Etna (Sicile / Italie): Le Nouveau Cratère SE prend le relais!

drapeau francaisAlors que l’activité reste en nette régression sur le flanc oriental du Cratère NE, le Nouveau Cratère SE (NCSE) semble disposé à prendre le relais avec, cette nuit, une activité strombolienne à son sommet, enregistrée par la webcam de L’Association Volcanologique Européenne.

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drapeau anglaisWhile activity is still strongly declining on the eastern flank of the NE Crater, the Newater seems ready to become active again. Some strombolian explosions occurred during the night and were recorded by the webcam of L’Association Volcanologique Européenne.

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Image d’un volcan iranien // Image of an Iranian volcano

drapeau francaisLa NASA a récemment mis en ligne une belle photo prise le 23 juin 2014 depuis la Station Spatiale Internationale. Elle montre le lac d’ Ourmia (également connu sous le nom Orumiyeh ou Orumieh) dans l’ouest de l’Iran avec un volcan à proximité, dont le nom n’est pas mentionné dans le répertoire de la Smithsonian Institution. Les nuances de vert et de beige montrent l’eau dans le lac ; elle est très salée et présente une profondeur de seulement quelques dizaines de mètres, même à marée haute. Le littoral apparaît sous la forme d’un liseré blanc de sel. Le lac est l’un des plus importants du Moyen-Orient. Il mesure 130 kilomètres depuis la rive nord jusqu’au delta de végétation.
Les rivières qui se jettent dans le lac sont les lignes vertes étroites. Elles forment des deltas marqués par des groupes de champs agricoles verts; les sols humides et l’approvisionnement en eau permettent l’agriculture dans une région par ailleurs très sèche. Le lac et ses zones humides ont été déclarés Réserve de Biosphère de l’UNESCO.
La ville d’Ourmia apparaît sous la forme d’une tache grise au milieu des champs. Sur la rive opposée, se dresse la structure ovale du volcan éteint. Une chaussée relie les rives du lac à cet endroit.
Le lac a connu forte perte de son eau liée à une diminution de la pluviométrie depuis plusieurs années et au captage pour l’agriculture.
D’un point de vue technique, la photo a été prise par un astronaute avec un appareil photo numérique Nikon D3S et un objectif de 80 millimètres.
Vous verrez une image plus grande en cliquant sur ce lien:
http://eoimages.gsfc.nasa.gov/images/imagerecords/84000/84116/iss040e17264_lrg.jpg

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drapeau anglaisNASA recently released a nice photo taken on June 23rd 2014 from the International Space Station. It shows Lake Urmia (also known as Orumiyeh or Orumieh) in western Iran with a volcano close by, whose name is not mentioned in the Smithsonian Institution directory.  Green and tan shades show the extent of the water in the lake which is highly saline and only a few tens of meters deep even at high water. The shoreline appears as a white margin of salt. The lake is one of the largest in the Middle East, measuring 130 kilometres from the northern shoreline to the vegetated delta.

Rivers that flow into the lake appear as narrow green lines. They form deltas marked by clusters of green agricultural fields; soft soils and the nearby water supply support farming in an otherwise dry region. The lake and its wetlands have been declared a UNESCO Biosphere Reserve.

The city of Urmia stands out as a gray patch surrounded by fields. On the opposite shore, the extinct volcano appears as an oval shape. A causeway and bridge connect the shorelines at this point.

The lake has been experiencing a drastic loss of water related to a long-term decrease in rainfall and the extraction of water for farming.

From a technical point of view, the photo was taken by an astronaut using a Nikon D3S digital camera with an 80 millimetre lens.

A larger image can be seen by clicking on this link:

http://eoimages.gsfc.nasa.gov/images/imagerecords/84000/84116/iss040e17264_lrg.jpg

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Crédit photo:  NASA.

Etna (Sicile / Italie): Vers la fin de l’activité éruptive? // Is eruptive activity coming to an end?

drapeau francaisAu vu du tremor et des images délivrées ce soir par la caméra thermique, il semble que l’activité éruptive au pied du Cratère NE soit en train de s’essouffler. Le tremor décline rapidement et la lave ne semble plus guère s’écouler de la fracture éruptive. Il faut toutefois se montrer prudent, car une saute d’humeur du volcan est toujours possible!

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drapeau anglaisJudging from the tremor and the eimages of the thermal camera, it seems eruptive activity on the flank of the NE Crater is about to come to an end. The tremor is declining rapidly and there is very little lava coming out of the eruptive fissure. However, one needs to be cautious as a new outbreak of activity remains possible.

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Documents INGV Catane.

Les volcans du Grand Rift éthiopien // The volcanoes of the Ethiopian Great Rift

drapeau francaisUne équipe scientifique avec des chercheurs des universités d’Edimbourg et Bristol, en collaboration avec les universités de Cambridge, Leeds, Oxford et Southampton, le British Geological Survey, l’Université d’Addis-Abeba et le Geological Survey d’Ethiopie, va participer à un projet de cinq années axé sur les volcans du Grand Rift éthiopien. Le projet de 3,7 millions de livres (environ 4,4 millions d’euros), connu sous le nom de RiftVolc, est financé par le Natural Environment Research Council et commencera en septembre. Parmi les partenaires étrangers figure Reykjavik Geothermal, qui participe à un investissement de plusieurs milliards de dollars visant à exploiter les importantes sources d’énergie géothermique de la région.
Les volcans peu connus de cette partie de l’Afrique demandent à être étudiés afin d’évaluer la menace qu’ils représentent pour l’environnement physique et humain. Les chercheurs ont prévu de concentrer leur travail sur les volcans inexplorés dans la Vallée du Rift Est africain qui abrite de vastes migrations de mammifères, les gorilles de montagne et des structures géologiques spectaculaires.
Les volcans de la région, au nombre de plus de 100, sont entourés de mystère. Les dates de leurs dernières éruptions sont le plus souvent inconnues et très peu sont équipés de capteurs capables d’émettre des signaux précoces d’activité. Les chercheurs essaieront de comprendre le comportement passé de ces volcans ; ils chercheront les signes d’une activité récente et s’efforceront de procéder à une prévision éruptive à long terme pour la région. L’éruption en 2011 du volcan Nabro, à la frontière entre l’Éthiopie et l’Érythrée, a rappelé la menace que représentaient ces volcans. Bien que situé dans un endroit isolé et peu peuplé et sans aucune trace d’éruptions historiques, il a coûté la vie à 32 personnes et déplacé plus de 5000 autres. Avant son éruption, le volcan était considéré comme endormi.
L’équipe scientifique multidisciplinaire prélèvera des échantillons et élaborera une carte montrant l’histoire géologique des éruptions. Les chercheurs installeront des instruments géophysiques pour ensuite analyser les données et créer des modèles de l’histoire éruptive et de l’activité actuelle. Ils évalueront enfin la probabilité de futures éruptions. L’équipe travaillera également sur la meilleure façon de communiquer les résultats du travail sur le terrain aux autorités et communautés concernées.

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drapeau anglaisA scientific team including researchers from the Universities of Edinburgh and Bristol, in collaboration with the Universities of Cambridge, Leeds, Oxford and Southampton, the British Geological Survey, Addis Ababa University and the Geological Survey of Ethiopia, is going to take part in a five-year project focusing on the volcanoes of the Main Ethiopian Rift. The £3.7million (€ 4.4 million) project, known as RiftVolc, is funded by the Natural Environment Research Council and begins in September. Overseas partners include Reykjavik Geothermal, which is part of a multi-billion dollar investment to develop the infrastructure to exploit this rich source of geothermal power.

The little known volcanoes in that part of Africa are to be explored in order to understand the threat they pose to life, livelihood and the landscape. Researchers are to assess uncharted volcanoes in the East African Rift Valley, home to vast mammal migrations, mountain gorillas and dramatic geological structures.
The region’s volcanoes, numbering more than 100, are shrouded in mystery. Dates of their last eruptions are mostly unknown and very few have detectors in place to emit early signs of activity. Researchers aim to understand past volcanic behaviour, search for signs of current activity and make a long-range eruptive forecast for the region. The eruption of Nabro volcano on the Ethiopia-Eritrea border in 2011 was a reminder of the potential threat to the region. Despite lying in a remote and sparsely populated location and with no historical record of eruption, it claimed the lives of 32 people and displaced 5,000 more. Prior to its eruption, the volcano was believed to be dormant.

The multi-disciplinary team will collect samples, map the geological record of previous eruptions and deploy geophysical instruments before analysing the data and creating models of the eruptive history, current states of unrest, and computing the likelihood of future eruptions. The team will also work on the best way of communicating their results to the relevant authorities and communities.

Great-Rift

East African Rift  (Source:  Wikipedia)