Prochaine éruption du volcan de boue de Piparo (Trinité) ? // Will Piparo’s mud volcano soon erupt (Trinidad) ?

Piparo est un petit village de l’île de la Trinité (voir la carte ci-dessous), situé au sud de la chaîne de montagnes qui traverse l’île. On y observe un volcan de boue qui est entré en éruption le 22 février 1997 en causant de gros dégâts. Les vibrations du sol et des grondements ont alerté la population qui a pu fuir à temps, mais rien ne laissait prévoir l’éruption très spectaculaire. Des voitures et des maisons ont été ensevelies sous plus d’un kilomètre carré de boue qui s’est rapidement durcie pour devenir une surface dure comme du béton. Bien que personne n’ait été tué, 31 familles ont dû être relogées.
Le volcan de boue est inactif depuis l’éruption de 1997. On peut encore voir les vestiges de maisons et de routes détruites pendant cet événement.
Le volcan de boue de Piparo n’est pas un cas isolé à la Trinité. Bien que beaucoup plus rares sur terre, les volcans de boue ont également formé des îles temporaires au large de la Trinité en 1964 et 2001. En outre, il existe une quinzaine d’autres volcans de boue dans la région.
Le Trinidad and Tobago Guardian nous informe ces jours-ci que l’on observe une hausse de la pression sous le volcan de boue de Piparo, avec la crainte d’une nouvelle éruption à court terme. Les géologues ont déclaré que des modifications avaient également été observées à la surface et sous la surface des bouches éruptives qui se sont manifestées il y a 22 ans.
Les statistiques montrent que le volcan entre en éruption tous les 25 à 30 ans, ce qui laisse craindre une éruption imminente. Les géologues expliquent que « bien que les données laissent supposer actuellement que le volcan de boue est  » en train de gonfler « sous l’effet de l’augmentation de la pression en profondeur, nos résultats sont encore préliminaires car des tendances à plus long terme sont nécessaires pour définir de manière concluante le statut du volcan de boue. Il faut toutefois demander à la population et à tous ceux qui côtoient quotidiennement le volcan de boue d’être vigilants. »

Voici une vidéo montrant l’éruption spectaculaire du volcan de boue en février 1997:
https://youtu.be/mCYTPWIIsdo

Source: The Watchers, Trinidad and Tobago Guardian.

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Piparo is a small village in Trinidad (see map below), on the southern edge of Trinidad’s Central Range. The village is the site of a mud volcano xhose dramatic eruption caused huge damage on February 22nd, 1997. Thanks to tremors and rumbling that gave precious little warning of the devastating eruption to come, villagers were able to flee at the last minute. Cars and homes were buried under more than a square kilometre of mud that quickly hardened into a concrete-like marerial. Though no one was killed, 31 families were permanently displaced from their homes.

The mud volcano has been inactive at the site of the 1997 eruption. The remnants of destroyed houses and roads have been still visible to this day.

Piparo’s mud volcano eruption is no isolated case in Trinidad. Though much more rare than their appearance on land, mud volcanoes also formed temporary islands off Trinidad in 1964 and 2001. Moreover, approximately 15 other mud volcanoes also exist in the area.

The Trinidad and Tobago Guardian informs us these days that pressure is building up again under the Piparo mud volcano, with fears another eruption is imminent. Geologists said active changes have also been observed on the surface and subsurface of volcanic vents which erupted 22 years ago.

Statistics show that the volcano erupts every 25 to 30 years, which raises the fears that an erup­tion can be im­mi­nent. Geologists say that « while the da­ta cur­rent­ly sug­gests that the mud vol­cano is ‘swelling’ as pres­sure builds at depth, our find­ings are still pre­lim­i­nary as trends over a longer term are need­ed to con­clu­sive­ly state the sta­tus of the mud vol­cano. Nev­er­the­less, we need to pre­pare the com­mu­ni­ty and all those that tra­verse the mud vol­cano dai­ly to be vig­i­lant. »

Here is a video showing the dramatic eruption of the mud volcano in February 1997:

https://youtu.be/mCYTPWIIsdo

Source : The Watchers, Trinidad and Tobago Guardian.

Situation de la République de Trinité et Tobago et du village de Piparo (Source: Google Maps)

Volcan de boue au Guatemala // Mud volcano in Guatemala

On peut regarder sur YouTube un clip réalisé le 13 janvier 2019 à Santa Rosa, dans le sud du Guatemala. On y voit un cratère renfermant une mare de boue très active. Il est apparu dans un lagon très fréquenté par les touristes. La vidéo montre plusieurs personnes autour du cratère d’où s’échappe également du gaz. Les autorités étudient actuellement le cratère pour savoir s’il fait partie d’une nouvelle activité volcanique susceptible d’affecter le tourisme dans la région.
Les volcans de boue – parfois appelés marmites du diable – sont assez répandus dans les régions volcaniques. La boue se forme principalement lorsque l’eau, qui a été chauffée sous terre, commence à se mélanger avec des matériaux. Ces derniers sont ensuite poussés vers la surface par la pression de gaz en empruntant généralement une faille ou une fracture géologique. La température de la boue atteint généralement une centaine de degrés. C’est la température que j’avais mesurée dans des volcans de boue en aval de la Dragon’s Mouth à Yellowstone il y a quelques années. Le gaz émis est principalement du méthane, ce qui explique les explosions qui peuvent se produire sur les sites. De telles explosions ont été observées le 11 août 2008 dans les Maccalube di Aragona en Sicile. Elles ont tué deux enfants en septembre 2014.
Voici une vidéo du volcan de boue au Guatemala:

https://www.msn.com/en-au/video/lifestyle/guatemalan-authorities-investigate-new-volcanic-crater-in-tourist-hot-spot-lagoon/vp-BBSdrVk?fbclid=IwAR3ei6yX5dqcxEQToZ44Vm0Qb9SGVd36eJ9abbMlAFLOpk9VGMvQssvU3Ro

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One can watch on YouTube a clip that was captured on January 13th, 2019 in Santa Rosa, southern Guatemala. It shows a crater with a very active mud pool that has appeared in a lagoon popular for tourists. The footage shows a crowd watching the crater spewing mud and gas up into the air. Authorities are investigating if the crater could be part of a new volcano activity that could affect tourism in the area.

Mud volcanoes – sometimes called devil’s caldron – are fairly common in volcanic areas. The mud is mostly formed as hot water, which has been heated deep below the Earth’s surface, begins to mix and blend with subterranean mineral deposits. This material is then forced upwards under the pressure of gases through a geological fault or fissure. The temperature of the mud usually reaches about 100°C. This was the temperature I measured near Dragon’s Mouth at Yellowstone a few years ago. Most of the gas released from mud cauldrons is methane, which accounts for the explosions that may occur on the sites. Such explosions were observed on August 11th, 2008 at the Maccalube di Aragona in Sicily. They killed two children in September 2014.

Here is a video of the mud caldron in Guatemala:

https://www.msn.com/en-au/video/lifestyle/guatemalan-authorities-investigate-new-volcanic-crater-in-tourist-hot-spot-lagoon/vp-BBSdrVk?fbclid=IwAR3ei6yX5dqcxEQToZ44Vm0Qb9SGVd36eJ9abbMlAFLOpk9VGMvQssvU3Ro

Volcan de boue sur le site des Maccalube di Aragona (Sicile)

« Marmite du diable » à Namaskard (Islande)

[Photos: C. Grandpey]

Volcan de boue Devil’s Woodyard (Trinité-et-Tobago) // Devil’s Woodyard mud volcano (Trinidad and Tobago)

Une reprise d’activité vient d’être observée sur volcan de boue de Devil’s Woodyard à Trinité-et-Tobago. Des grondements et des explosions ont secoué la communauté d’Hindustan vers 4 h 20 et de nouveau vers 8 h 52 le 13 février 2018. Quelque 40 personnes ont dû être évacuées. La première éruption a duré environ 20 secondes avec des jets de boue d’environ 6 mètres de hauteur. La seconde éruption a duré cinq secondes avec des projections à environ 3 mètres de hauteur. La boue s’est répandue sur environ 45 mètres tout autour du cratère.
Les pompiers ont demandé aux habitants d’évacuer leurs maisons et à retirer leurs véhicules de la zone menacée. Malgré les consignes, des centaines de personnes ont afflué vers le site en espérant apercevoir l’éruption. La police a finalement bouclé la zone et empêché quiconque d’entrer dans Hindustan Road.
Le bâtiment des toilettes situé près du site du volcan de boue s’est affaissé de quelques dizaines de centimètres tandis que le sentier de galets conduisant au site a été gravement endommagé. Des fractures se sont formées jusqu’à environ 2 000 mètres du cratère. La police a averti les habitants de quelque 25 maisons proches du volcan de boue qu’une évacuation pourrait devenir nécessaire. Dans cette éventualité, trois abris dans l’école primaire, l’école presbytérienne et le centre communautaire d’Hindustan, tous situés dans des zones sûres, ont été équipés pour accueillir les personnes évacuées. Les habitants ont finalement été autorisés à retourner chez eux.
La dernière éruption de ce volcan de boue a eu lieu en 1995 ; elle a tué une personne et laissé 31 familles sans abri.
La première éruption connue de ce volcan a eu lieu en 1852.
Source: Trinidad Guardian, The Watchers.

Selon les journaux locaux, l’éruption est maintenant terminée…jusqu’à la prochaine fois! Il se dit que le volcan de boue de Devil’s Woodyard se manifeste tous les 20-30 ans. Wait and see!

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New activity is taking place at Devil’s Woodyard mud volcano in Trinidad and Tobago. Rumbles and explosions shook the community of Hindustan around 4.20 am and again at 8.52 am., on February 13th 2018. Some 40 people had to be evacuated. The first eruption lasted for about 20 seconds before jets of mud began spewing about 6 metres in the air. The second lasted about five seconds and went up about 3 metres in the air. The volcanic mud extended some 45 metres in each direction of the crater.

Firefighters called on residents to evacuate their homes and remove their vehicles from the area. Despite the call, hundreds of people flocked to the scene hoping to catch a glimpse of the eruption. Eventually, police cordoned off the area and prevented anyone from entering Hindustan Road.

The toilet area near the volcanic site sank a few tens of centimetres, while the cobble stones from the walkway leading to the site were severely damaged. Cracks developed about 2,000 metres from the crater. The police warned residents of some 25 homes close to the mud volcano that a full-scale evacuation might become necessary. In the event of an evacuation, three shelters at the Hindustan Government Primary School, Presbyterian School and Community Centre, all of them in safe areas, were equipped to welcome evacuees. Residents were finally allowed to return to their homes.

The last eruption of this volcano took place in 1995, killing 1 person and leaving 31 families homeless.

The first known eruption of this volcano took place in 1852.

Source: Trinidad Guardian, The Watchers.

According to the local newspapers, the eruption is now over…until the next one. The rumour says that Devil’s Woodyard mud volcano erupts every 20-30 years. Wait and see!

Les volcans de boue – comme les Maccalube di Aragona en Sicile – sont des phénomènes géologiques bien connus. Ce sont des sites touristiques qui requièrent une certaine prudence car de violentes explosions de gaz peuvent se produire de temps en temps. (Photo: C. Grandpey)

La source de Lusi, le volcan de boue ? // The source of the Lusi mud volcano ?

On en parle très peu aujourd’hui, mais plus de dix ans après le début de la catastrophe, le volcan de boue indonésien Lusi déverse toujours des flots de boue sur l’île indonésienne de Java. Au pire moment, Lusi vomissait 170 000 mètres cubes de boue par jour. Certains villages ont été ensevelis sous 40 mètres de fange. Quelque 60 000 personnes ont dû abandonner leurs maisons et 13 ont été tuées.
Une étude publiée dans le Journal of Geophysical Research de l’American Geophysical Union affirme que la source de ce déversement incessant de boue a été trouvée. Une équipe de chercheurs norvégiens, suisses et indonésiens explique que le volcan de boue n’a pas cessé son activité parce qu’il est relié à un système volcanique qui se trouve à proximité.
La compréhension du fonctionnement de Lusi serait d’un grand intérêt pour les volcanologues. En effet, d’un point de vue géologique, Lusi est un phénomène très récent qui peut permettre de comprendre comment évoluent les volcans, les systèmes hydrothermaux et les geysers.
Les volcans de boue et ceux qui émettent de la lave se trouvent souvent dans les zones de subduction, et l’Indonésie en fait partie. S’agissant des volcans qui émettent de la lave, le magma à très haute température monte constamment vers la surface et permet aux volcans de la région de demeurer actifs. Inversement, les volcans de boue se forment généralement lorsque des gaz tels que le méthane et le dioxyde de carbone s’accumulent en créant une pression qui se libère violemment. Selon la nouvelle étude, Lusi est à la fois un volcan de boue et un système hydrothermal, autrement dit une formation géologique qui libère du gaz.

Les chercheurs pensent que le complexe volcanique d’Arjuno-Welirang, une chaîne volcanique à l’est de Java, est responsable de la naissance de Lusi. En effet, les échantillons de gaz expulsés par ce dernier sont similaires aux éléments chimiques que l’on observe généralement dans le magma. L’étude explique que pendant des années avant l’éruption, le magma du complexe volcanique Arjuno-Welirang a «cuit» les sédiments sous Lusi en générant une pression continue.
Le lien entre Lusi et Arjuno-Welirang a également été démontré par l’utilisation de la tomographie qui permet d’imager des structures tridimensionnelles. Les chercheurs ont disposé 31 sismomètres et ont découvert que, dans la chambre magmatique la plus au nord du complexe Arjuno-Welirang, il y a un tunnel qui alimente le bassin sédimentaire de Lusi.
La nouvelle étude a toutefois été critiquée par d’autres chercheurs qui pensent que les données ne montrent pas suffisamment que le tunnel d’Arjuno-Welirang est lié à Lusi. Ils font également remarquer que l’étude ne compare pas ses résultats aux images à résolution beaucoup plus élevée proposées par les analyses sismiques en 2D de l’industrie pétrolière. Ils ajoutent que des études supplémentaires auraient pu être effectuées pour comparer et valider les résultats, ce qui est recommandé en tomographie car cette technologie est fréquemment source d’erreurs.
La cause de la coulée de boue dévastatrice a été l’objet de nombreux débats au cours de la dernière décennie. Les scientifiques sont assez d’accord pour dire que toute cette pression a été générée par l’activité sismique, mais il n’y a pas de consensus sur l’origine exacte de cette activité. Une étude publiée en 2007 a prétendu que l’éruption du volcan de boue a été causée par un puits de gaz exploratoire qui a perforé des roches à 2 800 mètres sous la surface. Une autre étude indique qu’un séisme de magnitude M 6.3 survenu à plusieurs kilomètres de là, quelques jours avant Lusi, près de la ville de Yogykarta, a provoqué la catastrophe.
Quelle que soit la cause exacte, de nombreuses études montrent que le volcan de boue Lusi a encore de beaux jours devant lui.

Source: Presse scientifique américaine.

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Very little is said today about it, but more than ten years after the disaster started, Indonesian mud volcano Lusi is still spewing rivers of mud on the Indonesian island of Java. At its peak, the region was churning out over 170,000 cubic metres of mud every day. Some villages have been buried in as much as 40 metres of mud. Some 60,000 people have had to abandon their homes, and 13 people have been killed.

A study, published in the American Geophysical Union’s Journal of Geophysical Research, affirms that the source of this relentless flow of mud has been found. A team of researchers from Norway, Switzerland, and Indonesia say the mud volcano has not stopped oozing because it is connected to a nearby volcanic system.

Understanding how Lusi happened can tell volcanologists quite a lot. In terms of geological formations, Lusi is a new-born phenomenon, and thus allows scientists to understand how systems like volcanoes, hydrothermal vents, and geysers evolve.

Mud volcanoes and igneous volcanoes often both appear in subduction zones and Indonesia is one of them. As a consequence, hot magma is constantly rising to the surface and keeping the region’s volcanoes active. Conversely, mud volcanoes typically form when gases such as methane and carbon dioxide build up pressure that is released violently. According to the new study, Lusi is both a mud volcano and a hydrothermal vent, a geological formation that releases gas.

Researchers say the Arjuno-Welirang volcanic complex, a string of volcanoes in East Java, is to blame. Indeed, samples of the gas expelled by Lusi were similar to chemicals typically found in magma. The study explains that for years before the eruption, magma from Arjuno-Welirang had been « baking » the sediment lying under Lusi and continuously building pressure.

Connections between Lusi and Arjuno-Welirang were also made by the researchers’ use of tomography which allows to image three dimensional structures. Researchers laid out 31 seismometers and found that in the northernmost magma chamber of Arjuno-Welirang, there is a tunnel that feeds Lusi’s sediment basin.

The new study has criticisms from researchers who do not believe the data sufficiently shows the Arjuno-Welirang tunnel is linked to Lusi. These say the study does not compare its results to the far higher resolution images available from 2D petroleum industry reflection seismic surveys. They add that the additional surveys could have been used to compare and validate results, which is a useful tool in tomography because it can frequently produce errors.

Exactly how the dangerous mudflow began has been debated heavily in the past decade. Scientists are pretty united in saying all this pressure was generated by seismic activity, but there is not a consensus on the exact origin of this activity.

One study released in 2007 claimed the deadly eruption was caused by an exploratory gas well that punctured rock 2,800 metres below the surface. Another study suggests that an M 6.3 earthquake that occurred several days prior kilometres away from Lusi near the city of Yogykarta triggered the mud disaster.

Regardless of the exact cause, many studies show that Lusi shows no indication of stopping any time soon.

Source : U.S. scientific press.

Lusi: un désastre environnemental  (Crédit photo: Wikipedia)

Lusi, encore et encore ! // Lusi, again and again !

De nombreux articles dans la presse internationale nous rappellent ces jours-ci que l’éruption de Lusi, le volcan de boue la plus destructeur au monde, est né près de la ville de Sidoarjo, sur l’île de Java (Indonésie) il y a plus de 11 ans. L’éruption continue au moment où j’écris ces lignes. Le volcan de boue est apparu le 29 mai 2006 et, au plus fort de l’éruption, il vomissait 180 000 mètres cubes de boue chaque jour, enterrant des villages entiers sous parfois 40 mètres de fange. C’est le pire événement de ce type dans l’histoire. L’éruption a causé la mort de 13 personnes et détruit les maisons de 60 000 autres. Bien que la boue coule encore plus d’une décennie plus tard, les scientifiques ne sont toujours pas d’accord sur la cause de la catastrophe. La question est de savoir si l’éruption de Lusi est due à un séisme enregistré plusieurs jours auparavant à Yogjakarta, ou si une erreur technique s’est produite lors du forage d’un puits d’exploration de gaz à proximité du site de l’éruption.

La NASA a mis en ligne des images satellites de la zone affectée avant et après l’éruption de Lusi.

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There are quite a lot of articles in the newspapers these days to remind us that the eruption of Lusi, the world’s most destructive mud volcano, was born near the town of Sidoarjo, on the island of Java, Indonesia, just over 11 years ago. To this day it has not stopped erupting. The mud volcano started on May 29th, 2006, and at its peak disgorged 180,000 cubic metres of mud every day, burying villages in mud up to 40 metres thick. The worst event of its kind in recorded history, the eruption took 13 lives and destroyed the homes of 60,000 people. Although the mud is still flowing more than a decade later, scientists are not yet agreed on its cause. The debate is whether the eruption of Lusi was due to an earthquake several days previously, or down to a catastrophic failure of a gas exploration well that was being drilled nearby at the time.

NASA has released satellite photos of the affected area before and after the eruption of Lusi.

Les couleurs sont bien sûr fausses, mais elles permettent de discerner parfaitement la zone recouverte par la boue de Lusi (Source: NASA)

Eruption du volcan de boue de Keyraki (Azerbaïdjan) // Eruption of the Keyraki mud volcano (Azerbaijan)

Le volcan de boue de Keyraki est entré en éruption vers 7 heures (heure locale) le 13 juin 2017. Selon le ministère de l’Ecologie et des Ressources naturelles, l’éruption a duré 15 minutes et la boue a couvert une superficie de 3,5 hectares. L’épaisseur de la couche de boue était de 3 mètres à l’intérieur du cratère et de 20 à 30 centimètres autour de celui-ci.
Le volcan de boue de Keyraki se trouve à 12 km au nord de Bakou. L’éruption n’a causé aucun dégât aux zones habitées situées à proximité. Cependant, il existe plusieurs volcans de boue actifs dans la région et d’autres éruptions ne peuvent être exclues.
Le volcan de boue de Keyraki s’est manifesté à 18 reprises jusqu’à présent. La dernière éruption remonte à 2014.
Source: Presse locale.

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The Keyraki mud volcano erupted around 07:00 am (local time) on June 13th 2017. According to the Ministry of Ecology and Natural Resources, the eruption lasted 15 minutes and the mud covered an area of 3.5ha. The depth of the erupted mud layer reached 3 metres within the crater and 0.2 to 0.3 metres around the crater.

The Keyraki mud volcano is situated 12 km north of Baku. The eruption caused no damage to the nearby residential areas. However, there are several active mud volcanoes in the area and thus further eruptions cannot be ruled out.

The Keyraki mud volcano has erupted 18 times so far. The last eruption was in 2014.

Source: Local press.

Exemple de volcan de boue dans les Maccalube di Aragona (Sicile)

[Photo: C. Grandpey]

Confirmation de l’éruption du volcan de boue Akhtarma Pashali (Azerbaïdjan) // Confirmation of the eruption of Akhtarma Pashali mud volcano (Azerbaijan)

drapeau-francaisL’éruption du volcan de boue Akhtarma Pashali en Azerbaïdjan (voir ma note du 26 Janvier) a été confirmée. La première explosion a eu lieu le 26 janvier à 07h20, avec des flammes qui sont montées jusqu’à 120-150 mètres de hauteur. La deuxième s’est produite 10 minutes plus tard, avec une flamme d’une hauteur de 20 mètres. La boue produite par l’éruption s’est répandue sur une surface de 200-250 mètres carrés. L’éruption a ensuite cessé.
Le volcan de boue Akhtarma Pashali est situé à 35 kilomètres de la ville de Shirvan. Le diamètre du cratère est d’environ 10 kilomètres carrés.
Les volcans de boue sont un phénomène géologique bien connu et plus d’un millier d’entre eux ont été recensés dans le monde. La présence des volcans de boue va souvent de pair avec l’existence d’importants gisements de pétrole et de gaz. C’est pourquoi l’Azerbaïdjan occupe la première place dans le monde pour le nombre de volcans de boue. Le pays en possède 344 et 133 d’entre eux sont situés dans la région de la mer Caspienne.
Les plus grands volcans de boue au monde, comme Boyuk Khanizadagh et Turaghai, se trouvent en Azerbaïdjan. Boyuk Khanizadagh, avec un diamètre de 10 km et une hauteur de 700 mètres, est entré en éruption en 2001, avec des flammes de 300 mètres de hauteur, le record pour un volcan de boue.
Source: Today.AZ.
Plus près de nous, les Maccalube di Aragona en Sicile méritent une visite, même si leur taille est assez modeste par rapport aux volcans de boue d’Azerbaïdjan. Cependant, ils peuvent devenir dangereux quand des explosions de méthane se produisent. En septembre 2014, deux enfants âgés de 7 et 9 ont été tués par de telles explosions.

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drapeau anglaisThere is the confirmation of the eruption of Akhtarma Pashali mud volcano in Azerbaijan. (see my note of January 26th). The first explosion occurred on January 26th at 07:20, when the flames rose to 120-150 metres in the air. The second was 10 minutes later, when the fire rose to a height of 20 metres. The total area of the mud spill was 200-250 square metres. The eruption then stopped.
Akhtarma Pashali is located 35 kilometres from the city of Shirvan. The diameter of the crater is approximately 10 square kilometres.
Mud volcanoes are a fairly widespread geological phenomenon and over a thousand mud volcanoes are known to exist in the world. The dissemination of mud volcanoes usually indicates the existence of large oil and gas basins, therefore oil and gas-rich Azerbaijan ranks first in the number of mud volcanoes in the world. The territory of Azerbaijan places 344 mud volcanoes and 133 of them are located in the country’s Caspian Sea section.
The world’s largest mud volcanoes such as Boyuk Khanizadagh and Turaghai are both located in Azerbaijan. Boyuk Khanizadagh, with a diameter and a height of 10km and 700 metres respectively, erupted in 2001, shooting out flames 300 metres in the air. It was the highest record for flames shot from a mud volcano.
Source : Today.AZ.
Closer to us, the Maccalube di Aragona in Sicily are worth a visit, even though their size is quite modest compared with the mud volcanoes in Azerbaijan. However, they can become dangerous when methane explosions occur. In September 2014, two children aged 7 and 9 were killed by such explosions.

Maccalube

Maccalube di Aragona (Sicile)  [Photo: C. Grandpey]