Nouvelle alerte sismique au Japon // New earthquake alert in Japan

Un puissant séisme a frappé le sud du Japon le 8 août 2024, sans causer de graves blessures, mais il a fait craindre que se produise un séisme majeur avec pour origine la fosse sous-marine de Nankai (Nankai Trough), à l’est de la partie sud du Japon. Aucun dégât grave n’a été signalé et les alertes tsunami ont été levées par la suite.
Cependant, suite à ce séisme les sismologues japonais ont tenu une réunion d’urgence au cours de laquelle ils ont relevé le niveau de risque de séismes majeurs associés à la Fosse de Nankai.
L’Agence météorologique japonaise (JMA) a déclaré que le séisme avait atteint une magnitude de M 7,1 avec son épicentre au large de la côte est de Kyushu et son hypocentre à une profondeur d’une trentaine de kilomètres sous la surface de la mer.

Source: Wikipedia

Des vagues de tsunami pouvant atteindre 50 centimètres de hauteur ont été observées le long de certaines parties de la côte sud de Kyushu et de l’île voisine de Shikoku environ une demi-heure après le séisme. Des alertes tsunami ont été émises, mais ont été levées trois heures plus tard.
Les sismologues de la JMA ont tenu une réunion d’urgence pour déterminer si le séisme avait affecté la Fosse de Nankai, source de séismes dévastateurs dans le passé. Ils ont ensuite émis une évaluation selon laquelle le risque d’un futur séisme dans la région allant de Kyushu au centre du Japon est plus élevé que prévu. Cependant, ils ont déclaré que cela ne signifie pas qu’il existe un danger imminent d’un puissant séisme dans un avenir proche, mais ils ont exhorté les habitants des côtes qui longent la Fosse de Nankai – qui s’étend sur environ 500 kilomètres – à se tenir prêts en cas de séisme.
Selon les sismologues japonais, il y a une probabilité de 70 à 80 % qu’un séisme de magnitude M8,0 ou M9,0 soit déclenché par la Fosse de Nankai dans les 30 prochaines années. Le séisme du 8 août augmente cette probabilité, même s’il est impossible de prévoir quand et où un tel événement se produira.
Le Premier ministre japonais a déclaré que l’équipe gouvernementale en charge de la gestion des crises allait renforcer la préparation aux catastrophes, et il a appelé les habitants à prêter une attention particulière aux informations diffusées par les autorités en cas de nouvelle catastrophe majeure et à ne pas répandre de fausses informations.
L’Autorité de régulation nucléaire japonaise a déclaré que les 12 réacteurs, dont trois sont actuellement en service sur Kyushu et Shikoku, sont restés en sécurité lors du dernier séisme. Les séismes dans les zones où se trouvent des centrales nucléaires sont une préoccupation majeure au Japon depuis qu’un puissant séisme accompagné d’un tsunami en mars 2011 a provoqué la catastrophe nucléaire de Fukushima.
La JMA a par ailleurs averti que de fortes répliques pourraient se produire pendant environ une semaine.
Source : The Japan Times.

Source: JMA

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A powerful earthquake struck off southern Japan on August 8th, 2024, causing mostly minor injuries but raising the level of concern over possible major quakes stemming from the Nankai Trough, an undersea trough east of southern Japan. There were no reports of serious damage and tsunami advisories for the quake were later lifted.

However, the quake prompted Japanese seismologists to hold an emergency meeting in which they raised the level of risk of major quakes associated with the Nankai Trough.

The Japan Meteorological Agency (JMA) said that the quake registered magnitude M 7.1 with its epicenter off the eastern coast of Kyushu and its hypocenter at a depth of about 30 kilometers below sea surface.

Tsunami waves of up to 50 centimeters were detected along parts of Kyushu’s southern coast and the nearby island of Shikoku about a half hour after the quake struck. Tsunami advisories were issued, but lifted for most areas three hours later.

Seismologists at JMA held an emergency meeting to analyze whether the quake had affected the nearby Nankai Trough, the source of past devastating earthquakes. They later issued an assessment that the potential for a future quake in the area from Kyushu to central Japan is higher than previously predicted. However, they said that does not mean there’s an imminent danger of a big quake in the near future, but they urged residents on the coasts along the trough – which spans about 500 kilometers – to review their quake preparedness.

According to Japanese seismologists, there is a 70-80% chance of a magnitude M8.0 or M9.0 quake stemming from the Nankai Trough within the next 30 years.The latest quake raises that probability even though the timing or exact location cannot be predicted.

The Japanese Prime Minister has declared that the government crisis management team is going to to step up disaster preparedness, and he called on residents to pay close attention to information from the authorities in case of another big one and never to spread disinformation.

The Nuclear Regulation Authority said all 12 nuclear reactors, including three that are currently operating, on Kyushu and Shikoku remained safe during the latest quake. Earthquakes in areas with nuclear power plants have been a major concern since a powerful earthquake and tsunami in March 2011 triggered the Fukushima nuclear disaster.

JMA haswarned that strong aftershocks could occur for about a week.

Source : The Japan Times.

Nouvelles d’Islande, de Campanie et d’Hawaï // News of Iceland, Campania and Hawaii

Dans sa dernière mise à jour (30 juillet 2024), le Met Office islandais indique que la sismicité quotidienne au sein de la chaîne de cratères Sundhnúkur (péninsule de Reykjanes, Islande) augmente régulièrement. Les modélisations montrent qu’il y a maintenant suffisamment de magma dans le réservoir sous Svartsengi pour déclencher une nouvelle éruption. Dans les mises à jour précédentes, le Met Office expliquait qu’une éruption pourrait se produire avant le 15 août. On peut lire dans la dernière mise à jour qu’ « il y a une probabilité de plus en plus grande que l’éruption se produise dans les 7 à 10 prochains jours. »
Le soulèvement du sol a légèrement diminué au cours des derniers jours. Ceci, ainsi que le type de sismicité détecté au cours des dernières heures, tend à confirmer qu’une intrusion ou une éruption est peut-être imminente.

 

Image de la déformation du sol actuellement (point vert) à Svartsengi. Les décrochements montrent le déclenchement des dernières éruptions (Source : Met Office)

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Dans son dernier bulletin du 30 juillet 2024, l’INGV indique que pendant la semaine du 22 au 28 juillet 2024, dans les Champs Phlégréens (Campanie, Italie) 74 séismes ont été enregistrés avec une magnitude maximale de M4.0. Une secousse de cette intensité a secoué le Golfe de Pouzzoles le 26 juillet sur le coup de midi, avec l’inquiétude habituelle au sein de la population, même si un tel événement est relativement fréquent dans la région.
S’agissant de la déformation du sol, on reste dans une phase inflationniste à raison d’environ 20 ± 3 mm par mois à la station de Rione Terra. Le soulèvement à cette station atteint 12,5 cm depuis janvier 2024. (voir les différents relevés ci-dessous).
Il n’y a pas de variation significative dans les paramètres géochimiques. La principale fumerolle, celle de Pisciarelli, montre une température moyenne de 95°C.
L’INGV ne s’attend pas à une évolution significative de la situation dans les Champs Phlégréens à court terme.

 

Évolution chronologique des mouvements du sol aux stations Rione Terra, Via Napoli, Porto, Solfatara, Cimitero de Pouzzoles et Accademia Aeronautica, entre le 1er janvier et le 28 juillet 2024. (Source : INGV).

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À Hawaï, le Kilauea n’est pas en éruption. Il n’y a pas eu de réactivation de l’essaim sismique des 22-25 juillet 2024 dans la partie supérieure de la zone de rift est (Upper East Rift Zone – UERZ). On n’a enregistré que quelques séismes sous le sommet du volcan et sur la zone de rift est. Les inclinomètres du sommet enregistrent une légère inflation tandis qu’un inclinomètre de la zone de rift est enregistre une légère déflation. Le HVO prévient que de nouveaux essaims sismiques pourraient se produire sans prévenir ou presque, annonçant une intrusion magmatique ou une éruption. Les émissions de SO2 au sommet sont faibles, avec environ 65 tonnes par jour en moyenne.
La sismicité et la déformation du sol sous la Middle East Rift Zone et la Lower East Rift Zone restent faibles.

 

Tout est calme dans le cratère de l’Halema’uma’u (Capture image webcam)

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In its latest update (July 30th, 2024), the Icelandic Met Office indicates that daily sismicity within the Sundhnúkur crater row (Reykjanes Peninsula, Iceland) is steadily increasing. Model calculations show that enough magma has now been recharged in the Svartsengi reservoir to trigger a new eruption. In previous updates, the Met Office warned that an eruption might occur before August 15th. One can read in the latest update that « there is an increased likelihood that this will occur within the next 7-10 days. »

The rate of ground uplift has decreased slightly during the past few days. This, along with the type of seismicity that was detected in the past hours, are indicators that a dike intrusion or a volcanic eruption may be imminent.

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In its latest bulletin of 30 July 2024, INGV indicates that during the week between July 22nd and July 28th in the Phlegraean Fields (Campania, Italy) 74 earthquakes were recorded with a maximum magnitude of M4.0. A tremor of this intensity was recorded in the Gulf of Pozzuoli on 26 July at noon, with the usual concern among the population, even if such an event is relatively frequent in the region.
As for the deformation of the ground, we remain in an inflationary phase at a rate of about 20 ± 3 mm/month at the Rione Terra station. The uplift at this station has reached 12.5 cm since January 2024. (see graphs above for the other stations).
There are no significant variations in the geochemical parameters. The main fumarole of Pisciarelli shows an average temperature of 95°C. INGV does not expect any significant developments in the situation of the Phlegraean Fields in the short term.

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In Hawaii, Kilauea is not erupting. There has been no reactivation of the July 22-25 seismic swarm in the upper East Rift Zone (UERZ). Only a few earthquakes are registered beneaththe volcano’s summit and the UERZ. Summit tiltmeters are recording minor inflation while an UERZ tiltmeter is recording minor deflation. HVO warns that additional seismic swarms may occur with little or no warning and result in either a magma intrusion or an eruption. SO2 emissions at the summit are low at about 65 tonnes per day on average.

Seismicity and ground deformation beneath the middle and lower East Rift Zone and lower Southwest Rift Zone remain low.

Pompéi en 79 : une éruption, mais pas seulement ? // Pompeii in 79 : an eruption, but not only ?

La découverte de deux squelettes présentant d’importantes fractures et traumatismes, découverts dans les ruines de Pompéi, semble indiquer que des secousses sismiques ont amplifié la destruction de l’ancienne cité romaine par l’éruption du Vésuve en octobre 79. Ce n’est pas la première fois que cette hypothèse est avancée. Je l’ai mentionnée à plusieurs reprises à propos de Pompéi dans mes notes précédentes.

Photo: C. Grandpey

Elle apparaît à nouveau ces jours-ci dans les médias à la suite d’une étude publiée dans la revue Frontiers in Earth Science le 18 juillet 2024. On y apprend que de nombreuses personnes ayant survécu à l’éruption ont probablement été tuées par de « puissants séismes » qui ont rapidement suivi. Les dernières découvertes pourraient permettre aux archéologues de mieux reconstituer les événements qui ont conduit à la destruction soudaine et catastrophique de la ville et de ses habitants.
Au cours des fouilles, en particulier dans la « casa dei Pittori al Lavoro » (maison des Peintres au travail), les chercheurs ont trouvé des incohérences dans les effets de l’éruption dans certains bâtiments effondrés qui supposaient probablement « une explication différente ». Lorsqu’ils ont découvert deux squelettes présentant de graves fractures, appartenant à des personnes d’une cinquantaine d’années, les scientifiques ont décidé d’approfondir leurs recherches. L’une des victimes a été brutalement écrasée par l’effondrement d’un grand fragment de mur. L’autre est probablement morte des suites de ses blessures après avoir tenté de se protéger avec un objet rond en bois dont les chercheurs ont trouvé des traces dans les dépôts volcaniques. Ces individus ont été découverts sur des lapilli de pierre ponce – de petits fragments de roche et de cendre qui sont tombés pendant environ 18 heures au cours de la première phase plinienne de l’éruption. Grâce aux écrits de Pline le Jeune, nous savons qu’elle a commencé vers 13 heures et a duré 2 jours.

Photo: C. Grandpey

Selon la dernière étude, les personnes qui n’avaient pas fui leurs abris ont peut-être été surprises par l’effondrement, provoqué par un séisme, de bâtiments qui croulaient déjà sous le poids de la cendre. Les scientifiques ont déclaré que les deux hommes ne sont pas morts à cause de l’inhalation de cendres ou de la chaleur extrême, comme on le pensait à propos de la plupart de ceux qui ont péri dans la catastrophe. De même, la plupart des personnes qui avaient survécu à la première phase de l’éruption ont probablement été submergées par l’effondrement des murs provoqué par des séismes.

Photo: C. Grandpey

Les chercheurs indiquent qu’il n’existe pas d’« estimation fiable » du nombre de personnes décédées lorsde l’éruption volcanique ou des dommages causés par les séismes qui ont suivi
Source : médias d’information internationaux.

Le tremblement de terre de 62 après JC.
Pompéi avait été victime de séismes avant l’éruption de l’an 79. Comme la plupart des villes situées à proximité de volcans actifs, Pompéi et sa voisine Herculanum étaient sous la menace de séismes. L’un d’eux s’était produit avant l’éruption meurtrière, probablement en février 62, avec une magnitude estimée entre M5,0 et M6,0 et une intensité de IX ou X sur l’échelle de Mercalli. Le séisme de l’an 62 a peut-être été un précurseur de l’éruption du Vésuve en 79. Le philosophe Sénèque le Jeune a écrit un récit de l’événement, en donnant des informations précieuses.
L’épicentre du séisme était situé près du flanc sud du Vésuve. Un lien entre les séismes dans le centre des Apennins et les éruptions du Vésuve a été proposé pour expliquer le séisme de 62, mais ce lien n’a jamais été prouvé.
Les villes de Pompéi et Herculanum ont toutes deux subi des dégâts importants, ainsi que certains bâtiments de Naples et de Nuceria. La maison de Lucius Caecilius Iucundus à Pompéi, détruite plus tard par l’éruption de 79 après JC, contenait des bas-reliefs montrant les dégâts causés à la ville et à son temple de Jupiter lors du séisme de 62. Lucius Caecilius Iucundus est peut-être mort pendant cet événement destructeur
Les dégâts causés par le séisme de l’an 62 étaient au moins en partie réparés à Pompéi et à Herculanum au moment de l’éruption de l’an 79.

A Herculanum, les recherches ont montré que les personnes qui s’étaient réfugiées dans les abris pour bateaux ont été victimes de la chaleur des coulées pyroclastiques (Photos: C. Grandpey)

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A pair of skeletons, with severe fracture and trauma injuries, found in the ruins of Pompeii seems to indicate that earthquakes compounded the cataclysmic destruction of the ancient Roman city by the eruption of Mount Vesuvius in October 79. This is not the first time this hypothesis ha been suggested. I have mentioned it severakl times in previous posts.

It is appearing again in the media following a study published in Frontiers in Earth Science on July 18th, 2024. It suggests that many people who survived the eruption were likely killed by “strong earthquakes” that quickly followed.The new findings may help archeologists better reconstruct the events that led to the sudden catastrophic destruction of the city and its people.

In the course of excavations in the city’s ruins,especially in the ‘casa dei Pittori al Lavoro’ (house of the Painters at Work), researchers found inconsistencies with the effects of volcanic eruption in some collapsed buildings that likely had “a different explanation”. When they found two skeletons with severe fractures, both of men around 50 years of age, scientists decided to investigate further. One individual was suddenly crushed to death by the collapse of a large wall fragment and another likely died from injuries after attempting to protect himself with a round wooden object of which the researchers found rotted traces in the volcanic deposits. These individuals were positioned on top of the pumice lapilli – small rock and ash particles that fell for about 18 hours during the first “Plinian” phase of the eruption. Thanks to the only surviving written testimony of the eruption, written by Pliny the Younger, we know that it started at around 1pm and lasted for 2 days. .

According to the latest study, the people who did not flee their shelters were possibly overwhelmed by earthquake-induced collapses of already overburdened buildings. Scientists said the two men didn’t die from inhaling ash or from extreme heat as was thought to have been the fate of most of those who perished in the disaster. Similarly, most people who survived the first phase of the eruption may likely have been overwhelmed by collapsing walls due to the earthquakes.

The researchers explain there is still no “reliable estimate” of how many people died from the volcanic eruption or from damage caused by subsequent earthquakes.

Source : international news media.

The earthquake of AD 62.

Like most cities lying close to active volcanoes, Pompeii and the neighbouring city of Herculanum were under the threat of earthqukes. One of them had occurred before the deadly eruption, probably in February 62, with an estimated magnitude betxeen M5.0 and M6.0 and a maximum intensity of IX or X on the Mercalli scale. The earthquake may have been a precursor to the eruption of Mount Vesuvius in AD 79. The contemporary philosopher Seneca the Younger wrote an account of the event, with precious information.

The epicentre of the earthquake was located close to the southern flank of Vesuvius. An association between earthquakes in the central Apennines and eruptions of Vesuvius has been proposed to explain the earthquake, but has not been proved yet

The towns of Pompeii and Herculaneum both suffered major damage, as well as some buildings in Naples and Nuceria. The House of Lucius Caecilius Iucundus in Pompeii, later destroyed by the eruption in AD 79, contained bas-reliefs showing damage to the city and its Temple of Jupiter during the earthquake of 62. Lucius Caecilius Iucundus, may have died during the earthquake.

The damage caused by the AD 62 earthquake was at least partly repaired in both Pompeii and Herculaneum by the time of the AD 79 eruption.

De Pompéi à Oplontis : des trésors au pied du Vésuve

Grâce aux fonds européens et une politique culturelle italienne digne de ce nom, les fouilles vont bon train au pied du Vésuve qui, en octobre 79 détruisit plusieurs villes romaines. On parle beaucoup de Pompéi, mais Herculanum, Stabies et Oplontis fournissent également de précieux témoignages sur la vie au premier siècle de notre ère. J’ai consacré plusieurs notes sur ce blog à ces différents sites et aux récentes découvertes faites par les archéologues.

Ces derniers temps, de splendides fresques inspirées de la guerre de Troie, ornant une salle de banquet, ont été découvertes à Pompéi. La pièce aux dimensions imposantes (15 mètres sur 6) présente des décorations raffinées de sujets mythologiques ressortant sur des murs dont le fond noir évitait que l’on voit les traces de fumée des lanternes. On découvre aussi des mosaïques témoignant du mode de vie luxueux qui régnait dans la cité antique au moment de sa destruction.

La salle de banquet (Crédit photo : Parc archéologique de Pompéi)

Un article paru sur le site France Info nous explique que le thème dominant des fresques est l’héroïsme, à travers des représentations des couples de héros et de divinités protagonistes de la guerre de Troie. Parmi les personnages représentés figurent notamment Hélène et Pâris. On se souvient que le prince troyen enleva Hélène, femme du roi de Sparte Ménélas, déclenchant la guerre de Troie. On y découvre aussi Cassandre, sœur de Pâris, et le dieu Apollon, dont elle a reçu le don de dire l’avenir, même si ses prédictions ne seront jamais crues. Elle avertit pourtant, mais en vain, ses compatriotes que le cheval offert par les Grecs était un subterfuge qui conduirait Troie à sa perte.

Crédit photo : Parc archéologique de Pompéi

Classé au patrimoine mondial de l’Unesco, Pompéi est le deuxième site touristique le plus visité d’Italie après le Colisée de Rome. Pas très loin Herculanum mérite un détour. En inscrivant le nom du site sur le moteur de recherche de mon blog, vous pourrez lire plusieurs notes faisant référence aux dernières découvertes ainsi que le récit de ma visite.

Photo: C. Grandpey

Dans le cadre de la série Science Grand Format, France 5 propose un documentaire fort intéressant sur Oplontis, à deux kilomètres seulement de Pompéi.

https://www.france.tv/documentaires/science-sante/5824053-oplontis-et-la-malediction-du-vesuve.html

Les archéologues ont mis au jour deux villas monumentales. L’une est un palais construit sur une falaise, doté de fresques magnifiques.

 

Caldarium dans la villa de Poppée

Elle offre un aperçu de la vie fastueuse des élites de l’Empire romain et des informations précieuses sur leurs esclaves. En recherchant l’identité des riches propriétaires de la villa, les archéologues ont découvert un lien avec Néron. Ils pensent que la villa appartenait à l’empereur et servait de résidence principale à sa seconde épouse, Poppaea Sabina, lorsqu’elle ne se trouvait pas à Rome. On pense que cette résidence était inhabitée lorsque le Vésuve est entré en éruption en 79. Elle était probablement en cours de reconstruction et de redécoration après le tremblement de terre de 62 (magnitude estimée entre M 5,0 et M 6,0), un événement souvent oublié mais ô combien important car il a mis à mal le réseau de distribution d’eau de la région.

Selon moi, Oplontis montre beaucoup de similitudes avec Herculanum, ne serait-ce que les squelettes qui ont été découverts par les archéologues. A Oplontis comme à Herculanum, une partie de la population s’est réfugiée dans des abris le long du littoral. Ces gens attendaient-ils des bateaux qui leur permettraient de fuir le danger ? Etaient-ils seulement venus se réfugier ? Personne ne peut le dire…

Dans les abris à bateaux d’Herculalum (Photo : C. Grandpey)

Dans ceux d’Oplontis (image extraite du documentaire)