Gaz carbonique et méthane : pour enfoncer le clou !

Un article publié sur le site de France Info le 13 octobre 2026 nous apprend que les émissions de gaz à effet de serre devraient baisser de 2,8% en France en 2026, soit un recul plus marqué que celui enregistré en 2025 (-2,1%). Les émissions nationales sont estimées à 349,4 millions de tonnes équivalents CO2 en 2026.

Selon le Centre Interprofessionnel Technique d’Études de la Pollution Atmosphérique (CITEPA), organisme chargé d’établir le bilan officiel des émissions françaises, le secteur des transports, qui représente environ un tiers des émissions françaises, contribue fortement à cette baisse. « Sur l’ensemble de l’année 2026, les émissions du secteur devraient diminuer de 4,8%. » L’organisme explique cette diminution par la forte baisse des ventes de gazole (-7,3%) observée au premier semestre 2026, en lien avec la guerre au Moyen-Orient et la flambée des prix à la pompe. Ce carburant est utilisé par plus des deux tiers des véhicules routiers. À noter le silence radio à propos des véhicules électriques dans le domaine du transport routier !

Le secteur du bâtiment contribue lui aussi à cette baisse, avec un recul de 5,9% des émissions prévu en 2026. Cette baisse s’explique principalement par le recul des émissions liées au chauffage, à l’eau chaude sanitaire et à la cuisson dans les bâtiments résidentiels et tertiaires, notamment en lien avec la baisse de la consommation de gaz naturel.

Selon le CITEPA, malgré cette baisse de 2,8% prévue en 2026, le rythme de réduction des émissions reste « toutefois nettement inférieur à la réduction annuelle moyenne nécessaire pour atteindre les objectifs climatiques à l’horizon 2030 »..

Je suis désolé d’insister, mais à l’échelle planétaire, ce ne sont pas les émissions de CO2 ou de méthane qu’il faut prendre en compte, mais leurs CONCENTRATIONS dans l’atmosphère, même si les unes conditionnent forcément les autres. Les chiffres ne sont pas bons.

Je communique les relevés des concentrations de CO2 et de CH4 quasiment quotidiennement sur mon blog. Le 13octobre, les concentrations de CO2 étaient supérieures à 426 ppm.

Sur une année, les concentrations de CO2 sont passées de 423,90 ppm en octobre 2025 à 426,71 ppm en octobre 2026). 

 

Les concentrations de CH4 atteignaient 1934,57 ppb en juin 2026), contre 1929,17 en juin 2025.

 

Il n’est guère surprenant de voir les concentrations de gaz polluants augmenter quand on voit ce qui se passe en Indonésie en ce moment. Amplifiés par le phénomène El Niño, les incendies ont ravagé de vastes étendues de forêts et de tourbières, principalement à Bornéo, mais aussi à Sumatra et en Papouasie. Dans ces régions, la population suffoque sous une fumée toxique qui s’est propagée en Malaisie voisine, ainsi qu’à Singapour et jusqu’aux Philippines. En conséquence, des vols sont annulés entre Kuala Lumpur et Singapour. La Malaisie a également fermé des écoles dans certaines zones du pays, notamment la capitale Kuala Lumpur, et Singapour a réduit le coût des frais médicaux pour les maladies respiratoires liées à ces fumées.

Dans de telles conditions, les émissions de gaz à effet de serre par le transport routier français ne pèsent pas lourd dans la balance. Mais, bien sûr, nos dirigeants se désintéressent totalement du réchauffement climatique et la COP31 qui va avoir lieu en Turquie au mois de novembre sera comme les précédentes : elle de débouchera sur aucune mesure contraignante pour essayer de réduire le problème.

S’adapter au réchauffement climatique, c’est bien, mais prendre des mesures d’anticipation pour éviter que la situation dégénère, ce serait encore mieux !

Source : France Info.

El Niño, l’Europe de l’Ouest et la France

Concentrations de CO2 : 426,71 ppm (9 octobre 2026), contre 423,90 ppm en octobre 2025.   

Concentrations de CH4 : 1934,57 ppb (juin 2026), contre 1929,17 en juin 2025.

On parle beaucoup d’El Niño ces jours-ci. Pour rappel, il s’agit un phénomène climatique naturel caractérisé par un réchauffement anormal des eaux de surface dans le centre et l’est de l’océan Pacifique équatorial. En 2026, il est particulièrement puissant et va même s’intensifier ces prochains mois, jusqu’à atteindre son pic en décembre, avec une possibilité de persistance jusqu’au mois de février 2027, ce qui pourrait en faire l’un des épisodes les plus intenses depuis au moins 1950, selon l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM).

Source: OMM

 El Niño devrait générer des températures supérieures à la moyenne sur une grande partie du globe et modifier les régimes de précipitations, augmentant ainsi les risques de sécheresse et d’inondations dans différentes régions.

Les températures à la surface de la mer dans la « région Niño 3.4 », une zone de référence dans le Pacifique, ont nettement augmenté ces derniers mois, passant d’une moyenne de +1,6°C au-dessus de la normale en juin 2026 à +2,5°C au-dessus de la normale en août 2026. Pour les mois d’octobre, novembre et décembre, ce chiffre devrait atteindre environ +3,7°C et culminer autour du mois de décembre.

Il faut savoir que El Niño n’apporte pas de chaleur supplémentaire à la planète. Il libère la chaleur que l’océan a déjà emmagasinée sous la surface. C’est pourquoi un phénomène de forte intensité donne lieu à une année très chaude.

El Niño provoque déjà des conditions climatiques extrêmes. Ainsi, en Amérique centrale, une sécheresse provoque champs arides, récoltes en baisse et pertes de bétail. La Californie suffoque sous des vagues de chaleur. En Inde, de fortes perturbations de la mousson compromettent les cultures.

Le phénomène El Niño n’influe normalement pas sur la météo en Europe, mais son intensité cette année est telle que, conjuguée avec le réchauffement climatique, des scientifiques craignent des conséquences inédites. L’Europe n’est pas comprise dans la ceinture tropicale, mais ce que les climatologues appellent « les téléconnexions atmosphériques » peuvent atteindre le Vieux continent en passant par le Pacifique nord et l’Amérique du Nord, et en perturbant ensuite le jet-stream qui traverse l’Atlantique et apporte des tempêtes sur l’Europe, ou bien en arrivant par l’Atlantique tropical et l’Afrique et en remontant sur l’Europe par la stratosphère. Mais au final, on n’observe pas de lien systématique entre El Niño et le climat européen.

En étudiant sur les 50 dernières années l’ensemble des hivers coïncidant avec des épisodes El Niño, les scientifiques constatent que sur l’Europe le début de l’hiver (novembre-décembre) est marqué par une faiblesse de pression de surface sur l’Atlantique Nord, avec en moyenne un peu plus de pluie et des températures plus tempérées sur l’Europe de l’ouest. En fin d’hiver (janvier-février), on a des températures plus faibles sur la Scandinavie et plus élevées sur la Méditerranée, et un peu plus de pluie sur le Sud-Ouest de l’Europe. Toutefois, ces effets ne sont pas systématiques et ne sont pas directement associés à l’intensité des épisodes.

Prudence tout de même car El Niño est tellement puissant en 2026 que l’on n’est pas à l’abri de surprises. En l’état actuel des connaissances, les scientifiques ne savent pas si un El Niño d’une intensité inédite peut menacer davantage l’Europe.

Source : OMM, Météo-France.

Vers un renforcement d’El Niño // El Niño is about to strengthen

Concentrations de CO2 : 428,24 ppm (30 juillet 2026)             

Concentrations de CH4 : 1937,86 ppb (mars 2026)

L’Organisation météorologique mondiale (OMM) sous l’égide des Nations unies vient de déclarer qu’El Niño devrait s’intensifier dans les semaines à venir et générer des chaleurs extrêmes à travers le monde. Ces prévisions interviennent alors qu’une chaleur accablante fait voler en éclats les records de température, de l’Europe à l’Asie.
Lors d’un épisode El Niño, des eaux chaudes s’accumulent dans l’est du Pacifique, ce qui provoque une hausse des températures à l’échelle de la planète et amplifie les effets du réchauffement climatique. El Niño a contribué aux chaleurs record de 2023 et 2024, les années les plus chaudes jamais enregistrées. Les prévisionnistes annoncent qu’un épisode El Niño intense devrait se mettre en place entre août et octobre 2026.
Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a déclaré : « La situation actuelle n’est qu’un avant-goût. El Niño se renforce et attise une planète déjà en proie aux flammes, marquée par des dômes de chaleur torrides, des incendies apocalyptiques et des températures océaniques record. »
Le 2 août 2026, la Corée du Sud a vu le mercure atteindre 42,5 °C, un record absolu pour le pays. L’agence météorologique sud-coréenne a exhorté la population à « cesser immédiatement toute activité en extérieur », et a ajouté que « les espaces intérieurs dépourvus de climatisation présentent un danger ».
Cette chaleur sans précédent a succédé à une vague de chaleur record en Europe occidentale, qui a connu son mois de juin le plus chaud jamais enregistré. La France a vécu sa journée la plus chaude de l’histoire, tandis que des stations météorologiques au Danemark, en Allemagne et en Pologne enregistraient de nouveaux records absolus. La chaleur a persisté en juillet, Ainsi,Barcelone a connu une température de 40,7 °C, un record pour la ville.
Ces vagues de chaleur, conjuguées à la sécheresse, ont alimenté d’immenses incendies en France, en Espagne et maintenant en Grèce. En France, plus de 200 000 personnes ont dû fuir leur domicile lors de ce que le président Emmanuel Macron a qualifié de pire crise liée aux incendies depuis la Seconde Guerre mondiale.
Aux États-Unis, en juillet 2026, une chaleur torride a enveloppé une grande partie du pays ; Salt Lake City a enregistré une température de 42,8 °C, un record historique pour la ville. Juillet 2026 sera probablement le mois le plus chaud jamais enregistré dans la partie continentale des États-Unis.
Source : OMM.

 

Températures en Europe eu cours de la deuxième moitié du mois de juin 2026 (Source: Copernicus)

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The U.N. World Meteorological Organization has just warned that El Niño is expected to intensify in the weeks ahead, fueling more severe heat across the globe. The forecast comes as blistering heat shatters temperature records from Europe to Asia.

During El Niño, warm waters pool in the eastern Pacific, driving hotter weather around the world, amplifying the impact of warming. El Niño drove record heat in 2023 and 2024, the hottest years ever recorded. Forecasters say a strong El Niño will take shape between August and October 2026. 

U.N. Secretary-General António Guterreshas just declared : « The current situation is only a warm-up act. El Niño is strengthening, adding fuel to a planet already on fire with scorching heat domes, apocalyptic wildfires, and record hot seas. »

On August 2, 2026, South Korea saw the mercury reach 42.5° C, its highest temperature on record. The South Korean weather agency urged people to « immediately stop all outdoor activities, » warning that even « indoor spaces without air conditioning are dangerous. »

The unprecedented heat came on the heels of a record hot spell in Western Europe, which endured its hottest June on record. France experienced its hottest day ever, while weather stations in Denmark, Germany, and Poland recorded new all-time highs. The heat persisted in July, with Barcelona seeing heat of 40.7°C, the hottest on record.

Hot spells combined with dry conditions to fuel massive wildfires across France, Spain, and now Greece. More than 200,000 people in France were forced to flee their homes in what French President Emmanuel Macron called the worst fire-related crisis since World War II.

In the U.S. In July 2026, scorching heat blanketed much of the country, and Salt Lake City recorded a temperature of 42.8°C, its highest on record. July 2026 will probably be the warmest month on record in the Contiguous U.S.

Source : WMO.

Réchauffement climatique : Chaleur et sécheresse devraient persister

À la mi-juillet 2026, la sécheresse de surface des sols en France était classée comme « extrême », le niveau le plus fort, sur près de la moitié du pays : l’extrême Nord, le Centre, le Centre-Ouest, le Bassin parisien, le Sud-Ouest, la région Rhône-Alpes et les Alpes du Sud. Plus inquiétant, une nette aggravation de la sécheresse de surface est prévue pour les prochains jours, ce qui signifie que c’est la quasi-totalité de la France qui est en passe d’être classée en sécheresse de niveau extrême, une situation inédite.

Depuis le 13 juillet 2026, 99 départements français sont touchés, en partie ou en totalité, par des restrictions d’eau. Un tel nombre de départements concernés est inédit depuis le mise en place de la carte nationale de suivi lancée en 2013.

Sur les quatre niveaux que comptent les arrêtés de restrictions (vigilance, alerte, alerte renforcée, crise), tous les départements de métropole sont concernés par au moins le 1er niveau.

Plus inquiétant encore, une trentaine de départements ont, au moins, une partie de leur territoire en situation de crise, le niveau maximal : les régions centrales sont les plus concernées, suivies du Sud-Ouest. Dans ces zones, sont interdits : l’arrosage des espaces verts et des potagers en journée, l’arrosage des pelouses et jardinières, l’arrosage des terrains de sport, le lavage des véhicules et l’alimentation des fontaines en eau. L’irrigation est aussi souvent suspendue pour l’agriculture, sauf exception.

Météo France estime que la faible humidité des sols que nous connaissons actuellement est en train de rejoindre les niveaux de la grande sécheresse de 1976. Dans certains départements, la situation est déjà bien plus grave que celle connue en 1976. Toutefois, une sécheresse ne se mesure pas seulement avec l’indice d’humidité des sols en surface, mais également avec ce qui se passe en profondeur.

Selon Météo France les niveaux des nappes phréatiques sont actuellement plus élevés que ceux de l’année 1976. Les nappes souterraines se sont en effet bien rechargées ces derniers mois grâce à un hiver 2025-2026 anormalement pluvieux. Toutefois le BRGM tempère cet optimisme et précise qu’à la fin du mois de juin 2026, les niveaux des nappes étaient satisfaisants pour seulement 46 % des points d’observation qui étaient légèrement au-dessus ou autour de la normale. 54 % des points d’observation étaient en dessous des normales. La situation des nappes phréatiques se dégrade et 93 % des niveaux sont en baisse. Il faut ajouter que certaines régions comme le Limousin avec des socles granitiques ne possèdent pas de nappes phréatiques, mais seulement des sources qui se tarissent très vite avec la sécheresse. C’est la cas du Plateau de Millevaches, autrement dit des mille sources.

Il faut ajouter que la saison estivale ne se prête pas au remplissage des nappes et Météo France indique qu’aucune amélioration n’est à attendre avant octobre. En raison de l’état actuel, et des prévisions, concernant la sécheresse de surface, ainsi que de la baisse en cours du niveau des nappes phréatiques, la perspective d’une sécheresse majeure tout au long de l’été 2026 semble absolument inévitable .

Selon les dernières prévisions météo, août s’annonce plus chaud et plus sec que la normale. Les températures devraient rester au-dessus des normales saisonnières, tandis que les précipitations resteraient limitées, faisant craindre une aggravation de la sécheresse dans plusieurs régions. Pour le moment (nous sommes le 22 juillet), il est encore trop tôt pour affirmer si cette chaleur prendra la forme d’une véritable canicule, comme cela a été annoncé par plusieurs agences météorologiques européennes.

Météo France explique que la France se trouve dans une configuration atmosphérique qui peine à évoluer depuis le début de l’été. Les hautes pressions continueraient de remonter régulièrement du Maghreb vers l’Europe occidentale, favorisant un temps souvent ensoleillé, chaud et peu perturbé sur notre pays. Si cette situation se confirme, les perturbations atlantiques auront du mal à s’imposer, limitant les épisodes de pluie à quelques orages localisés, notamment près des reliefs.

Dans la conclusions de ses prévisions, Météo France indique que « le signal d’un temps plus chaud et plus sec que la normale apparaît aujourd’hui suffisamment récurrent pour retenir l’attention des météorologues. Si cette tendance venait à se confirmer, la sécheresse pourrait continuer de s’aggraver dans de nombreuses régions au cours du mois d’août. «

Il faudrait ajouter que nous nous trouvons dans un contexte El Niño qui devrait se renforcer au cours du 2ème semestre 2026 jusqu’au printemps 2027. Un rafraîchissement des températures globales est donc peu probable.

Source : Météo France.