RCF : Très chaud et très froid dans «Vies d’Envies» [Rediffusion]

« Vies d’envies », l’émission de Chris Dussuchaud, sera rediffusée sur RCF ce dimanche 31 janvier de 16 heures à 18 heures. J’ai eu le plaisir de retrouver Michel Galliot, météorologiste de formation et spécialiste de l’Antarctique, venu en remplacement de Pierre Taverniers, souffrant. Bien que côtoyant des univers différents, nous avons eu pas mal de choses à raconter dans le cadre actuel du réchauffement climatique.
Selon le lieu où vous habitez, vous pourrez écouter l’émission aux fréquences indiquées dans le lien suivant:
http://www.info-mag-annonce.com/journal/haute-vienne/haute-vienne/hv-actualites/hv-environnement/chaud-froid-vies-denvies/

Si vous habitez loin du Limousin, pas de problème; il suffit de vous connecter sur le site Internet de la radio au moment de la rediffusion: https://rcf.fr/

Le cratère du Pu’uO’o (Hawaii)

drapeau-francaisCeux qui ont eu la chance d’observer le Pu’uO’o ces dernières années auraient bien du mal à le reconnaître aujourd’hui car sa morphologie a été bouleversée au cours des derniers mois. Il ne reste presque plus rien du cône d’origine qui s’était formé en 1983 et pendant les années suivantes. Le cratère est presque rempli à ras bord de matériaux émis au cours des dernières phases d’activité
Les photos prises le 19 janvier 2016 par les géologues du HVO donnent une bonne idée de l’aspect actuel du Pu’uO’o. Dans la partie orientale, on peut voir la surface uniformément noire du lac de lave circulaire qui s’agitait en juillet 2014. Dans la partie occidentale du Pu’uO’o, il y a un pit crater circulaire d’une vingtaine de mètres de diamètre qui héberge un petit lac de lave actif. Aujourd’hui, la zone marron au premier plan de la photo, ainsi que les zones plus foncées de la lèvre du cratère à l’arrière-plan (avec instruments du HVO), sont les restes du cône d’origine.

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drapeau anglaisIt would be difficult for those who could observe Pu’uO’o in recent years to recognize the crater as its morphology has deeply changed in recent months. Very little of the original cone, formed in 1983 and the years that followed, remains visible on the surface The vent is nearly full to the rim with the materials emitted during the past months.
Recent photos (taken on January 19th) by HVO geologists give a good idea of the current aspect of the crater. In the eastern part, one can now see the black surface of the circular lava pond that was active in July 2014. In the western part of Pu’uO’o, there is the smaller, circular pit about 20 metres in diameter that contains a small, active lava pond. Today, the tan coloured area in the foreground of the photo, and the brown sections of the crater rim in the background (with HVO instruments), are the original portions of the cone.

PuuOo 2016

Le Pu’uO’o en 2016 (Crédit photo: HVO)

Puu 04Le Pu’uO’o en 2011 (Photo: C. Grandpey)

Confirmation de l’éruption du volcan de boue Akhtarma Pashali (Azerbaïdjan) // Confirmation of the eruption of Akhtarma Pashali mud volcano (Azerbaijan)

drapeau-francaisL’éruption du volcan de boue Akhtarma Pashali en Azerbaïdjan (voir ma note du 26 Janvier) a été confirmée. La première explosion a eu lieu le 26 janvier à 07h20, avec des flammes qui sont montées jusqu’à 120-150 mètres de hauteur. La deuxième s’est produite 10 minutes plus tard, avec une flamme d’une hauteur de 20 mètres. La boue produite par l’éruption s’est répandue sur une surface de 200-250 mètres carrés. L’éruption a ensuite cessé.
Le volcan de boue Akhtarma Pashali est situé à 35 kilomètres de la ville de Shirvan. Le diamètre du cratère est d’environ 10 kilomètres carrés.
Les volcans de boue sont un phénomène géologique bien connu et plus d’un millier d’entre eux ont été recensés dans le monde. La présence des volcans de boue va souvent de pair avec l’existence d’importants gisements de pétrole et de gaz. C’est pourquoi l’Azerbaïdjan occupe la première place dans le monde pour le nombre de volcans de boue. Le pays en possède 344 et 133 d’entre eux sont situés dans la région de la mer Caspienne.
Les plus grands volcans de boue au monde, comme Boyuk Khanizadagh et Turaghai, se trouvent en Azerbaïdjan. Boyuk Khanizadagh, avec un diamètre de 10 km et une hauteur de 700 mètres, est entré en éruption en 2001, avec des flammes de 300 mètres de hauteur, le record pour un volcan de boue.
Source: Today.AZ.
Plus près de nous, les Maccalube di Aragona en Sicile méritent une visite, même si leur taille est assez modeste par rapport aux volcans de boue d’Azerbaïdjan. Cependant, ils peuvent devenir dangereux quand des explosions de méthane se produisent. En septembre 2014, deux enfants âgés de 7 et 9 ont été tués par de telles explosions.

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drapeau anglaisThere is the confirmation of the eruption of Akhtarma Pashali mud volcano in Azerbaijan. (see my note of January 26th). The first explosion occurred on January 26th at 07:20, when the flames rose to 120-150 metres in the air. The second was 10 minutes later, when the fire rose to a height of 20 metres. The total area of the mud spill was 200-250 square metres. The eruption then stopped.
Akhtarma Pashali is located 35 kilometres from the city of Shirvan. The diameter of the crater is approximately 10 square kilometres.
Mud volcanoes are a fairly widespread geological phenomenon and over a thousand mud volcanoes are known to exist in the world. The dissemination of mud volcanoes usually indicates the existence of large oil and gas basins, therefore oil and gas-rich Azerbaijan ranks first in the number of mud volcanoes in the world. The territory of Azerbaijan places 344 mud volcanoes and 133 of them are located in the country’s Caspian Sea section.
The world’s largest mud volcanoes such as Boyuk Khanizadagh and Turaghai are both located in Azerbaijan. Boyuk Khanizadagh, with a diameter and a height of 10km and 700 metres respectively, erupted in 2001, shooting out flames 300 metres in the air. It was the highest record for flames shot from a mud volcano.
Source : Today.AZ.
Closer to us, the Maccalube di Aragona in Sicily are worth a visit, even though their size is quite modest compared with the mud volcanoes in Azerbaijan. However, they can become dangerous when methane explosions occur. In September 2014, two children aged 7 and 9 were killed by such explosions.

Maccalube

Maccalube di Aragona (Sicile)  [Photo: C. Grandpey]

Volcans du Nicaragua // Nicaragua volcanoes

drapeau-francaisMomotombo :
Le Momotombo continue de présenter une activité sismique en relation avec la circulation de
fluides volcaniques sous le volcan. On observe la nuit une incandescence au niveau du cratère, en raison de la présence de gaz à très haute température. L’amplitude sismique en temps réel reste faible à modérée.
La probabilité d’explosions de gaz, avec projections de cendre et autres matériaux incandescents reste forte.

Masaya :
On observe toujours un tremor volcanique de forte amplitude en raison des mouvements de fluides sous l’édifice volcanique. Un petit lac de lave reste présent dans deux bouches qui percent le plancher du cratère Santiago. On enregistre ondes sonores d’intensité modérée. L’amplitude sismique en temps réel oscille entre modérée et forte. Les émissions de gaz restent abondantes, comme pendant les deux derniers mois. Les panaches se déplacent principalement vers l’ouest et le sud-ouest où ils affectent la végétation sous le vent.

Telica, San Cristobal et Concepciòn :
L’activité de ces volcans reste normale.

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drapeau anglaisMomotombo:
Momotombo continues to evidence seismic activity related to the circulation of fluids beneath the volcano. Some glow can be observed at night, due to the presence of very hot gas. The real-time seismic amplitude remains low to moderate.
The likelihood of gas explosions with ash ejections and other incandescent material remains strong.

Masaya:
A high amplitude volcanic tremor is still recorded because of fluid movements within the volcanic edifice. A small lava lake is still observed in two vents that pierce the floor of the Santaiago crater. Moderate sound waves are recorded. The real-time seismic amplitude varies between moderate and high. Gas emissions are abundant, like during the last two months. The plumes are mostly drifting west and southwest where they affect downwind vegetation.

Telica, San Cristobal and Concepciòn:
The activity of these volcanoes remains normal.

Masaya

Bouche active dans le cratère Santiago du Masaya (Crédit photo: Wikipedia)

Popocatepetl (Mexique), Reventador (Equateur) , Rinjani (Indonésie)

drapeau-francaisComme je l’ai écrit dans une note précédente, l’activité du Popocatepetl a augmenté au cours des derniers jours, avec la fermeture ponctuelle de l’aéroport de Puebla en raison de retombées de cendre sur les pistes. Toutefois, contrairement à ce qu’on peut lire dans certains articles de presse alarmistes, la situation est loin d’être exceptionnelle. Les explosions avec projections de matériaux incandescents ont probablement été causées par la destruction d’un dôme de lave récemment formé dans le cratère. La plupart du temps, le CENAPRED décrit les habituelles « exhalaisons » de gaz et de vapeur. Le niveau d’alerte n’a pas changé: Jaune, Phase 2.

Le Reventador reste très actif, avec des explosions qui génèrent des panaches de cendre jusqu’à 2 km au-dessus du cratère. Les écoulements pyroclastiques parcourent parfois 500 mètres sur les flancs du volcan. Le 19 janvier, une forte explosion, entendue dans le village de El Reventador, a projeté des matériaux incandescents sur le flanc sud-ouest. Selon l’Institut de Géophysique, les 21 et 22 janvier, les projections incandescentes ont parcouru 1,2 km sur le versant ouest.

L’activité du Barujari, dans la caldeira du Rinjani, est en déclin. En octobre-novembre, des matériaux incandescents étaient parfois éjectés jusqu’à 30-150 mètres de hauteur. Des panaches gris jusqu’à 2,5 km de hauteur ont ensuite été observés en novembre-décembre. En décembre 2015-janvier 2016, des panaches blancs s’élevaient à seulement 50 mètres au-dessus du cratère. La sismicité a retrouvé un niveau normal. Le 20 janvier, le niveau d’alerte a été abaissé à 1 (sur une échelle de 1-4), et il a été rappelé à la population de ne pas s’approcher du cratère.

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drapeau anglaisAs I put it in a previous note, activity at Popocatepetl has been increasing in the past days with the punctual closure of Puebla airport because of ashfall on the runways. However, contrary to what can be read in some alarming press articles, the situation is by no means exceptional. The explosions with ejections of incandescent material were probably caused by the destruction of a recently formed lava dome within the crater. Most of the time, CENAPRED describes the usual vapour and gas “exhalations”. The alert level is not changed: Yellow, Phase 2.

Reventador is still quite active, with explosions that generate ash plumes up to 2 km above the crater. Pyroclastic flows sometimes travel 500 metres down the flanks of the volcano. On 19 January, a major explosion, heard in El Reventador village, ejected incandescent material onto the SW flank. According to the geophysics Institute, on January 21st and 22nd, incandescent material travelled 1.2 km down the W flank.

Activity at Rinjani‘s Barujari Crater is declining. In October-November, incandescent material was sometimes ejected 30-150 m high. Gray plumes up to 2.5 km high were then observed in November- December. In December 2015-January 2016 white plumes rose only 50 metres above the crater. Seismicity also decreased to background levels. On January 20th, the alert level was lowered to 1 (on a scale of 1-4), and the public was reminded not to approach the crater.

Misti (Pérou): Pas d’inquiétude ! // Misti (Peru): Nothing to worry about !

drapeau-francaisSuite aux informations alarmistes apparues récemment, en particulier sur les réseaux sociaux, les autorités péruviennes viennent de diffuser une mise au point indiquant que le Misti est certes un volcan actif, mais qu’il ne se trouve pas en phase éruptive. Ces derniers mots sont écrits en majuscules pour qu’il n’y ait pas le moindre doute. Il est ajouté que l’activité actuelle du volcan se maintient « dans des paramètres normaux ». Les autorités font toutefois les recommandations d’usage et demandent à la population – celle de la ville d’Arequipa en particulier – d’être vigilante.

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drapeau anglaisFurther to the alarmist information that appeared recently, in particular on the social networks, the Peruvian authorities have just released a clarification indicating that Misti is an active volcano, but that it is not in eruptive phase. These last words are written in capital letters so that there might not be the slightest doubt. It is added that the current activity of the volcano remains « within normal parameters ». However, the authorities make the usual recommendations and ask the population – in the city of Arequipa, in particular – to be watchful.

Misti

Crédit photo: Wikipedia

Détresse sur le Ruapehu (Nouvelle Zélande) // Surviving Ruapehu (New Zealand)

drapeau-francaisS’ils pouvaient parler, certains volcans de notre planète auraient des histoires à raconter, certaines drôles, d’autres dramatiques. J’ai relaté certaines dans mon livre Volcanecdotes, aujourd’hui épuisé. Voici le récit d’une situation particulièrement difficile vécue par deux jeunes Néo-Zélandais sur le Ruapehu…

Le Ruapehu, l’un des volcans les plus actifs de Nouvelle Zélande, est entré en éruption le 25 septembre 2007 à 20h26, en générant deux lahars et une colonne de cendre et autres matériaux qui est montée jusqu’à environ 4.500 mètres de hauteur, avec des retombées sur tout le sommet du volcan. L’événement explosif s’est accompagné d’une séquence sismique qui a duré 8 minutes. Il a été précédé d’une activité sismique mineure d’environ 10 minutes, beaucoup trop faible et de trop courte durée pour avertir de l’imminence de l’éruption.
Le 25 septembre 2007, William Pike et son ami, James Christie, avaient escaladé le Ruapehu et ils avaient décidé de faire une halte sur le chemin du retour dans le Shelter Dome, un petit refuge édifié en cas d’urgence près du lac de cratère.
A 8h26, le volcan est entré en éruption. Le premier signe de cet événement ressenti par les deux hommes fut une énorme « vague de pression » – autrement dit une onde de choc – dont le souffle fit ouvrir la porte du refuge. Encore enfoui dans son sac de couchage, William Pike s’avança afin de jeter un coup d’œil à l’extérieur. Horrifié, il assista au spectacle de la montagne qui commençait à cracher des pierres, avant de recevoir de plein fouet un lahar de boue, d’eau et de débris. La coulée de boue le projeta contre le mur du fond du refuge où il se retrouva en position assise, tandis que la boue formait comme un ciment autour de lui. Sa jambe droite avait été horriblement brisée et restait prisonnière de l’amas de matériaux.
Les deux hommes ont fait tout ce qui était possible pendant une quinzaine de minutes pour libérer William Pike, mais leurs efforts sont restés vains car la jambe était coincée dans l’amas de débris. Il fallait donc que James Christie parcoure la pente du volcan pour demander de l’aide. Vêtu seulement de sous-vêtements thermiques, il réussit à extraire ses chaussures de la boue, ainsi que la veste de Pike, une lampe frontale et un piolet, mais il ne put récupérer des crampons ou des chaussettes pour les chaussures de montagne.
Environ une demi-heure après le départ de James Christie, Pike perdit conscience, convaincu qu’il allait mourir. Lorsque les secouristes sont arrivés au refuge vers une heure du matin, il était en état d’hypothermie avancée, avec une température de 25 degrés Celsius. Il fut finalement héliporté vers l’hôpital de Waikato où il arriva vers 4h du matin. L’un des médecins dit plus tard que la première chose qu’il observa au moment de l’arrivée de Pike aux urgences fut une « puanteur de soufre ».
Quand William Pike sortit de son coma un jour plus tard, son père était à ses côtés et il lui a dit tout de suite que sa jambe droite avait été amputée au-dessous du genou pour lui sauver la vie.
Pike est sorti de l’hôpital au bout de neuf semaines. Après s’être d’abord déplacé sur des béquilles, il reçut sa première prothèse de jambe en février 2008. Il est retourné enseigner à l’école primaire Murrays Bay du North Shore d’Auckland seulement six mois après l’accident, avec un emploi à temps partiel.
Fin 2008, William Pike a effectué sa première marche en pleine nature.
En 2009, le directeur adjoint de l’Hilltop School de Taupo et un parent d’élève lui ont demandé de piloter un programme d’éducation en plein air qui a conduit à la création du William Pike Challenge Award, malgré la réticence de Pike à utiliser son nom. Le Prix s’adresse à des collégiens de 11 à 13 ans et vient en complément du Prix Edmund Hillary. Les élèves participent à six activités de plein air durant l’année; ils doivent aussi s’acquitter de 20 heures de service communautaire et passer 20 heures à développer un nouveau hobby.
Aujourd’hui, des milliers de petits Néo-Zélandais participent au programme d’éducation en plein air de William Pike.
Source: Manawatu Evening Standard (http://www.stuff.co.nz/manawatu-standard)

Cette anecdote me rappelle l’histoire poignante que Stanley Williams a racontée dans son livre «Le Cri du Volcan » (« Surviving Galeras » dans la version anglaise). Une équipe de volcanologues été surprise par une explosion soudaine et violente du Galeras en Colombie en 1993. Neuf personnes sont mortes et plusieurs autres, parmi lesquelles Stanley Willimas, ont été grièvement blessées.

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drapeau anglaisIf volcanoes could speak, some of them would have stories to tell. Some of them are funny, others quite tragic. I related some of them in a book entitled Volcanecdotes, unfortunately no longer available. Here is the story of what happened to two young New-Zealanders on Mount Ruapehu…

Mt Ruapehu, one of the most active volcanoes in New Zealand, erupted on September 25th 2007 in the evening at 8:26 pm and produced two lahars, an eruption column to about 4,500 metres, with ash fall and rock falls across the summit of the volcano. The explosive eruption was accompanied by an earthquake that lasted 8 minutes. It was preceded by about 10 minutes of minor earthquake activity. This initial seismic activity was too small and of too short a duration to provide a useful warning of the impending eruption.
On September 25, 2007, William Pike and his friend, James Christie, climbed Mt Ruapehu and had decided to stay in Dome Shelter, near the crater lake, on the way down.
At 8:26 that night, the mountain unexpectedly erupted. The climbers’ first hint of trouble was a huge pressure wave hitting the hut and blowing its door wide open. William Pike pulled himself across the floor in his sleeping bag to peek out of the door, horrified to witness the mountain was beginning to spew rocks onto the hut before a deadly volcanic lahar of mud, water and debris struck. The mudflow rammed him against the hut’s opposite wall in a sitting position before forming like cement around him, his right leg horribly broken and crushed under the floorboards.
The two young men frantically tried to free William Pike for about 15 minutes, but their efforts were useless with his leg firmly stuck in the debris. So they decided James Christie had to run down the volcano’s slopes to seek help. Clad only in thermal underwear, he managed to dig out his boots, Pike’s jacket, a headlamp and an ice axe, but no crampons or socks for his boots.
About half an hour after Christie left, Pike lost consciousness, convinced he would die. By the time rescuers reached him about 1am the next day, he was extremely hypothermic with a temperature of 25 degrees Celsius. He was eventually airlifted to Waikato Hospital, arriving about 4am that day. One of the doctors later told Pike when he walked into the emergency department, all he could smell was the stench of sulphur.
When he awoke from his coma a day later, his dad was there and immediately broke the news that his right leg had been amputated below the knee to save his life.
He was discharged after nine weeks in hospital and after initially managing on crutches, he got his first prosthetic leg in February 2008. And he also returned to primary school teaching only six months after the accident, taking a part-time job at Murrays Bay School on Auckland’s North Shore.
By the end of 2008, William Pike managed his first bush walk.
In 2009, the deputy principal of Taupo’s Hilltop School, along with a parent, asked him to be a role model for an outdoor education programme, which led to the creation of the William Pike Challenge Award, despite Pike’s reluctance to use his name.
The award targets 11 to 13-year-old school kids, dovetailing with the Hillary Award, which runs in high schools. Pupils participate in six outdoor activities at the school during the year, as well as completing 20 hours of community service and 20 hours developing a new hobby.
Today, thousands of Kiwi kids follow William Pike’s inspirational footsteps in his outdoor education programme.
Source : Manawatu Evening Standard (http://www.stuff.co.nz/manawatu-standard)

This story reminds me of the heart-rending story Stanley Williams told in his book “Surviving Galeras”. A team of volcanologists was surprised by a sudden and violent explosion of the Colombian volcano in 1993. Nine people died and several others, among whom Stanley Williams, were seriously injured.

Ruapehu general

Ruapehu sommet

Ruapehu lac

Vues du Ruapehu, de son sommet et du lac de cratère (Photos: C. Grandpey)