Eruption du Barujari dans la caldeira du Rinjani (Indonésie)

drapeau francaisLes autorités de Nusa Tenggara Ouest ont fermé au public le parc national du Rinjani suite à une éruption du Mont Barujari à 10h45 (heure locale) ce dimanche matin, avec des projections de matériaux jusqu’à environ 200 mètres de hauteur. Des centaines de randonneurs et de fidèles hindous venus participer à une cérémonie religieuse au bord du lac ont dû être évacués.
Le Barujari fait partie du même système volcanique que le Rinjani dont la caldeira contient un lac de 230 mètres de profondeur. Sa forme de croissant est le résultat de la croissance du Barujari dans la partie orientale de la caldeira. En 1994, une éruption a fait grandir encore davantage le volcan qui culmine maintenant à une altitude de 2300 mètres au dessus du niveau de la mer.

Source: The Jakarta Globe.

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drapeau-anglaisAuthorities in West Nusa Tenggara have closed off the Rinjani National Park to the public after Mount Barujari erupted at 10:45 a.m. local time on Sunday morning, spewing material some 200 metres into the air.
Officials evacuated hundreds of climbers and Hindu worshipers planning to perform a religious ceremony at the lake.
Barujari is part of the same volcanic system as Rinjani whose caldera contains a 230-metre-deep lake whose crescentic form results from growth of Barujari at the east end of the caldera An eruption in 1994 further developed the volcano which now rises to an elevation of 2,300 metres above sea level.

Source: The Jakarta Globe.

Rinjani blog

Lac Segara Anak et Mont Barujari  (Crédit photo: Wikipedia)

Réveil du Turrialba (Costa Rica) // Turrialba (Costa Rica) is waking up

drapeau francaisL’OVSICORI indique qu’après plusieurs petites éruptions vendredi, le Turrialba a connu un épisode éruptif significatif à 05h10 le samedi 25 octobre 2015. Le volcan a émis des gaz et de la vapeur, ainsi qu’un panache de cendre qui est monté à 800 mètres au-dessus du cratère. L’éruption a duré 30 minutes. Il est fait état de retombées de cendre dans plusieurs localités à proximité du volcan, mais pas à San José (50 km du Turrialba) ou dans la banlieue.
L’OVSICORI avait enregistré une hausse de la sismicité en début de semaine et averti qu’une éruption pourrait être imminente. Après une série d’éruptions majeures en 2014, le Turrialba était resté inactif pendant plusieurs mois. Avec cette éruption et celle de vendredi dernier, les volcanologues pensent que le volcan est en train de se réveiller.
Source: OVSICORI et The TicoTimes qui a mis en ligne une vidéo de l’éruption de samedi:
http://www.ticotimes.net/2015/10/24/turrialba-volcano-launches-ash-800-meters-sky

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drapeau-anglaisOVSICORI indicates that after several small eruptions on Friday, Turrialba erupted at 5:10 a.m. on Saturday. The volcano spewed gas and steam and emitted an ash plume 800 metres above the crater. The eruption lasted 30 minutes. There were reports of ashfall in several communities close to the volcano, but not in San José (50 km from Turrialba) or the surrounding suburbs.
OVSICORI recorded increased seismicity at the volcano earlier this week and warned that an eruption could be imminent. After a series of major eruptions in 2014, Turrialba had been inactive for the past several months. With this explosion and another last Friday, volcanologists say that the volcano is reawakening.
Source : OVSICORI and The TicoTimes which released the video of Saturday’s eruption:
http://www.ticotimes.net/2015/10/24/turrialba-volcano-launches-ash-800-meters-sky

Lōʻihi : Le dernier volcan hawaiien // The most recent Hawaiian volcano

drapeau francaisAlors que la plaque Pacifique continue de se déplacer vers le nord-ouest, les volcans sont de plus en plus jeunes en allant vers le sud-est de l’archipel hawaïen. Le Kilauea est actuellement actif sur la Grande Ile. A 35 km au sud de l’île, un autre volcan est actif sur le plancher de l’océan. Son nom est Lōʻihi , qui signifie «être étendu, être long ». Cependant, il faudra peut-être attendre 10 000 à 100 000 ans avant que ce volcan sous-marin perce la surface de l’océan. En effet, son sommet se trouve à environ 970 mètres de profondeur. Il a été découvert en 1952 quand un essaim sismique au large des côtes a attiré l’attention des scientifiques. Il est fait mention pour la première fois de Lōʻihi sur des cartes bathymétriques datant des années 1940. Personne ne semble s’être beaucoup préoccupé du volcan jusqu’en 1978, année où une série de séismes a rappelé son existence aux scientifiques qui ont organisé une expédition pour explorer ce qu’ils pensaient être un réseau de failles dans le plancher océanique. C’est quand l’expédition a récolté des laves en coussins relativement récentes que les scientifiques ont compris qu’il s’agissait d’un volcan.
Les instruments de mesure sur la Grande Ile sont loin de Lōʻihi , ce qui rend la surveillance un peu difficile et sujette à un certain degré d’imprécision. La dernière éruption confirmée de Lōʻihi a eu lieu en 1996. L’activité sismique la plus récente – probablement indicatrice d’une éruption – a été enregistrée en 2005.
Comme le sommet de Lōʻihi se trouve à une grande profondeur, il est peu probable qu’une éruption sera observée physiquement. Les sismographes la détecteront sûrement, mais les humains ont peu de chances de la voir de leurs propres yeux.
L’étude de Lōʻihi a donné aux scientifiques des informations très intéressantes sur la formation des autres volcans hawaïens. Plusieurs missions utilisant des robots ont découvert de grandes populations de bactéries de ferro-oxydantes qui prospèrent à la base de Lōʻihi à quelque 2900 mètres sous la surface et loin des sources hydrothermales du sommet, là même où on pensait qu’elles se développaient.
Les scientifiques de l’Université d’Hawaï continuent à analyser les données fournies par une mission robotique effectuée en 2014 et dont le but était de mieux comprendre ces étranges tapis étranges de créatures. Les scientifiques pensent que ces bactéries pourraient jouer un rôle important dans l’équilibre chimique de l’océan et être responsables de certaines formations géologiques inexpliquées sur Terre. Les indicateurs de la présence de bactéries pourraient également être utilisés dans les recherches futures sur la vie ailleurs dans l’univers.
Source: West Hawaii Today.

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drapeau-anglaisWhile the Pacific plate keeps moving northwest, volcanoes are younger and younger to the southeast of the Hawaiian archipelago. Kilauea is currently active on the Big Island. 35 km to the south, another volcano is active on the sea bottom. Its name is Lōʻihi, which means “to extend, to be long,” However, it may be 10,000 to 100,000 years before this seamount breaches the surface of the ocean. Its summit lies some 970 metres beneath the surface of the ocean. It was discovered in 1952 when a flurry of earthquakes drew scientists’ attention offshore. The earliest known mention of Lōʻihi was on bathymetric charts in 1940. No one seemed to give the seamount much thought until 1978 when, after a series of earthquakes, scientists were reminded of its presence and organised an expedition to explore more about what they thought was faulting under the sea. When the expedition collected relatively new pillow lava, scientists knew it was a volcano.
Seismic monitors on land are far from Lōʻihi, which makes precise monitoring a bit difficult and subject to a certain degree of imprecision. The last confirmed eruption of Lōʻihi was in 1996, and the most recent earthquake swarm – which could signal an eruption – was recorded in 2005.
As the summit of Lōʻihi is still quite deep, it is unlikely that an eruption will be physically observed. The seismographs will probably detect it but the humans are unlikely to observe it.
Studying Lōʻihi has given scientists tremendous insight into how the other Hawaiian volcanoes have developed. Several missions using robots allowed to discover large populations of iron-oxidizing bacteria thriving at Loihi’s base some 2900 metres below the surface and far from the hydrothermal vents on its summit where they were previously only thought to exist.
University of Hawaii scientists are still analyzing data from a 2014 robotic mission to Lōʻihi, undertaken in part to better understand the strange mats of creatures. Scientists think these bacteria could play an important role in balancing ocean chemistry, and might be responsible for some unexplained geological formations on Earth. Indicators of the presence of bacteria could also be used in future searches for life beyond the Earth.
Source : West Hawaii Today.

Loihi 2

Situation géographique de Lōʻihi  (Source: USGS)