On ne sait pas prévoir une éruption phréatique ! // A phreatic eruption can’t be predicted!

La volcanologie actuelle ne sait pas prévoir beaucoup d’éruptions; en tout cas les volcanologues ne sont pas en mesure de prévoir un événement comme celui qui s’est produit à White Island. En effet, de telles éruptions hydrothermales ou phréatiques sont soudaines; elles se produisent sans prévenir et sont déclenchées par de la vapeur et du gaz portés à haute température et soumis à de très fortes pressions. Souvent, cette vapeur et ce gaz s’accumulent derrière un bouchon de matériaux, et lorsque ce bouchon ne peut plus résister à la pression des gaz, une éruption explosive se produit.
Les scientifiques pensent que le gaz à l’origine de l’éruption provient probablement d’une source magmatique assez profonde, mais le magma proprement dit n’est pas forcément directement impliqué dans le processus éruptif. L’expansion de l’eau en vapeur se passe à très grande vitesse. Des simulations ont montré que le liquide en se dilatant peut atteindre jusqu’à 1 700 fois son volume d’origine.

La dernière éruption de White Island n’est pas exceptionnelle. L’histoire montre que plus de 60 éruptions de ce type se sont produites sur les volcans de Nouvelle-Zélande au cours du siècle dernier. Parmi les plus récentes figurent celle de 2012 au cratère Te Maari du Tongariro; l’éruption de 2007 au Mont Ruapehu, ou encore une éruption sur Raoul Island en 2006.
On pourrait citer aussi la soudaine éruption du Mt Ontake (Japon) le 27 septembre 2014, avec un panache de cendre et des projections de blocs qui ont pris par surprise des centaines de randonneurs qui se trouvaient sur les flancs du volcan. Les images diffusées sur Internet à l’époque ne laissent guère de doute sur l’origine phréatique ou phréato-magmatique de l’événement. Le bilan fut très lourd, avec une cinquantaine de morts et une quarantaine de blessés souffrant souvent de multiples fractures. L’agence météorologique japonaise a relevé le niveau d’alerte du Mont Ontake à 3 sur une échelle de 1 à 5, mais il était trop tard!

Dans une note publiée le 6 décembre 2019, j’indiquais que, selon les volcanologues de GNS Science, «une activité modérée» continuait à White Island. Des émissions de gaz, de vapeur et des projections de boue étaient observées au niveau d’une bouche situé à l’arrière du lac de cratère. Le niveau d’alerte volcanique restait à 2 et la couleur de l’alerte aérienne était maintenue au Jaune. GNS Science ajoutait que cette activité était présente depuis fin septembre 2019, même si elle était devenue plus fréquente. Aucune cendre volcanique n’était observée. Le tremor volcanique restait à des niveaux modérés, avec quelques variations périodiques correspondant à des épisodes de projections de gaz et de vapeur sous pression et une activité de geyser. La situation présentait quelques similitudes avec celle observée au cours de la période 2011-2016, époque où White Island avait connu une activité volcanique plus intense.
Ce rapport montre qu’il n’y avait donc pas d’inquiétude particulière concernant White Island début décembre et la situation semblait relativement normale. Il n’y avait absolument aucune indication d’une éruption phréatique imminente. Les projections de gaz et de vapeur sous pression semblaient au contraire prouver que cette pression s’évacuait normalement. Si j’avais été en Nouvelle-Zélande à l’époque, j’aurais probablement décidé d’aller visiter White Island!

Source : GNS Science, University of Auckland.

Dernières nouvelles : L’activité volcanique s’est intensifiée à White Island le 10 décembre 2019, ce qui a retardé les tentatives de récupération des corps des huit personnes tuées par l’éruption. GeoNet a déclaré que « le tremor volcanique avait considérablement augmenté, preuve que la pression des gaz reste élevée. » Un drone a été envoyé au-dessus de White Island pour analyser les gaz toxiques, et la police devait s’entretenir avec des scientifiques du GNS avant de décider si la sécurité était suffisante pour retourner sur l’île.

Sur les 47 personnes qui se trouvaient sur l’île au moment de l’éruption, 39 ont été évacuées. Six sont décédées. Huit autres personnes sont toujours portées disparues et sont probablement mortes. Parmi les survivants, 30 sont toujours à l’hôpital – 24 dans les unités de grands brûlés brûlés, tandis que les six autres y seront transférés dès que possible. Trois personnes sont sorties de l’hôpital.
Source: New Zealand Herald.

°°°°°°°°°°

20 heures (heure française): Comme on le redoutait, deux personnes hospitalisées suite à l’éruption de White Island viennent de décéder, portant le bilan à 8 morts.

———————————————–

Current volcanology is not able to predict many eruptions. In any case, it could not have predicted the devastating one that occurred at White Island. Indeed, such hydrothermal, or phreatic, eruptions are sudden; they occur without warning and are triggered by super-heated steam and gas. Often, this steam and gas build up behind a seal of materials, and when the strength of that seal is exceeded by the gas pressure, an explosive eruption is unleashed.

Scientists think the gas driving the eruption probably comes from a deeper source of magma, but the magma itself may not be directly involved. The expansion of water into steam is happening at very high speed. Simulations have shown that the liquid can expand to 1,700 times its original volume.

White Island’s last eruption was not exceptional. There is evidence to show that more than 60 of these blasts occurred at New Zealand volcanoes within the last century. Recent examples included the 2012 events at Mt Tongariro’s Te Maari Crater; the 2007 explosion at Mt Ruapehu, and another eruption on Raoul Island in 2006.

There is also the example of the very sudden eruption of Mt Ontake (Japan) on September 27th, 2014, with a plume of ash and blocks that  took by surprise hundreds of hikers who were on the flanks of the volcano. The images posted on the Internet left little doubt about the phreatic or phreato-magmatic origin of the event. The toll was very heavy, with about 50 dead and forty wounded, often suffering from multiple fractures. Japan’s Meteorological Agency raised the alert level for Mount Ontake to 3 on a scale of 1 to 5, but it was too late!

In a post released on December 6th, 2019, I indicated that, according to GNS Science volcanologists, “moderate volcanic unrest” continued at White Island, with substantial gas, steam and mud bursts observed at the vent located at the back of the crater lake. The volcanic alert level remained at 2, and the aviation colour code was kept at Yellow.

GNS Science added that this activity had been present since late September 2019, although it was occurring more frequently now. No volcanic ash was observed. The volcanic tremor remained at moderate levels, with some periodic variations corresponding with episodes of increased gas-steam jetting and geysering. The situation bore some similarities with the one observed during the 2011-2016 period when White Island went through stronger volcanic activity.

This report shows that there were no special worries about White Island in early December where the situation looked fairly normal. There was absolutely no indication of an upcoming phreatic eruption. The “gas-steam jetting” rather seemed to prove that pressure was evacuated normally. Had I been in New Zealand at the time, I would probably have decided to go and visit White Island!

Source: GNS Science, University of Auckland.

Latest news: Volcanic activity on White Island increased on December 10th, 2019, which delayed authorities’ attempts to retrieve the eight bodies still on the island. GeoNet said that « volcanic tremor has significantly increased, indicating that volcanic gas pressure remains high. » A drone has been sent over White Island to test for toxic gas, and police were expected to speak with GNS scientists before deciding whether it was safe to return to the island.

Of the 47 people who were on the island at the time of the eruption, 39 have been brought off the island. Six of those have been confirmed dead. A further eight people are still missing on the island and are presumed dead. Among the survivors, 30 are still in hospital – 24 in regional burns units, while the other six will be transferred as soon as possible. Three have been discharged.

Source: New Zealand Herald.

°°°°°°°°°°

20:00 (French time): As was feared, two more victims of the White Island eruption have died overnight in hospital, taking the official toll to eight.

Cette photo diffusée par le Helicopter Rescue Trust montre la violence de l’explosion qui a balayé le cratère de White Island

Vue du Mt Ontake (Japon) après l’éruption du 27 septembre 2014

[Source: JMA]

Des éruptions phréatiques sur le Mayon (Philippines) // Phreatic eruptions on Mayon Volcano (Philippines)

Dans un bulletin publié le 26 novembre 2018 à 10h15, le PHIVOLCS indique que deux éruptions phréatiques ont été observées entre 7h59 et 8h05 sur le Mayon. Les événements ont généré des panaches de cendre grisâtre qui se sont élevés jusqu’à 300 – 500 mètres au-dessus du sommet avant de s’étirer vers le sud-ouest. Les émissions de SO2 atteignaient une moyenne de 1943 tonnes par jour le 25 novembre. On observe actuellement une inflation de l’édifice volcanique dans le secteur sud-est, tandis que le secteur nord montre une déflation à court terme par rapport à la période du 30 août au 3 septembre 2018.
Le niveau d’alerte est maintenu à 2.
Source: PHIVOLCS.
Il convient de noter que de telles explosions phréatiques se produisent de temps en temps sur le Mayon mais ne sont pas le signe qu’une éruption majeure est sur le point de se produire.

—————————————————–

In a bulletin released on 26 November 2018 at 10:15 a.m., PHIVOLCS indicates that two phreatic eruptions were observed between 7:59 and 8:05 on Mayon Volcano. The events generated greyish ash plume that rose 300 to 500 metres above the summit before drifting southwest. SO2 emission reached an average of 1943 tonnes/day on November 25th. There is currently an inflation of the edifice in the southeast sector while the north sector indicates short-term deflation relative to August 30th to September 3rd, 2018.

The alert level is kept at 2.

Source: PHIVOLCS.

It should be noted that such phreatic explosions occasionally occur on Mayon but are not the sign that a major eruption is about to happen.

Crédit photo: Wikipedia

Merapi (Indonésie): Hausse du niveau d’alerte // Alert level raised

Le niveau d’alerte du Merapi est passé de 1 (Normal) à 2 (Waspada = Vigilance)
après une série de quatre éruptions phréatiques – les plus récentes les 20, 21 et 22 mai – suivies de séismes d’origine tectonique. La quatrième explosion s’est produite à 01h47 le 22 mai (heure locale); elle a duré trois minutes et le panache de cendre a atteint 3 500 mètres de hauteur
Les autorités ont demandé aux habitants vivant à moins de 3 km du volcan de se préparer à évacuer la zone et ont demandé aux visiteurs, y compris aux randonneurs, de rester à l’écart des zones potentiellement menacées par l’activité du Merapi. Quelque 600 personnes vivant dans la zone d’exclusion ont quitté leurs maisons depuis le 22 mai.
Il n’y a pas eu de victimes et l’aéroport international de Yogyakarta n’a pas été affecté par l’activité du Merapi.
Sources: VSI, The Jakarta Post.

——————————————-

The alert level for Mount Merapi has been raised from 1 (Normal) to 2 (Waspada = Caution)

after a string of four phreatic eruptions – the latest ones on May 20th, 21st and 22nd – followed by tectonic earthquakes. The fourth explosion occurred at 1:47 a.m. on May 22nd in the morning; it lasted three minutes and the ash plume reached 3,500 meters

Authorities called on residents living within 3 km of the volcano to prepare for evacuations and asked visitors, including hikers, to stay away from areas possibly affected by Merapi’s volcanic activities. Some 600 people living within the exclusion zone have evacuated since early Tuesday, May 22nd.

There have been no reports of casualties and operations at Yogyakarta international airport have not been affected.

Sources: VSI, The Jakarta Post.

 

Photo: C. Grandpey

 

Risque d’explosions au sommet du Kilauea (Hawaii) // Risk of explosions at the summit of Kilauea Volcano (Hawaii)

Le HVO a émis à 8 heures (heure locale) le 9 mai 2018 un bulletin d’alerte sur le risque d’explosions dans les semaines à venir dans l’Overlook Crater de Halemau’ma’u. Avec l’abaissement constant du lac de lave, cette dernière pourrait se retrouver au niveau des eaux souterraines sous la caldeira du Kilauea. Le contact de l’eau et de la lave pourrait provoquer des explosions phréatiques. Les matériaux expulsés lors de telles explosions pourraient avoir un impact sur la zone autour de l’Halema’uma’u et sur le sommet du Kilauea. À l’heure actuelle, le HVO ne peut affirmer avec certitude qu’une activité explosive se produira, quelle sera l’ampleur des explosions ou la durée de cette activité explosive.
En conséquence, les habitants de la région sommitale du Kilauea doivent se tenir informés sur les risques de retombées de cendre, l’état du volcan et les fermetures de certaines zones et mettre à jour leurs kits d’évacuations en cas d’urgence. Pendant les explosions phréatiques, des blocs pouvant atteindre 2 mètres de diamètre peuvent être projetés dans toutes les directions jusqu’à 1 km ou plus. En outre, les nuages ​​de cendre atteignent de hautes altitudes. Des retombées de cendre de moindre importante peuvent être observées sur des zones beaucoup plus larges, même à plusieurs dizaines de kilomètres de l’Halema’uma’u. En 1924, les cendres ont atteint jusqu’à 6 000 mètres d’altitude et sont retombées jusqu’à North Hilo, Lower Puna et Waiohinu.

Une autre conséquence majeure de cette situation est que le Parc National des Volcans sera fermé aux touristes jusqu’à nouvel ordre, à partir du 11 mai, pour des raisons de sécurité.

En ce qui concerne la situation actuelle du lac de lave, le HVO indique qu’entre le 2 et le 9 mai, la surface du lac a chuté de 295 mètres. Cette baisse de niveau s’est faite à une vitesse relativement constante d’environ 2 mètres par heure. Les mesures de baisse de niveau n’ont pas été possibles depuis le 6 mai en raison des épais nuages de gaz et de l’augmentation de la profondeur de la surface du lac. Cependant, les images thermiques confirment un abaissement continu qui va de pair avec l’inflation de la zone sommitale du Kilauea.

Des nuages de cendre s’échappent périodiquement de l’Overlook Crater mais ils sont provoqués par des effondrements des parois internes du cratère.
Source: HVO.

—————————————-

HVO issued a warning at 8 a.m. (local time) on May 9th , 2018 about the risk of explosions in the coming weeks at Halemau’ma’u’s Overlook Crater. With the steady lowering of the lava lake, the lava column might drop to the level of groundwater beneath the Kilauea Caldera. An influx of water into the conduit could cause steam-driven explosions. Debris expelled during such explosions could impact the area surrounding Halema’uma’u and the Kilauea summit. At this time, HVO cannot say with certainty that explosive activity will occur, how large the explosions could be, or how long such explosive activity could continue.
As a consequence, residents of the Kilauea summit area should learn about the hazards of ashfall, stay informed of the status of the volcano and area closures, and review their emergency plans. During steam-driven explosions, ballistic blocks up to 2 metres across could be thrown in all directions to a distance of 1 km or more. Besides, ash clouds would rise to greater elevations above the ground. Minor ashfall could occur over much wider areas, even up to several tens of miles from Halema’uma’u. In 1924, ash may have reached as high as 6,000 metres above sea level with asfall as far north as North Hilo, Lower Puna, and Waiohinu.

Another major consequence of theis situation is that Hawaii Volcanoes National Park will close Friday and until further notice, for safety reasons.

As far as the current situation of  the lava lake is concerned, HVO indicates that between  May 2nd and May 9th, the lava lake surface dropped a total of 295 metres. The subsidence was at a relatively constant rate of about 2 metres per hour. Measurements of subsidence have not been possible since May 6th because of thick fume and the increasing depth to the lava surface. However, thermal images indicate continued lowering of the lake surface since that time, consistent with deflationary tilt recorded at Kilauea’s summit.

Source: HVO.

Occasional ash clouds come out of the Overlook Crater but they are caused by collapses of the crater’s inner walls.

Le lac de lave le 6 mai 2018. Son niveau était alors estimé à environ 220 mètres de profondeur (Crédit photo: HVO)

 

Source: USGS

Une éruption tue un skieur et blesse 11 personnes au Japon // A volcanic eruption kills a skier and injures 11 persons in Japan

Selon plusieurs articles de presse, le mont Kusatsu-Shirane à proximité de la ville de Kusatsu, dans la préfecture de Gunma, dans le centre du Japon, est entré en éruption le mardi 23 janvier 2018 vers 10h. Selon les autorités, le volcan a explosé sans prévenir et a provoqué une avalanche près de la station de ski. Au moins neuf personnes (14 selon certaines dépêches) ont été blessées. La plupart d’entre elles étaient sur les pistes de ski, tandis que d’autres étaient dans une télécabine dont les vitres ont été brisées par les projections volcaniques. L’éruption a arrosé une zone d’un kilomètre de large. Cinq personnes ont eu des fractures, mais aucun pronostic vital n’a été engagé.

L’armée japonaise a déclaré que six soldats qui faisaient partie d’un groupe d’une trentaine en stage de ski ont été surpris par une avalanche, mais ils ont tous été secourus. On ne sait pas si c’est l’éruption qui a déclenché l’avalanche.
L’Agence Météorologique Japonaise recommande de ne pas escalader la montagne
En septembre 2014, 63 personnes ont été tuées dans une éruption phréatique soudaine du Mont Ontake. Il est probable que la dernière éruption était du même type.

(Dernière minute): Un militaire aurait péri sous l’avalanche mais l’information demande à être confirmée.

D’après le Japan Times, l’éruption aurait blessé 4 touristes qui se trouvaient dans la télécabine . Un militaire a été tué et 7 de ses compagnons ont été blessés. Le journal japonais ne fait pas état de l’avalanche. Toutes les victimes semblent avoir été atteintes par les projections pendant l’éruption.

——————————————-

According to several press reports, Mount Kusatsu-Shirane in Kusatsu, Gunma prefecture, central Japan, erupted on Tuesday, January 23rd 2018 around 10 a.m.. A disaster official said the volcano erupted without warning and caused an avalanche near the ski resort. At least nine people (14 according to some reports) were injured. Most of them were on the ski slopes, while some were in a gondola where glass was broken apparently by a flying rock. The eruption sent rocks raining down over a kilometre-wide area. Five people sustained broken bones but none of the injuries were life-threatening.

The Japanese military said six soldiers who were among about 30 people on ski training were buried by a nearby avalanche, but they were all rescued. It is not clear whether the eruption triggered the avalanche.

The Japan Meteorological Agency has warned people not climb the mountain

In September 2014, 63 people were killed in a sudden phreatic eruption of Mount Ontake. It is likely that the last eruption was of the same type.

Last minute: One military is said to have been buried by the avalanche and to be dead. The information needs to be confirmed.

According to the Japan Times, the eruption injured 4 touristes who were in a gondola. A Ground Self-Defense Force member died and 7 other soldiers were injured. The Japanese newspaper does not mention the avalanche. It seems all the victims were struck by ejections from the volcano.

Volcan Kusatsu-Shirana (Crédit photo: Wikipedia)

Voici une vue du cratère…

…avec mes remerciements à Franck Gueffier!

 

Kanlaon (Philippines)

Une éruption phréatique mineure a été observée sur le Kanlaon à 9h47 (heure locale) le 9 décembre 2017. L’éruption a été précédée par un dégazage au niveau du cratère dans la soirée du 8 décembre. Un épisode de dégazage antérieur avait déjà été observé en septembre 2016.
En se basant sur les enregistrements sismiques, PHILVOCS indique que l’éruption a duré une dizaine de minutes.
La hausse de la sismicité sous le volcan a commencé le 18 août 2017 et s’est poursuivie les jours suivants, obligeant le PHIVOLCS à élever le niveau d’alerte de 1 à 2 le 15 novembre 2017. Le niveau d’alerte 2 reste en vigueur, ce qui signifie que le volcan reste actif de manière modérée. Une éruption plus importante ne peut être exclue.
Il est rappelé au public que l’entrée dans le périmètre de danger permanent (PDZ) d’un rayon de 4 kilomètres est strictement interdite en raison des risques d’éruptions phréatiques soudaines.
Le dernier épisode éruptif du Kanlaon a débuté le 24 novembre 2015 et s’est terminé le 18 juin 2016 avec un VEI de 2 sur 7.
Sources: PHILVOCS & The Watchers.

————————————-

A minor phreatic eruption occrred at Kanlaon volcano at 09:47 (local time) on December 9th, 2017. The eruption was preceded by degassing at the summit crater during the evening of December 8th. A previous degassing episode had already been observed in September 2016.

Based on the seismic record, PHILVOCS indicates that the eruption lasted about 10 minutes.

Seismic unrest under the volcano started on August 18th, 2017 and continued increasing, forcing PHIVOLCS to raise the Alert Level from 1 to 2 on November 15th, 2017. Alert Level 2 remains in effect, which means that the volcano is undergoing a moderate level of unrest. A more significant eruption cannot be excluded.

The public is reminded that entry into the 4-kilometer radius Permanent Danger Zone (PDZ) is strictly prohibited due to the further possibilities of sudden and hazardous steam-driven or phreatic eruptions.

The last eruptive episode of this volcano started on November 24th, 2015 and ended on June 18th, 2016, with a VEI of 2 out of 7.

Sources: PHILVOCS & The Watchers.

Kanlaon (Philippines)

Le PHILVOCS a fait passer le niveau d’alerte du Kanlaon à 1, ce qui signifie que le volcan montre un regain d’activité. Il est rappelé aux visiteurs et à la population que l’entrée dans la Zone de Danger Permanent ‘PDZ) d’un rayon de quatre kilomètres est strictement interdite en raison des risques d’éruptions phréatiques soudaines.
Le PHILVOCS enregistre une hausse de l’activité sismique qui pourrait être causée par des éruptions phréatiques au niveau du cratère sommital, bien qu’aucun dégazage et aucune émission de vapeur n’ait été observés cette année.
Le réseau de surveillance sismique du Kanlaon a enregistré un total de 244 événements d’origine volcanique depuis le 24 juin.
Les données de déformation au sol révèlent que l’édifice montre une inflation depuis décembre 2015.

—————————————

PHILVOCS has raised the alert status of Kanlaon volcano to level 1, which means that the volcano has entered a period of unrest. Visitors are strictly reminded that entry into the four-kilometre radius Permanent Danger Zone (PDZ) is strictly prohibited due to the possibilities of sudden phreatic eruptions.

PHILVOCS has monitored an increased seismic activity that could be caused by phreatic eruptions at the summit crater, despite the absence of visible degassing or steaming from the active vent this year.

Kanlaon volcano’s seismic monitoring network has recorded a total of 244 volcanic earthquakes since June 24th.

Ground deformation data indicate that the Kanlaon edifice has remained inflated since December 2015.

Crédit photo: Wikipedia