Dernières nouvelles du Bromo (Indonésie) // Latest news of Mt Bromo (Indonesia)

drapeau-francaisVoici les dernières nouvelles du Bromo que vient de m’envoyer Sylvain Chermette de l’agence 80 Jours Voyages (www.80joursvoyages.com):
Le volcan reste bien actif. Les sismographes montrent une activité continue avec des pics sismiques très réguliers. Un panache plutôt clair s’échappe du volcan en permanence avec une intensité variable. Des passages beaucoup plus chargés en cendres sont également observés plusieurs fois par jour.
La mer de sable reste fermée par l’observatoire volcanologique, mais l’utilisation de la piste qui rejoint les deux villages de part et d’autre semble tolérée par les autorités pour les habitants des villages. Le 22 janvier 2016 était un « jour sacré » et a vu une forte affluence de gens qui sont allé déposer des offrandes aux temples au pied du volcan. Certains ont même déblayé l’escalier et sont montés sur la lèvre pour donner leurs offrandes au volcan !!! D’après l’observatoire, les autorités du parc ont donné l’autorisation d’aller jusqu’au volcan malgré les recommandations des scientifiques et la fermeture officielle ! Le coté culturel prend parfois le dessus sur le scientifique…
Le 21 janvier au soir, il y avait eu une grosse augmentation de l’activité avec un panache très large et très chargé et de grosses retombées de cendres pendant près de deux heures. De plus au cours de ces derniers jours, des projections sont passées à plusieurs reprises au-dessus de la lèvre et ont atterri sur les pentes du cratère. Il n’y a toutefois pas vraiment de risque de projections sur la mer de sable. Toutefois, avec les pluies il y a beaucoup de crues ou de petits lahars qui rendent le terrain hostile !
Le Semeru reste aussi très actif avec des explosions très fréquentes et un panache important. Ces observations ont été confirmées par les scientifiques.

Information complémentaire au 23/01-10h30 (heure locale) : Depuis la nuit du 22 au 23/01 l’activité a considérablement changé. Le panache est en permanence très chargé en cendre avec une base plus importante (souvent la totalité du cratère).
Il n’y a plus de panache clair comme c’était le cas les derniers jours. Les gaz passent continuellement et violemment par dessus les crêtes et il serait aujourd’hui impensable de monter en haut du cratère comme l’ont fait certains « pèlerins » hier.
Le panache monte moins haut car il y a plus de vent et l’on voit les cendres retomber en pluie dans la caldeira et bien au delà !

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drapeau anglaisHere is the latest news of Bromo volcano that I received from Sylvain Chermette [Travel agency 80 Jours Voyages (www.80joursvoyages.com) ]:
The volcano remains active. Seismographs show a continuous activity with very regular seismic peaks. A light-coloured plume is steadily coming out of the volcano with varying intensity. However, the plume is heavily laden with ash several times a day.
The Sea of Sand remains closed by the volcano observatory, but the use of the track that links the two villages on either side seems to be tolerated by the authorities for the villagers. January 22nd, 2016 was a « sacred day » and saw a strong influx of people who brought offerings to the temples at the foot of the volcano. Some even cleared the stairs and climbed onto the rim so as to give their offerings to the volcano !!! According to the observatory, park authorities gave permission to go to the volcano despite the recommendations of the scientists and the official closure! The cultural side sometimes overtakes the scientific aspect …
On January 21st in the evening, there was a significant increase in volcanic activity with a very broad and ash-laden plume and much ashfall for almost two hours. Besides, in recent days, material was ejected several times beyond the rim of the volcano and landed on the crater slopes. However, there is no real risk to see them land on on the Sea of Sand. With the rains, there are many floods or small lahars so that the terrain becomes quite hostile !
Semeru also remains very active with very frequent explosions and a voluminous plume. These observations were confirmed by the scientists.

Bromo 2016 01

Bromo 2016 02

Bromo 2016 03

Photos: Sylvain Chermette, avec mes très sincères remerciements

…et l’Arctique continue à fondre // …and the Arctic keeps melting

drapeau-francaisL’Arctic Report Card – bilan climatique de l’Arctique pour l’année 2015 – vient d’être publié par la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA). Il révèle, sans grande surprise, que les températures sont en hausse, que la neige fond plus tôt et que la glace diminue, que ce soit en mer ou sur terre. Le rapport complet peut être lu à cette adresse: http://arctic.noaa.gov/

Le rapport explique que le recul de la banquise représente la «principale menace pour les mammifères marins qui en dépendent, y compris les morses ». Selon les dernières données, la surface minimale de banquise observée en Septembre 2015 était de 29% inférieure aux surfaces moyennes mesurées entre 1981 et 2010. C’est le quatrième niveau le plus bas enregistré depuis que les mesures satellites ont commencé en 1979. Un très important déficit a été enregistré au cours du printemps 2015, avec 7% de moins que la moyenne depuis 1981. En outre, la glace présentait un aspect différent par rapport aux 30 dernières années. En 1985, la glace vieille de plus de 4 ans constituait 20% de la banquise et 35% étaient de la glace dans sa première année. En février et mars 2015, la vieille glace n’atteignait plus que 3% et la jeune glace 70%.
Tous ces chiffres annoncent un avenir incertain pour les mammifères marins qui dépendent de la banquise. On a observé que les morses parcouraient des distances de plus en plus longues pour atteindre la terre ferme, faute de pouvoir être hébergés par la banquise, comme dans le passé. Certains animaux sont épuisés et périssent pendant le voyage
Avec une couverture de glace moindre pendant les mois d’été, la température de surface de la mer a augmenté ces dernières années. La mer des Tchouktches montre l’une des tendances les plus significatives, avec une augmentation régulière d’un demi degré centigrade par décennie depuis 1982.
La couverture neigeuse en Arctique est, elle aussi, en baisse. La neige a fondu plus tôt en 2015 que pendant la dernière décennie. La couverture de neige en juin a été la deuxième plus faible enregistrée depuis 1979; on observe une baisse de 18% par décennie de la couverture neigeuse en juin depuis 1979.
Un autre indicateur dans le rapport est le débit annuel des rivières arctiques, ce qui signifie une arrivée d’eau douce qui peut radicalement changer la biologie, la chimie et la circulation des écosystèmes côtiers et océaniques. L’arrivée d’eau douce a été beaucoup plus importante au cours des deux dernières années que pendant les années précédentes.
Au cours de 2015, la température de l’air a été de plus de 2 degrés Fahrenheit (1,1 ° C) supérieure à la moyenne depuis le début du 20ème siècle.
L’étendue de la végétation est également en train de changer et certaines parties de l’Arctique ont connu un « brunissement » de leur surface au cours des dernières années, ce qui peut avoir des conséquences pour les mammifères terrestres et les oiseaux.

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drapeau-anglaisThis year’s Arctic Report Card, recently released by the National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) reveals, quite unsurprisingly, that temperatures are higher, snow is melting sooner and sea and land ice are diminishing. The entire report can be read at this address: http://arctic.noaa.gov/

The report lists retreating sea ice as the « most pervasive threat to ice-associated marine mammals, including walruses. » According to data, the minimum sea ice extent observed this past September was 29% less than the averages measured between 1981 and 2010. It was also the fourth lowest recorded since satellite measurements began in 1979.
The lowest maximum sea ice extent ever recorded also occurred during spring 2015 – 7% less than the average since 1981. Besides, the ice was of a different makeup from the past 30 years. In 1985, ice older than 4 years made up 20% of the pack ice and 35% was first-year ice. In February and March of 2015, old ice made up only 3% compared to 70% new.
All of these figures contribute to an uncertain future for marine mammals that depend on sea ice. Walruses have been observed travelling long distances to haul out on land rather than on nearby sea ice as they would have in the past. Some of the animals get exhausted and die during the journey
With less protective ice cover in the sunny summer months, sea surface temperatures have risen in recent years, with the Chukchi Sea demonstrating one of the most pronounced warming trends, with a steady increase of half a degree centigrade per decade since 1982. Arctic snow cover has also been declining. Snow has been melting earlier in the year over the past decade Snow cover this June was the second lowest on record since 1979; there’s been an 18% decline in June snow cover per decade since 1979.
Another indicator in the report is the annual discharge of Arctic rivers, meaning the release of fresh water into surrounding environments that can drastically change the biology, chemistry and circulation of coastal and ocean ecosystems. There has been much more significant discharge over the past two years than in past years.
Over the past year, air temperatures have consistently been recorded at more than 2 degrees Fahrenheit (1.1°C) above average since the start of the 20th century.
The amount of vegetation on land is also shifting and certain parts of the state have experienced surface « browning » in recent years, which can have consequences for land mammals and birds.

Arctique copie

drapeau-francaisLes derniers jours de l’année 2015 ont connu un événement météorologique exceptionnel avec une vague de chaleur et la température de l’air en surface qui atteignait 23 degrés Celsius de plus que la moyenne dans l’extrême nord! (Source: NOAA)

drapeau anglaisThe last days of 2015 went through an exceptional event with a heatwave and air surface temperature that reached 23 degrees Celsius above the average in the far north (Source: NOAA).

Notre planète a chaud… // Our planet is hot….

drapeau-francaisDeux agences gouvernementales américaines, la NASA et la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) ont compilé des analyses indépendantes de la température mondiale en provenance de milliers de stations météorologiques et autres balises océaniques à travers le monde. Les résultats ont été publiés le 20 janvier ; ils montrent que 2015 a été l’année la plus chaude jamais observée dans le monde depuis le début des relevés de températures à l’échelle planétaire en 1880. Les données préliminaires de l’Agence Météorologique du Japon arrivent à la même conclusion et un programme de surveillance météorologique britannique devrait aboutir à un résultat identique dans les prochaines semaines.
Cela fait plusieurs mois que les scientifiques s’attendent à un tel record de température à l’échelle mondiale, en partie en raison du phénomène climatique El Niño qui est actuellement l’un des plus importants depuis un siècle. Il transfère une énorme quantité de la chaleur de l’Océan Pacifique dans l’atmosphère. Malgré cela, toutes les agences s’accordent à dire que ce record de chaleur est essentiellement une conséquence du réchauffement planétaire sur le long terme provoqué par les émissions anthropiques de gaz à effet de serre. Ces mêmes agences ajoutent que les records consécutifs de 2014 et 2015 ont probablement entraîné le monde sur une trajectoire de réchauffement climatique rapide, après la période de réchauffement relativement lente qui remonte à la dernière manifestation d’El Niño en 1998.
Les hommes politiques qui prétendent que les gaz à effet de serre ne sont pas un problème font référence à cette période de réchauffement lent et affirment à qui veut l’entendre que « le réchauffement climatique s’est arrêté en 1998 ». De telles affirmations ont été entendues récemment chez les Républicains lors de la campagne présidentielle aux États-Unis. Toutes les analyses prouvent que de telles affirmations sont fausses. Le ralentissement a été, tout au plus, un accident dans une tendance inexorable, et était peut-être dû à une augmentation temporaire de l’absorption de la chaleur par l’Océan Pacifique.

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drapeau anglaisTwo U.S. government agencies, NASA and the National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) have compiled separate analyses of the global temperature, based upon thousands of weather stations and ocean buoys scattered around the world. The results were revealed on on January 20th; they show 2015 was the warmest year in a global record that began in 1880. Preliminary data from the Japan Meteorological Agency also show record warmth for 2015, and a British monitoring program is expected to report a similar result in coming weeks.
Scientists started predicting a global temperature record months ago, in part because an El Niño weather pattern, one of the largest in a century, is dumping an immense amount of heat from the Pacific Ocean into the atmosphere. But all agencies agree to say that the bulk of the record-setting heat is a consequence of the long-term planetary warming caused by human emissions of greenhouse gases. They add that the consecutive records of 2014 and 2015 may have put the world onto a trajectory of rapid global warming, after period of relatively slow warming dating to the last powerful El Niño, in 1998.
The politicians who claim that greenhouse gases are not a problem referred to that slow warming period to argue that “global warming stopped in 1998”, with these claims reappearing recently on the Republican presidential campaign trail in the United States. Statistical analyses suggest all along that the claims are false. The slowdown was, at most, a minor blip in an inexorable trend, perhaps caused by a temporary increase in the absorption of heat by the Pacific Ocean.

NOAA

drapeau-francaisLes différentes teintes de bleu représentent les zones qui sont restées plus froides que la normale entre janvier et novembre 2015, tandis que les différentes teintes de rouge montrent les zones anormalement chaudes.

drapeau anglaisThe different shades of blue refer to cooler-tan-normal areas while the different shades of red show the warmer-than-normal areas for January through November 2015.