Exposition « Glaciers en péril » à Limoges le 27 novembre !

Je participerai à une exposition de photos dans la galerie du Centre Commercial Corgnac (Super U) à Limoges le samedi 27 novembre de 10 heures à 18 heures.

Vous pourrez voir une dizaine de photos illustrant la fonte des glaciers en Alaska sous les coups de boutoir du réchauffement climatique, particulièrement intense dans cette région du globe.

Vous pourrez compléter votre visite en achetant mon dernier ouvrage « Glaciers en Péril – Les effets du réchauffement climatique » accompagné d’un CD de 160 photos, ainsi que « Dans les pas de l’ours« .

Ces deux livres sont en phase avec l’actualité, suite à la triste COP 26 de Glasgow et après la mort d’une ourse dans les Pyrénées.

L’éruption du Cumbre Vieja vue par Thomas Pesquet // The Cumbre Vieja eruption as seen by Thomas Pesquet

Depuis la Station Spatiale Internationale, à 400 km d’altitude, Thomas Pesquet a immortalisé à plusieurs reprises le volcan Cumbre Vieja, entré en éruption sur l’île canarienne de La Palma le dimanche 19 septembre 2021

Voici ce qu’écrit le spationaute français sur son compte Twitter:

« La Palma de jour et de nuit montre 2 visages très différents, entre les coulées de lave brillantes et le panache de fumée sombre. »

« Le volcan de la Palma est toujours aussi impressionnant, avec ses coulées de lave brillantes qui s’écoulent non loin des lumières des villes. »

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From the International Space Station, at an altitude of 400 km, Thomas Pesquet has repeatedly immortalized the Cumbre Vieja volcano, which erupted on the Canary Island of La Palma on Sunday, September 19th, 2021
Here is what the French astronaut wrote on his Twitter account:

« Bright orange lava sticks out an night, and dark grey smoke and ash sticks out during the day. The La Palma volcano in the Canary Islands is making itself known to the world. »

« The volcano in La Palma looks impressive. The lava shines more brightly than the city lights as it makes it way to the Atlantic Ocean. »

Photos et vidéos de l’éruption islandaise

L’éruption sur la péninsule de Reykjanes fait le bonheur des volcanophiles car elle est relativement facile d’accès. Contrairement à ce qui se passe sur l’île de la Réunion, les autorités islandaises sont prêtes à aider les visiteurs pour qu’ils puissent profiter du spectacle.

Aujourd’hui, l’éruption est beaucoup moins spectaculaire, somptueuse et fascinante qu’au cours du premier mois d’activité. A cause de la pandémie de COVID-19 et de la fermeture des frontières, seuls les Islandais ont eu la chance de pouvoir approcher de très près le double cône apparu dans la Geldingadalur.

Par la suite, à condition de se soumettre au grattage de nez des tests PCR et à une période de quarantaine, d’autres volcanophiles ont pu observer les projections et coulées de lave. Ensuite, la lave a étendu son champ d’action, de sorte que le sentier A donnant accès au point d’observation le plus intéressant a été coupé. La seule solution pour y accéder était l’hélicoptère, à condition de débourser quelque 400 euros par personne.

Ne restait plus que le sentier B avec une partie raide et équipée d’une corde, mais le cratère ayant rehaussé ses parois, la vue sur l’éruption devient aujourd’hui de plus en plus limitée et le lac de lave est invisible. Les Islandais ont balisé un nouveau sentier qui permet d’accéder à la colline de Langihryggur. La vue sur le cratère est plus intéressante que par le sentier B.

A l’heure actuelle, on peut approcher facilement le front de coulée dans la vallée de Natthagi où la lave avance majoritairement en tunnels, avec plusieurs belles coulées éphémères, un peu comme à Hawaii. Au train où vont les choses, il n’est pas impossible que la lave coupe la route côtière et finisse par atteindre le littoral, mais c’est une autre histoire…

Cette éruption a été l’occasion pour les touristes de prendre des très nombreuses photos et de réaliser de nombreuses vidéos. Leurs auteurs en ont diffusé un grand nombre sur les réseaux sociaux. La qualité est très inégale selon le matériel utilisé, mais on a pu se régaler avec de belles vidéos dont plusieurs ont été réalisées à l’aide de drones. Comme je l’ai indiqué dans une note précédente, le vent, le magnétisme et la chaleur de la lave ont envoyé au tapis bon nombre de ces engins.

L’une de ces vidéos m’a été proposée par Francis Balland qui était sur le site il y a quelques jours. Les images confirment celles des webcams. La lave s’écoule à la fois en surface et en tunnels, avec parfois un effet de saturation.

https://youtu.be/Jop1TosVYX8

Parmi les films réalisés, il en est un qui, à mes yeux, se situe au-dessus du lot. Il a été réalisé en mai 2021 par Sigurður Hrafn Stefnisson à l’aide d’un drone DJI Mavic pro2. J’ai eu l’occasion de communiquer le lien permettant de le visionner. Le voici à nouveau à l’attention de ceux qui auraient raté le spectacle. Plein écran et son vivement conseillés :

https://youtu.be/QPcjlhnYp7w

 

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) : photos de la lave dans les Grandes Pentes

Cela fait un mois que le Piton de la Fournaise est en éruption. La coulée de lave qui avance dans les hauts des Grandes Pentes, est désormais bien visible depuis la route nationale 2 quand la météo le permet. Jusqu’à présent, l’éruption était surtout visible depuis le Piton de Bert au sommet du volcan.

En amont, l’écoulement de la lave à la sortie des bouches éruptives se fait essentiellement en tunnels jusqu’à la limite supérieure des Grandes Pentes, où des résurgences de lave sont visibles en surface. Le 8 mai, le front des coulées se trouvait à 1138 m d’altitude.

Mon ami Christian Holveck se trouvait sur les lieux et il m’a adressé de superbes photos de la lave. Christian m’explique que l’avancée des coulées se fait par à-coups et assez lentement malgré la pente.

L’intensité de cette éruption reste relativement stable, même si l’amplitude du trémor volcanique a repris sa lente tendance de déclin. Cependant, son amplitude reste significative et atteint encore 50% de l’amplitude maximale observée le13 avril. Il est bien évident que personne ne sait combien e de temps durera cette éruption. L’inflation de la zone sommitale enregistrée par les instruments pourrait signifier que la réalimentation du réservoir magmatique se poursuit.

Photos: Christian Holveck