Islande: une éruption très populaire // Iceland : a very popular eruption

Cela fait quatre semaines que l’éruption a commencé dans les vallées Geldingadalir / Meradali. La lave a percé la surface dans la soirée du 9 mars 2021 et rien n’indique que l’éruption a envie de se terminer. Rien n’indique non plus que sa popularité est en baisse. Selon un récent sondage, 50% des Islandais qui ne se sont pas encore rendus sur le site de l’éruption prévoient de le faire bientôt. Selon cette même enquête, 25% des Islandais ont déjà visité le site de l’éruption, contre 16% début avril. Seul un tiers des personnes interrogées ont déclaré que l’éruption ne les intéressait pas. Selon le même sondage, 93% des Islandais suivent la couverture médiatique de l’éruption.

Les émissions de lave sont relativement stables depuis le début de l’éruption, avec de petites fluctuations de temps en temps. La pollution volcanique concerne surtout le site de l’éruption et les nuages de gaz se dissipent rapidement au fur et à mesure que l’on s’éloigne du site éruptif.

Dans une note spéciale, j’ai insisté sur les restrictions mises en place par les autorités islandaises pour entrer dans le pays, avec des tests PCR obligatoires et des périodes de quarantaine. Les visiteurs doivent savoir qu’ils encourent des amendes substantielles s’ils ne respectent pas la réglementation en vigueur. Les amendes vont de 50 000 couronnes (330 euros) à 250 000 couronnes (1 650 euros) selon la gravité des infractions à la quarantaine. Une amende de 50 000 couronnes sera infligée à une personne qui est montée dans une voiture avec quelqu’un qui n’était pas en quarantaine. A côté de cela, trois touristes étrangers qui ont été surpris dans un restaurant en train de manger, de boire et de se vanter d’avoir violé la quarantaine se verront infliger une amende de 250 000 couronnes chacun. Les amendes doivent être payées sur le champ car il serait quasiment impossible de récupérer cet argent une fois que les touristes auraient quitté l’Islande.

Source: https://www.ruv.is/

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It is four weeks since the Geldingadalir/Meradalir volcanic eruption began. Lava pierced the surface on the evening of March 9th, 2021 and there is no sign the eruption is about to come to an end. There is also no sign of people’s interest dwindling. According to a recent survey, 50 percent of people in Iceland who have not yet visited the volcano plan to do so soon.

According to the survey, 25% of the nation has already visited the eruption site, up from 16% at the start of April. Only one third of respondents have no interest in visiting the eruption. According to the same poll, 93 percent of the nation is following media coverage of the eruption.

Lava flow has been relatively stable since the start of the eruption, though small fluctuations can be measured from time to time. Volcanic pollution is most concentrated at the eruption site and dissipates quickly with increased distance.

In a special post, I have insisted on the restrictions set up by Icelandic authorities to enter the country, with compulsory PCR tests and quarantine periods. Visitors should know that they face substantial fines if they don’t respect the regulations. The fines range from 50,000 krónur (330 euros) to 250,000 krónur (1650 euros) according to the severity of quarantine breaches. A 50,000 krónur fine will be given to a person who got into a car with somebody who was not quarantining. Three foreign tourists who were found at a restaurant eating, drinking, and boasting about breaching quarantine will be fined 250,000 krónur each.

The fines must be paid on the spot as it would be difficult or impossible to get foreign visitors to pay fines after they have left Iceland.

Source : https://www.ruv.is/

A ses débuts, l’éruption était très spectaculaire et photogénique

Kilauea (Hawaii) : Eruption au point mort mais le Parc des Volcans reste fermé // Eruption at a standstill but Hawaii Volcanoes National Park remains closed

La sismicité et la déformation du sol sont négligeables au sommet du Kilauea. Sur la Lower East Rift Zone (LERZ), on n’aperçoit plus d’incandescence au fond de la Fracture n° 8. Seul un ruisselet de lave entre encore dans l’océan une bande de sable bloque toujours la rampe d’accès de Pohoiki. Les émissions de SO2 le long de la LERZ sont trop faibles pour être mesurées.
Bien qu’aucune activité ne soit actuellement observée sur le volcan, le Parc National reste fermé en raison des dégâts causés par l’éruption. Les responsables du parc ont fixé la réouverture partielle du parc au 22 septembre, à condition qu’aucune autre catastrophe naturelle ne se produise.
Onze personnes qui sont entrées illégalement dans le parc le 25 août ont été verbalisées par les rangers pour avoir enfreint la loi. Le groupe s’est aventuré au bord du cratère de l’Halema’uma’u, en dessous du musée Jaggar. Certains des contrevenants ont été surpris carrément sur la lèvre du cratère qui a maintenant environ 450 mètres de profondeur et est extrêmement instable.
Chaque personne, 10 hommes et une femme, a reçu une amende de 100 dollars pour ne pas avoir respecté la loi, plus 250 dollars pour conduite inappropriée, plus 30 dollars de frais de dossier.
Source: HVO et journaux locaux.

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Seismicity and ground deformation are negligible at the summit of Kilauea Volcano. On the Lower East Rift Zone, lava was no longer visible at the bottom of Fissure 8. A single small lava dribble is entering the ocean and a sand bar still blocks the Pohoiki boat ramp. SO2 emissions from the LERZ are too low to be measured.
Although no activity is currently observed on the volcano, Hawaii Volcanoes National Park remains closed because of the damage caused by the eruption. Park officials have set a target date of September 22nd to partially reopen after safety assessments are complete, provided no additional natural disasters occur.
Eleven people who illegally entered the park on August 25th were cited by rangers for disobeying a lawful closure and disorderly conduct.

The group ventured down to the rim of Halema‘uma‘u Crater below Jaggar Museum. Some of the offenders were spotted right at the sheer edge of the crater, which is now about 450 metres deep and extremely unstable.

Each person, 10 men and one woman, was cited $100 for violating a lawful closure and $250 for disorderly conduct. There is a $30 processing fee for each citation.

Source : HVO and local newspapers.

Le cratère de l’Halema’uma’u est fracturé en tous points et son approche est extrêmement dangereuse (Crédit photo: USGS / HVO)

On ne plaisante pas avec le Mayon (Philippines) // No kidding with Mayon Volcano (Philippines)

Beaucoup d’Occidentaux, parmi eux des Français, ont tendance à penser qu’il est facile de pénétrer dans des zones volcaniques interdites dans des pays comme l’Indonésie ou les Philippines parce que les contrôles sont moins stricts qu’à Hawaï, par exemple. Une telle idée reçue peut s’avérer erronée, comme l’ont réalisé 31 randonneurs sur le volcan Mayon aux Philippines. En effet, les agents du gouvernement local les ont arrêtés le 25 septembre pour avoir pénétré dans le Parc Naturel du Volcan Mayon (MVNP) sans autorisation ou permis, comme cela est désormais obligatoire.
Le chef de la police de Malilipot a déclaré que les randonneurs locaux ont été arrêtés pour avoir violé l’article 11 de l’ordonnance d’Albay n° 0023-2016, qui définit les modalités de randonnée dans le Parc Naturel du Mayon.

Les contrevenants ont été remis en liberté après avoir payé une amende 5 000 pesos (environ 85 euros). L’ordonnance prévoit une amende de 5 000 pesos pour la première infraction et un an d’emprisonnement en cas de récidive.
Comme d’habitude, la conséquence d’un tel comportement est un renforcement des interdictions. Suite à l’arrestation des 31 randonneurs, le conseil provincial d’Albay cherche à mettre en place de nouvelles mesures plus strictes à l’attention de ceux qui entrent dans le Parc Naturel.

En mai 2013, au moins cinq montagnards – dont quatre étrangers – ont été tués par une soudaine éruption du Mayon. Cet événement a poussé le gouvernement provincial à élaborer une ordonnance interdisant la pratique d’activités de trekking et d’alpinisme sur le volcan, y compris l’accès au cratère.
Source: Inquirer.net.

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Many Westerners, among them French people, tend to think that it is easy to get into forbidden zones in countries like Indonesia or the Philippines because controls are less strict than in Hawaii, for instance. However, such an idea might prove wrong, as 31 mountaineers have just realised on Mayon Volcano. Indeed, local government agents arrested them on September 25th for trekking and climbing the Mayon Volcano Natural Park (MVNP) without the necessary clearance and permit.

The chief of the Malilipot police said the local climbers were intercepted for violating Section 11 of Albay’s Ordinance No. 0023-2016, which prescribes the guidelines for trekking MVNP.

The mountaineers were released after paying 5,000 pesos (about 85 euros) as penalty for the violation. The ordinance imposes a P5,000-fine on first offence, and one year imprisonment against repeat violators.

As usual, the consequence of such behaviour is a reinforcement of the interdictions. The provincial council of Albay are poised to tackle how best to punish those who enter the MVNP especially after the arrest of the local mountaineers.

In May 2013, at least five mountaineers were killed, including four foreigners, when Mayon Volcano erupted.  This prompted the provincial government to craft the ordinance banning the conduct of trekking and mountaineering activities, including crater climbing, on the volcano.

Source : Inquirer.net.

Le Mayon: un superbe cône volcanique capable de tuer (Crédit photo: Wikipedia)