rise vulnerability and adaptation on Thursday, August 17th, 2017. This meeting is one of a series of public information meetings being held statewide to educate people about the impacts of sea level rise and to gather comments and input about key issues and concerns regarding preparedness and adaptation. The first meeting was held on O‘ahu in June 2016, a second one in January on Kaua‘i, a third one in March on Maui, and fifth one is planned for Kona on August 22nd, 2017.

DLNR indicates that “climate change has the potential to profoundly impact our wellbeing and way of life. In particular, rising sea levels will increase the occurrence and severity of coastal erosion and flooding, threatening coastal communities and natural resources concentrated along low-lying shores. We are in the process of developing a Sea Level Rise Vulnerability and Adaptation Report (SLR Report) that is to be submitted in anticipation of the 2018 Hawaii State Legislature, and we are interested in soliciting input from our island communities to help us complete the report.”

Source: Hawaii 24/7.

Déjà soumises à l’assaut des vagues du Pacifique, les côtes hawaiiennes risquent de subir une forte érosion avec la montée des eaux de l’océan. (Photo: C. Grandpey)

Une nouvelle base de données sur les volcans islandais // A new data base on Icelandic volcanoes

drapeau-francaisSi vous aimez l’Islande et ses volcans, n’hésitez pas à jeter un coup d’oeil à un nouveau site web baptisé Catalogue of Icelandic Volcanoes. Voivi son adresse:
http://futurevolc.vedur.is/

Comme son nom l’indique, le Catalogue est en anglais. C’est un outil interactif qui propose des informations sur les 32 systèmes volcaniques islandais. Il offre une foule d’informations sur les volcans, tels que la fréquence des éruptions, le niveau d’activité, les champs de lave, l’activité sismique, des photos et des descriptions de chaque volcan.
Le Catalogue sera mis à jour si une nouvelle éruption survient ou si de nouvelles informations sont publiées sur un volcan en particulier.
L’idée de ce Catalogue des Volcans Islandais est née alors que la volcanologue Evgenia Ilyinskaya était en Islande pendant l’éruption de l’Eyjafjallajökull en 2010. Il s’agit d’une collaboration avec l’Icelandic Met Office, l’Institut des Sciences de la Terre de l’Université d’Islande et le Département de Protection Civile.

Source : Iceland Review.

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drapeau-anglaisIf you love Iceland and its volcanoes, you should have a look at a new website called Catalogue of Icelandic Volcanoes. It can be accessed at this address:

http://futurevolc.vedur.is/

The Catalogue, which is in English, is an interactive web-based tool and includes information about Iceland’s 32 volcanic systems. It offers a wealth of information about the volcanoes, such as the frequency of eruptions, activity status, lava fields, seismic activity, and photos and descriptions of every volcano.

The Catalogue will be updated if a new eruption occurs or if new information is released about a specific volcano.

The idea of the Catalogue of Icelandic Volcanoes was born when volcanologist Evgenia Ilyinskaya was in Iceland during the 2010 Eyjafjallajökull eruption. It is a collaboration of the Icelandic Met Office, the Institute of Earth Sciences at the University of Iceland, and the Civil Protection Department.

Source : Iceland Review.

catalogue

Source: futurevolc.vedur.is

Pour une meilleure approche du brouillard volcanique à Hawaii // For a better approach of vog in Hawaii

drapeau-francaisVog (un acronyme pour Volcanic Fog) fait référence à une pollution sous forme de brume provoquée par les émissions du Kilauea. Le vog est essentiellement composé de vapeur d’eau (H2O), de dioxyde de carbone (CO2) et de dioxyde de soufre (SO2). Le Kilauea, en éruption depuis plus de 33 ans, génère cette brume qui perturbe les collectivités, l’agriculture et les infrastructures sur la Grande Ile et parfois l’ensemble de l’Etat..
Les localités situées sous le vent reçoivent directement les émissions du Kilauea et subissent fréquemment le vog, brume bien visible pouvant s’accompagner d’une odeur ou d’un goût de soufre. Les personnes exposées au vog font état de toute une série de symptômes, tels que l’irritation des yeux, la toux, une respiration sifflante, des maux de gorge et des migraines.
De nouveaux supports d’information sur les risques sanitaires induits par la pollution atmosphérique volcanique sont disponibles grâce à un nouveau partenariat entre plusieurs institutions parmi lesquelles figurent l’USGS, le HVO, le Département de la Santé et la Protection Civile. Le site offre des informations et des données très complètes sur le vog et ses impacts.
Les nouveaux produits comprennent un livret avec des questions fréquemment posées, une brochure, une affiche montrant comment se protéger pendant les épisodes de vog, et un site web Hawaii Interagency Vog Information Dashboard qui fournit des liens vers un large éventail de ressources.
Source: Big Island Now.

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drapeau-anglaisVog (an acronym for Volcanic Fog) is the hazy air pollution caused by the volcanic emissions from Kilauea volcano. They are mainly composed of water vapour (H2O), carbon dioxide (CO2), and sulphur dioxide (SO2. Kilauea Volcano, now in its 34th year of nearly continuous eruption, leads to the vog that challenges communities, agriculture, and infrastructure on the Island of Hawai‘i and across the state.

Communities downwind from Kilauea Volcano’s active vents frequently experience vog as a visible haze or as a sulphurous smell or taste. People exposed to vog report a variety of symptoms, such as eye irritation, coughing, wheezing, sore throats and headaches.

New informational products about the health hazards of volcanic air pollution are available through a new interagency partnership including USGS, HVO, Hawaii Department of Health and Hawaii County Civil Defense.. The site offers comprehensive information and data related to vog and its impacts.

The new products include a booklet of frequently asked questions, a brochure and poster about protecting yourself during vog episodes and the web-based Hawaii Interagency Vog Information Dashboard that provides comprehensive links to a wide range of vog resources:

Source : Big Island Now.

Panache-Kilauea

Panache de gaz émis par le cratère de l’Halema’uma’u (Photo: C. Grandpey)

Conseils du Parc des Volcans d’Hawaii pour aller voir la coulée de lave // Hawaii National Park tips to go and see the lava flow

drapeau-francaisSi les zones autour des cratères de l’Halema’uma’u et du Pu’uO’o sont interdites d’accès (voir ma note précédente), la coulée de lave 61g avance actuellement à l’intérieur du Parc National des Volcans d’Hawaï qui propose des itinéraires et des conseils pour aller assister au spectacle.

Les autorités du Parc indiquent que les visiteurs peuvent aller à pied et à vélo le long de la route de secours pour aller voir la lave descendre le long du Pūlama Pali avant de se répandre sur la plaine côtière et entrer dans l’océan.
Depuis l’ouest, à l’intérieur du Parc des Volcans, le point le plus facile d’accès se trouve à l’extrémité de la Chain of the Craters Road. Il est conseillé aux visiteurs de faire une halte à la Ranger Station, de parler avec les gardes du parc, écouter leurs conseils, et regarder une vidéo de 4 minutes sur la sécurité. Une lunette d’observation est mise à la disposition du public pour observer l’éruption à distance. Le parc est ouvert 24 heures sur 24.
Depuis la Ranger Station, il faut s’attendre à un parcours assez pénible de 16 à 19 km aller-retour jusqu’à la coulée. Les randonneurs pourront emprunter la route de secours en terre battue sur environ 6 km, puis il leur faudra tourner à l’intérieur des terres au niveau d’une balise lumineuse qui marque le point le plus proche de la coulée active, actuellement à environ 800 mètres de la route. L’avancée sur le champ de lave se fait sur un terrain difficile, avec de profondes fractures et d’anciennes coulées de lave très coupante.

De l’autre côté de la route de secours, à l’est, les rangers ont installé une balise lumineuse à 7,6 km de son point de départ à Kalapana, et à une cinquantaine de mètres à l’intérieur des terres. Cette balise sert de point de départ aux randonneurs.
Le point d’observation aménagé à Kalapana, près de la limite E du parc, offre également un point de vue intéressant de l’éruption. Il est ouvert tous les jours de 15 heures à 21 heures.

Recommandations: Il est fortement conseillé aux randonneurs d’être bien préparés avant d’entamer le parcours vers la coulée de lave et de l’effectuer de jour. Il n’y a pas de sentier ou de trace balisée vers la coulée de lave dont la morphologie peut se modifier jour après jour. Il est facile de se perdre dans l’obscurité (NB : C’est pour cela que je conseille fortement de s’équiper d’un GPS). Il est conseillé à chaque randonneur d’emporter quatre litres d’eau, de porter de bonnes chaussures de randonnée, des gants et un pantalon (les shorts sont à éviter !). Ne pas oublier des lunettes de soleil, la crème solaire et un couvre-chef. Chaque personne a besoin d’une frontale (ou, à la rigueur, une bonne lampe de poche) avec piles de rechange.
Les cyclistes peuvent également emprunter la route de secours, à condition d’être habitués à circuler sur une route de gravier. Il leur est conseillé de rouler uniquement de jour. Les véhicules motorisés sont interdits.
Il est demandé aux visiteurs de respecter les propriétés privées (voir carte ci-dessous) et la culture hawaïenne. De nombreux Hawaïens autochtones sont persuadés que la lave est le kinolau, c’est-à-dire l’incarnation physique de la déesse Pélé. Piquer la lave avec des bâtons et d’autres objets est donc irrespectueux, mais aussi illégal. La loi fédérale interdit de « posséder, détruire, blesser, mutiler, enlever, creuser ou perturber » des ressources naturelles et culturelles (36 CFR § 2.1).
Les animaux domestiques et les drones sont également interdits sur le champ de lave à l’intérieur du Parc National.
Les gaz volcaniques représentent un autre danger, en particulier pour les personnes atteintes de problèmes cardiaques ou respiratoires, les nourrissons, les jeunes enfants et les femmes enceintes. Si l’air les irrite, les incommode, ou rend leur respiration difficile, les visiteurs doivent quitter la zone.

Source : Parc National des Volcans D’Hawaii.

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drapeau-anglaisIf the areas around Halema’uma’u and Pu’uO’o craters are prohibited (see my previous note), the 61g lava flow is currently within Hawaii Volcanoes National Park which is offering route and tip information for viewing the Kilauea’s latest lava flows.

The Park’s report says that visitors may hike and bicycle along the gravel emergency access route to view and access lava as it flows down the Pūlama Pali and spreads out onto the coastal lava plain toward the ocean.

From Hawai‘i Volcanoes National Park, the easiest vantage point to view eruptive activity is from a distance at the end of Chain of Craters Road. Visitors are encouraged to stop at the Coastal Ranger Station to talk with park rangers, view eruption and hiking tip exhibits, and watch a four-minute lava safety video. A public spotting scope is available to view the eruption from a distance. The park is open 24 hours a day.

From the Ranger Station, it’s a difficult 16- to 19-kilometre roundtrip hike. Hikers can walk along the gravel emergency access route for about 6 km, and then turn inland at a light beacon which marks the closest point to the active flow front, currently about 800 metres from the route. The flow field is a rough hike, with deep earth cracks, uneven terrain, and razor-sharp lava from older flows.

Rangers placed another light beacon 7.6 km down the emergency access route, about 50 metres inland from the road, as a suggested starting point for hikers from the Kalapana side.

The county Kalapana Lava Viewing Area near the park’s eastern boundary also offers a vantage point of the current eruption, and is open daily from 3 to 9 p.m.

Recommendations: Hikers are urged to be prepared and to head out in daylight. There is no trail or marked route to the lava, which continues to flow and change daily. It is easy to become disoriented after dark. Each person needs about a gallon of water, sturdy closed-toe hiking shoes or boots, gloves to protect the hands, and long pants to protect against lava rock abrasions. Wear sunblock, sunglasses and a hat. Each person needs a flashlight and/or headlight with extra batteries.

Experienced bicyclists can also use the emergency access route, but the loose gravel makes it a challenging ride for inexperienced riders. Cyclists are urged to ride during daylight hours only. Motorized vehicles are prohibited.

Hikers are reminded to respect private land (see map below) and Hawaiian culture. Many native Hawaiians believe that lava is the kinolau, or physical embodiment, of volcano goddess Pele. Poking lava with sticks and other objects is disrespectful. It’s also illegal. Federal law prohibits “possessing, destroying, injuring, defacing, removing, digging or disturbing” natural and cultural resources (36 CFR § 2.1).

Pets and drones are also prohibited on the flow field in the national park.

Volcanic gas is another hazard, particularly to people with heart or respiratory problems, and infants, young children and pregnant women. If air irritates, smells bad or makes breathing difficult, visitors should leave the area.

Source : Hawaii Volcanoes National Park.

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Vue de la route de secours, l’extrémité de la Chain of the Craters Road à l’ouest et le point d’observation de Kalapana à l’ouest. Début juillet, la coulée 61g n’avait pas encore traversé la route en terre battue. (Source: USGS)

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Vue de la coulée 61g et de son évolution (en rouge vif) entre le 2 et le 12 août 2016. (Source: USGS / HVO)

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Exemple de coulée éphémère (Photo: C. Grandpey)

 

L’information volcanologique des années 1980 à nos jours : Quelle évolution !

Souvenez-vous : Le 18 mai 1980, le Mont St Helens entrait en éruption. L’événement était relaté par les radios et les télévisions du monde entier. Toutefois, pour les volcanologues et volcanophiles français, il était difficile de connaître le déroulement précis de l’éruption. Les informations techniques ne parvenaient que des jours, voir des semaines après l’effondrement du flanc du volcan et son blast destructeur. En France, les images de Maurice Krafft fascinaient les spectateurs de « Connaissances du Monde ».

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous entendrez (à partir de 2 minutes) Maurice Krafft comme si vous étiez dans la salle. Ce fut également l’époque de ma première rencontre avec Maurice, dans une salle de cinéma de Limoges…

http://www.dailymotion.com/video/x82acm_extrait-maurice-et-katia-krafft-au_travel

Comme pour le Mont St Helens, en 1985, lors de l’éruption du Nevado del Ruiz, les télévisions du monde entier ont diffusé en boucle des images du lahar qui a détruit Armero et la séquence insoutenable pendant laquelle une fillette perdait la vie, emprisonnée dans l’amas de débris transportés par le fleuve de boue. Vous verrez des images de la catastrophe dans cette vidéo (Attention ! Certaines séquences peuvent choquer) :

https://www.youtube.com/watch?v=5cjTTu5A9iw

Comme pour le St Helens, les détails techniques de l’éruption ne sont arrivés que plus tard. On s’est alors rendu compte des négligences des autorités colombiennes (voir la description de l’événement dans mon livre Killer Volcanoes).

Quelques années plus tard, en 1991, l’Etna se réveillait et une coulée de lave s’engouffrait dans la Valle del Bove. Elle allait bientôt représenter une menace pour la bourgade de Zafferana Etnea.

https://www.youtube.com/watch?v=BSSGyaQKyGw

L’éruption se  déroulant à 3 heures d’avion de la France, les informations parvinrent plus facilement à L’Association Volcanologique Européenne car plusieurs de ses adhérents se sont rendus sur le terrain. J’ai fait partie de ces volcanophiles et j’ai pu visiter à plusieurs reprises sur le site de l’éruption et en particulier sa source. Les militaires italiens préparaient alors les blocs de béton qui devaient être introduits dans les tunnels, une « opération thrombose » dont le résultat ne fut guère probant.

A noter qu’à cette époque Internet commençait à montrer le bout de son nez et qu’une révolution n’allait pas tarder à se mettre en place dans la diffusion de l’information

Quatre années plus tard, en 1995, la lave du Kilauea détruisait le village de Kalapana. Là encore, la distance fut un obstacle majeur à la diffusion de l’information. Internet n’avait pas la place qu’il tient aujourd’hui et même sur la Grande Ile d’Hawaii, les scientifiques avaient bien des difficultés à informer la population. Au plus fort de la crise, les volcanologues mettaient les cartes à jour manuellement et allaient les afficher en différents points pour que la population puisse se rendre compte de l’avancée de la lave. Dans ce même but, des réunions d’information étaient régulièrement organisées avec les habitants

Des réunions identiques sont organisées périodiquement en 2015 pour tenir la population de Pahoa informée du comportement de la coulée du 27 juin. La différence, c’est qu’aujourd’hui une foule d’outils permet de savoir ce qui se passe sur le terrain : Les sismographes et le tracé du tremor éruptif sont en ligne sur Internet, sans parler des webcams. Le HVO et la Protection Civile mettent en ligne quotidiennement des bulletins que l’on peut aussi écouter sur les ondes.

Ces remarques sont valables pour la plupart des volcans actifs de la planète. L’accès à des sites éruptifs comme l’Etna ou le Stromboli est devenu compliqué avec l’application du sacro-saint principe de précaution. Les sommets de ces volcans sont devenus des zones interdites alors que l’on peut toujours faire du ski hors-piste dans des secteurs exposés aux avalanches ! Heureusement, les webcams permettent d’observer l’activité depuis son fauteuil et les observatoires diffusent régulièrement les dernières informations. La NASA met régulièrement en ligne les photos prises par les satellites. Il n’est plus nécessaire d’aller survoler une éruption en Islande ; d’autres l’ont fait avant vous et ont déjà diffusé de superbes vidéos sur la Toile ! Les temps ont bien changé !

http://www.ruv.is/frett/holuhraun-eruption-fresh-video

Etna-Lave

Superbe image de l’Etna par la webcam  de L’Association Volcanologique Européenne.