Janvier 2021 6ème mois de janvier le plus chaud // January 2021, sixth hottest January

Pénalisé par le phénomène de refroidissement La Niña dans le Pacifique équatorial oriental et par l’éclatement du vortex polaire, le mois de janvier 2021 affiche une forte baisse de température par rapport au mois de janvier 2020. C’est la conclusion du rapport de la NASA et de la NOAA qui prend en compte les températures à la surface de la terre et des océans.

Janvier 2021 confirme donc la baisse entamée en décembre 2020. Avec +0,402°C au-dessus de la moyenne 1981-2010, la température observée en janvier 2021 est la 6ème plus élevée depuis le début des mesures de la NASA en 1880.

Par rapport à la période 1880-1920, l’anomalie signalée par la NASA atteint +1,17°C en janvier 2021. Il est utile de rappeler que l’objectif le plus ambitieux du GIEC est de limiter le réchauffement à +1,5°C au-dessus de la période préindustrielle.

L’épisode La Niña largement responsable du refroidissement de la température de la planète a débuté en août 2020 et fait maintenant sentir pleinement son impact sur l’anomalie globale. Comme je l’ai expliqué à plusieurs reprises, La Niña a tendance à refroidir légèrement la température du globe tandis qu’El Niño a tendance à l’augmenter. Malgré ce refroidissement, 2021 devrait se situer une fois de plus parmi les 10 années les plus chaudes, mais il y a très peu de chances d’assister à un nouveau record de chaleur.

Un autre phénomène influe considérablement sur le climat en ce moment. Il s’agit d’un réchauffement stratosphérique soudain (Sudden Stratospheric Warming – SSW) que j’ai expliqué dans une note précédente. Ce SSW s’est produit entre fin décembre et début janvier. Comme souvent, il a été suivi par une oscillation arctique et une oscillation nord-atlantique (NAO) fortement négatives pendant la majeure partie de janvier. Ces modèles vont généralement de pair avec des températures plus froides sur l’est des Etats-Unis et l’Europe. Cette situation s’est effectivement répétée en ce début d’année en Europe mais pas aux Etats-Unis. Les hautes pressions sur le Groenland se sont étendues vers le sud-ouest et ont généré des températures au-dessus de la normale dans le nord des Etats-Unis.

Si La Niña et le réchauffement stratosphérique soudain ont retenu l’attention, on peut s’attarder sur une statistique étonnante. Le graphique de la NOAA ci-dessous montre le pourcentage de la planète ayant atteint un niveau de température record pour chaque mois de janvier depuis 1951 (chaud en rouge, froid en bleu). En janvier 2021, 5,93% de la surface de la planète a atteint une température record. Seuls les mois de janvier 2016 et 2020 ont connu des pourcentages plus élevés. L’Afrique a connu des températures encore jamais enregistrées. L’Amérique du Nord dans son ensemble a connu son 2ème mois de janvier le plus chaud.

Source, NASA, NOAA, global-climat.

——————————————–

Penalized by the La Niña cooling phenomenon in the eastern equatorial Pacific and by the fluctuations of the polar vortex, January 2021 showed a big drop compared to January 2020.This is the conclusion of the NASA and NOAA report which takes into account the temperatures on the surface of the Earth and the oceans.

January 2021 thus confirms the drop started in December 2020. With + 0.402°C above the 1981-2010 average, the temperature observed in January 2021 is the 6th highest since the start of NASA measurements in 1880.

Compared to the period 1880-1920, the anomaly reported by NASA reached + 1.17°C in January 2021. It is useful to remember that the most ambitious objective of the IPCC is to limit the warming to +1, 5°C above the pre-industrial period.

The La Niña episode largely responsible for the cooling of the planet’s temperature emerged in August 2020 and is now having its full impact on the global anomaly. As I have explained many times, La Niña tends to cool the temperature of the globe while El Niño tends to increase it. Despite this cooling, 2021 is set to be once again among the 10 hottest years on record, but there is little chance of seeing a new heat record.

Another phenomenon is significantly influencing the climate at the moment. It is a Sudden Stratospheric Warming (SSW) that I explained in a previous note. This SSW occurred between late December and early January. As often, it was followed by a strongly negative Arctic Oscillation and North Atlantic Oscillation (NAO) throughout most of January. These patterns are generally associated with cooler temperatures over the eastern United States and Europe. This situation was confirmed at the start of the year in Europe but not in the United States. High pressures over Greenland spread to the southwest and generated above normal temperatures in the northern United States.

While La Niña and the sudden warming of the stratosphere have drawn attention, there is also a startling statistic. The NOAA graph below shows the percentage of the planet at an all-time high for each January since 1951 (hot in red, cold in blue). In January 2021, 5.93% of the world’s surface reached a record temperature. Only the months of January 2016 and 2020 saw higher percentages. Africa has experienced unprecedented temperatures. North America as a whole experienced its second warmest January.

Source: NASA, NOAA, global-climat.

Source : NOAA

La planète Mars en Islande //Mars in Iceland

Dans les années 1960, la NASA a débarqué en Islande afin de tester des équipements pour les missions lunaires. Plusieurs fois, des astronautes se sont entraînés dans le désert de ponce de l’Odadahraun pour préparer l’alunissage de 1969. L’environnement de ce désert présente en effet de nombreux points communs avec la Lune.

En 2019, la NASA est retournée en Islande pour tester le rover Sand-E, qui est destiné à chercher des signes d’ancienne vie microbienne sur Mars.

Dans quelques jours, une équipe internationale de scientifiques se rendra sur le champ de lave de l’Holuhraun pour tester un «concept d’exploration de Mars de nouvelle génération». Le projet d’un million de dollars a été baptisé RAVEN.

Situé au nord du glacier Vatnajökull, dans les hauts plateaux du centre de l’Islande, le champ de lave de l’Holuhraun a été formé par une éruption de plusieurs mois qui a commencé en août 2014 et s’est terminée en février 2015. Ce qui intéresse particulièrement la NASA, c’est que la lave de l’Holuhraun s’est mise en place sur une zone sableuse très semblable à certains terrains martiens.

Le projet RAVEN implique une équipe de plus de 20 scientifiques et ingénieurs et présente une nouvelle approche de l’exploration spatiale. Les missions robotiques précédentes étaient essentiellement destinées à collecter des données. Elles ont été suivies d’une sonde spatiale placée en orbite, puis d’un « lander » (robot au sol) qui étudiait la surface de la planète à un endroit précis. Après cela, on a envoyé sur Mars un « rover » conçu pour se déplacer à la surface de la planète.

Le concept RAVEN est orienté vers l’élaboration de nouvelles technologies et procédures permettant à deux robots de fonctionner ensemble sur un corps extraterrestre. Les scientifiques vont étudier dans quelle mesure un rover et un drone peuvent collaborer pour améliorer au maximum le résultat scientifique d’une telle mission. La plupart des terrains volcaniques de Mars sont trop difficiles pour permettre à un rover de les parcourir. Le projet RAVEN espère surmonter cet obstacle à l’aide d’un drone. En volant devant le rover, le drone sera en mesure de guider le rover en repérant des trajectoires possibles. Il pourra aussi prélever des échantillons dans des endroits que le rover ne sera pas capable d’atteindre.

Source: Iceland Review.

Voici une excellente vidéo résumant parfaitement la mission RAVEN :

——————————————-

In the 1960s, NASA visited Iceland in order to test equipment for le lunar missions. Several times, astronauts trained to prepare for the 1969 moon landing in the Odadahraun pumice desert whose environment has many common points with the Moon. In 2019, NASA returned to Iceland to test the Sand-E space rover, which will search for signs of ancient microbial life on Mars.

In a few days, an international team of scientists will use the Holuhraun lava field to test a “next-generation Mars exploration concept.” The one-million-dollar project is named RAVEN.

Located north of Vatnajökull glacier, in Iceland’s Central Highland, the Holuhraun lava field was formed by a months-long eruption that began in August 2014 and ended in February 2015. What makes Holuhraun especially interesting to NASA is that the lava was emplaced in a sandy area, which is very similar to what some Martian terrains look like.

The RAVEN project involves a team of over 20 scientists and engineers and presents a novel approach to space exploration. Previous robotic missions have consisted in flyby passes to collect data, followed by a space probe placed in orbit, then a lander which studied the surface in one place, and finally a rover built to move around the surface.

The RAVEN concept is geared towards building new technology and procedures for two robots to work together on an extraterrestrial body. Scientists are going to look at how a rover and a drone can work together to maximize the scientific output of such a mission.

Many of the young, volcanic terrains on Mars are too rough for a rover to traverse. RAVEN intends to overcome this obstacle with the help of a drone. By flying ahead of the rover, the drone will be able to scout possible paths for the rover as well as retrieve samples that the rover itself cannot reach.

Source : Iceland Review.

See above a video perfectly summarizing the RAVEN mission.

L’Odadahraun a servi de terrain d’entraînement pour les missions lunaires (Photo : C. Grandpey)

2020 : une année encore trop chaude ! // 2020 : a year still too hot !

L’année 2021 vient de commencer en France avec une période de froid – mais pas aussi glacial que l’affirment certains médias – et il se pourrait que la température chute à nouveau vers la fin du mois si le vortex polaire de déplace vers le sud (voir ma note du 8 janvier 2021). Ces périodes plus froides sont des accidents climatiques qui se produisent de temps à autre, mais qui ne changent et ne changeront pas grand-chose à la tendance au réchauffement que nous connaissons depuis plusieurs décennies.

Alors que l’année vient de commencer, il est temps pour les agences climatiques de dresser un bilan des températures en 2020 et on ne peut que constater que la situation est extrêmement inquiétante..

Selon l’agence européenne Copernicus, 2021 arrive à égalité avec 2016 comme l’année la plus chaude jamais enregistrée. Elle clôture aussi la décennie la plus chaude de tous les temps et confirme que l’impact du changement climatique s’intensifie.

Après un hiver et un automne exceptionnellement chauds en Europe, le continent a connu avec 2020 l’année la plus chaude jamais enregistrée. L’Arctique a subi une chaleur extrême et les concentrations de CO2 ont continué d’augmenter.

L’agence Copernicus nous apprend qu’en 2020 la température moyenne de la planète a dépassé de 1,25 degré Celsius celle de l’époque préindustrielle. Les six dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées dans le monde.

Une première estimation révèle que 13 des catastrophes de l’année dernière ont causé au moins 188 décès et un coût de 46,6 milliards de dollars.

°°°°°°°°°°

De leur côté, les données préliminaires issues de la réanalyse ERA5 de dernière génération concluent que l’année 2020 serait la deuxième plus chaude des archives remontant à 1979.

°°°°°°°°°°

Les données de réanalyse NCEP / NCAR, quant à elles, placent 2020 à la quatrième place.

°°°°°°°°°°

Selon les données satellitaires issues de l’Université d’Alabama à Huntsville (UAH), 2020 arrive en deuxième position.

°°°°°°°°°°

Comme je l’indiquais plus haut, le bilan proposé par la NASA et la NOAA prend en compte de manière globale les températures terrestres et leurs homologues océaniques.

Selon la NASA, la température moyenne de la surface de la Terre en 2020 est à égalité avec 2016 et devient donc l‘année la plus chaude jamais enregistrée. Poursuivant la tendance au réchauffement sur le long terme, la température moyenne pour 2020 à l’échelle de la planète  a été de 1,02 ° C supérieure à la moyenne de référence pour 1951-1980. 2020 a devancé 2016 d’un cheveu, mais la marge d’erreur possible oblige à mettre les deux années à égalité.

Selon le directeur du Goddard Institute for Space Studies de la NASA, le fait qu’une année ait battu ou non un record n’est pas le plus important. Ce qui importe, c’est la tendance sur le long terme. Au vu de la tendance actuelle et de l’impact humain sur le climat, nous devons nous attendre à de nouveaux records à l’avenir. »

Selon la NOAA, avec une fin d’année légèrement plus froide, 2020 est la deuxième plus chaude des 141 dernières années, avec une température à la surface des terres et des océans de 0,98 ° C au-dessus de la moyenne. Cette valeur n’est que de 0,02°C en dessous de la valeur record de 1,00°C établie en 2016 et de seulement 0,03°C au-dessus de 2019 qui a été la troisième année la plus chaude jamais enregistrée. Les sept années les plus chaudes de la période 1880-2020 ont toutes eu lieu depuis 2014, tandis que les 10 années les plus chaudes ont été enregistrées depuis 2005.

Dans la conclusion de son rapport, la NOAA indique que 2020 est la 44ème année consécutive (depuis 1977) avec une température globale des terres et des océans supérieure à la moyenne du 20ème siècle.

°°°°°°°°°°

Dans le même temps, l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) indiquait de son côté que l’année 2020 a été l’une des trois années les plus chaudes jamais enregistrées et rivalise avec 2016 pour la première place. Il faut noter à ce sujet que 2016 se trouvait dans un contexte de fort réchauffement El Niño dans le Pacifique tropical, alors que 2020 s’est déroulée avec un El Niño neutre et même des conditions de refroidissement provoquées par La Niña en fin d’année.

La température mondiale moyenne l’année dernière a été d’environ 14,9°C, soit 1,2 degrés au-dessus du niveau préindustriel (1850-1900). 

L’OMM précise que la décennie 2011-2020 a été la plus chaude de tous les temps, avec les trois années les plus chaudes : 2016, 2019 et 2020.

L’OMM avertit que « nous nous dirigeons vers une augmentation catastrophique de la température de trois à cinq degrés Celsius ce siècle. » Depuis les années 1980, chaque décennie a été plus chaude que la précédente.

A une échelle plus réduite, l’Europe, le France et le Limousin où j’habite ont connu avec 2020 l’année la plus chaude depuis le début des relevés météorologiques.

++++++++++

Record de chaleur océanique en 2020

D’après une étude menée par une équipe internationale de chercheurs et publiée le 13 janvier 2021 dans la revue Advances in Atmospheric Sciences, les cinq années les plus chaudes pour les océans se sont succédé depuis 2015 et les océans ont battu des records de chaleur en 2020.

Les auteurs de l’étude expliquent que la hausse de la température moyenne enregistrée actuellement provoque une hausse du niveau de la mer causée par la fonte des glaces, mais c’est aussi un facteur aggravant dans la formation des catastrophes climatiques. 29 tempêtes ont été enregistrées dans l’Atlantique en 2020, ce qui est un record.

Les données compilées par les scientifiques concernent une profondeur de 2 000 mètres. Depuis 1986, le taux de réchauffement de ce segment des océans a été huit fois supérieur à celui de la période 1960-1985. La hausse du niveau de la mer pourrait atteindre un mètre d’ici à la fin du siècle, avec une menace directe pour 150 millions de personnes installées sur les littoraux à travers le monde.

Une eau plus chaude est moins propice à absorber du dioxyde de carbone et donc à limiter les effets du réchauffement climatique. 30% du CO2 est aujourd’hui capté par les océans.

Une fois engagé le processus de réchauffement des océans, il est très difficile de l’infléchir. L’étude se conclut en ces termes : « L’excès de chaleur déjà présent dans l’océan et la chaleur susceptible d’y pénétrer au cours des prochaines années continueront à affecter les évolutions climatiques, le niveau de la mer et la biodiversité océanique pendant un certain temps, même si les émissions de carbone devenaient nulles. »

——————————————-

The year 2021 has just started in France with a period of cold – but not as freezing as some media claim – and the temperature could drop again towards the end of the month if the polar vortex moves south. (see my note of January 8, 2021). These colder periods are climatic accidents that occur from time to time, but which do not and will not change much to the warming trend that we have seen for several decades.

As the year has just started, it is time for the climate agencies to take stock of the temperatures in 2020, and the situation is extremely worrisome..

According to the European agency Copernicus, last year tied with 2016 as the world’s warmest year on record, rounding off the hottest decade globally as the impacts of climate change intensified.

After an exceptionally warm winter and autumn in Europe, the continent experienced its hottest year on record in 2020, while the Arctic suffered extreme heat and CO2 concentrations continued to rise.

Copernicus explains that in 2020, temperatures globally were an average of 1.25 degrees Celsius higher than in pre-industrial times. The last six years were the world’s hottest on record.

A preliminary tally found that 13 of last year’s disasters led to at least 188 deaths and costs of $46.6 billion.

°°°°°°°°°°

For their part, preliminary data from the latest generation ERA5 reanalysis concludes that 2020 will be the second warmest year in records dating back to 1979.

°°°°°°°°°°

NCEP / NCAR reanalysis data, meanwhile, places 2020 in fourth place.

°°°°°°°°°°

According to satellite data from the University of Alabama at Huntsville (UAH), 2020 comes in second.

°°°°°°°°°°

As I indicated above, the balance proposed by NASA and NOAA takes into account in a global way the temperatures on Earth and their ocean counterparts.

According to NASA, Earth’s global average surface temperature in 2020 tied with 2016 as the warmest year on record. Continuing the planet’s long-term warming trend, the year’s globally averaged temperature was1.02°C warmer than the baseline 1951-1980 mean. 2020 edged out 2016 by a very small amount, within the margin of error of the analysis, making the years effectively tied for the warmest year on record.

According to the director of NASA’s Goddard Institute for Space Studies, whether one year is a record or not is not really that important; the important things are long-term trends. With these trends, and as the human impact on the climate increases, we have to expect that records will continue to be broken.”

According to NOAA, with a slightly cooler end to the year, 2020 secured the rank of second warmest year in the 141-year record, with a global land and ocean surface temperature 0.98°C above average. This value is only 0.02°C shy of tying the record high value of 1.00°C set in 2016 and only 0.03°C above 2019 which was the third warmest year on record. The seven warmest years in the 1880–2020 record have all occurred since 2014, while the 10 warmest years have occurred since 2005.

NOAA concludes its report indicating that 2020 marks the 44th consecutive year (since 1977) with global land and ocean temperatures above the 20th century average.

°°°°°°°°°°

At the same time, the World Meteorological Organization (WMO) reported that 2020 was one of the three hottest years on record and rivals 2016 for first place. It should be noted that 2016 was in a context of strong El Niño warming in the tropical Pacific, while 2020 took place with a neutral El Niño and even cooling conditions caused by La Niña at the end of the year.

The average global temperature last year was around 14.9 ° C, or 1.2 degrees above the pre-industrial level (1850-1900).

WMO states that the decade 2011-2020 was the hottest ever, with the three hottest years: 2016, 2019 and 2020.

WMO warns that « we are heading for a catastrophic temperature rise of three to five degrees Celsius this century. » Since the 1980s, each decade has been warmer than the rprevious one.

At a smaller scale, for Europe, France and the Limousin where I live, 2020 was the hottest year ever recorded.

++++++++++

Ocean heat record in 2020

According to a study conducted by an international team of researchers and published on January 13th, 2021 in the journal Advances in Atmospheric Sciences, the five hottest years for the oceans have followed one another since 2015 and the oceans have broken heat records in 2020.

The study’s authors explain that the current increase in average temperature causes sea level rise caused by melting ice, but it is also an aggravating factor in the formation of climate disasters. 29 storms were recorded in the Atlantic in 2020, which is a record.

The data compiled by the scientists relate to a depth of 2000 metres. Since 1986, the rate of warming of this segment of the oceans has been eight times that of the period 1960-1985. Sea level rise could reach one metre by the end of the century, with a direct threat to 150 million people living on coastlines around the world.

Warmer water is less likely to absorb carbon dioxide and therefore limit the effects of global warming. 30% of CO2 is captured by the oceans today. Once the process of ocean warming has started, it is very difficult to reverse it. The study concludes with these words: « The excess heat already present in the ocean and the heat likely to penetrate there over the next few years will continue to affect climate change, sea level and ocean biodiversity. for a while, even if carbon emissions are brought down to zero. « 

Source : NASA

La surveillance de La Soufrière de St Vincent // Monitoring of St Vincent’s La Soufriere

  Les données fournies par un drone le 9 janvier 2021 confirment que le dôme de lave continue de croître lentement dans le cratère sommital de La Soufrière. Des chercheurs du  Programme des catastrophes en sciences appliquées (Earth Applied Sciences Disasters Program – EASDP) de la NASA ont déclaré avoir récemment détecté une hausse de l’activité sismique sur le volcan La Soufrière à Saint-Vincent-et-les Grenadines, et sur la Montagne Pelée à la Martinique, avec possibilité d’éruptions à court terme.

Dans le cas de St Vincent, le magma a atteint la surface et forme un dôme en phase de croissance, tandis que le volcan émet également des gaz et de la vapeur. Le dôme a une forme ellipsoïde et croît en direction de l’ouest.

La NASA explique que l’activation du programme EASDP permettra de réduire les risques dans le cas d’une éventuelle éruption volcanique, grâce à une meilleure surveillance de la région.

À St Vincent, une équipe de l’Université des Antilles (UWI) a procédé à une observation visuelle du volcan, en particulier des émissions de gaz, avec la prise de photos et la réalisation de vidéos. Ces observations vont permettre de déterminer l’emplacement des instruments destinés à contrôler les émissions de gaz. Les données sismiques de la station Wallibou sont désormais diffusées dans le Centre de recherche sismique (SRC). Une webcam a été installée le 3 janvier 2021 à l’Observatoire de Belmont. Une deuxième caméra a également été installée à Georgetown. L’installation de caméras et de stations météorologiques est prévue au sommet du volcan.

Le programme EASDP de la NASA a répondu à une première demande d’assistance de l’Agence américaine pour le développement international (U.S. Agency for International Development – USAID) coordonnée par le programme SERVIR de Sciences Appliquées. Ce programme opère maintenant directement avec le programme d’assistance aux catastrophes volcaniques (Volcano Disaster Assistance Program – VDAP) de l’USGS.

En décembre 2020, les données infrarouges à ondes courtes du satellite Copernicus Sentinel-2 de l’Agence spatiale européenne (ESA) ont identifié une anomalie thermique sur le volcan  de La Soufrière, indiquant que le magma s’approchait de la surface.

Le niveau d’alerte du volcan reste à Orange, et la NEMO rappelle au public qu’aucun ordre d’évacuation n’a été émis. Environ 20 000 personnes pourraient être évacuées rapidement en cas d’éruption. Elles se trouvent dans la partie septentrionale de l’île. Des centres d’hébergement et des hôtels sont prévus dans le centre et le sud du pays pour recevoir des personnes si une évacuation est nécessaire. En cas d’évacuation, tous les protocoles COVID-19 seront respectés.

Les volcanologues locaux gardent à l’esprit l’éruption de 1979 qui a débuté par un violent séisme le 12 avril. L’activité éruptive a commencé par une série d’explosions de courte durée, qui ont généré de volumineux panaches de cendres le Vendredi Saint, le 13 avril 1979. On a ensuite observé deux semaines d’activité soutenue qui ont culminé avec un panache de 18 km de haut le 17 avril. L’éruption a pris fin le 29 avril.

Source: Médias d’information locaux.

———————————————-

  The analysis of footage collected from a drone flight over the volcano on January 9th, 2021 confirm that the lava dome is still growing slowly within the summit crater of La Soufriere. Researchers with NASA’s Earth Applied Sciences Disasters Program (EASDP) said they have recently detected increased seismic activity on both La Soufrière volcano on Saint Vincent and the Grenadines, and Mt. Pelée on Martinique, which may indicate an imminent volcanic eruption

In the case of St Vincent magma reaching the surface is forming a growing dome, while the volcano is also releasing gas and steam. The dome has an ellipsoid shape with growth expanding in a westerly direction.

NASA said that the activation of EASDP would aid risk reduction efforts for a potential volcanic eruption, as they closely monitor the region.

In St Vincent, a team from the University of the West Indies (UWI) did a visual observation of the mountain which included observing gas emissions and taking still photos and videos. These will help determine the location to place instruments to monitor the flow of gas.

Seismic data from the Wallibou station on St Vincent is now streaming into the Seismic Research Centre (SRC).

A webcam providing live feed was installed on January 3rd, 2021, at the Belmont Observatory. A second camera was successfully installed at Georgetown. Camera and weather station installations are on the way at the summit.

The NASA program responded to an initial request for assistance from the U.S. Agency for International Development (USAID) coordinated by the Applied Sciences SERVIR program and is now working directly with the USGS Volcano Disaster Assistance Program (VDAP).

In December 2020, Short wave infrared data from the European Space Agency (ESA) Copernicus Sentinel-2 satellite identified a thermal anomaly in the La Soufrière volcano, indicating magma close to the surface.

The La Soufriere volcano’s alert level remains at Orange, and NEMO is reminding the public that no evacuation order or notice has been issued. Roughly 20,000 citizens will be in the path for immediate evacuation if an eruption occurs. These citizens are located in the extreme north of the island. Shelters in the country’s central and southern belts and hotels will be used to house persons once evacuation becomes necessary. In the event of evacuations, all the necessary COVID-19 protocols will be adhered to.

Local volcanologists keep in mind the 1979 eruption which began with only a concise period of unrest, starting with a strong local earthquake on April 12th. Eruptive activity began with a series of short-lived explosions, which generated ash plumes, high into the sky on Good Friday, April 13th, 1979. This heralded two weeks of vigorous activity that peaked with an 18 km high plume on April 17th, and ended on April 29th.

Source : Local news media.

Source : UWI