Nouveaux témoignages sur la fonte de l’Arctique // New evidence about Arctic melting

Aujourd’hui, avec la pandémie de COVID-19, de nombreuses missions scientifiques sont annulées en raison du risque de contamination, notamment à bord des navires de recherche. Cependant, deux chercheurs américains ont réussi à visiter l’Arctique en octobre 2020 et ont été surpris par ce qu’ils ont découvert. Ils expliquent que les zones qui n’étaient auparavant accessibles à cette période de l’année qu’avec un brise-glace sont devenues des eaux libres. Ils avaient emporté des sous-vêtements chauds mais n’ont pas eu à s’en servir.

Au cours des dernières années, les deux chercheurs étaient souvent accompagnés de bénévoles qui espéraient pouvoir observer des morses. De nos jours, sans glace de mer pour se reposer et moins de palourdes à manger, les animaux ont opté pour des séjours en colonies sur les plages.

Au cours de leur navigation, les chercheurs ont rencontré de gros bateaux de pêche qui remontaient vers le nord à la recherche de morue du Pacifique. Ils ont aussi croisé un porte-conteneurs qui empruntait, grâce à la fonte de la glace, la nouvelle voie de navigation entre le Québec et la Corée. Il n’a neigé qu’une seule fois au cours de leurs trois semaines sur l’eau.

Ces observations confirment ce que nous savions déjà : alors que le reste du monde se réchauffe en moyenne de plus de 1°C à cause du changement climatique d’origine humaine, l’Arctique se réchauffe beaucoup plus rapidement. Les chercheurs ont découvert que les eaux de surface présentaient une température de 3°C au-dessus de la normale.

Pour effectuer leur voyage dans l’Arctique, les deux scientifiques ont dû respecter des règles strictes. Ils se sont mis en quarantaine chez eux dans le Maryland, puis à nouveau à Anchorage avant de prendre l’avion pour Nome et de monter à bord du navire de recherche. L’équipage du Norseman II était en mer depuis huit mois, en raison de restrictions strictes sur les lieux d’accostage. Ils ont prolongé leur temps à bord pour accueillir les chercheurs. Ces derniers ont recueilli des échantillons et collecté des données pour leurs collègues dans l’impossibilité d’effectuer leurs missions habituelles.

Les changements dans l’Arctique à cause du changement climatique et de la fonte de la glace de mer auront des conséquences graves pour la vie marine. En effet, le manque de glace de mer entraîne la prolifération d’une plus grande quantité d’algues, y compris celles qui peuvent être toxiques et même mortelles. Les palourdes se nourrissent des algues toxiques ; les morses, les canards plongeurs et les humains mangent à leur tour les palourdes. C’est un réel problème car les populations indigènes le long de la côte de l’Alaska dépendent des palourdes pour leur alimentation.

Une étude publiée en 2020 a révélé que les communautés marines de l’Arctique pacifique subiront de profonds changements à cause du réchauffement et de la réduction de la glace de mer. Les espèces les plus grandes qui vivent plus longtemps vont probablement migrer vers le pôle d’ici la fin du siècle et perturber de ce fait le réseau trophique. Ces changements seront particulièrement difficiles à supporter pour les communautés autochtones qui vivent en Alaska depuis des milliers d’années. Elles doivent maintenant faire face à une glace de mer instable et chasser des animaux qui ne cessent de se déplacer.

Source: The Guardian.

On peut ajouter à ces observations que l’élévation du niveau de la mer affecte profondément les communautés autochtones le long des côtes. En raison du manque de glace de mer qui faisait obstacle aux vagues lors des tempêtes, le littoral s’érode et recule rapidement. Il s’érode si vite que certaines communautés ont dû être déplacées à l’intérieur des terres, loin de leurs zones de pêche dans l’Océan Arctique.

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Today, with the COVID-19 pandemic, many scientific missions are cancelled because of the risk of contamination, especially on board the research ships. However, a pair of American researchers managed to visit the Arctic in October 2020 and were surprised at what they discovered. They explain that areas that were previously accessible at that time of the year only with an ice-breaking ship had become open water. They had taken long underwear along with them but never put it on.

In years past, the two researchers were usually accompanied by volunteers who expected to see walruses. But with no sea ice to perch on and fewer clams to eat, the animals have moved in colonies to more comfortable accommodations on the beaches.

On their way, the research team saw huge fishing boats searching farther north for Pacific cod, and a container ship travelling a newly melted route from Quebec to Korea. It snowed only once during their three weeks on the water.

These observations confirm what we already knew: while the world on average has warmed more than 1°C because of human-caused climate change, the Arctic is heating much faster. The researchers found the shallow waters were up to 3°C hotter than is typical throughout the water column.

To perform their trip in the Arctic, the two scientists agreed to strict rules. They quarantined at home in Maryland and then again in Anchorage before flying by plane to Nome and boarding the research vessel. The crew of the Norseman II had been at sea for eight months, due to tight restrictions on where they could dock. They extended their time out to accommodate the researchers. The two researchers also obtained samples and collected data for their colleagues who could not make their usual journeys.

The changes in the Arctic due to climate change and the melting of the sea ice will have serious and probably dangerous consequences for the marine life  Indeed, the lack of sea ice is leading to higher levels of algal production, including the kind that can be deadly. Clams eat the toxic algae, and walruses, diving ducks and humans eat the clams. It is a problrm because indigenous populations along the Alaska coast depend on clams for food.

One study published in 2020 has found that marine communities in the Pacific Arctic will see profound changes in response to warming and reductions in sea ice. Larger species that live longer are likely to move toward the pole by the end of the century, disrupting the food web.

The changes will be particularly hard to endure for indigenous communities that have been in Alaska for thousands of years and are now coping with unstable sea ice and trying to hunt animals that are moving.

Source : The Guardian.

One can add to these observations that rising sea levels are deeply affecting indigenous communities along the coasts. Because of the lack of sea ice that was an obstacle to the waves during the storms, the coastline is eroding and retreating rapidly. It is retreating so fast that some communities had to be relocated farther inland, away from their fishing grounds in the Arctic Ocean.

Photo : C. Grandpey

Les richesses de l’Antarctique // Antarctica’s wealth

On peut lire aujourd’hui de nombreux articles sur l’Antarctique, notamment sur l’impact du réchauffement climatique dans la région. Cependant, il est rarement fait allusion à l’histoire et à la richesse de ce continent.

Un article publié dans The Conversation nous explique qu’il y a 200 ans, le 17 novembre 1820, Nathaniel Palmer, capitaine d’un navire en provenance du Connecticut, est arrivé en vue du continent antarctique. Contrairement aux explorateurs Edward Bransfield et Fabian von Bellingshausen, Palmer était un chasseur de phoques et il a rapidement vu le profit qu’il pourrait tirer des riches terrains de chasse de la Péninsule antarctique.

Au cours des deux siècles qui ont suivi, l’Antarctique a connu une série de péripéties commerciales, scientifiques et diplomatiques. Certains pays ont tenté de revendiquer une partie du continent dans la première moitié du 20ème siècle. Aujourd’hui, la région est régie par le Traité sur l’Antarctique. Bien que le Traité prétende contrôler l’Antarctique dans l’intérêt de « toute l’humanité », certains pays y ont tiré davantage de profits que d’autres. Alors que l’exploitation minière est actuellement interdite en vertu du Traité sur l’Antarctique et que l’époque de la chasse au phoque et à la baleine est révolue, les ressources marines vivantes de l’Antarctique sont toujours exploitées à ce jour.

Nathaniel Palmer a été suivi par de très nombreuses autres expéditions de chasse au phoque, principalement en provenance des États-Unis et de Grande-Bretagne. Elles ont méthodiquement tué des otaries à fourrure le long des côtes de l’Antarctique, amenant rapidement les populations au bord de l’extinction. La fourrure de phoque était utilisée pour les vêtements aux 18ème et 19ème siècles dans de nombreuses régions du monde et constituait une partie importante du commerce américain et européen avec la Chine au 19ème siècle. Avant 1833, au moins 7 millions d’otaries à fourrure ont été tuées en Antarctique. Les éléphants de mer étaient également chassés pour leur graisse qui pouvait être transformée en huile.

La chasse au phoque a rapidement décliné dans les années 1960 suite à une évolution des mentalités et à l’arrivée d’autres matériaux tels que les plastiques qui pouvaient être utilisés dans la fabrication de vêtements synthétiques chauds et de lubrifiants à base de pétrole. Par-dessus tout, la diffusion d’images montrant le massacre des bébés phoques au Canada au début des années 1960 a scandalisé la population nord-américaine et européenne, et a provoqué un changement rapide de comportement envers le phoque. La Convention pour la Conservation des Phoques de l’Antarctique a été signée en 1972 ; elle réglementait l’abattage à grande échelle des phoques par toutes les nations présentes dans la région. Aujourd’hui, la population d’otaries à fourrure a rebondi, avec une colonie de plus de 5 millions d’animaux dans la seule Géorgie du Sud, bien que les effectifs soient en diminution depuis l’an 2000. La population d’éléphants de mer a elle aussi rebondi, avec une population stable estimée à 650 000 animaux depuis le milieu des années 1990.

Les baleines étaient si nombreuses au large de l’Antarctique qu’elles attiraient des flottes de baleiniers en provenance de nombreux pays. D’abord sont arrivés les navires norvégiens et britanniques, qui ont ensuite été rejoints par d’autres d’Allemagne, de Russie, des Pays-Bas et du Japon. La chasse à la baleine se déroulait déjà dans l’Océan Austral au 19ème siècle, mais ce n’est que dans la première moitié du 20ème siècle que les baleines ont été chassées jusqu’à leur extinction. Au 19ème siècle, l’huile de baleine était principalement utilisée comme combustible pour l’éclairage. Ensuite, après 1910, de nouvelles utilisations ont été trouvées pour l’huile, y compris dans la fabrication de lubrifiants industriels et de graisses à usage alimentaire. En 1946, il a été décidé, à l’échelle internationale, de protéger les cétacés. L’objectif de la Commission baleinière internationale créée cette année-là était «d’assurer la bonne conservation des stocks de baleines et de permettre ainsi le développement ordonné de l’industrie baleinière».

Dans les années 1960, comme pour les phoques auparavant, l’attitude du public envers les baleines a commencé à changer lorsque les écologistes ont révélé qu’il s’agissait de créatures très intelligentes et sociables qui chantaient dans les profondeurs de l’océan. La plupart des pays ont cessé la chasse à la baleine dans l’Antarctique à la fin des années 1960.

Contrairement à la chasse à la baleine, la riche vie marine de l’Antarctique continue d’être exploitée aujourd’hui. En particulier, le krill  a commencé à être pêché dans les années 1970. Il s’agit d’un petit crustacé ressemblant à une crevette qui est utilisé dans les suppléments nutritionnels et les aliments pour animaux de compagnie. La Norvège, la Chine, la Corée du Sud et le Chili sont ses plus gros exploitants.

Les baleines, les phoques, les oiseaux et autres poissons dépendent du krill, ce qui en fait un élément essentiel de l’écosystème marin antarctique. Alors que le krill est actuellement abondant, on ne sait pas quelles seront les conséquences de la réduction de la glace de mer et l’évolution des schémas migratoires des prédateurs qui s’en nourrissent. Même si le krill reste abondant, le changement climatique a un impact rapide sur la stabilité écologique de l’Antarctique. Alors que les grandes campagnes environnementales tentent de sensibiliser à la fragilité de ce continent, la plupart des consommateurs ne connaissent probablement même pas la provenance de produits dans leurs assiettes. Les populations de baleines et de phoques continuent de se rétablir après la surexploitation du passé, mais les impacts futurs des pratiques de la pêche et du changement climatique accentuent la fragilité de ce continent.

Source: The Conversation.

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Many articles can be read today about Antarctica, expecially about the impact of global warming. However, little is said about the history and the wealth of this continent.

An article released in The Conversation explains that 200 years ago, on November 17th 1820, Connecticut ship captain Nathaniel Palmer spotted the Antarctic continent. Unlike explorers Edward Bransfield and Fabian von Bellingshausen, Palmer was a sealer who quickly saw economic opportunity in the rich sealing grounds on the Antarctic Peninsula.

In the two centuries that followed, Antarctica has seen a range of commercial, scientific and diplomatic developments. Some countries attempted to claim territory on the continent in the first half of the 20th century. Today the region is governed through the Antarctic Treaty.

Although the Treaty claims to govern Antarctica in the interests of all “mankind,” some countries have gained greater benefits from the region than others. While mining is currently banned under the Antarctic Treaty and the days of sealing and whaling are over, Antarctica’s marine living resources are still being exploited to this day.

Nathaniel Palmer was followed by a rush of other sealing ships, mostly from the United States and Britain that methodically killed fur seals along Antarctic beaches, rapidly bringing populations to the brink of extinction. Seal fur was used for clothing in the 18th and 19th centuries in many parts of the world and was an important part of U.S. and European trade with China in the 19th century. Before 1833, at least 7 million fur seals were killed in the Antarctic and sub-Antarctic. Elephant seals were also hunted, but for their blubber, which could be converted into oil.

Sealing rapidly declined in the 1960s, owing to a mix of evolving cultural sentiments and the availability of other materials, such as plastics, that could be made into warm synthetic clothing and petroleum-based lubricants. Above all, the broadcast of footage showing Canadian sealing in the early 1960s scandalized North American and European citizens and prompted a quick shift in attitudes toward sealing. The Convention for the Conservation of Antarctic Seals was signed in 1972, regulating the large-scale slaughter of seals for all nations in the region. Today, the population of fur seals has rebounded, with a colony of over 5 million on South Georgia alone, though numbers have declined since 2000. Elephant seals, too, have largely rebounded, with an estimated stable population of 650,000 since the mid-1990s.

The whaling grounds off Antarctica were so rich they drew fleets from many nations. First came Norwegian and British companies, later to be joined by others from Germany, Russia, the Netherlands and Japan. Whaling had occurred in the Southern Ocean in the 19th century, but it was not until the first half of the 20th century that whales were hunted to near extinction in the region. In the 19th century, whale oil was used primarily for lamp fuel. But after 1910, new uses were found for the oil, including as industrial lubricants and edible fats. In 1946, international efforts were made to protect whales. The goal of the International Whaling Commission created that year was “to provide for the proper conservation of whale stocks and thus make possible the orderly development of the whaling industry.” But, again in the 1960s, public attitudes toward whales, like seals, began to change when environmentalists revealed they were highly intelligent, sociable creatures that sang in the ocean depths. Most nations ceased whale hunting in the Antarctic by the end of the 1960s.

Contrary to whale hunting, Antarctica’s rich marine life continues to be exploited today. Krill began to be fished in the 1970s. Krill, a small shrimp-like crustacean, is used in nutritional supplements and pet foods. Norway, China, South Korea and Chile are its biggest harvesters.

Whales, seals, birds and other fish rely on krill, making them essential to the Antarctic marine ecosystem. While krill is currently plentiful in the Antarctic, it is unclear how much the reduction of sea ice and the changing migration patterns of predators who feed on it are affecting their populations. Even though sustainable harvesting is possible now, climate change is rapidly undermining Antarctic’s ecological stability. While major environmental campaigns try to raise awareness of Antarctica’s fragility, most consumers of its products likely do not even know their provenance. Whale and seal populations continue to recover from past overexploitation, but the future impacts of current fishing practices and climate change are uncertain.

Source : The Conversation.

Source : Wikipedia

Le réchauffement climatique met à mal une capsule temporelle dans l’Arctique // Global warming causes problems to a time capsule in the Arctic

Depuis les années 1990, on assiste à une fonte accélérée de la banquise arctique sous les coups de boutoirs du réchauffement climatique. La glace de mer rétrécit comme peau de chagrin et sa perte de surface bat des records d’année en année. Les mesures du mois d’octobre 2020 montrent que la banquise a perdu 8,2% de sa superficie en seulement dix ans.

Au mois de novembre 2020, la presse a fait état d’un événement qui confirme la vitesse de fonte de la glace dans l’Arctique. Tout commence par un simple fait divers. Alors qu’ils se promenaient sur les plages du comté de Donegal (Irlande), deux surfeurs de la région ont découvert un objet pour le moins déconcertant. Il s’agissait d’un cylindre en acier qui, à première vue, ressemblait à une pièce perdue par un bateau. En y regardant mieux, ils ont découvert des inscriptions  rédigées en russe et ont tout d’abord cru qu’il s’agissait d’un engin explosif, mais à la vue de la date inscrite, ils en ont déduit qu’il pouvait s’agir des cendres d’un défunt. Ils ont donc décidé de ne pas ouvrir l’objet.

Les deux hommes ont demandé à un ami russe de leur traduire les inscriptions sur le cylindre. La traduction a révélé qu’il s’agissait en fait une capsule temporelle, autrement dit un concept qui consiste à enterrer des objets du présent pour qu’ils soient redécouverts plusieurs générations plus tard.

Les deux surfeurs se demandèrent d’où pouvait venir ce cylindre en acier.  Son origine se trouvait à bord du brise-glace russe  50 Let Pobedy (en russe : 50 лет Победы) – ou en français « les 50 ans de la Victoire » – où plusieurs explorateurs de l’Arctique avaient décidé d’emprisonner la capsule dans un de ces nombreux blocs de glace qui flottent à la surface de l’Océan Arctique. Le brise-glace nucléaire de la marine russe parcourt les mers du Nord depuis 2007. Il est capable d’embarquer jusqu’à 140 passagers – scientifiques et touristes – ainsi que 128 membres d’équipage à travers les eaux gelées de l’Arctique.

La capsule temporelle a été emprisonnée dans les glaces de l’Arctique en 2018 et elle a été retrouvée deux ans seulement après y avoir été déposée, alors que la majorité de l’équipage du brise-glace pensait la revoir d’ici 30 à 50 ans. Le réchauffement climatique en a décidé autrement ; la capsule a refait surface dans le nord-ouest de l’Irlande à plus de 3.800 kilomètres de sa cage de glace, seulement deux ans après y avoir été emprisonnée.

L’idée de départ pour les passagers du brise-glace russe était d’enfermer une capsule temporelle dans les glaces de l’Arctique pour les futures générations. À l’intérieur, ils avaient déposé des lettres, des cartes postales, des photos, signes d’un passé plus ou moins lointain. Parmi les objets présents dans la capsule, il y a une lettre rédigée en anglais et datée du 4 août 2018 ; elle rend compte de la situation de l’époque, « Devant nous, s’étend à perte de vue une étendue glacée. Lorsque la capsule sera retrouvée, cela voudra probablement dire qu’il n’y a plus de glace dans cette partie de l’Arctique« . Raté !

Source : Médias d’information français.

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Since the 1990s, there has been an accelerated melting of the Arctic sea ice under the blows of global warming. Sea ice is shrinking rapidly and its loss of surface is breaking records year after year. Measurements for October 2020 show that the sea ice has lost 8.2% of its area in just ten years.

In November 2020, the press reported on an event confirming the rate of ice melting in the Arctic. It all starts with a simple news item. While walking on the beaches of County Donegal (Ireland), two surfers from the region discovered a disconcerting object. It was a steel cylinder that, at first glance, looked like a piece of steel lost by a ship. Upon closer inspection, they discovered inscriptions written in Russian and at first believed that it was an explosive device, but seeing the date inscribed, they thought it could be an urn containing the ashes of a deceased. So they decided not to open the object.

The two men asked a Russian friend to translate the inscriptions on the cylinder for them. The translation revealed that it was, in fact, a time capsule, meaning a concept of burying objects in the present so that they can be rediscovered generations later.

The two surfers wondered where this steel cylinder could come from. Its origin was on board the Russian icebreaker 50 Let Pobedy (in Russian: 50 лет Победы) – or in French « 50 years of Victory » – where several Arctic explorers had decided to imprison the capsule in one of the many blocks of ice that float on the surface of the Arctic Ocean. The Russian Navy’s nuclear icebreaker has been traveling the northern seas since 2007. It is capable of carrying up to 140 passengers – scientists and tourists – as well as 128 crew members through the frozen waters of the Arctic.

The time capsule was trapped in the Arctic ice in 2018 and was found just two years after being dropped there, when the majority of the icebreaker crew believed to see it again within 30 to 50 years. years. Global warming has decided otherwise; the capsule resurfaced in northwestern Ireland more than 3,800 kilometres from its ice cage, just two years after being imprisoned there. The original idea for the passengers of the Russian icebreaker was to enclose a time capsule in the Arctic ice for future generations. Inside, they had left letters, postcards, photos, signs of a more or less distant past. Among the objects in the capsule, there is a letter written in English and dated August 4th, 2018; it describes the environment at the time, « Ahead of us lies an expanse of ice as far as the eye can see. When the capsule is found, it will probably mean that there is no more ice in this part of the Arctic « .

Source: French news media.

Le brise-glace russe (Source : Wikipedia)

Émissions et Concentrations de CO2

Les médias ne cessent de le répéter : l’épidémie de coronavirus a un effet bénéfique sur les ÉMISSIONS de CO2 dans le monde. Comme cela était prévisible – et s’était déjà produit pendant le confinement de printemps – les émissions de CO2 dues aux combustibles fossiles et à l’industrie ont chuté à travers le monde au cours de l’automne. Selon une analyse préliminaire du Global Carbon Project, ces émissions devraient chuter de 7% en 2020.

Le pic de diminution des émissions de CO2 en 2020 s’est produit au mois d’avril, lorsque les mesures de confinement étaient à leur maximum, en particulier en Europe et aux Etats-Unis. Les émissions quotidiennes de CO2 fossile ont alors chuté de 17% dans le monde. Elles ont augmenté par la suite et leur niveau est actuellement presque semblable à celui de la fin de 2019.

Les émissions de CO2 ont certes décliné au niveau mondial pendant la pandémie, mais les CONCENTRATIONS de ce gaz dans l’atmosphère ont continué d’augmenter. Elles ont progressé d’environ 2,5 parties par million (ppm) en 2020, et devraient atteindre 412 ppm en moyenne sur l’année. Il ressort que malgré la crise sanitaire, la hausse est proche de celle de 2019, année où la croissance avait été de 2,46 ppm.

Il faut bien faire la distinction entre émissions et concentrations. Les émissions représentent ce qui entre dans l’atmosphère en raison des activités humaines, alors que les concentrations indiquent ce qui reste dans l’atmosphère au terme des interactions entre l’air, la biosphère et les océans

Voici quelques chiffres intéressants sur les émissions de CO2 pendant la crise sanitaire :

Le secteur des transports de surface a connu la plus forte baisse des émissions de CO2 en 2020. Les émissions des transports en surface – qui représentent 21 % des émissions mondiales – ont été réduites de moitié au plus fort des confinements liés au coronavirus. Ce secteur représente la plus grande part de la diminution mondiale des émissions.

Les émissions du secteur de l’aviation – 2,8 % des émissions mondiales – ont été réduites d’environ 75 % au plus fort des confinements. Toutefois, l’effet a été moindre que celui des émissions des transports de surface, car l’aviation ne représente que 2,8 % des émissions mondiales.

Les émissions de l’industrie – qui représentent 22 % des émissions mondiales – ont été réduites de 30 % lors du pic de la première vague.

Les émissions provenant de la production d’électricité – soit 44 % des émissions mondiales – ont été réduites de 15 %  au plus fort des fermetures liées au coronavirus, tandis que les émissions provenant du secteur résidentiel n’ont pas beaucoup changé.

Avec les perturbations liées à la covid-19, la réduction des émissions de l’industrie dans le monde entier semble se poursuivre, mais il faut être prudent. En effet, dernières données disponibles pour le mois d’octobre montrent que les émissions industrielles en Chine et au Brésil ont suffisamment augmenté pour compenser les réductions des émissions ailleurs sur le globe au cours de ce mois.

Source : Global Carbon Project, global-climat.

Il ne faut guère se faire d’illusions. Une fois la crise sanitaire terminée dans le monde, l’économie connaîtra un boom de reprise et les émissions de CO2 augmenteront de plus belle. La baisse des concentrations de ce gaz dans l’atmosphère n’est pas pour demain. Comme je l’ai déjà expliqué, même si, par un coup de baguette magique, les émissions de CO2 chutaient aujourd’hui, il faudrait attendre plusieurs décennies pour que l’atmosphère se purifie et pour que le réchauffement climatique prenne une autre tournure.

Evolution des concentrations de CO2 au sommet du Mauna Loa au cours des 5 dernières années (Source : NOAA)