Ile de la Réunion: Le Piton va-t-il se réveiller de nouveau? // Reunion Island: Will the Piton erupt again?

drapeau francais12 heures: Dans son édition du 29 octobre (http://www.clicanoo.re/497256-volcan-toujours-de-la-sismicite.html), le Journal de l’Ile indique que depuis le samedi 24 octobre, date de la fin de la deuxième phase de l’éruption, « l’OVPF continue d’enregistrer un tremor « un peu plus présent » qu’après la première phase, sous forme de bouffées qui se succèdent plus fréquemment. Par ailleurs, la reprise de la sismicité profonde est confirmée, avec vingt-cinq événements en trois jours. »
La Préfecture maintient la phase de sauvegarde du dispositif spécifique Orsec du volcan. En conséquence, l’Enclos reste interdit d’accès, le temps de définir les modalités d’ouverture au public…à condition que le Piton ne se manifeste pas de nouveau d’ici là !!

20h30 : Il va falloir surveiller le Piton de très près au cours des prochaines heures. Un contact à la Réunion me signale que le tremor continue à grimper et on commence à discerner de l’incandescence au niveau de la bouche qui a alimenté les phases précédentes de l’éruption. En accentuant la luminosité et le contraste des images de la webcam du Piton de Bert, cette incandescence apparaît nettement. Il est très probable qu’un nouvel épisode éruptif soit en préparation.

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drapeau-anglais12:00: In its latest issue of October 29th (http://www.clicanoo.re/497256-volcan-toujours-de-la-sismicite.html), the Journal de l’Ile indicates that since Saturday, October 24th, date of the end the second phase of the eruption, « the OVPF continues to record a tremor « a bit more present » than after the first phase, with batches that are recorcded more frequently. Furthermore, the new outbreak of deep seismicity is confirmed, with twenty-five events in three days. »
The Prefecture maintains the Wathch alert level for the volcano. Consequently, access to the Enclos still forbiddenso as to define the opening procedure to the public … provided the Piton does not erupt again in the meantime !!

20 :30 : The Piton needs to be carefully monitored during the next hours. I have just been told that the tremor is increasing and that some glow can be seen in the eruptive vent that fed the previous phases of the eruption. By increasing the luminosity and the contrast of the images of the Piton de Bert webcam, this glow can clearly be seen. The Piton is probably getting ready for another eruptive episode.

Piton 30 octobre

Début d’incandescence sur le site éruptif (webcam du Piton de Bert avec accentuation de la luminosité et du contraste.

Le volcan de boue de Sidoarjo (Indonésie): une attraction touristique? // The Sidoarjo mud volcano: a tourist attraction?

drapeau francaisSouvenez-vous : En mai 2006 un torrent de boue se déversait près de la ville de Sidoarjo, dans l’est de l’île de Java. Baptisé Lusi, il a recouvert une douzaine de villages, des usines, une autoroute et une voie ferrée. Il a aussi entraîné l’évacuation de plus de 40 000 personnes, avec un bilan humain de douze morts. De nombreux scientifiques estiment que la catastrophe a été provoquée par un forage exploratoire de gaz effectué par la société Lapindo Brantas, qui appartient à l’un des hommes les plus riches du pays, Aburizal Bakrie. De son côté, la compagnie affirme qu’elle est liée à un tremblement de terre survenu deux jours plus tôt dans le centre de Java. Lapindo Brantas a cependant accepté de verser 380 millions de dollars de compensation à quelque 10 000 familles.
Aujourd’hui, la boue qui continue à s’écouler sur la région pourrait devenir une attraction touristique, comme le souhaitait déjà en 2010 Susilo Bambang Yudhoyono, le président indonésien. Comme c’est souvent le cas après les catastrophes, une curiosité morbide pousse les touristes à venir visiter le lieu du drame qu’ils immortalisent sur des photos et des vidéos. A l’instar d’autres sites indonésiens victimes d’inondations ou d’éruptions volcaniques (le Sinabung connaît un grand succès !) Sidoarjo n’échappe pas à cette curiosité et de plus en plus de badauds viennent regarder la boue qui s’étend à perte de vue, ainsi que les sculptures de personnes à moitié enterrées dans la fange qui sont là pour commémorer la catastrophe de 2006. Parmi elles, on peut voir une effigie géante d’Aburizal Bakrie, le patriarche de la famille Bakrie, à proximité d’une tombe où a été gravée l’inscription « Que cette nation n’oublie pas ». Aujourd’hui, des villageois servent de guides aux touristes. Pour deux dollars, ils les conduisent à bord de leurs motos vers un endroit d’où l’on peut encore voir la boue jaillir du sol, avant de leur proposer des vidéos de la catastrophe.
Source : Agence Reuters et presse indonésienne.

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drapeau-anglaisRemember: In May 2006 a mudflow flooded the area near the town of Sidoarjo in eastern Java. Called Lusi, it burried a dozen villages, factories, a highway and a railway. It also forced the evacuation of over 40,000 people, with a death toll of twelve. Many scientists believe that the disaster was caused by an exploratory drilling carried out by the gas company Lapindo which belongs to one of the richest men in the country, Aburizal Bakrie. For its part, the company says it is linked to an earthquake that had occurred two days before in central Java. Lapindo has however agreed to pay $ 380 million compensation to some 10,000 families.
Today, the mud continues to flow in the region that could become a tourist attraction, as already suggested in 2010 by Susilo Bambang Yudhoyono, the Indonesian president. As is often the case after disasters, a morbid curiosity drives tourists to visit the scene of the tragedy they immortalized in photographs and videos. Like other Indonesian locations flood victims or volcanic eruptions (the Sinabung very successful) Sidoarjo is no exception to this curiosity and more and more onlookers come to watch the mud that extends eye as well as sculptures of people half-buried in the mud that are there to commemorate the disaster of 2006. Among them, one can see a giant effigy of Aburizal Bakrie, the patriarch of the Bakrie family, in the vicinity of a tomb which was engraved the inscription « That this nation does not forget. » Today, villagers act as guides to tourists. For two dollars, they lead them aboard their bikes to a place where you can still see the mud gush from the ground, before offering videos of the disaster.
Source: Reuters and Indonesian press.

Sidoarjo

Sidoarjo avant et après la catastrophe du 28 mai 2006 (Source: NASA)