Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion): Le retour? // Another eruption?

drapeau francais15h30 (heure métropole): Il y a quelques jours, j’écrivais que le Piton de la Fournaise faisait parfois tourner en bourrique les scientifiques en poste à l’Observatoire. Même si la sismicité s’était quelque peu réactivée ces derniers temps (à une vingtaine de kilomètres sous le niveau de la mer), personne ne pensait que le volcan allait montrer des signes de réveil car le tremor était au plus bas, malgré « des bouffées sporadiques de plus en plus faibles et de moins en moins fréquentes. »
On peut lire dans le Journal de l’Ile que « selon une observation directe ce jeudi midi, de la lave est en effet à nouveau visible au fond du cratère, sous forme d’une « bouche d’environ un mètre de diamètre ». La lave est pâteuse, la bouche expulse toutes les quelques secondes des lambeaux de lave à près d’une dizaine de mètres de hauteur. »
Lors de la reconnaissance aérienne organisée hier à l’initiative de la préfecture, aucune trace d’activité n’avait été aperçue dans le cratère.
Comme l’écrit fort justement François Martel-Asselin dans le quotidien, « reste à savoir s’il s’agit d’une réactivation réelle ou d’un feu de paille ».

22h30 (heure métropole) : Au cours de l’après-midi et de la soirée, le tremor éruptif a encore augmenté. Hier soir vers 23h30 (heure locale), son niveau avait été multiplié par 34 et des lueurs étaient clairement visibles sur la webcam du Piton de Bert. Les observations visuelles ont ensuite été rendues difficiles par le brouillard et on ne voit rien au moment où je rédige cette note.
Source : Le Journal de l’Ile.

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drapeau-anglais15:30 (metropolitan time): A few days ago, I wrote that the Piton de la Fournaise sometimes sent crazy the scientists at the Observatory. Although seismicity had somewhat reappeared in recent days (about twenty kilometers below sea level), no one thought that the volcano was going to wake up again since the tremor was low, despite « sporadic bursts that were becoming weaker and less frequent. »
One can read in the Journal de l’Ile that « during a direct observation on Thursday at noon, lava was indeed visible again inside the crater, at the bottom of a vent about one meter in diameter. The lava looked pasty and the vent expelled every few seconds shreds of lava nearly ten meters high.
During an aerial reconnaissance organized yesterday by the Prefecture, no trace of activity had been seen in the crater.
As François Martel-Asselin puts it rightly in the daily, « the question is to know whether this is a real reactivation or a flash in the pan. »

22:30 (metropolitan time): During the afternoon and evening, the eruptive tremor increased again. Last night around 23:30 (local time), its level had increased 34 times and glow could clearly be seen on the Piton de Bert webcam. Visual observations were then hampered by fog and one cannot see anything while I’m writing this note.
Source: Le Journal de l’Ile.

Piton

La nouvelle hausse du tremor aujourd’hui (Source: OVPF).

Difficulté de surveillance des volcans d’Alaska // Monitoring Alaska’s volcanoes is not easy

drapeau francaisAu cours de l’été 2015, les scientifiques de l’Alaska Volcano Observatory (AVO) ont commencé à réparer les stations sismiques sur les volcans actifs du sud-ouest de l’Alaska. Actuellement, 176 stations sont opérationnelles, sur les 216 qui sont gérées dans cette région par l’Observatoire. Au cours des dernières années, le manque d’argent et les conditions naturelles particulièrement difficiles avaient empêché le bon fonctionnement d’un (trop) grand nombre de stations.
Pendant l’été dernier, des équipes scientifiques ont réussi à rendre opérationnels un certain nombre d’appareils, comme sur le volcan Aniakchak. D’autres réparations ont été effectuées sur les sismos des volcans Gareloi, Tanaga et Westdahl dans les Aléoutiennes. L’équipement fonctionne également de nouveau sur le Shishaldin qui a connu un récent regain d’activité.
Le financement a été assuré par l’USGS. L’avenir à ce niveau reste toutefois incertain mais le but de l’AVO a toujours été d’assurer le fonctionnement d’un maximum de stations sismiques. Le Wrangell fait partie des priorités. Il a été actif récemment et l’accès aux appareils de mesures est compliqué étant donné la situation du volcan.
Avec un nombre suffisant de stations sismiques en bon état de marche, les scientifiques de l’AVO seront en mesure d’avertir les populations et les compagnies aériennes en cas de réveil de l’un de ces volcans.
Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau-anglaisDuring the summer 2015, Alaska Volcano Observatory scientists started repairing seismic monitoring equipment at active volcanoes around Southwest Alaska. Now 176 of the Observatory’s 216 seismic stations are in working order. Up to now, the lack of funding, coupled with the extreme nature of the environment, prevented some of the seismic monitoring stations from working properly over the past several years.
This summer, crews were able to repair stations at a handful of sites in Southwest Alaska. In particular, they were able to visit Aniakchak Volcano and restored some ground-based monitoring at the volcano. They also did seismic repairs at Gareloi, Tanaga and Westdahl volcanoes in the Aleutian Islands. AVO was also able to fix stations at the recently-active Shishaldin.
Funding came from the US Geological Survey. Future funding is uncertain but the goal has always been to get more stations up and running. Wrangell Volcano is an example. It has been active recently and the monitoring stations are difficult to get to.
As more stations are brought back on line, AVO can more reliably monitor volcanoes and issue more accurate warnings to local communities and passing air traffic.
Source: Alaska Dispatch News.

Wrangell-blog

Le Wrangell: Un volcan très difficile d’accès  (Photo: C.  Grandpey)