Wai-O-Tapu (Nouvelle Zélande/ New Zealand)

Wai-O-Tapu ( « eaux sacrées » en langue maori) est un site géothermal situé à 27 kilomètres au sud de Rotorua en Nouvelle-Zélande. La région possède de nombreuses sources chaudes réputées pour leurs belles couleurs, comme Champagne Pool. Le site couvre une superficie de 18 kilomètres carrés.
Selon le site Internet The Watchers et le New Zealand Herald, une éruption de vapeur et de boue a été observée il y a quelques jours à Wai-O-Tapu. L’événement a duré une quarantaine de secondes et a été filmé par le chauffeur d’une navette qui relie Rotorua aux sites locaux. Les volcanologues du GNS expliquent que de telles éruptions à Wai-O-Tapu sont rares mais pas exceptionnelles. Il est parfois fait état d’arbres couverts de boue.
Wai-O-Tapu est un site touristique populaire très fréquenté. Il est conseillé aux visiteurs d’être prudents lorsqu’ils s’approchent des phénomènes géothermaux. Voici quelques photos que j’ai prises lors d’une visite en février 2009.

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Wai-O-Tapu (Maori for « sacred waters ») is a geothermal site 27 kilometres south of Rotorua in New Zealand. The area has many hot springs noted for their colourful appearance, like Champagne Pool. It covers 18 square kilometres.

According to the website The Watchers and the New Zealand Herald, a steam and mud eruption was observed a few days ago at Wai-O-Tapu. The event lasted about 40 seconds and was recorded by the driver of a shuttle from Rotorua to local sites. GNS volcanologists explain that such eruptions at Wai-O-Tapu are uncommon but not exceptional. Occasionally, there are reports of trees covered in mud.

Wai-O-Tapu is a popular tourist site. Visitors are advised to be cautious when approaching. Here are a few photos I took during a visit in February 2009.

Photos: C. Grandpey

Ça gaze en Californie et en Indonésie ! // Gas everywhere in California and Indonesia !

drapeau-francaisLa fuite de méthane (à raison d’environ 1 800 000 mètres cubes par jour depuis le 23 octobre) continue en Californie et provoque une catastrophe écologique. Un responsable local a même évoqué « un mini-Tchernobyl. » Les médias américains – le Los Angeles Times en particulier – pour la plupart réticents à admettre que le changement climatique est causé par les activités humaines, ne s’étendent pas trop sur le sujet.
Les responsables de la compagnie SoCalGas ont déclaré dimanche qu’ils allaient installer des équipements pour aspirer et réduire ainsi une partie de la fuite de méthane. Le plan consiste à siphonner et brûler en toute sécurité une partie du méthane qui s’échappe du sol. Selon un porte-parole, « la société développe un système conçu pour contrôler une partie de la fuite de gaz naturel à partir du puits. »
L’opération permettra de réduire – mais pas d’éliminer – la fuite. Un tuyau devrait être installé dans la zone d’écoulement du gaz afin de juguler une partie de la fuite, puis d’acheminer le gaz vers des unités qui retireront les fluides du gaz qui sera ensuite incinéré, ou dépourvu de son composant odorant.
Les autorités sanitaires restent préoccupées par le niveau de benzène, bien connu pour provoquer des cancers du sang, malgré les affirmations de la société SoCalGas selon laquelle la fuite ne présenterait pas de danger pour la santé. Les scientifiques et la population de Porter Ranch – où les écoles ont été fermées et les habitants évacués – ont déclaré que la compagnie et les autorités californiennes ont été lentes à reconnaître l’ampleur du problème ou à avertir la population des dangers potentiels. Le 10 novembre, le niveau de benzène était près de six fois plus élevé que les limites acceptables pour une période d’exposition de plus de huit heures.
SoCalGas n’a pas précisé à quelle date l’équipement serait installé, ni quelle quantité de gaz pourrait finalement être brûlée. La compagnie a seulement déclaré que le système a été conçu pour brûler environ un tiers de la fuite au moment de son débit maximal. .
Source: The Guardian.

Tandis que le méthane ne cesse de s’échapper du sol en Californie, Lapindo Brantas prévoit d’entreprendre en Indonésie un forage de gaz à proximité du site de Sidoarjo qui a provoqué la catastrophe à laquelle la compagnie n’est probablement pas étrangère. Il ne faudrait pas oublier qu’il y a une dizaine d’années, le volcan de boue a inondé 12 villages et déplacé environ 60.000 personnes.
Lapindo Brantas a payé la grande majorité des indemnisations, aidée par un prêt du gouvernement l’année dernière. Maintenant, la compagnie veut reprendre les forages, en partie pour rembourser ses dettes au gouvernement.
Les nouveaux puits seraient forés à environ 4 kilomètres du site du volcan de boue et atteindraient une profondeur maximale d’environ 1.200 mètres, soit environ le tiers du forage de 2006. Lapindo Brantas n’a pas foré de nouveaux puits depuis la coulée de boue de Sidoarjo et sa production de gaz a chuté d’environ 90 pour cent par rapport à 2004.
Il est prévu de commencer le forage de deux puits au début du mois de mars. Cependant, le projet pourrait être retardé par une décision prise par le gouvernement indonésien la semaine dernière, suite aux protestations de la population de la région. Le gouvernement veut s’assurer que l’entreprise a satisfait toutes les obligations techniques et répondu aux exigences sociales et environnementales. On ne connaît pas la date à laquelle le forage pourrait commencer.
Source: Reuters.

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The methane leak (about 62 million cubic feet of methane gas into the air every day since October 23rd) is going on in California and causing an environmental disaster. A local official called it “a mini Chernobyl” It is clear that the American news media, most of which are reluctant to admit that climate change is caused by human activities, do not publish long articles about the situation.
SoCalGas said on Sunday they would install equipment to suck up and capture some of the leaking methane. They are working on a plan to siphon off and safely burn some of the leaking methane. Said a spokesman: “The company is developing a system designed to capture and control a portion of the natural gas leaking from the well.”
The operation will reduce – but not eliminate – the leak. The design calls for a pipe to be installed in the area of the gas flow to capture a portion of the leaking gas and then carry it to separate units that will remove the fluids from the gas and then either incinerate it or filter the odorant out of it.
Public health experts said they remained concerned about levels of benzene, known to cause blood cancers – despite the companies’ assurances there was no danger from the leak. Scientists and residents of Porter Ranch – where schools have closed and residents been evacuated – said the gas company and California authorities were slow to recognise the magnitude of the problem, or warn locals of potential dangers. On November 10th, benzene levels recorded by the company reached nearly six times higher than the safe limits for exposure period over eight hours.
SoCalGas would not say when the equipment would be installed – or how much gas could ultimately be burned or captured. It said the system was designed to burn up about a third of the leak at its height.
Source : The Guardian.

While methane keeps leaking in California, Indonesian energy company Lapindo Brantas plans to resume drilling for gas near the site of the Sidoarjo mud volcano that caused a disaster that the company probably helped to create around 10 years ago. The mud volcano inundated 12 villages and has displaced around 60,000 people.
The company has paid off the vast majority of compensation claims it was ordered to pay, helped by a government loan last year. Now, it needs to resume drilling partly to pay back its debts to the government.
The new wells would be drilled around 4 kilometres from the site of the mud volcano and would go to a maximum depth of about 1,200 metres, around one-third as deep as the well Lapindo was drilling in 2006. The company has not drilled any new wells since the mudflow began, and as a result its gas output has fallen around 90 percent from 2004 levels.
Lapindo wants to start drilling the two wells in early March. However, Lapindo’s latest plans may be held up by a temporary stoppage in preparations imposed by the government late last week amid public concerns. The government wants to ensure the company has met technical as well as social and environmental requirements. It has not provided an estimate on when it might allow drilling to begin.
Source : Reuters.

Methane

Site d’Aliso Canyon (Californie) où a lieu la fuite de méthane (Crédit photo: Wikipedia)

Sidoarjo 2

Maisons englouties par la coulée de boue à Sidoarjo (Indonésie)

[Crédit photo: Wikipedia]

Le volcan de boue de Sidoarjo (Indonésie): une attraction touristique? // The Sidoarjo mud volcano: a tourist attraction?

drapeau francaisSouvenez-vous : En mai 2006 un torrent de boue se déversait près de la ville de Sidoarjo, dans l’est de l’île de Java. Baptisé Lusi, il a recouvert une douzaine de villages, des usines, une autoroute et une voie ferrée. Il a aussi entraîné l’évacuation de plus de 40 000 personnes, avec un bilan humain de douze morts. De nombreux scientifiques estiment que la catastrophe a été provoquée par un forage exploratoire de gaz effectué par la société Lapindo Brantas, qui appartient à l’un des hommes les plus riches du pays, Aburizal Bakrie. De son côté, la compagnie affirme qu’elle est liée à un tremblement de terre survenu deux jours plus tôt dans le centre de Java. Lapindo Brantas a cependant accepté de verser 380 millions de dollars de compensation à quelque 10 000 familles.
Aujourd’hui, la boue qui continue à s’écouler sur la région pourrait devenir une attraction touristique, comme le souhaitait déjà en 2010 Susilo Bambang Yudhoyono, le président indonésien. Comme c’est souvent le cas après les catastrophes, une curiosité morbide pousse les touristes à venir visiter le lieu du drame qu’ils immortalisent sur des photos et des vidéos. A l’instar d’autres sites indonésiens victimes d’inondations ou d’éruptions volcaniques (le Sinabung connaît un grand succès !) Sidoarjo n’échappe pas à cette curiosité et de plus en plus de badauds viennent regarder la boue qui s’étend à perte de vue, ainsi que les sculptures de personnes à moitié enterrées dans la fange qui sont là pour commémorer la catastrophe de 2006. Parmi elles, on peut voir une effigie géante d’Aburizal Bakrie, le patriarche de la famille Bakrie, à proximité d’une tombe où a été gravée l’inscription « Que cette nation n’oublie pas ». Aujourd’hui, des villageois servent de guides aux touristes. Pour deux dollars, ils les conduisent à bord de leurs motos vers un endroit d’où l’on peut encore voir la boue jaillir du sol, avant de leur proposer des vidéos de la catastrophe.
Source : Agence Reuters et presse indonésienne.

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drapeau-anglaisRemember: In May 2006 a mudflow flooded the area near the town of Sidoarjo in eastern Java. Called Lusi, it burried a dozen villages, factories, a highway and a railway. It also forced the evacuation of over 40,000 people, with a death toll of twelve. Many scientists believe that the disaster was caused by an exploratory drilling carried out by the gas company Lapindo which belongs to one of the richest men in the country, Aburizal Bakrie. For its part, the company says it is linked to an earthquake that had occurred two days before in central Java. Lapindo has however agreed to pay $ 380 million compensation to some 10,000 families.
Today, the mud continues to flow in the region that could become a tourist attraction, as already suggested in 2010 by Susilo Bambang Yudhoyono, the Indonesian president. As is often the case after disasters, a morbid curiosity drives tourists to visit the scene of the tragedy they immortalized in photographs and videos. Like other Indonesian locations flood victims or volcanic eruptions (the Sinabung very successful) Sidoarjo is no exception to this curiosity and more and more onlookers come to watch the mud that extends eye as well as sculptures of people half-buried in the mud that are there to commemorate the disaster of 2006. Among them, one can see a giant effigy of Aburizal Bakrie, the patriarch of the Bakrie family, in the vicinity of a tomb which was engraved the inscription « That this nation does not forget. » Today, villagers act as guides to tourists. For two dollars, they lead them aboard their bikes to a place where you can still see the mud gush from the ground, before offering videos of the disaster.
Source: Reuters and Indonesian press.

Sidoarjo

Sidoarjo avant et après la catastrophe du 28 mai 2006 (Source: NASA)

Islande: Des volcans…de boue! // Iceland: Mud volcanoes!

drapeau francaisL’activité souterraine est vraiment très forte ces jours-ci en Islande. D’une part, il y a l’éruption de l’Holuhraun. D’autre part, un geyser de boue, le Gunnuhver, a montré une forte hausse d’activité dans la partie occidentale de Reykjanes, non loin de la ville de Reykjanesbær. Comme pour un geyser classique, les éruptions ne sont pas très dangereuses, sauf si on s’approche trop près, avec un risque évident de brûlure. En outre, il semble qu’un autre geyser, (voir lien ci-dessous), soit entré en éruption à proximité du Gunnuhver.
La zone autour du geyser est connue pour son activité géothermique, avec des geysers qui se manifestent sans prévenir. Le Blue Lagoon est en quelque sorte la suite de cette activité, à laquelle viennent s’ajouter les eaux usées de la centrale Svartsengi.

http://www.olgeir.com/p972578993/hf832ec7#hf832ec7

Source: Iceland Review.

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drapeau anglaisSubterranean activity is really high these days in Iceland. On the one hand, there is the eruption in Holuhraun. On the other hand, a mud-geyser named Gun­nuhver showed a sharp in­crease in ac­tiv­ity in the western part of Reyk­janes, not far from the town of Reyk­janes­bær. Like for a conventional geyser, the eruptions are not very dan­ger­ous, un­less you get close enough to it to burn your skin. Besides, it seems an­other geyser, the one on the video (see link below), opened up close to Gun­nuhver.

The area around the geyser is known for its ge­ot­her­mal activity, with gey­sers show­ing up with lit­tle no­tice. The Blue La­goon is in some sense a re­sult of this ac­tiv­ity, cou­pled with waste water from the Svartsengi power plant.

http://www.olgeir.com/p972578993/hf832ec7#hf832ec7

Source: Iceland Review.

White Island (Nouvelle Zélande)

drapeau francaisAprès l’explosion qui s’est produite à White Island le 11 Octobre, GNS Science indique que l’activité volcanique se poursuit, même si le tremor a diminué et a retrouvé son niveau du milieu de la semaine précédente. Le code couleur de l’aviation a été abaissé de l’Orange au Jaune, mais le niveau d’alerte volcanique reste à 2.
Il est intéressant de noter que les émissions de SO2 ont atteint un maximum de plus de 1000 tonnes par jour le 11 Octobre, jour où l’explosion s’est produite. C’est l’une des valeurs les plus élevées depuis juin l’année dernière.
En cliquant sur le lien ci-dessous, vous pourrez voir une courte vidéo montrant l’apparition du nuage de cendre qui se dirige vers la caméra. Les brefs éclairs de lumière sont des éclairs volcaniques, ce qui tend à prouver que l’éruption a projeté des matériaux anciens fragmentés au cours d’une explosion phréatique:
http://youtu.be/7YuOFddVGwc
Les photos de la caméra située au bord du cratère montrent les effets de l’éruption. Une image a été capturée la veille de l’éruption et une autre la matinée suivante. On voit très bien le la boue de couleur gris foncé qui a recouvert les parois et le fond du cratère. L’éruption a été plus violente que les événements antérieurs de 2013 si l’on considère la zone affectée par la boue. Comme je l’ai écrit précédemment, l’éruption aurait pu tuer des touristes présents à ce moment-là sur l’île.

WI-blog
White Island n’a pas une histoire d’éruptions majeures ayant atteint la Nouvelle-Zélande continentale. L’événement mortel le plus récent a eu lieu en 1914 quand 10 mineurs ont été tués par une coulée de boue provoquée par un glissement de terrain. Il est décrit en détail dans mon livre  » Killer Volcanoes, éruptions meurtrières des Temps Modernes  » (voir colonne de gauche de ce blog).

 

drapeau anglaisAfter the explosion that occurred at White island on October 11th, GNS Science indicates that volcanic unrest continues, even though the tremor level has declined and is now at levels equivalent to the middle of previous week. The aviation colour code has been lowered from Orange to Yellow but the volcanic alert level remains at 2.

It is interesting to notice that SO2 emissions reached a maximum of over 1,000 tonnes per day on October 11th when the explosion occurred. This is one of the highest values measured since June last year.

By clicking on the link below, you will see a short video showing the rapidly expanding ash cloud moving towards the camera. The brief flashes of light are volcanic lightning, which supports the idea that the eruption mostly included older material fragmented in a phreatic explosion. :

http://youtu.be/7YuOFddVGwc

The photos from the crater rim camera show the effects of the eruption with one image from the day before the eruption and one image from the morning afterwards. One can see perfectly well the dark grey mud coating the crater floor and crater walls. The eruption was larger than previous events over the last year, in terms of the area impacted by mud. As I put it before, it would have been life threatening if there had been people on the island.

 WI-blog

White Island has no history of major eruptions affecting New Zealand mainland. The most recent deadly event was in 1914 when 10 miners were killed by a mudflow caused by a landslide. The event is fully described in my book “Killer Volcanoes, éruptions meurtrières des temps modernes” (see left-hand column of this weblog).

L’éruption de boue indonésienne en perte de vitesse? // Is the Indonesian mud eruption dying out?

   Il se pourrait que l’éruption de Lusi, le tristement célèbre volcan de boue indonésien, touche à sa fin. Elle dévaste toute une région depuis le mois de mai 2006, suite à une erreur commise lors d’un forage de gaz. Plus de 60 000 personnes ont dû être relogées. La zone affectée a une surface équivalente à deux fois Central Park à New York. Au vu du volume de boue rejeté pendant les trois premières années de l’éruption, les scientifiques ont estimé que la catastrophe durerait entre 23 et 50 ans.
Une nouvelle estimation réalisée par des scientifiques de l’Université du Colorado apporte des modifications à cette prévision en prenant en compte une période plus longue de l’histoire de Lusi. Les chercheurs ont analysé les données satellitaires recueillies entre octobre 2006 et avril 2011 et faisant référence à l’affaissement du sol provoqué par l’éruption. En effet, les variations de la vitesse d’affaissement vont de pair avec des modifications de pression à l’intérieur du volcan. Les scientifiques ont remarqué que la pression – qui est le moteur de l’éruption – a baissé exponentiellement avec le temps. Lusi rejette aujourd’hui environ 10 000 mètres cubes de boue chaque jour. Si la baisse de pression continue, le volcan devrait vomir quotidiennement moins de 1000 mètres cubes vers 2017.
Espérons que les prévisions des chercheurs américains sont exactes !
Source : Science News.

 

   The end may be near for Lusi mud volcano that has wreaked havoc in Indonesia since May 2006 after a drilling accident at a nearby gas exploration well. Since then, the eruption has buried an area about twice the size of New York’s Central Park and displaced more than 60,000 people. Based on the amount of muck released during the eruption’s first three years, scientists had estimated Lusi’s fury would last 23 to 50 years.
A new estimate by scientists at the University of Colorado changes the predictions by taking into account a longer period of Lusi’s history. The researchers analyzed satellite measurements collected from October 2006 to April 2011 of sinking ground caused by the eruption. Indeed, changes in the rate of sinking reflect changes in the pressure inside the volcano. High pressure fuels the eruption and has decreased exponentially over time. Currently, Lusi releases 10,000 cubic metres of mud per day. Because of pressure drops, by around 2017, the volcano will erupt less than 1,000 cubic meters daily.
Let’s hope the predictions of the Americans scientists are reliable!
Source: Science News.

Lusi-blog

Voici Lusi vu depuis l’espace en 2009.  Les couleurs sont fausses.  Le rouge représente les zones de végétation. On voit clairement l’enceinte murale édifiée autour du volcan de boue pour contenir les émissions.

(Crédit photo: NASA)