A l’attention de ceux qui vont se rendre au Vanuatu // For the attention of those who will go to Vanuatu

INFORMATION IMPORTANTE.

Le Geohazards Department indique qu’il a enregistré des changements significatifs dans l’activité volcanique et a fait passer de deux à trois le niveau d’alerte pour Ambrym . Il est possible que cette hausse de l’activité se solde par une éruption mineure et tous les visiteurs sont fortement invités à garder une distance d’au moins deux kilomètres par rapport au cratère du Benbow et trois kilomètres par rapport à celui du Marum.
Le Département ajoute qu’«il est très important que les communautés, les villages, les visiteurs et les agences de voyages considèrent très sérieusement cette information pour éviter les bombes volcaniques, les gaz, les cendres et autres dangers liés à des activités géothermales».
Une carte montrant les zones à risques à Ambrym figure ci-dessous.

———————————

IMPORTANT INFORMATION.

The Geohazards Department indictes it has recorded drastic changes in the volcano’s activity and has increased the alert level for Ambrym from two to three. There is a possibility the increased activity might result in a minor eruption and all visitors are strongly advised to keep a distance of at least two kilometres from the Benbow crater and three kilometres from the Marum crater.

The Department adds that “it is very important that communities, villages, visitors and travel agencies seriously consider this information to avoid volcanic projectiles, gases, ashes and other geo-thermal hazards”.

A safety map of Ambrym volcano can be found here below.

Zones à risques autour du Marum et du Benbow

 (Source: Vanuatu Meteorology and Geohazards)

 

Des « réseaux fantômes » à l’ombre du Tungurahua (Equateur) // « Shadow networks » around Tungurahua Volcano (Ecuador)

Une nouvelle étude conduite par des chercheurs de l’Université d’East Anglia (UEA) montre que des «réseaux fantômes» mettant en relation des bénévoles avec les autorités peuvent contribuer à la sécurité de certaines populations parmi les millions de personnes vivant à proximité de volcans actifs et potentiellement dangereux. Ces réseaux non officiels ont dans leurs rangs de simples citoyens qui travaillent en étroite collaboration avec des scientifiques et des représentants du gouvernement sur les processus de surveillance, de communication, de formation et d’évacuation.
L’étude – publiée dans la revue Global Environmental Change – se concentre sur le Tungurahua en Équateur, volcan entouré de plusieurs villes et quelque 30 000 habitants. Les chercheurs ont étudié comment le système officiel de gestion des risques, le suivi scientifique et l’apport des connaissances des habitants ont pu cohabiter pendant une quinzaine d’années pour faire face à une activité volcanique qui s’est prolongée sur le long terme. L’étude montre que le « réseau fantôme » a contribué à améliorer le suivi, la prise de décisions, les systèmes de communication et les évacuations autour du Tungurahua.
L’équipe interdisciplinaire de chercheurs indique que la réussite de cette cohabitation constitue un modèle pour la participation de la population à des projets de réduction des risques ailleurs dans le monde où plus de 600 millions de personnes vivent à proximité de volcans actifs et environ deux millions ont été déplacées à la suite d’éruptions volcaniques au cours des 30 dernières années.
Plus particulièrement, le « réseau fantôme » qui opère autour du Tungurahua a joué un rôle clé dans l’amélioration des réactions de la population face au risque volcanique. Il a permis aux gens de continuer à cultiver leurs champs et de maintenir leurs moyens de subsistance en sécurité relative pendant une période d’activité volcanique accrue. Ce réseau a également permis de minimiser la nécessité d’évacuations forcées, toujours très traumatisantes pour les habitants.

Les auteurs de l’étude ont organisé 130 rencontres avec des représentants du gouvernement, des scientifiques, des responsables d’administrations locales et des personnes vivant près du Tungurahua. Des tensions existent souvent entre le public et les scientifiques quand il s’agit de l’évaluation des risques et de la communication. Dans le cas du Tungurahua, grâce aux « réseaux fantômes », les autorités et les scientifiques ont établi un climat de confiance qui a permis une meilleure communication entre les différents groupes, avec le soutien des autorités militaires et locales pour déplacer les personnes vivant dans les zones à haut risque pendant les périodes d’activité volcanique accrue.
Un autre élément clé de ce « réseau fantôme » a été son rôle dans la diffusion en temps quasi réel d’observations sur l’activité volcanique et leur communication aux scientifiques. Une confiance s’est développée et s’exprime aujourd’hui entre les bénévoles de ce réseau et les scientifiques. Elle est maintenue grâce à des communications radio quotidiennes et un travail en commun sur le terrain.
L’étude insiste sur les stratégies de communication et les réponses sociales pendant deux périodes de forte activité volcanique sur le Tungurahua en 2006 et 2014. En 2006, une éruption a tué six personnes et détruit plus de 50 maisons. Pendant les années qui ont précédé et suivi cette éruption, d’importantes retombées de cendre ont détruit les cultures, tué des animaux et endommagé des routes et autres infrastructures. Malgré cela, des centaines de familles continuent de vivre et de travailler sur les pentes du volcan pour maintenir leurs moyens de subsistance.
L’étude conclut en indiquant qu’il faut tirer des leçons de la situation en Équateur, en particulier sur la possibilité de réduction des risques pour les populations vivant dans d’autres contextes. À la suite des leçons apprises auprès du Tungurahua, l’Institut Geofisico Escuela Politecnica Nacional (IG-EPN) s’est déjà impliqué dans deux autres « réseaux fantômes «  de bénévoles sur des volcans actifs : le Cotopaxi et le Cerro Negro-Chiles sur la frontière entre l’Équateur et la Colombie.
Source: Université d’East Anglia.

—————————————-

New research by the University of East Anglia (UEA) shows that ‘shadow networks’ linking volunteers with authorities can contribute to the safety of some of the millions of people living near dangerous volcanoes. These informal networks include community members working in close collaboration with scientists and government officials on monitoring, communications, training and evacuation processes.

The study – published in the journal Global Environmental Change – focuses on Tungurahua volcano in Ecuador which is surrounded by several towns, with around 30,000 people living close by. The researchers examined how the official disaster risk management system, scientific monitoring and community knowledge have adapted and evolved over 15 years to be able to cope with long-term volcanic activity. The research shows that the network has helped make improvements in monitoring, decision-making, communication systems and evacuations in Tungurahua.

The team of interdisciplinary researchers suggest the success story there forms a blueprint for best practice community engagement in disaster risk reduction projects around the world where more than 600 million people live close to active volcanoes, and around two million have been displaced as a result of volcanic activity over the last 30 years.

More particularly, the shadow network around Tungurahua volcano has played a key role in improving collective responses to volcanic risk, allowing people to continue farming and maintain their livelihoods in relative safety during heightened volcanic activity, and minimising the need for forced evacuations, which are highly disruptive.

The authors of the study conducted 130 interviews with government officials, scientists, community leaders and people living close to the Tungurahua volcano. Tensions between public and experts are common in hazard assessment and communication. In this case, however, and as a result of the shadow networks, there has been increased trust in the authorities and scientists, enabling better communication between the different groups, with ad-hoc support from the military and local government to move people in and out of high-risk areas during periods of heightened volcanic activity.

Another key element of this shadow network has been its role in generating observations of the volcano in near real-time and communicating these with scientists. A trust has developed and is expressed between the volunteers and the monitoring scientists. This trust is maintained by having daily radio calls and also by working together in the field.

The study insists on communication strategies and social responses during two periods of escalating volcanic activity in Tungurahua in 2006 and 2014. In 2006, an eruption killed six people and destroyed more than 50 homes. In the years before and after this eruption, intense ashfall destroyed crops, killed animals, and damaged roads and other infrastructure. Despite this, hundreds of families continue to live and work on the slopes of the volcano to sustain their livelihoods.

The study concludes by saying that examining cases like Ecuador, one can learn lessons about the potential of community-based disaster risk reduction in other contexts. As a result of the lessons learned at Tungurahua, the Instituto Geofisico Escuela Politecnica Nacional (IG-EPN) is already involved in two other volunteer networks at active volcanoes, Cotopaxi and Cerro Negro-Chiles on the Ecuador-Colombia border.

Source: University of East Anglia.

Vue de l’activité strombolienne du Tungurahua en avril 2011 (Crédit photo : Wikipedia).

Changement climatique et risque sanitaire aux Etats Unis // Climate change and health risk in the U.S.

Selon une nouvelle étude effectuée par un groupe composé de 11 organisations médicales, dont des allergologues, des pédiatres, des médecins spécialistes des maladies infectieuses, des obstétriciens et des gynécologues, le changement climatique risque d’affecter la santé des Américains dans toutes les régions du pays.
Partout aux Etats-Unis, les médecins constatent que le changement climatique affecte la santé des Américains, mais peu sont conscients de cet impact. Selon l’étude, seulement un tiers des Américains sont capables de citer l’un des effets du changement climatique sur la santé de la population.
Les chercheurs ont identifié les effets spécifiques du changement climatique sur la santé dans chacune des régions des États-Unis et ils ont publié une carte pour illustrer cette situation. Par exemple, la carte montre que la population du Midwest sera confrontée à un risque croissant de maladies infectieuses portées par les tiques. Dans le même temps, la pollution atmosphérique causée par un nombre croissant de feux de forêt va affecter de plus en plus la santé des habitants des Grandes Plaines. Même si certains groupes d’Américains comme les enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées, les personnes souffrant de maladies chroniques et d’allergies et les personnes vivant dans la pauvreté sont davantage exposés aux risques sanitaires à cause du changement climatique, l’étude révèle qu’aucune région des Etats-Unis ne sera épargnée. Les affections sont classées en trois catégories :

1) Risques directs pour la santé.
Le plus évident est lié à l’évolution des températures. Le changement climatique provoque des jours plus chauds, une plus grande humidité et des vagues de chaleur plus longues, plus intenses et plus fréquentes. La chaleur extrême peut causer des maladies mortelles telles que les coups de chaleur et aggraver certaines affections chroniques telles que les maladies cardiaques. La chaleur extrême peut affecter les Américains dans toutes les régions des États-Unis continentaux, ainsi que l’Alaska.
2) Un autre danger direct pour la santé provient de phénomènes météorologiques extrêmes, qui sont de plus en plus fréquents et sont dus au changement climatique. Il s’agit notamment des fortes pluies, des inondations, des sécheresses et des tempêtes. Les régions les plus exposées à ces événements météorologiques extrêmes sont le Nord-Est, le Sud-Est, les Grandes Plaines, le Sud-Ouest et Hawaï.
3) Le troisième danger direct pour la santé est lié à la pollution atmosphérique. Le changement climatique réduit la qualité de l’air car la chaleur augmente le smog, les feux de forêt et la production de pollen. Les risques sanitaires liés à la pollution atmosphérique sont particulièrement élevés dans le Sud-Ouest, les Grandes Plaines, le Sud-Est et le Nord-Est. Les feux de forêt sont une menace pour les personnes vivant dans le Nord-Ouest, le Sud-Ouest et les Grandes Plaines.
Outre les trois principaux risques sanitaires, l’étude indique que la hausse des températures moyennes associée au changement climatique contribue à la propagation des maladies infectieuses. Au fur et à mesure que le temps se réchauffe, les moustiques, les tiques et les puces porteurs de maladies peuvent survivre dans de nouvelles régions qui étaient auparavant trop froides pour tolérer leur présence.
Le changement climatique peut également contribuer à la contamination de l’eau. Une température de l’eau plus élevée, des pluies abondantes suivies d’inondations, ainsi qu’une élévation du niveau de la mer peuvent provoquer la contamination de l’eau potable, avec un effet sur les poissons et les mollusques qui peuvent être victimes de germes ou de produits chimiques.
Le changement climatique peut également menacer la santé mentale et le bien-être des personnes. Par exemple, les événements météorologiques extrêmes peuvent causer la dépression, l’anxiété et le syndrome de stress post-traumatique. Les catastrophes sont également liées à un risque de consommation excessive de drogue ou d’alcool.
Source: Yahoo U.S. / Live Science.

—————————————

According to a new study by a group made up of 11 medical organizations, including allergists, pediatricians, infectious-disease doctors, OB/GYNs and gerontologists, climate change is poised to affect the health of Americans in every part of the country.

Doctors in every part of the U.S. see that climate change is making Americans sicker, but few Americans are aware of its impact on their health. According to the study, only about a third of Americans can name a specific way climate change affects people’s health.

The researchers identified the specific health effects from climate change that will affect each region of the U.S, and created a map to illustrate this. For example, the map shows that people in the Midwest will face an increasing risk of infectious diseases carried by ticks. Meanwhile, air pollution from a growing number of wildfires will increasingly affect the health of those on the Great Plains. While some groups of Americans including children, student athletes, pregnant women, the elderly, people with chronic illnesses and allergies and the poor have a higher risk of health problems from climate change than others, the study has found that people in every region of the country will be affected.  The affections were classified in three categories:

1) Direct health risks.

Perhaps the most obvious is changing temperatures. Climate change is causing more very hot days, greater humidity, and longer, hotter and more frequent heat waves. Extreme heat can cause deadly heat-related illnesses, such as heat stroke, as well as make certain chronic conditions such as heart disease worse. Extreme heat can affect Americans in every region of the continental United States, as well as Alaska.

2) Another direct health hazard comes from extreme weather events, which are increasing in frequency and severity due to climate change. These include heavy downpours, floods, droughts and major storms. The Americans who face the greatest risk of these extreme weather events include those living in the Northeast, the Southeast, the Great Plains, the Southwest and Hawaii.

3) The third direct health harm comes from air pollution. Climate change reduces air quality because heat increases smog, wildfires and pollen production. The health risks from air pollution are a particular threat in the Southwest, the Great Plains, the Southeast and the Northeast. And wildfires are a threat to those living in the Northwest, the Southwest and the Great Plains.

Beside the three major health risks, the study indicates that the increasing global average temperatures associated with climate change also contribute to the spread of infectious diseases. As the weather warms, disease-carrying mosquitoes, ticks and fleas can survive in new regions that were previously too cold for them to inhabit

Climate change can also lead to contaminated water. Higher water temperatures, heavy downpours, rising sea levels and flooding can cause drinking water, recreational water, fish and shellfish to become contaminated with germs or chemicals.

Climate change can also threaten people’s mental health and well-being. For example, extreme weather events can cause depression, anxiety and post-traumatic stress disorder. Disasters are also linked to an increased risk of drug or alcohol abuse.

Source : Yahoo U.S. / Live Science.

Source: The Medical Society Consortium

Beaucoup de bruit autour des volcans islandais // Much noise around Icelandic volcanoes

drapeau-francaisDepuis pas mal de temps, plusieurs mois en fait, les volcanologues islandais préviennent, à travers le site web Iceland Review, que quatre volcans de leur pays sont prêts à entrer en éruption. Ainsi, selon le géophysicien Páll Einarsson, «ils montrent de plus en plus d’activité et se préparent pour une nouvelle éruption. Le Katla est plus actif qu’il ne l’a jamais été depuis quatre décennies. Il montre des signes d’activité depuis l’automne.»Les autres volcans qui montrent une hausse d’activité sont l’Hekla, le Grímsvötn et le Bárðarbunga. Soit dit en passant, ce même volcanologue affirmait il n’y a pas si longtemps que le Bárðarbunga n’allait pas entrer en éruption prochainement car il fallait que sa chambre magmatique se remplisse depuis la dernière éruption de 2015 et la coulée qu’il a envoyée dans l’Holuhraun.
Je ne suis pas sur le terrain pour effectuer des mesures mais à en juger par l’activité sismique actuelle, aucune éruption ne semble sur le point de se produire sur ces volcans. Les derniers événements sismiques sur le Katla ont été vraiment très peu profonds, une centaine de mètres ou moins, ce qui signifie que leur origine n’était pas volcano-tectonique. Ils ont été probablement causés par des mouvements de la glace à la base du glacier Myrdalsjökull, ou par des mouvements de fluides hydrothermaux sous l’édifice volcanique, phénomène assez fréquent sur les volcans islandais. En outre, aucune augmentation significative du tremor n’a été observée et les températures ne semblent pas avoir augmenté non plus car aucune hausse de niveau n’a été observée récemment dans les rivières qui sortent du glacier.
Ci-dessous, une carte montrant l’activité volcanique actuelle en Islande, avec très peu d’événements sur les volcans mentionnés par Páll Einarsson.

Pourquoi tant de bruit autour de quatre volcans islandais? Je pense que les volcanologues islandais ne veulent pas être pris au dépourvu par une éruption et ils ne veulent pas être tenus pour responsables des dégâts qu’une éruption pourrait causer (nuages de cendre, inondations soudaines, etc.). En anticipant une éruption, même si elle se produit pas à court terme, ils obligent les autorités en charge de la protection de la population (police et protection civile) à se tenir sur leurs gardes et anticiper les mesures à prendre. Ainsi, ils ne risquent pas d’être accusés et poursuivis en justice comme leurs homologues italiens au moment du séisme de L’Aquila en 2009. Malheureusement, aucune mesure ne pourra être prise si l’un de ces volcans envoie de volumineux panaches de cendre dans le ciel. Aucun progrès significatif n’a été réalisé sur les avions et il est probable que nous serons témoins de la même panique qu’en 2010, au moment de l’éruption de l’Eyjafjallajökull!

————————————–

drapeau-anglaisFor quite a long time, several months actually, Icelandic volcanologists are warning the public through the website Iceland Review that four volcanoes in their countries are ready to erupt. For instance, according to geophysicist Páll Einarsson, they “are showing increased amounts of activity in preparation for another eruption. Katla is the most active that it’s ever been in four decades. It has been unrestful since this autumn. » The other volcanoes showing increased activity are Hekla, Grímsvötn and Bárðarbunga.

I am not on the field to perform measurements but judging from the current seismic activity, no eruption seems about to happen on these volcanoes. The latest seismic events on Katla were very shallow indeed, 100 metres deep or even less, which means their origin was not volcano-tectonic. They were probably caused by movements of the ice at the bottom of the Myrdalsjökull Glacier, or by the movements of geothermal fluids beneath the volcanic edifice, a phenomenon which is quite frequent on Icelandic volcanoes. Besides, no significant increase in the tremor ha s been observed and temperatures do not seem to have increased either as no flooding was recently observed in the rivers coming out of the glacier.

Then, why so much noise about four Icelandic volcanoes? I think that Icelandic volcanologists do not want to be caught off their guard by an eruption and they do not want to be held responsible for any damage an eruption might cause (ash clouds, flash floods and so on). By anticipating an eruption, even if it happens in the long term, they force those in charge of public protection (police and Civil Defence) to anticipate the measures to be taken. Thus, they won’t be sued like their Italian colleagues after the L’Aquila earthquake in 2009. Unfortunately, nothing will be done if one of the volcanoes sends huge ash clouds into the sky. No significant progress has been made with the planes nd it is likely we will witness the same panic as in 2010 when Eyjafjallajökull erupted!

Here is a map showing the current volcanic activity in Iceland, with very few events on the volcanoes mentioned by Páll Einarsson.

volc

Source: Icelandic Mat Office.

Conférences

Je présenterai une conférence ayant pour thème « Volcans et risques volcaniques » le mardi 3 mars 2015 à 14h30 au Centre de soins André Gibotteau 107 Bd Kennedy – VENDOME (Loir-et-Cher). Cette conférence est parallèle à mon livre Killer Volcanoes – Eruptions des temps modernes (la version papier est épuisée; je le propose sur un CD).

Elle sera suivie de deux projections de diaporamas en fondu-enchaîné sonorisé illustrant deux types volcaniques très différents : « Hawaii, le Feu de la Terre » et « La Java des Volcans ».

Halemaumau-blog-2

 +++++++++++++++

Une autre conférence aura lieu le vendredi 13 mars à 20h30 à la salle des Fêtes de Puymoyen (Charente). Elle aura pour titre « Tour du monde des volcans actifs ».

En tant que gestionnaire du service INFOLAVE de L’Association Volcanologique Européenne, je suis en contact permanent avec les observatoires et autres organismes susceptibles de me fournir des informations sur l’activité volcanique dans le monde. En m’appuyant sur toutes ces données, je suis en mesure de décrire le comportement des volcans en éruption ou censés se manifester à court terme.

A l’issue de ma présentation, deux vidéos feront voyager le public vers le Parc de Yellowstone et l’Alaska, terre des ours.

Yellowstone-blog

°°°°°°°°°°°°°°°°

A l’occasion de ces deux conférences, les spectateurs pourront acheter mon livre « Terres de Feu, voyages dans le monde des volcans » ainsi qu’un nouvel ouvrage – « Dans les pas de l’ours » – écrit conjointement avec Jacques Drouin.

Couv-ours-blog

(Photos:  C.  Grandpey)

Les dangers du Kilauea (Hawaii / Etats Unis)

drapeau francaisMercredi 23 juillet au matin, peu après 10 heures, une partie de la paroi du cratère de l’Halema’uma’u s’est effondrée dans le lac de lave. Cela a provoqué un événement explosif, avec projection de fragments de lave et de bombes sur le bord du cratère dans une zone fermée au public. Les fragments de lave avaient une taille allant de la poussière à des bombes d’environ 70 centimètres de diamètre.
Ces dernières ont atterri autour de l’ancien belvédère touristique où des clôtures de bois encore présentes sur le site ont été brûlées.
Le film enregistré par une webcam placée dans la tour d’observation du HVO, près du sommet du Kilauea, montre l’événement explosif du 23 juillet. Les images ont été capturés à raison de 2 images / seconde tandis que la vitesse de lecture est de 12 images / seconde.
http://hvo.wr.usgs.gov/multimedia/uploads/multimediaFile-702.wmv

Le Pu’uO’o est une autre zone dangereuse (et interdite) ces jours-ci. Avec la vidange de lave qui se trouvait en dessous du cône, le sol est constamment en train de s’effondrer. De nouvelles bouches s’ouvrent à l’intérieur du cratère et d’autres peuvent s’ouvrir à tout moment.

Le 23 juillet, un hélicoptère du Fire Department a évacué huit randonneurs qui allaient voir une coulée de lave active dans la Kahaualea Forest Reserve. L’un des membres du groupe, une femme de 36 ans, s’est foulé la cheville droite en marchant sur le sol instable et a été incapable d’aller plus loin.
La Réserve Kahauale’a est fermée au public et personne n’est autorisé à y entrer à moins d’avoir reçu l’autorisation des autorités. Le sentier a été fermé depuis 2007.

Enfin, il faut garder à l’esprit que depuis plusieurs mois la lave n’entre plus dans l’Océan Pacifique.

 ————————————————–

drapeau anglaisOn Wednesday morning, July 23rd, shortly after 10 a.m., a portion of the crater wall at Halema’uma’u Crater plunged into the lava lake. That created an explosive event, sending lava fragments and bombs onto the rim of the crater in an area closed to the public. Lava fragments ranged in size from small dust-sized particles to the spatter bombs, which were about 70 centimetres across.

The latter dotted the ground around the former tourist overlook, and some wooden fencing left at the site was burnt.

A movie from a webcam positioned in the observation tower at the Hawaiian Volcano Observatory, near the summit of Kilauea, shows the July 23 explosive event. The movie images were captured at 2 frame/second, and the playback speed is 12 frames/second.

http://hvo.wr.usgs.gov/multimedia/uploads/multimediaFile-702.wmv

Pu’uO’o is another dangerous (and forbidden) area these days. With the evacuation of lava from beneath the cone, the floor is steadily collapsing and new vents are opening and more may open at any time.

 A Fire Department helicopter airlifted eight hikers on a trip on July 23rd to view an active lava flow in the Kahaualea Forest Reserve after one of the group members, a 36-year-old woman, sprained her right ankle while walking on unstable ground and was unable to go any further.

The Kahauale’a Reserve is closed, and no one is authorized to go there unless the authorities give them permission. The trail has been closed since 2007.

 At last, just bear in mind that no lava has been flowing into the ocean for several months.

Halemau-blog-2

Bouche active dans le cratère de l’Halema’uma’u  (Photo:  C. Grandpey)

Une nouvelle carte du risque volcanique du Vésuve (Italie) // A new risk map of Vesuvius (Italy)

drapeau francaisLes géologues italiens indiquent qu’ils viennent de réaliser une nouvelle carte à risques du Vésuve. La carte – qui couvre 650 kilomètres carrés – comprend le volcan et la ville de Naples. Elle a été dessinée par des chercheurs des universités de Pise et de Bari. Elle « permet la première évaluation préliminaire des zones potentiellement à risque ». Selon un géologue de l’Université de Pise, la carte représente « une première étape vers l’élaboration de nouveaux plans d’évacuation détaillés ».
Les auteurs se sont appuyés sur 500 ans de mouvements de terrain autour du Vésuve qui est entré en éruption plusieurs dizaines de fois depuis qu’il a recouvert de cendre et de ponce les villes de Pompéi et d’ Herculanum en 79, tuant environ 2.000 personnes. L’éruption la plus meurtrière a tué environ 4 000 personnes en 1631.
Malgré sa relative inactivité ces derniers temps et les déclarations rassurantes des autorités qui affirment que le Vésuve n’est pas sur le point d’entrer en éruption et de déverser lave et cendre sur la ville de Naples (même si le célèbre volcanologue Franco Barberi a récemment indiqué que les habitants de Naples seraient évacués en douceur si une éruption se produisait), la ville connaît ponctuellement des moments de panique. Le plus récent a eu lieu en 2008 quand une forte détonation, provoquée par des bangs supersoniques d’avions de chasse, a été entendue dans la ville. Le réseau téléphonique a vite été saturé et il a fallu préciser aux appelants inquiets que le bruit n’avait rien à voir avec le volcan.
Environ un million de personnes vivent et travaillent actuellement autour du Vésuve. Au rythme actuel d’expansion, 200 000 personnes pourraient bien venir s’ajouter à ce chiffre en 2016.
En 2003, les autorités ont commencé à offrir aux Napolitains vivant sur ​​les pentes du volcan des incitations financières pour qu’ils aillent vivrent ailleurs. Jusqu’à présent, l’offre n’a pas vraiment connu de succès.

Source: Disaster News Network.

 ———————————————

drapeau anglaisItalian geologists indicate that an emergency preparedness “risk map” of Mount Vesuvius has been prepared. The map – that covers 650 square kilometres – includes the volcano and the nearby city of Naples. It was prepared by researchers from Pisa and Bari Universities, and “permits the first major preliminary evaluation of the areas potentially at risk.”

The analysis, a first for Vesuvius, is based on 500 years of land movement around the famous volcano, which has erupted about three dozen times since it buried the cities of Pompeii and Herculaneum in 79, killing about 2,000 people. The most serious eruption killed about 4,000 people in 1631.

According to a Pisa University geologist, “it’s a first step towards drawing up new detailed evacuation plans”.

Despite its relative inactivity in recent times and repeated assurances by authorities that Vesuvius is not poised to erupt and pour lava and ash onto Naples – though volcanologist Franco Barberi recently noted Naples residents would be evacuated smoothly if it did – the city endures occasional panics. The most recent one occurred in 2008, when a loud bang, caused by sonic booms of fighter planes, was heard over the city. The overloaded eruption hotline informed worried callers the noise had nothing to do with the volcano.

Around a million people currently live and work around Vesuvius, and at the current rate of expansion this could swell by a further 200,000 by 2016.

In 2003 authorities in Naples started offering people living on the volcano’s slopes hefty cash incentives to move away. So far, there have been few takers.

Source: Disaster News Network.

Vesuve-pour-blog

Le cratère du Vésuve  (Photo:  C.  Grandpey)