Stromboli (Sicile) & Sabancaya (Pérou)

Selon la dernière mise à jour du Laboratorio Geofisica Sperimentale (LGS), l’activité du Stromboli se caractérise en ce moment par de faibles explosions localisées dans des bouches situées au NE et au SW. Les émissions de gaz sont faibles, principalement au niveau du cratère central. Le tremor reste à des valeurs moyennes. La caméra thermique montre un nombre moyen d’événements de faible amplitude.
L’activité éruptive a globalement diminué par rapport aux derniers jours. Le débordement de lave prédit par certains visiteurs ne s’est pas produit. De même, un effondrement des matériaux qui se sont accumulés dans la partie supérieure de la Sciara del Fuoco ne devrait pas déclencher de tsunami. À Stromboli, des tsunamis peuvent survenir lorsque des effondrements ou des glissements de terrain sur la Sciara del Fuoco se produisent sous le niveau de la mer. Il ne faudrait pas oublier que la mer est profonde autour de l’édifice volcanique. Le cône s’élève à 924 mètres au-dessus du niveau de la mer, mais sa base se trouve à une profondeur d’environ 2 000 mètres.
Deux tsunamis se sont déclenchés à 7 minutes d’intervalle le 30 décembre 2002. Le premier a été provoqué par le glissement d’une masse de matériaux estimée à 20 × 106 mètres cubes sous le niveau de la mer très près du littoral. Le deuxième tsunami a été provoqué par le détachement d’une masse de matériaux de 4 à 9 × 106 mètres cubes à environ 500 mètres au-dessus du niveau de la mer. Ce dernier glissement de terrain peut être considéré comme la suite logique, par gravité, du premier événement.
Source: LGS, Bulletin of Volcanology.

L’activité du Sabancaya a été assez stable au cours des derniers jours. Le dernier rapport de l’IGP se termine en ces termes: «En général, l’activité éruptive maintient des niveaux modérés. Il ne devrait pas y avoir de changements significatifs au cours des prochains jours.». Voir le bulletin complet ci-dessous.
Source: INGEMMET, IGP.

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According to the latest update of the Laboratorio Geofisica Sperimentale, activity at Stromboli is characterized by weak explosions localized at the NE and SW vents. Gas emissions are low, mainly at the central crater. The tremor level is medium. Thermal activity shows a medium number of events with low amplitude.

Volcanic activity is globally at a medium level and has decreased compared with the past days. The lava overflow predicted by some visitors did not occur. In the same way, a collapse of the material that has accumulated in the upper part of Sciara del Fuoco is unlikely to trigger a tsunami. At Stromboli, tsunamis may occur when collapses or landslides at the Sciara del Fuoco occur underwater. We need to remember that the sea is quite deep around the volcanic edifice. The cone rises 924 meters above the sea level, but its base is located at a depth of about 2000 metres.

Two tidal waves were generated 7 minutes apart on December 30th, 2002. The first tsunami was due to a submarine mass movement that started very close to the coastline and that involved about 20×106 cubic metres of material. The second tsunami was caused by a mass of material that detached at about 500 metres above sea level and that involved a volume estimated at 4–9×106 cubic metres. The latter landslide can be seen as the retrogressive continuation of the first event.

Source: LGS, Bulletin of Volcanology.

 

Activity at Sabancaya volcano has been quite stable in the past days. IGP’s latest report about the volcano concludes with these words: “In general, eruptive activity maintains moderate levels. There should not be any significant changes in the next days. See complete bulletin below.

Source: INGEMMET, IGP.

Source: IGP

Merapi (Indonésie)

Une dépêche de l’AFP en date du 29 janvier 2019 nous apprend que le Merapi « a émis une rivière de lave qui a avancé sur 1 400 mètres sur ses pentes ». Selon le Centre gestion des risques, le volcan est entré dans une « phase éruptive effusive ». La coulée de lave émise en fin de journée le 29 janvier est la plus longue observée depuis le début de la nouvelle éruption au mois d’août.
Cette phase effusive n’est pas vraiment une surprise. Un dôme de lave se développait depuis quelques semaines dans le cratère et il commençait à s’effondrer.
Le niveau d’alerte n’a pas été relevé, mais les habitants de la région doivent rester en dehors de la zone de danger de 3 km autour du cratère.
Source: AFP.

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An AFP report released on January 29th, 2019 informs us that Mt Merapi “has unleashed a river of lava that flowed 1,400 metres down its slopes.”  According to the Volcanology and Geological Hazard Mitigation Center, the volcano has entered an “effusive eruption phase.”  The volcanic material that was emitted late on January 29th was the longest lava flow since Mt Merapi began erupting again in August.

The effusive phase is not really a surprise. A lava dome had been growing during the past weeks and started to collapse.

The alert level has not been raised but people should stay out of a 3-kilometre danger zone around the crater.

Source: AFP.

Crédit photo: CVGHM

Tinakula (Iles Salomon / Solomon Islands)

Le Tinakula n’est pas le plus connu des volcans du monde. C’est un stratovolcan à la forme conique, un peu comme le Stromboli dans les îles Éoliennes (Sicile), qui forme l’une des îles Salomon. Il mesure environ 3,5 km de large et culmine à 851 mètres d’altitude, alors que sa base qui se trouve  entre trois et quatre kilomètres au fond de l’océan.
En lisant Wikipédia, on apprend que «la première éruption de ce volcan a été observée pour la première fois en 1595 quand Álvaro de Mendaña est passé à proximité de l’île qui est inhabitée. Une première population est partie lors de l’éruption du volcan vers 1840 quand des coulées pyroclastiques ont balayé l’île de toute part. En 1951, des Polynésiens de Nukapu et de Nupani se sont installés sur l’île qui comptait alors une population de 130 personnes. Elles sont parties avec l’éruption de 1971 ».
Après plus de 5 ans de repos, une forte éruption s’est produite sur le Tinakula le 20 octobre 2017. Un nuage de cendre s’est élevé à environ 10 km au dessus du niveau de la mer. Les retombées de cendre ont contaminé les sources et provoqué des pénuries d’eau dans les communautés voisines.
L’éruption suivante a eu lieu du 21 au 26 octobre 2018, avec un VEI 3. Des retombées de cendre ont été suivies de pluies abondantes, ce qui a contaminé les sources des îles voisines et provoqué une grave crise d’eau potable qui a duré plus d’une semaine.
À en juger par les images satellite et les rapports de passagers à bord d’avions qui ont survolé la région, le Tinakula est à nouveau actif. Un passager a signalé un petit panache de vapeur lorsque son avion a survolé le volcan le 17 janvier 2019. Les images du satellite Sentinel-2 acquises les 27 et 29 janvier montrent clairement une anomalie thermique et de faibles émissions de vapeur, ce qui laisse supposer qu’une nouvelle activité strombolienne se déroule sur le volcan.
Source: The Watchers, Wikipedia.

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Tinakula is not the best known of the world’s volcanoes. It is a conical stratovolcano, a bit like Stromboli in the Aeolian Islands (Sicily) which forms one of the Solomon Islands. It is about 3.5 kilometres wide and rises 851 metres above sea level, rising three to four kilometres from the sea floor.

Reading Wikipedia, we learn that “the volcano was first recorded in eruption in 1595 when Álvaro de Mendaña sailed past it. The island is uninhabited. A population was eradicated when the volcano erupted around 1840 and pyroclastic flows swept all sides of the island. In 1951, Polynesians from Nukapu and Nupani settled on the island, which reached a peak population of 130, before it had to be evacuated with the 1971 eruption.”

After more than 5 years of quiescence, a strong eruption took place at Tinakula volcano on October 20th, 2017. It produced an ash cloud that rose about 10 km above sea level. The ashfall contaminated water sources and caused water shortages in neighbouring communities.

The next eruptive period lasted from October 21st to 26th, 2018, with a VEI 3. Ashfall was followed by heavy rainfall, resulting in contaminated water sources on nearby islands and a severe drinking water crisis that lasted for over a week.

Judging from satellite imagery and reports of plane passengers who flew over the area, the Tinakula volcano is active again. A small steam plume was first reported by a passenger aboard an airplane passing over the volcano on January 17th, 2019. Sentinel-2 satellite imagery acquired on January 27th and 29th clearly show a thermal anomaly and weak steam emissions, suggesting new strombolian activity is taking place at the volcano.

Source: The Watchers, Wikipedia.

Le Tinakula vu depuis l’espace par le satellite Sentinel-2 le 29 janvier 2019 (Source : ESA)

Essaim sismique à proximité de l’Hekla (Islande) // A seismic swarm near Mt Hekla (Iceland)

Un essaim sismique a été enregistré le 27 janvier 2019 à quelques kilomètres à l’ouest du Torfajokull et à une quinzaine de kilomètres à l’est de l’Hekla. On a dénombré une trentaine d’événements d’une magnitude variant globalement entre M 1 et M 3,7, entre 3 et 7 km de profondeur.

Etant donné la proximité de l’Hekla, la situation mérite d’être surveillée. Il est bon de rappeler que la dernère éruption de ce volcan a eu lieu fin février 2000, précédée d’un bref épisode sismique d’une heure vingt. Après un début intense, l’éruption s’est essoufflée et s’est terminée dans les premiers jours du mois de mars.

Les éruptions précédentes au 20ème siècle se sont produites en mars-avril 1948, mai-juillet 1970, août 1980 et janvier-mars 1991.

Elles se caractérisent souvent par ne première phase explosive violente suivie d’une activité moins intense, avec des coulées de lave et d’abondantes émissions de cendre.

Certains scientifiques affirment que l’Hekla aurait un cycle éruptif décennal, mais l’examen des éruptions au cours des âges montre que ce cycle n’existe pas vraiment. On remarquera que 19 années se sont déjà écoulées depuis la dernière éruption. D’une manière plus générale, la notion de cycle éruptif n’a jamais été vraiment prouvée sur les volcans actifs.

Source : IMO, Smithsonian Institution.

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A seismic swarm was recorded on January 27th, 2019 a few kilometres west of Torfajokull and about fifteen kilometres east of Mt Hekla. There were about thirty events with a magnitude generally ranging between M 1 and M 3.7, between 3 and 7 km deep.
Given the proximity of Mt Hekla, the situation deserves to be monitored. It is worth remembering that the last eruption of this volcano took place at the end of February 2000, preceded by a brief seismic episode of one hour and twenty minutes. After an intense start, the eruption declined and ended in the first days of March.
Previous eruptions in the 20th century occurred in March-April 1948, May-July 1970, August 1980 and January-March 1991.
They are often characterized by a first violent explosive phase followed by a less intense activity, with lava flows and abundant ash emissions.
Some scientists claim that Mt Hekla has a ten-year eruptive cycle, but the review of eruptions over the ages shows that this cycle does not really exist. It should be noted that 19 years have passed since the last eruption. More generally, the notion of eruptive cycle has never really been proven on active volcanoes.
Source: IMO, Smithsonian Institution.

Source: IMO