Islande :Ce n’est qu’un début! // Iceland : It’s just the beginning!

Pour la plupart d’entre nous, l’Islande est le symbole de la Nature à l’état pur, une espèce de temple qui ne saurait être profané. Malheureusement, cela ne semble pas être l’opinion de tout le monde. En lisant la presse islandaise, on apprend que « les robots et l’énergie géothermique devraient permettre à une entreprise canadienne d’extraire de l’or «de façon écologique» dans ce pays. »

La société St-Georges Eco-Mining étudie la possibilité d’extraction de l’or sur plusieurs sites en Islande, notamment à Þormóðsdalur, à 20 km à l’est de Reykjavík. La société insiste sur le fait que l’accent sera mis sur la protection de l’environnement.

Des études sont encore nécessaires pour savoir si les gisements d’or islandais sont suffisamment rentables pour pouvoir être exploités. La société prévoit d’investir plus de 3 millions d’euros dans ces études au cours des prochaines années et ajoute que les travaux n’affecteront que très peu l’environnement. Par exemple, à Þormóðsdalur, les gens se rendront à peine compte que l’activité minière a commencé. St-Georges Eco-Mining prévoit de réutiliser tous les matériaux extraits du sol pendant l’exploitation minière. Ils seront utilisés dans la construction et pour la fabrication du béton. La société a annoncé dans un communiqué de presse le mois dernier qu’elle avait acquis tous les permis d’exploitation minière en Islande, ce qui lui donne l’exclusivité  dans le pays. Outre l’or, St-Georges Eco-Mining détient également des droits d’exploration pour l’argent et le cuivre. Les licences minières couvrent une superficie de plus de 4 600 kilomètres carrés à travers le pays, par exemple à Vopnafjörður dans le nord-est de l’Islande; à Öxnadalur dans le nord du pays, et à Þormóðsdalur.

Source: Iceland Review.

Je crains fort que ce qui est censé être une « exploration minière écologique » au début devienne rapidement une exploitation minière à grande échelle en Islande et dans l’Arctique dans son ensemble avec la fonte de la glace et le dégel du pergélisol. Plusieurs pays ont déjà exprimé leur intérêt pour les minéraux qui se cachent sous la calotte glaciaire du Groenland. Outre l’or, St-Georges Eco-Mining prévoit également l’extraction du cuivre et de l’argent. Des exemples ailleurs dans le monde montrent que ces mines sont loin d’être respectueuses de l’environnement!

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Une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule. Le site Iceland Review nous apprend que la montagne de Hjörleifshöfði et la plage de sable noir qui l’entoure ont été vendues à deux sociétés, une islandaise et une allemande. Elles prévoient d’extraire et de vendre du sable destiné au décapage et à la fabrication de ciment. Le matériau sera principalement exporté à la vente. Les anciens propriétaires du terrain disent avoir tenté à plusieurs reprises et sans succès de vendre cette terre historique à l’État islandais qui n’a manifesté aucun intérêt.

Hjörleifshöfði est une montagne de 221 mètres de haut qui domine une plaine de sable noir, près de la pointe sud de l’Islande, à environ 15 kilomètres à l’est de la ville de Vík í Mýrdal. Son nom est celui de l’un des premiers colons islandais, Hjörleifr Hróðmarsson, qui s’y installa à la fin du 9ème siècle, et on dit qu’il y serait enterré.

La zone (d’une superficie de plus de 11 000 hectares) achetée par les deux sociétés comprend les montagnes de Hjörleifshöfði et Hafursey. Elle s’étend depuis le glacier Kötlujökull jusqu’à la mer et se compose principalement d’étendues de sable. La Route n°1, traverse le site. Les sociétés prévoient d’ouvrir deux mines de sable pour commencer, et peut-être plus par la suite. Elles ont déjà conclu des accords avec d’autres propriétaires fonciers de la région concernant le traitement de la matière première.

Les deux compagnies affirment qu’elles donneront la priorité à l’environnement. Elles disent avoir l’intention de développer le tourisme sur place afin d’attirer les Islandais et les étrangers. A voir!

Source: Iceland Review.

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To most of us, Iceland is the symbol of pure Nature, a sort of temple that should not be desecrated. Unfortunately, this does not seem to be everybody’s opinion. Reading the Icelandic newspapers, we learn that robots and geothermal energy are expected to help a Canadian company produce “eco-friendly” gold in this country.

St-Georges Eco-Mining is exploring the possibility of gold mining at several locations in Iceland, including at Þormóðsdalur, 20 km east of Reykjavík. The company insists that their emphasis will be put on the protection of the environment

Research is still needed to find out whether Iceland’s gold deposits are large or concentrated enough to be mined. The company expects to spend more than 3 million euros over the next few years on finding out and adds the operation would be “minimally invasive.” For instance, they say that in Þormóðsdalur, people will hardly see when mining activity starts. The company plans to make use of all materials extracted from the ground during mining. After the gold is extracted, the remaining material will be used in building material and concrete.

St-Georges Eco Mining announced in a press release last month that it had acquired all Icelandic mineral licences in Iceland, giving it total control over all the mineral rights in the country. Besides gold, the company also holds exploration rights for silver and copper in Iceland. The mining licences cover a total area of over 4,600 square kilometres in locations across the country, including Vopnafjörður, Northeast Iceland; Öxnadalur, North Iceland; and Þormóðsdalur.

Source: Iceland Review.

I do fear that what will be alled eco-friendly mining at the beginning will rapidly become large-scale mining in Iceland and the Arctic as a whole with the melting of the ice and the thawing of permafrost. Several countries have already expressed interest in the minerals hidden beneath Greenland’s ice cap. Beside gold, St-Georges Eco-Mining also expects to mine copper and silver. Examples elsewhere in the world show that these mines are far from being eco-friendly!

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Bad news never comes alone. The Iceland Review website informs us that Hjörleifshöfði Mountain and the black sand beach surrounding it have been sold to two companies, one Icelandic and one German. They plan to mine and sell sand from the location for use in sandblasting and cement making. The material will mostly be exported for sale. The land’s previous owners say they made several unsuccessful attempts to sell the historic property to the Icelandic state which did not show any interest.

Hjörleifshöfði is a 221-metre tall mountain located on a black sand plain, near the southernmost tip of Iceland, some 15 kilometres east of the town of Vík í Mýrdal. It was named by one of the first legendary settlers of Iceland, Hjörleifr Hróðmarsson, who settled there at the end of the ninth century, and he is said to be buried on it.

The land area (over 11,000 hectares) bought by the two companies includes both Hjörleifshöfði and Hafursey mountains. It stretches from Kötlujökull glacier down to the sea and consists mostly of sand plains. The Ring Road, or Route 1, passes through the land.

The companies plan to set up two sand mines on the land to begin with, though possibly more in the future. They have already made agreements with other landowners in the area regarding processing of the raw materials.

The companies assert that environmental considerations are paramount. They say they have plans to develop tourism at the location to attract local and foreign tourists. Wait and see!

Source: Iceland Review.

Après la géothermie, l’Islande sera-t-elle livrée à l’industrie minière? (Photo : C. Grandpey)

L’Argentine protège ses glaciers // Argentina protects its glaciers

La Cour suprême argentine a réaffirmé le 4 juin 2019 la constitutionnalité de la loi pour la protection des glaciers. Cette décision remet en cause 44 projets d’exploitation minière et touche directement les intérêts politiques et économiques du pays. Cette décision de la Cour suprême est un revers pour les géants de l’exploitation aurifère. En effet, la loi pour la protection des glaciers interdit toute exploitation minière dans des espaces protégés. Les sociétés Barrick Gold et Minera Argentina Gold, qui avaient déposé en 2011 une plainte auprès de la Cour fédérale pour rendre inconstitutionnelle cette loi, ont été déboutées.
Il faut savoir que 75 % des 2 % d’eau douce de la planète proviennent des glaciers. En Argentine 8 484 km2 sont concernés par des projets d’exploitation minière détruisant des glaciers. En 2007, à l’initiative de la Ministre argentine de l’Environnement, le gouvernement avait fait voter une loi de protection des espaces glaciers; elle est entrée en vigueur en 2010, devenant ainsi la première loi de ce type au monde. La société canadienne Barrick Gold, acteur majeur de l’exploitation minière sur le territoire argentin, avait déposé une plainte auprès de la Cour fédérale afin de faire réviser la loi et ainsi poursuivre certaines de ses activités, qui avaient été suspendues. Depuis, même si la loi est restée en vigueur, elle est peu appliquée et les ONG et associations écologistes militent pour en faire respecter les principes.
Cela fait huit ans que les militants écologistes attendent que la justice se prononce sur cette question. Ils espèrent que la loi ne restera pas lettre morte, mais rien n’est moins sûr dans un pays émergent comme l’Argentine, où l’extraction minière est au cœur des intérêts économiques et politiques. Depuis 2010, les multinationales de l’extraction ont tout fait pour freiner l’application de la loi et ont continué leurs activités, notamment dans la mine d’or et d’argent à ciel ouvert de Veladero, dans la province de San Juan. Propriété de Barrick Gold depuis 2005, le site a également connu le plus grand accident minier du pays, en 2015. L’effondrement d’un bloc de glace avait provoqué la fuite d’une solution de cyanure, polluant ainsi cinq cours d’eau. La catastrophe ne s’était pourtant pas soldée par la fermeture du site.
Aujourd’hui, les projets d’exploitation continuent de se multiplier. Sur le papier, les textes prévoient l’obligation d’un inventaire de tous les glaciers argentins. Des études de terrain sont également censées être réalisées avant tout projet et ce dans un délai de 180 jours. Le problème, c’est que cette réglementation est gangrenée par la corruption. Des glaciologues réalisent les études, mais ils travaillent également pour les entreprises. Au final, ils ont imposé une mesure minimale pour qu’un glacier soit considéré comme tel, laissant ainsi une marge de manœuvre aux entreprises pour exploiter une partie de ces glaciers.

Source: Libération.

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On 4 June 2019, the Argentinean Supreme Court reaffirmed the constitutionality of the law for the protection of glaciers. This decision calls into question 44 mining projects and directly affects the political and economic interests of the country. This decision of the Supreme Court is a setback for the gold mining giants. Indeed, the law for the protection of glaciers prohibits all mining in protected areas. The Barrick Gold and Minera Argentina Gold companies, which filed a complaint in 2011 with the Federal Court to make the law unconstitutional, were dismissed.
You should know that 75% of the 2% of fresh water on the planet comes from glaciers. In Argentina 8 484 square kilometres are affected by mining projects destroying glaciers. In 2007, at the initiative of the Argentine Minister of the Environment, the government had passed a law protecting glacial spaces; it came into force in 2010, becoming the first law of its kind in the world. The Canadian company Barrick Gold, a major player in mining in Argentina, had filed a complaint with the Federal Court to have the law reviewed and to continue some of its activities, which had been suspended. Since then, even though the law has remained in force, it has not been applied enough and environmental NGOs and associations are campaigning to uphold its principles.
For eight years environmental activists have been waiting for justice to rule on this issue. They hope that the law will not remain a dead letter, but nothing is less certain in an emerging country like Argentina, where mining is at the heart of economic and political interests. Since 2010, multinational extractive companies have done everything to curb law enforcement and have continued to operate, including in the Veladero open-pit gold and silver mine in the province of San Juan. Owned by Barrick Gold since 2005, the site also experienced the largest mining accident in the country, in 2015. The collapse of a block of ice caused a solution of cyanide to escape, polluting five rivers . The disaster did not end in the closure of the site.
Today, the projects of exploitation continue to multiply. On paper, the texts provide for the obligation of an inventory of all Argentine glaciers. Field studies are also supposed to be carried out before any project and within 180 days. The problem is that this regulation is riddled with corruption. Glaciologists do the studies, but they also work for the companies. In the end, they imposed a minimum measure for a glacier to be considered as such, leaving a margin of maneuver for companies to exploit some of these glaciers.

Source: Liberation.

Le Perito Moreno est l’un des glaciers les plus populaires en Argentine. Comme ses homologues à travers le monde, il subit les effets du réchauffement climatique. (Crédit photo: Wikipedia)

Bonne nouvelle pour les victimes de l’éruption du Kilauea en 2018 // Good news for the victims of the 2018 Kilauea eruption

L’éruption du Kilauea en 2018 dans la Lower Eat Rift Zone a été un véritable désastre car la lave a détruit environ 700 structures et laissé de nombreux habitants dans la plus grande détresse. Les sites qui diffusent des informations sur les volcans ne font que très rarement état la situation difficile à laquelle ces personnes sont confrontées. Il ne faudrait pourtant pas oublier que les conséquences d’une éruption font également partie de l’événement.
Une bonne nouvelle est arrivée le 13 mai 2019. Le département américain du Logement et du Développement urbain a annoncé qu’Hawaii allait recevoir une aide d’urgence de 66,9 millions de dollars de la part du gouvernement fédéral. Cet argent aidera l’Etat d’Hawaii et les administrations locales à reconstruire les zones détruites par l’éruption, en particulier celles à revenus faibles et modérés. Ces fonds permettront aussi aux entreprises de se redresser financièrement.
Cette nouvelle allocation de fonds faisait partie d’un budget de 1,7 milliard de dollars voté l’an dernier par le Congrès américain pour aider à la reconstruction après une catastrophe naturelle. En prenant en compte les quelque 67 millions de dollars alloués le 13 mai, Hawaii a reçu plus de 429 millions de dollars en aide d’urgence fédérale pour aider l’État à se relever après les tempêtes exceptionnelles d’avril 2018 et la dernière éruption du Kilauea.
Source: Presse hawaiienne.

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The 2018 eruption of Kilauea in the Lower Eat Rift Zone was a disaster because lava destroyed about 700 structures and left many residents in dire distress. Very little is mentioned today in the news about volcanoes about the difficult situation these people have to face. However, one should remember that the consequences of an eruption are also part of the event.

Good news arrived at last on May 13th, 2019. The U.S. Department of Housing and Urban Development announced that Hawaii will receive $66.9 million in new federal disaster relief funding. This money will help state and local governments rebuild impacted communities, especially in low- and moderate-income areas, and provide resources to help businesses recover.

The new funding allocation was part of the $1.7 billion housing disaster recovery package Congress passed last year. With the nearly $67 million in housing grants announced on May 13th, Hawaii has now been allocated more than $429 million in federal relief funding to help the state recover from the historic storms in April 2018 and the eruption of Kilauea.

Source: Hawaiian newspapers.

Crédit photo: USGS

 

De l’argent pour les fermiers du Turrialba (Costa Rica) // Money for Turrialba’s farmers (Costa Rica)

drapeau francaisLe Turrialba est actif depuis sa première éruption majeure le 1er novembre 2014, comme on peut le voir sur cette vidéo réalisée à la fin du mois d’octobre 2015:
https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=gTthKVQZjgI
La cendre émise par le volcan a causé des dégâts aux fermes à proximité du volcan. Cependant, les fermiers viennent de recevoir de bonnes nouvelles de la part des autorités qui ont déclaré que les agriculteurs et les éleveurs qui ont été dans l’obligation d’évacuer leurs terres à cause de l’activité récente du Turrialba pourraient bientôt obtenir de l’argent du gouvernement. Le directeur du Parc National du Turrialba a annoncé que la zone de conservation allait demander des fonds pour acheter 1000 hectares aux propriétaires qui possèdent des terres dans et autour du Parc. Beaucoup de propriétaires fonciers ont dû abandonner leurs parcelles à l’intérieur du Parc et la nouvelle proposition gouvernementale vise à les indemniser.
Le Parc National est fermé au public, mais les propriétaires fonciers conservent le droit d’y cultiver la terre et élever le bétail, à condition de respecter les mesures d’urgence en cas d’éruption. Sur les 1256 hectares qui composent le Parc National du Turrialba, 78% sont des terres privées.
Lundi dernier, la Commission Nationale d’Urgence et le Service National Vétérinaire ont recommandé l’évacuation de plus de 200 têtes de bétail dans un rayon de 5 kilomètres du volcan dont la cendre peut causer des problèmes respiratoires chez les bovidés et empoisonner l’herbe dans les pâturages.
Une autre raison derrière la proposition de rachats des terres à l’intérieur et à proximité du Parc est d’épargner aux éleveurs les coûts associés aux évacuations du bétail (transport, location de nouveaux pâturages et visites vétérinaires). Par exemple, un agriculteur a dit qu’il avait perdu huit têtes de bétail à cause de la maladie et d’autres complications parce qu’il avait dû les déplacer de nombreuses fois. Il a loué les pâturages ailleurs ou s’est arrangé avec des amis pour loger ses animaux jusqu’à ce qu’il puisse revenir sur ses propres terres.
Source: The Tico Times.

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drapeau-anglaisTurrialba has been active since the first major eruption on November 1st 2014, as can be seen on this video shot at the end of October 2015:
https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=gTthKVQZjgI
The ash emitted by the volcano has caused damage to neighbouring farms. However, they have just received good news from the the authorities who said that farmers and ranchers who have been forced to evacuate their land because of Turrialba’s recent activity could expect to get money from the government. The Director of Turrialba National Park announced that the conservation area would seek funds to purchase 1,000 hectares from landholders in and around the Park. Many landowners have had to abandon their plots within the Park because of the proximity to the volcano. The new proposal seeks to compensate those landowners.
The National Park is closed to the public but private landholders retain rights to farm and graze in the park under emergency restrictions. Out of the 1,256 hectares that make up Turrialba National Park, 78 % are privately owned.
Last Monday, the National Emergency Commission and the National Animal Health Service recommended the evacuation of more than 200 heads of cattle within a 5-km radius of the volcano’s crater. Ash from the volcano can harm the cow’s lungs and kill the grass they graze on.
Another reason behind the proposal to buy back land inside and nearby the park is to help ranchers avoid the costs associated with evacuation orders, including transportation, renting pasture and veterinary visits. A farmer said he had lost eight head of cattle from disease and other complications from having to relocate them many times. He has rented pasture elsewhere or depending on friends to board his animals until he can return to his own land.
Source : The Tico Times.

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Crédit photo: OVSICORI.

L’or et l’argent de la Nouvelle Zélande // Gold and silver in New Zealand

drapeau francaisLe Lac Taupo se trouve au centre de l’île du Nord de la Nouvelle-Zélande. C’est la caldeira d’un immense volcan qui a été actif pendant près de 300 000 ans. Il a produit deux des plus violentes éruptions de l’histoire. Une première très violente explosion a eu lieu il y a 26 500 ans. Elle a été suivie d’une autre il y a 1800 ans. Le volcan fait partie d’un ensemble en forme de V de bouches volcaniques et de sources chaudes connu sous le nom de Zone Volcanique de Taupo (TVZ) qui étend sur environ 350 km.
Des scientifiques américains et néo-zélandais ont découvert d’énormes réserves inexploitées d’or et d’argent à l’intérieur de plusieurs réservoirs surchauffés situés dans une chaîne de volcans de la TVZ. Selon eux, les panaches magmatiques chauffent l’eau et donnent naissance à des réservoirs et des sources extrêmement chaudes et acides qui dissolvent la roche environnante. Au cours de ce processus, l’eau se charge en métaux précieux comme l’or et l’argent. Les géologues ont détecté jusqu’à 18 réservoirs volumineux, jusqu’à 3 km de profondeur avec, à l’intérieur, d’énormes quantités de ces métaux. Ils estiment qu’un seul puits foré dans le réservoir qui se trouve sous la centrale géothermique de Rotokawa, dans la région de Waikato sur l’île du Nord, pourrait produire jusqu’à 2,7 millions de dollars (2,3 millions d’euros) d’or par an. Des puits forés dans les réservoirs sous les centrales géothermiques de Rotokawa et de Mokai (qui se trouve à proximité de Rotokawa) pourraient produire jusqu’à huit tonnes d’argent par an, soit une valeur d’environ 3,6 millions de dollars (3,1 millions d’euros). Toutefois, les scientifiques ajoutent qu’une nouvelle technologie devra être mise au point pour extraire les métaux précieux sans interférer avec la production d’énergie géothermique.
Pour expliquer la formation de ces métaux précieux, les chercheurs font remarquer que l’eau riche en chlorure naît dans des réservoirs souterrains et est chauffée à des températures allant jusqu’à 400 ° C. La chaleur intense et la chimie de l’eau dans ces réservoirs font passer dans l’eau l’or et l’argent contenus dans le magma et les roches environnantes. Dans certaines sources chaudes où l’eau bouillonne à la surface, on trouve des concentrations élevées d’or et d’argent autour des bassins. Les roches sous la surface contiennent certes un peu d’or et d’argent, mais les chercheurs affirment que les concentrations sont plus élevées dans les réservoirs d’eau. Ils ont relevé des concentrations d’or atteignant 20 parties par milliard et des concentrations d’argent de 2000 parties par milliard. À partir du réservoir de Rotokawa à lui seul, ils estiment qu’on pourrait obtenir environ 70 kilogrammes d’or par an.
Les chercheurs ont indiqué dans la revue Géothermie que les métaux précieux se déposent à la surface de certaines sources chaudes comme la célèbre Champagne Pool à Waiotapu. Les beaux précipités de couleur orange et jaune qui bordent la source contiennent de l’arsenic, du mercure, du soufre, de l’antimoine et du thallium, ainsi que de très fortes concentrations d’or et d’argent.

Peut-être une ruée vers l’or en Nouvelle Zélande dans les prochaines années…..
Source: Mail Online.

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drapeau anglaisLake Taupo lies at the centre of New Zealand’s North Island and is the caldera of a huge volcano that has been active for nearly 300,000 years. It has produced two of the most violent eruptions in history when it exploded violently around 26,500 years ago and again 1,800 years ago. It is part of a V-shaped range of volcanic vents and springs known as the Taupo Volcanic Zone (TVZ) that stretches over about 350 kilometres..

U.S and New Zealand scientists have discovered huge untapped reserves of gold and silver inside the super-heated reservoirs within a string of volcanoes within the TVZ. They say magma plumes are heating the water to produce scalding hot acidic reservoirs and springs that are dissolving the surrounding rock. This is leading the water to become loaded with precious metals like gold and silver. Geologists have found up to 18 enormous reservoirs of water, up to 3 km deep, that contain huge amounts of these metals. They estimate a single well drilled into the reservoir beneath Rotokawa Geothermal Power station Waikato, on New Zealand’s North Island, could yield up to 2.7 million dollars (2.3 million euros) of gold a year. What is more, wells drilled into both the reservoirs beneath Rotokawa and nearby Mokai geothermal power stations could produce up to eight tons of silver a year – about 3.6 million dollars (3.1 million euros) worth. However, they warn that new technology would need to be developed to extract the precious metals without interfering with geothermal energy production.

The researchers say chloride rich water forms in underground reservoirs and gets heated to temperatures of up to 400°C. The intense heat and chemistry of the water in these reservoirs causes gold and silver to move from the surrounding rocks and magma into the water. At a few locations where the water bubbles to the surface in hot springs high concentrations of gold and silver can be found around their scalding pools. While the rocks beneath the surface also contain some gold and silver, the researchers say the concentrations in the water reservoirs are higher. They found gold concentrations as high as 20 parts per billion and silver reached 2,000 parts per billion. From the Rotokawa reservoir alone they estimate they could obtain about 70 kilograms of gold a year.

Writing in the journal Geothermics, the researchers indicated that the precious metals deposit at the surface in a few hot springs among which the Champagne Pool at Waiotapu is probably the best known. The nice orange and yellow precipitates that line the pool contain arsenic, mercury, sulphur, antimony, and thallium, plus very high concentrations of gold and silver.

There might be a gold rush in New Zealand in the years to come…

Source: Mail Online.

Champagne Pool: Un nouvel Eldorado?  (Photos:  C. Grandpey)

Eyjafjallajökull: L’art … et l’argent !

drapeau francaisIl suffit que j’évoque l’Eyjafjallajökull  pour qu’il fasse l’objet d’un nouvel article dans la presse! C’est ainsi que l’on apprend qu’une nouvelle montre va rendre hommage au volcan islandais qui a mis en rade des milliers de passagers aériens en 2010.

Le fabricant helvétique RJ-Romain Jerome vient de donner naissance à l’Eyjafjallajöjull-Evo, une montre qui présente un boîtier de 43 mm en acier PVD noir imaginé par Daniel Haas. A l’intérieur, le cadran évoque la pierre de lave tandis que les aiguilles rappellent les avions cloués au sol. Humour suisse ? La montre s’attachera à votre poignet grâce à un bracelet noir en peau d’alligator. Elle sortira en série limitée de 99 pièces. Vous pourrez l’acquérir pour 13950 francs suisses, soit environ 11500 euros.

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Personnellement, même si la montre est belle et si j’aime les volcans, je ne suis pas disposé à investir une telle somme dans une montre. Quoi qu’il en soit, ce n’est pas la première fois qu’une montre est dédiée aux volcans. Il y a quelques années, la firme Swatch a sorti en série limitée une montre très originale montrant le Vésuve, avec un bracelet en couleur évoquant la Campanie. J’ai réussi à acheter cette montre….pour quelques dizaines de francs seulement à l’époque !

 Montre-02

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drapeau anglaisI had barely written the previous note about Eyjafjallajökull, when I found another press item revealing that a new watch would pay homage to the Icelandic volcano that stranded thousands of air passengers in 2010.

Swiss watch-maker RJ-Romain Jerome has just designed the Eyjafjallajökull-Evo, boasting a 43mm black PVD-coated steel case designed by Daniel Haas. Inside, the base of the dial features lava stone, with the tips of the minute and hour hands designed to look like grounded aircraft. Swiss humour? The watch also shows a black alligator leather strap. It comes in a limited edition of 99 pieces and is priced at CHF 13,950 (approximately 11,500 euros).

Source : Times Live.

Personally, whatever the design of the watch and my love for volcanoes, I’m not ready to invest this amount of money in a watch. Anyway, it is not the first time a watch has been dedicated to volcanoes. A few years ago, the Swatch Company produced a limited number of a very nice watch showing Mount Vesuvius with a strap showing scenes of Campania. I managed to get one of these …for a few ten francs at the time!

Sinabung & Kelud (Indonésie)

drapeau francaisLes États-Unis, à travers leur ambassadeur en Indonésie, viennent d’accorder une somme de 200 000 dollars destinée à la logistique, dans le cadre de la situation d’urgence qui fait suite à l’éruption du Sinabung .

Cet argent sera utilisé par l’Agence Nationale de Gestion des Catastrophes pour venir en aide aux victimes de l’éruption. Il s’ajoute aux 100 000 dollars attribués le 6 Février afin de fournir des fournitures essentielles aux personnes évacuées. L’argent servira aussi à former le personnel de l’Agence. Les États-Unis ont déjà fourni une assistance technique et des équipements au VSI. Ils ont permis de créer un réseau de surveillance sismique plus efficace autour du volcan.

Dans le même temps, comme cela était prévisible, les lahars du Kelud se sont déversés dans la rivière Konto et ont inondé des zones agricoles dans plusieurs districts situés à proximité du volcan. Dans le village de Karang Tengah , dans le sous-district de Kandangan, un lahar a submergé 50 hectares de terres agricoles et détruit une digue. Une ferme avicole avec environ 15 mille poulets a été emportée par le flot de boue, avec de lourdes pertes financières.
Une route reliant les villages de Blimbing et Wangkalkerep a été coupée sur une longueur d’environ 20 mètres. Dans le village de Klampingan, une maison a été emportée par le lahar.

Source : Antara News.

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drapeau anglaisThe U.S., through its ambassador to Indonesia, has provided an additional 200,000 dollars for logistic support as part of the ongoing emergency response to the Mount Sinabung eruption. The aim of this money is to support operations and logistics through the National Disaster Management Agency. The funding is in addition to the 100,000 dollars released on February 6th, to provide critical supplies to those displaced. The assistance will also be used to train the agency’s staff The U.S. has already contributed to providing technical assistance and equipment to the VSI. It helped create a more efficient seismic monitoring network around the volcano.

Meantime, as was predicted, lahars streaming from Mount Kelud and flowing into River Konto inundated farming areas in several districts close to the volcano. In Karang Tengah village, Kandangan sub-district, a lahar submerged 50 hectares of farming areas and destroyed a dyke. A poultry farm with around 15 thousand chicken was swept away by the cold lava, with heavy financial losses. .

A road connecting Blimbing and Wangkalkerep villages was cut off for a length of around 20 metres. In Klampingan village, a house was swept away by the lahar.

Source: Antara News.