La Convention citoyenne pour le climat ? Un coup d’épée dans l’eau !

Heureusement que la Convention citoyenne qui vient de livrer ses conclusions avait bien spécifié qu’elle était « pour le climat » car je ne trouve pas grand-chose dans le résultat des cogitations des 150 participants qui permettra de ralentir le réchauffement climatique qui menace de plus en plus notre planète. Entre autres, je ne vois pas trop comment la réduction du temps de travail à 28 heures empêchera les glaciers de fondre, sans compter qu’une telle mesure ne sera jamais reprise par le gouvernement. Par contre, quid de la taxe carbone ? Simple oubli ou omission volontaire sous la pression de lobbies ?  S’agissant du référendum, j’ai des doutes 1) sur la ou les questions qui seront proposées à la population et 2) sur l’issue d’une telle consultation qui risque de se transformer en Pour ou Contre Emmanuel Macron !

De manière plus globale, cette Convention citoyenne a été organisée à l’échelle de la France et elle n’aura donc aucune influence sur l’avenir de notre planète. Pour que l’on arrive à un résultat concluant, il faudrait que chaque pays organise sa propre convention, ce qui n’est absolument pas le cas actuellement. Vous avez dit Union Européenne ?

Mon rêve est de voir ENFIN les Conferences Of Parties, autrement dire les COP, donner des directives concrètes aux différents pays dans la lutte contre le réchauffement climatique. Mais ce n’est pas demain la veille. On a vu le fiasco des différentes COP qui se sont tenues jusqu’à présent, à commencer par celle de Paris qui a fixé un objectif de limite de hausse de température globale qui ne sera jamais atteint dans les délais impartis. On a vu le peu d’intérêt accordé à la dernière COP de Madrid (à l’origine prévue au Chili) par le Président Macron qui a brillé par son absence. Sans parler de la COP organisée en Pologne, au cœur du bassin houiller de Silésie et à l’issue de laquelle le président polonais a déclaré qu’il continuerait à produire du charbon !! Un comble pour une manifestation pour le climat !! Il n’est pas besoin d’être un énarque pour s’en rendre compte : ces Conférences coûtent cher pour des résultats insignifiants.

Combien faudra-t-il d’événements extrêmes, de désastres climatiques et de catastrophes sociales, quelle hausse du niveau des océans pour que les gouvernements se décident à prendre les mesures nécessaires. Actuellement, nos gouvernants se plaisent à pratiquer la politique de l’autruche et de la patate chaude. Comme le disait fort justement Nicolas Hulot devant l’Assemblée Nationale avant de démissionner : « Tout le monde s’en fiche ! »

Neige par camion et hélicoptère : le gouvernement n’en veut plus !

C’est la nouvelle mode : Pour pallier le manque de neige provoqué par le réchauffement climatique, certaines stations importent de la poudreuse (qui ne l’est plus vraiment !) par camion ou par hélicoptère ! J’ai déjà attiré l’attention sur la station de Montclar Les 2 Vallées (Alpes-de-Haute-Provence) et sur celle de Gérardmer (Vosges) qui ont eu recours à ces deux moyens de transport pour essayer de faire plaisir aux touristes.

Ces derniers jours, la livraison exceptionnelle de neige par hélicoptère à la station de Luchon-Superbagnères (Haute-Garonne), qui avait déjà fait grincer les dents sur les réseaux sociaux, a déclenché le courroux des sphères gouvernementales. L’initiative du syndicat mixte Haute-Garonne Montagne a suscité une vague d’indignation jusqu’au sein du Ministère de l’Écologie.

Le but des deux opérations d’héliportage, avec la livraison de 50 tonnes de neige, était d’alimenter les espaces dédiés à l’apprentissage du ski, notamment ceux dédiés aux enfants et aux débutants et ainsi de pouvoir garantir 15 jours d’activité pour les écoles de ski de Superbagnères.

La neige fait terriblement défaut depuis quelques semaines sur le massif pyrénéen alors que les vacances d’hiver battent leur plein. Un grand soleil et des températures plus que printanières règnent sur la région. De ce fait, les stations de Haute-Garonne sont mises à rude épreuve. Comme je l’ai indiqué précédemment, Le Mourtis et Bourg-d’Oueil sont fermés, et seules 6 des 28 pistes sont ouvertes à Luchon-Superbagnères où il a été décidé d’importer de la neige par hélicoptère.

Depuis cet événement, le syndicat mixte et le Conseil départemental sont au centre de nombreuses critiques. Plusieurs membres du gouvernement se sont offusqués de cette opération et une réunion des principaux responsables du domaine skiable en France est prévue dans les prochains jours. Élisabeth Borne veut ainsi « mettre un coup d’arrêt rapide à telles opérations très polluantes. » La ministre entend pousser les élus locaux à trouver des solutions.

Abondamment relayé par les médias, ce manque de neige dans les stations de sports d’hiver de basse et moyenne altitude – avant que le phénomène atteignent leurs homologues situées plus haut – va peut-être finir par faire enfin prendre conscience à la population de la catastrophe qui guette notre planète. Le manque de neige dans les stations de ski n’est qu’un événement mineur à côté des conséquences à grande ampleur qui vont être provoquées par la hausse des températures dans le monde. Comme je l’ai indiqué il y a quelques jours, janvier 2020 a battu un nouveau record de chaleur.

En Auvergne comme dans les Pyrénées, la neige fait cruellement défaut. Les stations qui ont investi lourdement dans les canons à neige vont commencer à le regretter. (Image webcam capturée le 17 février 2020 à 8h30)

Incendies en Australie et changement climatique // Wildfires in Australia and climate change

Les incendies de végétation continuent de faire rage en Australie. Cette année, la saison des incendies est l’une des pires de l’histoire de l’Australie. On dénombre au moins 15 morts, des centaines de maisons détruites et des millions d’hectares brûlés. Et l’été est loin d’être terminé. Comme je l’ai écrit précédemment, l’Australie a enregistré sa journée la plus chaude de tous les temps avec 41,9°C. La vague de chaleur se poursuit cette semaine dans le sud-est du pays, avec des températures qui devraient atteindre 40,5 ° C à Canberra, la capitale. Cette chaleur extrême fait suite au printemps le plus sec jamais enregistré. La plupart des régions de Nouvelle-Galles du Sud et du Queensland manquent de pluie depuis le début de l’année 2017. La sécheresse a ainsi frappé les zones agricoles les plus productives du pays.
Les médias ont indiqué que des milliers d’habitants et de vacanciers dans le sud-est de l’Australie ont été contraints de se réfugier le long des côtes car des incendies encerclaient des zones habitées en détruisant des dizaines de bâtiments. Des navires et des avions militaires ont été déployés pour fournir de l’eau, de la nourriture et du carburant aux villes coupées par le feu.
En Nouvelle-Galles du Sud, les incendies ont détruit près de 1 000 maisons. Quelque 90 incendies font actuellement rage dans l’État, avec une trentaine d’autres plus au sud dans l’Etat de Victoria. Au total, c’est une zone de la taille du Danemark qui a été dévastée. Les dépôts de particules de cendre ont teinté de marron les glaciers néo-zélandais comme le Franz Josef!
Les incendies les plus dangereux se produisent lorsque le vent chaud et sec en provenance du centre désertique du continent souffle vers les côtes où se concentre la population. Un front météorologique, là où les masses d’air à différentes densités se rencontrent, peut provoquer un changement rapide de direction du vent. Cela signifie les incendies peuvent se propager dans plusieurs directions.
Ces incendies de végétation peuvent être si violents et générer une telle chaleur qu’ils développent leurs propres systèmes météorologiques. Ces tempêtes de feu peuvent produire des éclairs, des vents forts et même des tornades. Ce qu’ils ne produisent pas, c’est la pluie. Un pompier volontaire décédé la semaine dernière a été écrasé lorsqu’une telle tornade a soulevé et renversé un camion d’intervention.

La précocité de la saison des feux de végétation a confirmé les prédictions des scientifiques: ils deviendront plus fréquents et plus intenses en Australie avec l’accélération du changement climatique. Le pays est normalement chaud et sec en été, mais le changement climatique, qui entraîne des périodes de chaleur extrême plus longues et plus fréquentes, aggrave ces conditions et rend la végétation plus sèche et plus susceptible de brûler.
Les derniers incendies ont mis l’accent sur l’incapacité du gouvernement australien à réduire les émissions de dioxyde de carbone, le gaz qui emprisonne la chaleur lorsqu’elle est rejetée dans l’atmosphère. Alors que les émissions de gaz à effet de serre continuent de monter en flèche, le pays, actuellement dirigé par une coalition conservatrice, n’a jamais réussi à parvenir à un consensus politique sur la politique énergétique et climatique. Comme je l’ai expliqué il y a quelques jours, cette politique est en partie influencée par la longue histoire minière de l’Australie et le puissant lobby du charbon.
Source: Journaux américains et australiens.

Dernière minute: D’après le Bureau of Meteorology australien (BOM), la température annuelle moyenne a atteint en Australie un niveau record depuis le début des relevés en 1910. Avec +1,52°C au-dessus de la moyenne 1960-1990, l’année 2019 devance le précédent maximum observé en 2013 avec +1,33°C. La température annuelle sur 2019 s’élève à 23,3°C, sachant que la moyenne a été de 21,8°C sur la période 1960-1990. En 1910, première année des archives, la température fut seulement de 21,3°C, soit deux degrés de moins qu’en 2019.

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Wildfires keep raging in Australia. This fire season has been one of the worst in Australia’s history, with at least 15 people killed, hundreds of homes destroyed and millions of hectares burned. And summer is far from over. As I put it before, Australia recorded its hottest day on record. The heat wave is continuing this week in southeastern Australia, with temperatures expected to reach 40.5°C in Canberra, the capital. The extreme heat has followed the driest spring on record. Most of New South Wales and Queensland have been experiencing shortfalls in rain since early 2017. The drought has hit the country’s most productive agricultural areas.

The media have informed us that thousands of residents and vacationers in southeastern Australia were forced to evacuate to shorelines as bush fires encircled communities and razed scores of buildings. Military ships and aircraft have been deployed to deliver water, food and fuel to towns cut off by the fires.

In New South Wales, the fires have destroyed nearly 1,000 homes. Around 90 fires are currently raging in the state, with about three dozen more to the south in Victoria. In total, an area the size of Denmark has been devastated.

The most dangerous fire days occur when hot, dry air blows from the desert center of the continent toward the populous coasts. A weather front — where air masses at different densities meet — can cause the direction of the wind to change rapidly. Ultimately, that means bigger fires spreading in multiple directions.

Bush fires can be so large and hot that they generate their own dangerous, unpredictable weather systems. These so-called firestorms can produce lightning, strong winds and even fire tornadoes. What they don’t produce is rain. A volunteer firefighter who died last week was crushed after a fire tornado lifted a fire truck off the ground.

 

The devastating start to the fire season confirmed what scientists have been predicting: that Australia’s bush fires will become more frequent and more intense as climate change worsens. The country is normally hot and dry in the summer, but climate change, which brings longer and more frequent periods of extreme heat, worsens these conditions and makes vegetation drier and more likely to burn.

The catastrophic fire conditions have put an intense focus on the Australian government’s failure to reduce emissions of carbon dioxide, which traps heat when released into the atmosphere. Even as emissions continue to soar, the country, currently governed by a conservative coalition, has found it difficult to reach a political consensus on energy and climate change policy. Those politics, in part, are influenced by Australia’s long mining history and its powerful coal lobby.

Source : American and Australian newspapers.

Last minute: According to the Australian Bureau of Meteorology (BOM), the average annual temperature in Australia has reached a record level since the start of the surveys in 1910. With + 1.52°C above the 1960-1990 average, 2019 is ahead of the previous maximum observed in 2013 with + 1.33°C.
The annual temperature in 2019 was 23.3°C, whereas the average was 21.8°C over the period 1960-1990. In 1910, the first year of the records, the temperature was only 21.3°C, two degrees lower than in 2019.

Incendies de végétation en Australie vus depuis l’espace à la mi décembre (Source : NASA)

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On peut voir sur cette page de Twitter plusieurs images des glaciers néo-zélandais, habituellement blancs, qui ont pris une nuance de couleur caramel.

https://twitter.com/Rachelhatesit/status/1212149468579028993

 

Taxes sur les carburants et transition énergétique : les glaciers vont continuer à fondre !

Officiellement, le gouvernement indique que l’augmentation du prix des carburants servira à financer la transition énergétique. Certains analystes ont cherché à vérifier si cela était vrai. La réalité n’est pas aussi reluisante ! En effet, contrairement à ce qu’affirme le gouvernement, seulement 20,5% de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques sert à financer la transition énergétique.

Les analystes ont décrypté le partage des 34 milliards de taxes perçues par l’Etat via la TICPE (Taxe Intérieure de Consommation sur les Produits Energétiques), alors que sur un litre de carburant affiché à 1,50 euro, le prix du pétrole ne pèse que 50 centimes.

Le montant des taxes sur le carburant alloué à la transition énergétique pour l’année 2018 s’élève à 7 milliards d’euros, soit environ 20,5% des 34 milliards d’euros de la TICPE. Le reste de la cette taxe est partagée entre les régions, les départements qui s’en servent notamment pour financer le RSA ou l’apprentissage. Sans oublier la ponction de 13 milliards d’euros prise par l’Etat pour son budget général !

Avec l’augmentation de six centimes sur le litre de diesel, et trois centimes sur le litre d’essence, la TICPE devrait rapporter quatre milliards supplémentaires en 2019, pour un total de 38 milliards d’euros. Malheureusement, ce surcroît de recettes ne sera pas affecté à la transition énergétique mais au budget de l’Etat qui est en déficit de 60 milliards d’euros !

De là à dire que le gouvernement français se moque de l’écologie, il n’y a qu’un pas que j’aurais tendance à franchir !

Source : Europe 1.

Photo: C. Grandpey

Une capitale de rechange pour les Philippines // A backup capital for the Philippines

drapeau-francaisAvec les catastrophes naturelles à répétition qui paralysent régulièrement le gouvernement à Manille, les autorités philippines ont décidé de mettre en place une capitale provisoire. Le site choisi est la base aérienne de Clark, endommagée en 1991 par l’éruption du Pinatubo.
Les Philippines sont souvent durement touchées par les tempêtes, les éruptions volcaniques et d’autres catastrophes naturelles. Récemment, les autorités ont évacué plus de 700 000 personnes lorsque le typhon Melor a frappé le pays. Quelques jours plus tard, les écoles ont été fermées dans la grande région de Manille et dans la banlieue quand un violent orage a provoqué de gros embouteillages à cause des inondations dans la capitale.
C’est la raison pour laquelle le gouvernement philippin prévoit de transformer Clark City en une capitale de secours, avec des infrastructures pour les agences gouvernementales, la banque centrale et les échanges financiers.
Les organismes gouvernementaux et la banque centrale ont été invités en septembre 2015 à mettre en place à Clark des centres de continuité d’activité. La Bases Conversion and Development Authority (BCDA) [organisme qui gère les bases militaires désaffectées] a alloué entre 100 et 200 hectares à cet effet.
Le gouvernement du Président Benigno Aquino a fait de la gestion des catastrophes une priorité, surtout après le passage du super typhon Haiyan qui a tué plus de 6 000 personnes et détruit une ville entière en 2013. Le gouvernement a organisé une journée de sensibilisation aux séismes en juillet à Manille, considérée comme l’une des villes au monde les plus menacées par les catastrophes naturelles. .
La BCDA envisage de construire une ligne ferroviaire de 85 kilomètres (3,6 milliards de dollars) entre Clark City et Manille. Le financement pourrait être assuré par un accord de partenariat public-privé ou par un contrat négocié.
Lorsque l’armée américaine a quitté la base en 1991, une partie de celle-ci a été utilisée comme zone économique. Elle dispose d’un aéroport international et se trouve à proximité du port de Subic, ce qui est idéal pour une capitale provisoire.
Source: The Washington Post.

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drapeau-anglaisWith natural disasters regularly crippling the government in Manila, the Philippines is building an alternate capital. Its chosen site is the Clark Air Base that was damaged in 1991 by the Mount Pinatubo eruption.
The Philippines are a country among the worst affected by storms, volcanoes and other natural disasters. Recently, Philippine authorities evacuated more than 700,000 people as Typhoon Melor made its landfall. A few days later, schools were shut in the greater Manila area and nearby cities when a storm led to major traffic jams with floods across the capital.
This is the reason why the Philippine government plans to turn Clark City into a backup capital, complete with facilities for government agencies, the central bank and financial exchanges.
Government agencies and the central bank were asked in September to put up business continuity centres in Clark and the Bases Conversion and Development Authority (BCDA) is allotting between 100 and 200 hectares for these.
The government of outgoing President Benigno Aquino has made disaster resiliency a priority, particularly after Super Typhoon Haiyan killed more than 6,000 people and destroyed an entire city in 2013. The government held an earthquake drill in July in Manila, ranked among the world’s 10 most disaster-prone cities.
BCDA is planning to build a 3.6-billion-dollar, 85-kilometre railway to help connect Clark to Manila. The agency could implement that via a public-private partnership deal or through a negotiated contract.
When the U.S. military left in 1991, parts of Clark Air Base were used as an economic zone. It has an international airport and is near Subic seaport, making it ideal as an alternate capital.
Source : The Washington Post.

Pinatubo

Nuage de cendre du Pinatubo en 1991 (Crédit photo: Wikipedia)

Cotopaxi (Equateur)

drapeau francaisAlors que le Cotopaxi continue à émettre des panaches de cendre avec des retombées sur plusieurs localités, le président équatorien Rafael Correa affirme que son gouvernement est prêt à faire face à une éventuelle éruption du volcan. Le gouvernement équatorien a alloué une somme de 500 millions de dollars en fonds d’urgence en cas d’activité volcanique plus intense. Sa priorité est de « garantir la sécurité des familles dans l’éventualité d’une éruption. » Le Président a fortement recommandé aux personnes vivant à proximité du volcan d’assister aux cours de formation aux situations d’urgence dispensés par le gouvernement.
L’activité récente de Cotopaxi a incité les autorités à déclarer l’état d’urgence nationale. Cela permettrait au gouvernement de consacrer tous les fonds nécessaires aux secours et aux évacuations. Les glissements de boue et de terrain sont une préoccupation majeure pour la région du Cotopaxi et on estime que 325.000 personnes pourraient être immédiatement affectées en cas d’intensification de l’activité volcanique. Les agriculteurs indiquent que la cendre présente déjà un gros problème pour l’élevage.

Dans le même temps, l’opposition organise de violentes manifestations contre le gouvernement en place et promet de bloquer les routes, ce qui serait bien sûr un problème en cas d’éruption et d’évacuations. Dans une telle situation, les Equatoriens ne doivent pas oublier que le volcan est le maître des lieux et qu’il est capable de mettre tout le monde d’accord!
Source: El Telegrafo.

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drapeau anglaisWhile Cotopaxi keeps emitting ash plumes with ashfall on several communities, Ecuador’s President Rafael Correa says his government is prepared for a possible eruption of the volcano. The Ecuadorean government has earmarked US$500 million in emergency funding to face volcanic activity. Its priority is “to ensure families are safe in the event of an eruption”. The President urged people living near the volcano to attend the government’s emergency training courses.

Cotopaxi’s recent activity has spurred authorities to declare a national state of emergency. This would allow the government to dedicate all the funds that would be necessary for relief and evacuation efforts. Land and mudslides are a major concern for the surrounding area and an estimated 325,000 people could be immediately affected by heightened volcanic activity. Farmers around the volcano say the ash is already affecting livestock.

Meantime, the opposition is organising violent demonstartions against the government and promises to block the roads, which would be a problem in case of an eruption with evacuations. Should such a situation occur, Ecuadirians need to remember the volcano is the master of the place and it is able to destroy everything around.

Source : El Telegrafo.

Source: Instituto Geofisico.