Etna (Sicile / Italie): Belle activité mais restrictions d’accès // Nice activity but restricted access

Après une longue période de repos, l’Etna semble avoir repris goût à la vie. Depuis quelques semaines, on observe un regain d’activité dans les cratères sommitaux. En ce moment, les plus actifs sont la Bocca Nuova et le Nouveau Cratère Sud-Est (NCSE), en particulier au niveau de la bouche qui s’est ouverte fin novembre 2017 sur le flanc E de ce cratère. Le matin du 24 août 2018, le NCSE a émis pendant environ une heure un volumineux panache de cendre produit probablement par des effondrements à l’intérieur des conduits. Boris Behncke indique que l’on observe deux petites coulées de débordement, peu alimentées. De nombreuses photos illustrent cette activité éruptive sur sa page Facebook :

https://www.facebook.com/boris.behncke?fb_dtsg_ag=Adxo1mL_gVvS0E2U1kgySN669dka5v4YAJWNiJvTYWeHHw%3AAdz7lshyvpwVDaja9dUqT25cjKy-JsTpcsLRUtfOiWIP2g

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Suite à l’activité actuelle de l’Etna, le Maire de Nicolosi a publié le 24 août 2018 une ordonnance définissant l’accès au volcan (voir ci-dessous):

  • Accès libre jusqu’à 2600 mètres d’altitude.
  • Entre 2600 et 2750 mètres d’altitude, accompagnement obligatoire par les guides alpins ou à compétence volcanologique.
  • L’accès est interdit au-dessus de 2750 mètres d’altitude.

Ces restrictions d’accès ne concernent pas la Protection Civile, les scientifiques de l’INGV, les forces de l’ordre, les servives de secours, les Guides de l’Etna…

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After a long period of quiescence, Mt Etna seems to have become active again. In recent weeks, there has been new activity in the summit craters. At this time, the most active are the Bocca Nuova and the New South-East Crater (NSEC), especially at the vent which opened at the end of November 2017 on the E side of this crater. In the morning of 24 August, the NSEC produced a voluminous ash plume that lasted about one hour. It was probably triggered by collapses inside the conduits. Boris Behncke indicates that there are two short-lived lava overflows. Many photos illustrate this eruptive activity on his Facebook page:
https://www.facebook.com/boris.behncke?fb_dtsg_ag=Adxo1mL_gVvS0E2U1kgySN669dka5v4YAJWNiJvTYWeHHw%3AAdz7lshyvpwVDaja9dUqT25cjKy-JsTpcsLRUtfOiWIP2g

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Due to the current activity of Mt Etna, the Mayor of Nicolosi released on August 24th, 2018 an ordinance defining the access to the volcano (see below):
– Free access up to 2600 meters a.s.l.
– Between 2600 and 2750 meters a.s.l., mandatory accompaniment by alpine or volcanological guides.
– Access is prohibited above 2750 meters above sea level.

These restrictions do not concern the Civil Defense, INGV scientists, the police forces, the emergency services, the Guides of MtEtna…

Crédit photo: Boris Behncke

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Kilauea (Hawaii): Quelques réflexions sur l’éruption // A few thoughts about the eruption

Même si le HVO ne cesse de répéter qu’il faut attendre plusieurs semaines pour être certain que l’éruption est effectivement terminée, on peut raisonnablement dire que la lave ne coulera plus dans la Lower East Rift Zone (LERZ) et le District de Puna.

Débutée le 3 mai 2018, cette dernière éruption a été l’une des plus spectaculaires jamais observées au cours des dernières décennies. Aucun mort n’est à déplorer et seules deux personnes ont été blessées par des bombes volcaniques projetées par la lave. En revanche, les dégâts matériels sont considérables car plus de 700 maisons ont été détruites.

Si je devais faire le bilan de cette éruption, j’insisterais sur plusieurs points :

– Les informations ont été de grande qualité, qu’elles soient en provenance du HVO ou de la Protection Civile. Les bulletins – souvent relayés par la presse locale – étaient très complets et illustrés de nombreuses photos ou vidéos. Les autorités ont vraiment joué la transparence.

– Si les images étaient largement disponibles sur Internet, l’approche de l’éruption par les touristes et les personnes autres que les scientifiques et les membres de la Protection Civile a été une catastrophe. Ce fut vraiment « l’éruption interdite ». Il a souvent été question de la mise en place d’une ou plusieurs plateformes d’observation, mais elles n’ont jamais vu le jour. La seule solution pour les touristes était donc de mettre la main au portefeuille et d’acheter des survols en hélicoptère ou des approches des coulées par la mer. A se demander si la volonté des autorités n’était pas de faire travailler ces structures commerciales. Personnellement, je ne suis pas loin de le penser ! Vouloir mettre l’accent sur la sécurité comme le font en permanence les Américains dans les parcs nationaux et autres sites potentiellement ouverts aux touristes, c’est bien, mais il ne faut pas pousser le bouchon trop loin !

– D’un point de vue scientifique, on a eu la confirmation de notre incapacité à prévoir le déroulement d’une éruption. On sent d’ailleurs la gêne et la frustration des scientifiques locaux qui se sont faits surprendre par la fin relativement rapide de l’éruption alors qu’ils avaient misé sur un événement de longue durée.

Le démarrage de l’éruption était prévisible car il était évident que le réservoir magmatique sommital était à saturation avec des débordements des lacs de lave dans l’Halema’uma’u et le Pu’uO’o. De plus, cela faisait plusieurs mois que les tiltmètres montraient que le Kilauea traversait une longue phase d’inflation. La sortie de la lave était donc assez facile à pronostiquer, même si personne ne savait où l’événement allait avoir lieu. A aucun moment l’Observatoire n’a prévu son apparition dans les Leilani Estates. Les scientifiques n’ont pu que constater la sortie de la lave.

La suite et la fin de l’éruption ont fait l’objet de nombreux articles. Toutes les hypothèses ont été avancées, tant pour l’activité sommitale que le long de l’East Rift Zone. Comme je l’écrivais précédemment, beaucoup pensaient que l’éruption pourraient durer des mois, voire des années. D’autres s’attendaient à un regain d’activité quand la Fracture n° 8 a montré des signes de faiblesse et n’a plus envoyé la lave dans le chenal vers l’océan, mais Madame Pele a décidé de siffler la fin de la partie.

– Toujours d’un point de vue scientifique, l’éruption a montré que l’intrusion initiale dans la Lower East Rift Zone avait remobilisé une ancienne lave plus froide et plus « évoluée » que celle observée dans les lacs de lave de l’Halema’uma’u et du Pu’uO’o. La lave émise dans la LERZ au début de l’éruption dans les Leilani Estates était semblable à la première lave émise lors de l’éruption de 1955 dans la même région. Au cours des jours suivants, les analyses chimiques ont révélé une lave progressivement plus chaude et moins évoluée, jusqu’à ce qu’elle se stabilise à des températures de 1130-1140°C et débouche sur l’éruption spectaculaire de la Fracture n° 8. C’est la première fois qu’une telle évolution dans la nature de la lave a pu être observée et étudiée en direct sur le terrain.

– Autre point positif : Les scientifiques ont pu observer en direct l’affaissement simultané du cratère sommital qui accompagnait la vidange du réservoir magmatique peu profond et l’évacuation de la lave dans la Lower East Rift Zone. L’événement a été particulièrement spectaculaire, avec de gros effondrements qui ont généré une forte sismicité dans toute la zone sommitale.

– Comme je l’ai indiqué plus haut, le bilan matériel est lourd avec des centaines de structures avalées par la lave. Beaucoup se demandent pourquoi des lotissements ont été autorisés dans une zone de fractures (Rift Zone) déjà envahie par la lave dans les décennies précédentes. La réponse est facile : parce que le terrain est beaucoup moins cher qu’ailleurs sur la Grande Ile, en particulier dans le secteur de Kailua-Kona. Dans le District de Puna, on se trouve près de la mer, dans de très beaux paysages et les terrains ne coûtent pas trop cher. S’y établir est un peu jouer à la roulette russe car la lave peut surgir sans prévenir.

Si votre habitation est détruite, va se poser le problème de l’assurance et des dédommagements. Il faut savoir que les polices d’assurances liées aux risques naturels comme les séismes et les éruptions sont très, très chères aux Etats-Unis et beaucoup d’habitations ne sont pas assurées contre ces sinistres. Vous allez me dire : On peut faire jouer la garantie incendie, étant donné que la maison a flambé ! Eh bien non ! Pour que la garantie incendie soit acceptée par les assureurs, il faut que les fondations de la maison soit apparentes après le sinistre, ce qui n’est pas le cas si une coulée de lave est passée par là.

Seules des aides locales et fédérales peuvent venir en aide aux sinistrés, mais elles seront loin de couvrir le montant des dommages subis. Certains ont essayé de négocier des aides à l’amiable avec leurs compagnies d’assurances alors que d’autres préfèrent passer par des actions en justice.

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Even though HVO keeps repeating that we need to wait several weeks to be certain that the eruption is actually over, it is reasonable to say that lava will no longer flow in the Lower East Rift Zone (LERZ) and the Puna District. .
Started on May 3rd, 2018, this eruption was one of the most dramatic ever observed in recent decades. No deaths were reported and only two people were injured by volcanic bombs. However, the material damages are considerable because more than 700 houses were destroyed.
If I had to analyse this eruption, I would insist on several points:

– The information was of a high quality, whether from HVO or the Civil Defense. The reports – often relayed by the local press – were very complete and illustrated with many photos or videos. The authorities really played transparency.

– If the images were widely available on the Internet, the approach of the eruption by tourists and people other than scientists and members of the Civil Defense was a disaster. It was really « the forbidden eruption« . There has often been talk of setting up one or more observation platforms, but they have never existed. The only solution for the tourists was therefore to buy helicopter overflights or approach the eruption from the sea. One may wonder wonder if the authorities’ aim was not to bring work to these commercial structures. Personally, I’m not far from thinking it! It is a good idea to focus on safety, as Americans are always doing in national parks and other sites that are potentially open to tourists, but the safety measures are often exaggerated!

– From a scientific point of view, there was the confirmation of our inability to predict the course of an eruption. We can feel the embarrassment and frustration of local scientists who were surprised by the relatively rapid end of the eruption while they had bet on a long-term event.
The onset of the eruption was predictable as it was obvious that the shallow magma reservoir was saturated. The lava lakes in Halema’uma’u and Pu’uO’o often overflowed. In addition, the tiltmeters had shown for several months that Kilauea was going through a long period of inflation. The breakout of lava was easy enough to predict, although no one knew where it was going to take place. At no time has the Observatory anticipated its appearance in the Leilani Estates. Scientists could only observe the event.
The continuation and the end of the eruption have been the subject of many articles. All the hypotheses have been suggested, both for activity at the summit and along the East Rift Zone. As I put it earlier, many scientists thought the eruption could last for months or even years. Others were expecting a renewal of activity when Fracture # 8 showed signs of weakness and no longer sent lava in the channel to the ocean, but Madame Pele decided to blow the whistle.

– Still from a scientific point of view, the eruption has shown that the initial intrusion into the Lower East Rift Zone remobilized an older, colder and more « evolved » lava than the one observed in the Halema’uma’u and Pu’uO’olava lakes. The lava emitted in the LERZ at the beginning of the eruption in the Leilani Estates was similar to the first lava emitted during the 1955 eruption in the same region. Over the following days, the chemical analyzes revealed a progressively warmer and less evolved lava until it stabilized at temperatures of 1130-1140°C and resulted in the dramatic eruption of Fracture no. 8. This was the first time such an evolution in the nature of lava could be observed and studied live on the field.

– Another positive point was that scientists were able to observe live the simultaneous collapse of the summit crater that accompanied the emptying of the shallow magma reservoir and the evacuation of the lava in the Lower East Rift Zone. The event was particularly spectacular, with large collapses that generated strong seismicity throughout the summit area.

– As I indicated above, the material outcome is severe with hundreds of structures swallowed by lava. Many people are wondering why building houses was allowed in a Rift Zone already invaded by lava in previous decades. The answer is easy: because the land is much cheaper than elsewhere on the Big Island, especially in the ​​Kailua-Kona area. In the District of Puna, houses are near the sea, in beautiful landscapes and the land is not too expensive. However, settling there is a little Russian roulette because the lava can come out any time, without warning.
If your home is destroyed, there will be the problem of insurance and compensation. You should know that insurance policies related to natural hazards such as earthquakes and eruptions are very, very expensive in the United States and many homes are not insured against these damages. You might be inclined to use fire warranty, since the house has been burnt! You would be wrong ! For the fire insurance to be accepted by insurers, the foundations of the house must be apparent after the disaster, which is not the case if a lava flow has passed through.
Only local and federal funds can help the victims, but they will not be enough to finance the damage suffered during the eruption. Some owners have tried to negotiate out-of-court assistance with their insurance companies, while others prefer to go to court.

Crédit photo: USGS / HVO

Kilauea (Hawaii): Dernières nouvelles // Latest news

Voici la situation actuelle (le 13 août 2018) au sommet du Kilauea et le long de la Lower East Rift Zone (LERZ).
Au sommet du Kilauea, le nombre de séismes, qui était de 30 à 40 heures par heure au cours des dernières semaines, est tombé à 1 ou 2 par heure. Il n’y a pas eu d’effondrement dans le cratère de l’Halema’uma’u depuis le 2 août et aucun affaissement significatif n’a été observé depuis le 4 août. Les instruments montrent peu de changements dans la déformation et la sismicité du sommet.
Sur la LERZ, les émissions de lave et de SO2 ont considérablement diminué. Seul un petit lac de lave recouvert d’une croûte subsiste au fond du cône de la Fracture n° 8 et le chenal de lave s’est pratiquement tout vidé. L’entrée dans l’océan est peu active. Seules quelques petites coulées de lave pénètrent encore dans l’océan, principalement près de Isaac Hale Beach Park.
Un panache blanc a été observé au-dessus du cône du Pu’uO’o au cours des dernières semaines. Les 2 et 3 août, les émissions de SO2 avaient considérablement augmenté, mais ces valeurs sont retombées aux niveaux bas des trois derniers mois. Parallèlement au ralentissement de l’activité au sommet, la déflation le long de la Middle East Rift Zone s’est arrêtée.
La raison pour laquelle l’éruption dans la LERZ et l’affaissement du sommet ont diminué si rapidement n’est pas connue, mais il se peut que ce soit en raison de la réduction de l’alimentation magmatique de la LERZ, suite à la vidange progressive du réservoir sommital. Il se peut aussi qu’il s’agisse d’un blocage dans le système magmatique entre le sommet et la LERZ; toutefois, on n’enregistre pas la sismicité ou les déformation susceptibles de trahir une mise sous pression associée à un blocage.
Selon le HVO, la raison de ces changements n’est pas claire. Il se peut qu’il s’agisse d’une simple pause dans l’éruption qui pourrait reprendre dans la LERZ, de même que l’affaissement au sommet du Kilauea. En 1955, deux pauses de cinq et 16 jours ont eu lieu pendant l’éruption de 88 jours dans la LERZ.
Il se peut aussi que ce soit la fin de l’éruption. Le HVO explique qu’il faudra des jours, voire des semaines, pour déterminer avec certitude si l’éruption est terminée ou simplement interrompue.

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Here’s the current situation (August 13th, 2018) at the summit of Kilauea and along the Lower East Rift Zone (LERZ).

At Kilauea’s summit, the number of earthquakes, which was 30-40 per hour in previous weeks, has decreased to as few as 1-2 per hour. A collapse event has not occurred since August 2nd and no significant subsidence has been evident since August 4th. Monitoring instruments show little change in summit deformation and seismicity.

On the LERZ, the eruption of lava and SO2 emissions  have decreased dramatically. Only a small pond of crusted lava remains deep within the fissure 8 cone and the lava channel is mostly empty. The ocean entry is minimally active, with small streams of lava oozing into the ocean, mostly near Isaac Hale Beach Park.

At Pu‘u ‘O‘o, a white plume was observed above the cone in recent weeks. On August 2nd and 3rd, gas measurements indicated SO2 emissions increased significantly. Since then, however, these values decreased to low levels of the past three months. Coincident with the summit activity slowdown, deflation along the middle East Rift Zone stalled.

Why the LERZ eruption and summit subsidence abated so quickly is not certain, but one possibility is that it could be a response to reduced magma supply to the LERZ as the summit reservoir progressively emptied. It might also reflect a blockage within the magma system between the summit and the LERZ; however, the lack of seismicity and deformation, which generally indicate pressurization associated with a blockage, suggest this is unlikely.

According to HVO, the significance of these changes is not clear. The slowdown may be just a pause, and an East Rift Zone eruption and subsidence at the summit of Kilauea could resume. In 1955, two pauses of five and 16 days occurred during that 88-day LERZ eruption.

It is also possible that the slowdown reflects the end of the LERZ eruption and summit subsidence. The Observatory says it will take days, or possibly weeks, to determine with certainty if the activity is ever or merely paused.

Vue de la Fracture n° 8 le 11 août 2018 (Crédit photo: USGS / HVO)

Ol Doinyo Lengai (Tanzanie)

Un visiteur de mon blog m’a demandé il y a quelques jours si j’avais les dernières nouvelles de l’Ol Doinyo Lengai. Ma dernière note a été publiée en juillet 2017 et je n’ai rien lu de fiable sur le volcan depuis cette époque. En juillet 2017, un article du National Geographic indiquait que « selon des observations récentes, il semble que l’Ol Doinyo Lengai montre les signes d’une éruption imminente », mais les prévisions étaient vagues (« quelques semaines, quelques mois, ou un an ou plus « ) et donc peu fiables.
La dernière vidéo que je connaisse date de janvier 2018:
https://www.youtube.com/watch?v=mug9nuJUrL0

On peut voir un profond cratère avec un cône de carbonatite sur son plancher. Cependant, il ne semble pas y avoir de lave active sortant des bouches à l’intérieur du cratère. Quelques fumerolles sont visibles sur les parois.
Se référant au site web d’un volcanophile, le site Internet The Watchers a indiqué le 8 août 2018 qu ‘ »une nouvelle émission de carbonatite chaude a commencé au volcan Ol Doinyo Lengai en Tanzanie il y a quelques jours ». La nouvelle demande confirmation.
J’ai encore en mémoire les images d’Ol Doinyo Lengai lorsque je l’ai visité fin décembre 2002. Il y avait un petit lac de lave au sommet et les coulées de carbonatite avançaient parfois sur la plate-forme sommitale et sur les pentes du volcan.
Il serait dommage de grimper au sommet de ce volcan et de ne voir aucune activité car la montée et la descente ne sont pas faciles et demandent beaucoup d’efforts. Cependant, vous avez la récompense de voir la vallée du Rift et le lac Natron depuis le sommet. Ces vues sont incroyablement belles!

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A visitor of my blog asked me a few days ago if I had the latest news of Ol Doinyo Lengai volcano. My latest note was released in July 2017 and I have not read anything reliable about the volcano since then. In July 2017, a National Geographic article said that “according to recent observations, it looks as if Ol Doinyo Lengai is showing signs that an eruption is imminent,” but the prediction was vague (“a matter of a few weeks, a couple of months, or a year or more”) and thus unreliable.

The latest video I know dates back to January 2018:

https://www.youtube.com/watch?v=mug9nuJUrL0

One can see a deep crater with a cone of carbonatite on its floor. However, there does not seem to be active lava coming out of the vents in the crater. A few fumaroles can be seen on the crater walls.

Referring to the website of a volcano lover, the website The Watchers indicated on August 8th, 2018 that “a new emission of hot carbonatite began at Ol Doinyo Lengai volcano in Tanzania a few days ago”. The piece of news needs to be confirmed.

I still have in my brain the images of Ol Doinyo Lengai when I visited it at the end of December 2002. There was a small lava pond at the summit and lava flows were sometimes travelling on the summit platform and on the slopes of the volcano.

It would be a pity to climb to the summit and see no activity because the climbing and the descent are not easy and require a good deal of efforts. However, you get the reward of seeing the Rift Valley and Lake Natron from the top of the volcano. These views are incredibly beautiful!

Sommet du Lengai fin décembre 2002

Coulées de carbonatite

Cônes actifs au sommet du volcan

Vue sur la Rift Valley

(Photos: C. Grandpey)