Dernières nouvelles du Kilauea (Hawaii) // Latest news of Kilauea Volcano (Hawaii)

L’éruption du Kilauea continue au sommet et sur l’East Rift Zone.
Le lac de lave dans le cratère de l’Halema’uma’u reste à un niveau élevé (environ 25 mètres sous la lèvre du cratère), avec des projections parfois visibles depuis la terrasse du Jaggar.Museum. Quelques effondrements des parois du cratère se sont produits ces derniers jours. Les abords de l’Overlook Crater ainsi que tous les sentiers qui traversent la caldeira sommitale du Kilauea restent interdits d’accès.
Le Pu’uO’o connaît une légère phase d’inflation et on a récemment observé des coulées de lave sur le plancher du cratère.
Il n’y a aucune coulée de lave de l’épisode 61g sur la plaine côtière ou sur le pali, et aucune lave n’entre dans l’océan. Le champ de lave est actif se situe au-dessus du Pulama pali et ne constitue pas une menace pour les zones habitées. Il convient de noter que la partie supérieure du champ de lave, là où on observe les coulées actives, se trouve dans la réserve naturelle de Kahauale’a qui est fermée au public depuis 2007 par le Département des ressources naturelles (DLNR) pour des raisons de sécurité..
Source: HVO.

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The eruption of Kilauea continues both at the summit and on the East Rift Zone.

The summit lava lake within Halema’uma’u Crater remains at a high level (about 25 metres beneath the crater rim), with spattering visible at times from the Jaggar Museum. A few collapses of the crater walls occurred in the past days. Access to the Overlook Crater is cloed , as well as all the trails within Kilauea’s summit caldera.

The Pu’uO’o cone has been inflating and recently produced lava flows on the crater floor.

There is no lava flow activity from the Episode 61g lava flow on the coastal plain or on the pali, and no lava is flowing into the ocean. The flow field is active above Pulama pali and does not pose a threat to nearby communities at this time. It should be noted that areas of the upper flow field with active lava flows are located within the Kahauale’a Natural Area Reserve which has been closed to the public by the Department of Land and Natural Resources (DLNR) since 2007 due to volcanic hazards.
Source: HVO.

Image satellite montrant les coulées actives le 12 avril 2018 (Source: NASA, USGS, HVO)

Vue de l’Overlook Crater dans le cratère de l’Halema’ua’u (Photo: C. Grandpey)

Sommes-nous devenus fous ? (2) // Are we getting mad ? (2)

Après les Chinois qui veulent faire pleuvoir sur le Plateau tibétain, voici d’autres scientifiques dans les pays en voie de développement qui veulent intensifier leurs recherches sur la réduction du changement climatique au travers de l’ensoleillement. Les recherches en géo-ingénierie solaire – techniques consistant à imiter les grandes éruptions volcaniques qui peuvent refroidir la Terre en masquant le soleil avec un voile de cendre – sont maintenant dominées par les universités de pays riches comme celles d’Harvard et Oxford. Douze chercheurs de pays en voie de développement tels que le Bangladesh, le Brésil, la Chine, l’Ethiopie, l’Inde, la Jamaïque et la Thaïlande ont écrit dans la revue Nature que les pays pauvres étaient les plus vulnérables au réchauffement climatique et devraient être davantage impliqués dans les recherches.
Les études de géo-ingénierie solaire seraient financées par un nouveau fonds de 400 000 dollars créé dans le cadre de l’Open Philanthropy Project, une fondation soutenue par Dustin Moskovitz, co-fondateur de Facebook, et son épouse, Cari Tuna. Le fonds permettrait aux scientifiques des pays en voie de développement d’étudier les impacts régionaux de la géo-ingénierie solaire, par exemple sur les sécheresses, les inondations ou les moussons. Parmi les idées proposées, il y a celle, bien connue, selon laquelle des avions pourraient répandre des particules de soufre réfléchissantes dans l’atmosphère terrestre. Cette technique est controversée et il est trop tôt pour savoir quels en seraient les effets. Dans le brouillon d’un rapport sur le réchauffement climatique qui devrait être publié en octobre2018, un groupe de climatologues de l’ONU se montre sceptique sur la géo-ingénierie solaire et fait remarquer que cette façon de procéder pourrait être «économiquement, socialement et institutionnellement infaisable».
La géo-ingénierie solaire comporte des risques comme la perturbation de régimes météorologiques qu’il pourrait être difficile d’arrêter une fois lancée. De plus, cela, pourrait décourager les pays de faire la transition promise entre les combustibles fossiles et les énergies plus propres.
Jusqu’à présent, il est indéniable que la plupart des pays industrialisés ont manqué à leurs promesses de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Le monde devrait connaître un réchauffement de trois degrés Celsius ou plus par rapport à l’ère préindustrielle, ce qui est très loin de l’objectif de maintenir la hausse des températures «bien en dessous» de 2 degrés Celsius décidé lors de la COP 21de Paris en 2015.
Source: Otago Daily Times.

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After the Chinese who want rain to fall on the Tibetan Plateau, other scientists in developing nations plan to step up research into dimming sunshine to curb climate change. Research into « solar geo-engineering », which would mimic big volcanic eruptions that can cool the Earth by masking the sun with a veil of ash, is now dominated by rich nations and universities such as Harvard and Oxford. However, twelve scholars from countries including Bangladesh, Brazil, China, Ethiopia, India, Jamaica and Thailand have written in the journal Nature that the poor were most vulnerable to global warming and should be more involved.

The solar geo-engineering studies would be helped by a new 400,000-dollar fund from the Open Philanthropy Project, a foundation backed by Dustin Moskovitz, a co-founder of Facebook, and his wife, Cari Tuna. The fund could help scientists in developing nations study regional impacts of solar geo-engineering such as on droughts, floods or monsoons. Among proposed ideas, planes might spray clouds of reflective sulphur particles high in the Earth’s atmosphere. The technique is controversial, and it is too early to know what its effects would be. A UN panel of climate experts, in a leaked draft of a report about global warming due for publication in October, is sceptical about solar geo-engineering, saying it may be « economically, socially and institutionally infeasible. »

Among risks, the draft says it might disrupt weather patterns, could be hard to stop once started, and might discourage countries from making a promised switch from fossil fuels to cleaner energies.

Up to now, it is undeniable that most developed nations have failed in their pledges to cut greenhouse gas emissions, making radical options to limit warming more attractive. The world is set for a warming of three degrees Celsius or more above pre-industrial times, far above a goal of keeping a rise in temperatures « well below » 2 degrees Celsius under the 2015 Paris Agreement.

Source: Otago Daily Times.

Schéma montrant les différentes techniques de géo-ingénierie envisagées pour modifier le climat et lutter contre le réchauffement de la planète.