Nouvelles conditions d’accès à l’Etna // New access conditions to Mt Etna

Au vu de l’activité éruptive (NDLR : elle est strombolienne et relativement mineure) qui affecte actuellement les cratères sommitaux de l’Etna, une nouvelle ordonnance régissant l’accès au volcan  a été promulguée par la municipalité de Nicolosi. On peut lire que

  1. L’accès à l’Etna est libre jusqu’à l’altitude 2500 mètres.
  2. Entre 2500 et 2700 mètres, l’accompagnement d’un guide de l’Etna ou d’un volcanologue est obligatoire.
  3. Accès totalement interdit au-dessus de 2700 mètres.
  4. Des panneaux rappellent les restrictions d’accès ainsi que les dangers encourus. A 2700 mètres d’altitude, une corde a été installée pour rappeler qu’il est interdit d’aller plus loin.

Voici le document mis en ligne par les guides de l’Etna, avec un lien vers l’ordonnance mentionnée ci-dessus :

https://www.guidevulcanologicheetna.it/ordinanza-comune-di-nicolosi/?fbclid=IwAR0zVExzSI4iXboz5BHELtN9ExVGoKOs-3OWeiOZBKG9foHpyXSTCvBVxJM

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In view of the current eruptive activity (note: it is Strombolian and relatively minor) that affects the summit craters of Mt Etna, a new ordinance governing access to the volcano has been promulgated by the Municipality of Nicolosi. We can read that
1. Access to Mount Etna is free up to 2500 metres a.s.l.
2. Between 2500 and 2700 metres a.s.l., the accompaniment of an Etna guide or a volcanologist is compulsory.
3. Access id totally forbidden above 2700 metres.a.s.l.
4. Signs recall access restrictions and the dangers involved. At 2700 metres a.s.l., a rope has been installed to remind visitors that it is forbidden to go further.
Here is the document posted by the Etna Guides, with a link to the above mentioned ordinance:

https://www.guidevulcanologicheetna.it/ordinanza-comune-di-nicolosi/?fbclid=IwAR0zVExzSI4iXboz5BHELtN9ExVGoKOs-3OWeiOZBKG9foHpyXSTCvBVxJM

Activité strombolienne sur l’Etna (Photo: C. Grandpey)

Kilauea (Hawaii): Fin de l’éruption ? // End of the eruption ?

À en juger par le ton des derniers bulletins du HVO, il semble que les scientifiques américains soient à la fois perplexes et déçus par la situation sur le Kilauea. Ils s’attendaient à une éruption longue, qui pourrait durer plusieurs semaines, voire plusieurs mois, et ils se trouvent confrontés à un événement qui s’achève relativement rapidement. Il est clair qu’ils ont mal apprécié la situation. Même les Américains peuvent se tromper!
Les dernières observations montrent que l’activité éruptive a cessé sur le volcan. On n’observe plus d’incandescence à l’intérieur du cône de la Fracture n° 8, et plus aucune lave ne pénètre dans l’océan. Des quantités négligeables de gaz, principalement de la vapeur, sortent de la paroi nord du cône de la Fracture n° 8 et de certains secteurs de la Lower East Rift Zone (LERZ). Les parois intérieures du cône et du chenal de lave ont tendance à s’affaisser. Le cône mesure une cinquantaine de mètres de hauteur. .
Le sommet de Kilauea est calme, sans effondrement, depuis le 2 août 2018. La sismicité reste faible et la déformation du sol est négligeable. Les émissions de SO2 au sommet et le long de la LERZ ont considérablement diminué et sont souvent trop faibles pour pouvoir être mesurées. .
A mes yeux, la fin de l’éruption n’est pas une surprise. Comme je l’ai fait remarquer à plusieurs reprises, son déclin a été très progressif : 1) réduction puis fin des fontaines de lave dans la Fracture n° 8 ; 2) diminution du débit de lave dans le chenal vers la mer ; 3) ralentissement de l’affaissement de la caldeira sommitale;  4) réduction de l’entrée de lave dans l’océan, puis 5) fin complète de l’éruption.

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Judging from the tone of the latest HVO bulletins, it seems US scientists are both puzzled and disappointed with the situation on Kilauea Volcano. They had expected an eruption that might last more weeks or months and that is rapidly coming to an end. It is clear they were mistaken in their diagnosis. Even the Americans can be wrong!

The latest observations show that activity has stopped on the volcano. No more incandescence is visible in the Fissure 8 cone, and no more lava is entering the ocean. Minor amounts of gases, primarily steam, are rising from the north wall of the Fissure 8 cinder cone and from areas along the Lower East Rift Zone. The interior walls of the cone and lava channel are slumping downward and inward. The cinder cone is about 50 metres high.  .

The summit of Kilauea has remained quiet, with no collapse events since August 2nd, 2018. Seismicity remains low and ground deformation is negligible. SO2 emissions at both the summit and LERZ are drastically reduced and often too low to be measured. .

The end of the eruption is no surprise to me. As I have written it several times, the decline of the eruption was very progressive with 1) the reduction and the end of lava fountains in Fissure 8, then 2) the decrease in lava output in the lava channel to the ocean, together with 3) the slowing of the slumping of the summit caldera;  then 4) the reduction of the lava entry; then 5) the complete end of the eruption.

Plus aucun signe d’activité au fond de la Fracture n°8 (Crédit photo: USGS / HVO)

Kilauea (Hawaii): Quelques réflexions sur l’éruption // A few thoughts about the eruption

Même si le HVO ne cesse de répéter qu’il faut attendre plusieurs semaines pour être certain que l’éruption est effectivement terminée, on peut raisonnablement dire que la lave ne coulera plus dans la Lower East Rift Zone (LERZ) et le District de Puna.

Débutée le 3 mai 2018, cette dernière éruption a été l’une des plus spectaculaires jamais observées au cours des dernières décennies. Aucun mort n’est à déplorer et seules deux personnes ont été blessées par des bombes volcaniques projetées par la lave. En revanche, les dégâts matériels sont considérables car plus de 700 maisons ont été détruites.

Si je devais faire le bilan de cette éruption, j’insisterais sur plusieurs points :

Les informations ont été de grande qualité, qu’elles soient en provenance du HVO ou de la Protection Civile. Les bulletins – souvent relayés par la presse locale – étaient très complets et illustrés de nombreuses photos ou vidéos. Les autorités ont vraiment joué la transparence.

– Si les images étaient largement disponibles sur Internet, l’approche de l’éruption par les touristes et les personnes autres que les scientifiques et les membres de la Protection Civile a été une catastrophe. Ce fut vraiment « l’éruption interdite ». Il a souvent été question de la mise en place d’une ou plusieurs plateformes d’observation, mais elles n’ont jamais vu le jour. La seule solution pour les touristes était donc de mettre la main au portefeuille et d’acheter des survols en hélicoptère ou des approches des coulées par la mer. A se demander si la volonté des autorités n’était pas de faire travailler ces structures commerciales. Personnellement, je ne suis pas loin de le penser ! Vouloir mettre l’accent sur la sécurité comme le font en permanence les Américains dans les parcs nationaux et autres sites potentiellement ouverts aux touristes, c’est bien, mais il ne faut pas pousser le bouchon trop loin !

– D’un point de vue scientifique, on a eu la confirmation de notre incapacité à prévoir le déroulement d’une éruption. On sent d’ailleurs la gêne et la frustration des scientifiques locaux qui se sont faits surprendre par la fin relativement rapide de l’éruption alors qu’ils avaient misé sur un événement de longue durée.

Le démarrage de l’éruption était prévisible car il était évident que le réservoir magmatique sommital était à saturation avec des débordements des lacs de lave dans l’Halema’uma’u et le Pu’uO’o. De plus, cela faisait plusieurs mois que les tiltmètres montraient que le Kilauea traversait une longue phase d’inflation. La sortie de la lave était donc assez facile à pronostiquer, même si personne ne savait où l’événement allait avoir lieu. A aucun moment l’Observatoire n’a prévu son apparition dans les Leilani Estates. Les scientifiques n’ont pu que constater la sortie de la lave.

La suite et la fin de l’éruption ont fait l’objet de nombreux articles. Toutes les hypothèses ont été avancées, tant pour l’activité sommitale que le long de l’East Rift Zone. Comme je l’écrivais précédemment, beaucoup pensaient que l’éruption pourraient durer des mois, voire des années. D’autres s’attendaient à un regain d’activité quand la Fracture n° 8 a montré des signes de faiblesse et n’a plus envoyé la lave dans le chenal vers l’océan, mais Madame Pele a décidé de siffler la fin de la partie.

– Toujours d’un point de vue scientifique, l’éruption a montré que l’intrusion initiale dans la Lower East Rift Zone avait remobilisé une ancienne lave plus froide et plus « évoluée » que celle observée dans les lacs de lave de l’Halema’uma’u et du Pu’uO’o. La lave émise dans la LERZ au début de l’éruption dans les Leilani Estates était semblable à la première lave émise lors de l’éruption de 1955 dans la même région. Au cours des jours suivants, les analyses chimiques ont révélé une lave progressivement plus chaude et moins évoluée, jusqu’à ce qu’elle se stabilise à des températures de 1130-1140°C et débouche sur l’éruption spectaculaire de la Fracture n° 8. C’est la première fois qu’une telle évolution dans la nature de la lave a pu être observée et étudiée en direct sur le terrain.

– Autre point positif : Les scientifiques ont pu observer en direct l’affaissement simultané du cratère sommital qui accompagnait la vidange du réservoir magmatique peu profond et l’évacuation de la lave dans la Lower East Rift Zone. L’événement a été particulièrement spectaculaire, avec de gros effondrements qui ont généré une forte sismicité dans toute la zone sommitale.

– Comme je l’ai indiqué plus haut, le bilan matériel est lourd avec des centaines de structures avalées par la lave. Beaucoup se demandent pourquoi des lotissements ont été autorisés dans une zone de fractures (Rift Zone) déjà envahie par la lave dans les décennies précédentes. La réponse est facile : parce que le terrain est beaucoup moins cher qu’ailleurs sur la Grande Ile, en particulier dans le secteur de Kailua-Kona. Dans le District de Puna, on se trouve près de la mer, dans de très beaux paysages et les terrains ne coûtent pas trop cher. S’y établir est un peu jouer à la roulette russe car la lave peut surgir sans prévenir.

Si votre habitation est détruite, va se poser le problème de l’assurance et des dédommagements. Il faut savoir que les polices d’assurances liées aux risques naturels comme les séismes et les éruptions sont très, très chères aux Etats-Unis et beaucoup d’habitations ne sont pas assurées contre ces sinistres. Vous allez me dire : On peut faire jouer la garantie incendie, étant donné que la maison a flambé ! Eh bien non ! Pour que la garantie incendie soit acceptée par les assureurs, il faut que les fondations de la maison soit apparentes après le sinistre, ce qui n’est pas le cas si une coulée de lave est passée par là.

Seules des aides locales et fédérales peuvent venir en aide aux sinistrés, mais elles seront loin de couvrir le montant des dommages subis. Certains ont essayé de négocier des aides à l’amiable avec leurs compagnies d’assurances alors que d’autres préfèrent passer par des actions en justice.

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Even though HVO keeps repeating that we need to wait several weeks to be certain that the eruption is actually over, it is reasonable to say that lava will no longer flow in the Lower East Rift Zone (LERZ) and the Puna District. .
Started on May 3rd, 2018, this eruption was one of the most dramatic ever observed in recent decades. No deaths were reported and only two people were injured by volcanic bombs. However, the material damages are considerable because more than 700 houses were destroyed.
If I had to analyse this eruption, I would insist on several points:

The information was of a high quality, whether from HVO or the Civil Defense. The reports – often relayed by the local press – were very complete and illustrated with many photos or videos. The authorities really played transparency.

– If the images were widely available on the Internet, the approach of the eruption by tourists and people other than scientists and members of the Civil Defense was a disaster. It was really « the forbidden eruption« . There has often been talk of setting up one or more observation platforms, but they have never existed. The only solution for the tourists was therefore to buy helicopter overflights or approach the eruption from the sea. One may wonder wonder if the authorities’ aim was not to bring work to these commercial structures. Personally, I’m not far from thinking it! It is a good idea to focus on safety, as Americans are always doing in national parks and other sites that are potentially open to tourists, but the safety measures are often exaggerated!

– From a scientific point of view, there was the confirmation of our inability to predict the course of an eruption. We can feel the embarrassment and frustration of local scientists who were surprised by the relatively rapid end of the eruption while they had bet on a long-term event.
The onset of the eruption was predictable as it was obvious that the shallow magma reservoir was saturated. The lava lakes in Halema’uma’u and Pu’uO’o often overflowed. In addition, the tiltmeters had shown for several months that Kilauea was going through a long period of inflation. The breakout of lava was easy enough to predict, although no one knew where it was going to take place. At no time has the Observatory anticipated its appearance in the Leilani Estates. Scientists could only observe the event.
The continuation and the end of the eruption have been the subject of many articles. All the hypotheses have been suggested, both for activity at the summit and along the East Rift Zone. As I put it earlier, many scientists thought the eruption could last for months or even years. Others were expecting a renewal of activity when Fracture # 8 showed signs of weakness and no longer sent lava in the channel to the ocean, but Madame Pele decided to blow the whistle.

– Still from a scientific point of view, the eruption has shown that the initial intrusion into the Lower East Rift Zone remobilized an older, colder and more « evolved » lava than the one observed in the Halema’uma’u and Pu’uO’olava lakes. The lava emitted in the LERZ at the beginning of the eruption in the Leilani Estates was similar to the first lava emitted during the 1955 eruption in the same region. Over the following days, the chemical analyzes revealed a progressively warmer and less evolved lava until it stabilized at temperatures of 1130-1140°C and resulted in the dramatic eruption of Fracture no. 8. This was the first time such an evolution in the nature of lava could be observed and studied live on the field.

– Another positive point was that scientists were able to observe live the simultaneous collapse of the summit crater that accompanied the emptying of the shallow magma reservoir and the evacuation of the lava in the Lower East Rift Zone. The event was particularly spectacular, with large collapses that generated strong seismicity throughout the summit area.

– As I indicated above, the material outcome is severe with hundreds of structures swallowed by lava. Many people are wondering why building houses was allowed in a Rift Zone already invaded by lava in previous decades. The answer is easy: because the land is much cheaper than elsewhere on the Big Island, especially in the ​​Kailua-Kona area. In the District of Puna, houses are near the sea, in beautiful landscapes and the land is not too expensive. However, settling there is a little Russian roulette because the lava can come out any time, without warning.
If your home is destroyed, there will be the problem of insurance and compensation. You should know that insurance policies related to natural hazards such as earthquakes and eruptions are very, very expensive in the United States and many homes are not insured against these damages. You might be inclined to use fire warranty, since the house has been burnt! You would be wrong ! For the fire insurance to be accepted by insurers, the foundations of the house must be apparent after the disaster, which is not the case if a lava flow has passed through.
Only local and federal funds can help the victims, but they will not be enough to finance the damage suffered during the eruption. Some owners have tried to negotiate out-of-court assistance with their insurance companies, while others prefer to go to court.

Crédit photo: USGS / HVO

Kilauea (Hawaii): Dernières nouvelles // Latest news

Voici la situation actuelle (le 13 août 2018) au sommet du Kilauea et le long de la Lower East Rift Zone (LERZ).
Au sommet du Kilauea, le nombre de séismes, qui était de 30 à 40 heures par heure au cours des dernières semaines, est tombé à 1 ou 2 par heure. Il n’y a pas eu d’effondrement dans le cratère de l’Halema’uma’u depuis le 2 août et aucun affaissement significatif n’a été observé depuis le 4 août. Les instruments montrent peu de changements dans la déformation et la sismicité du sommet.
Sur la LERZ, les émissions de lave et de SO2 ont considérablement diminué. Seul un petit lac de lave recouvert d’une croûte subsiste au fond du cône de la Fracture n° 8 et le chenal de lave s’est pratiquement tout vidé. L’entrée dans l’océan est peu active. Seules quelques petites coulées de lave pénètrent encore dans l’océan, principalement près de Isaac Hale Beach Park.
Un panache blanc a été observé au-dessus du cône du Pu’uO’o au cours des dernières semaines. Les 2 et 3 août, les émissions de SO2 avaient considérablement augmenté, mais ces valeurs sont retombées aux niveaux bas des trois derniers mois. Parallèlement au ralentissement de l’activité au sommet, la déflation le long de la Middle East Rift Zone s’est arrêtée.
La raison pour laquelle l’éruption dans la LERZ et l’affaissement du sommet ont diminué si rapidement n’est pas connue, mais il se peut que ce soit en raison de la réduction de l’alimentation magmatique de la LERZ, suite à la vidange progressive du réservoir sommital. Il se peut aussi qu’il s’agisse d’un blocage dans le système magmatique entre le sommet et la LERZ; toutefois, on n’enregistre pas la sismicité ou les déformation susceptibles de trahir une mise sous pression associée à un blocage.
Selon le HVO, la raison de ces changements n’est pas claire. Il se peut qu’il s’agisse d’une simple pause dans l’éruption qui pourrait reprendre dans la LERZ, de même que l’affaissement au sommet du Kilauea. En 1955, deux pauses de cinq et 16 jours ont eu lieu pendant l’éruption de 88 jours dans la LERZ.
Il se peut aussi que ce soit la fin de l’éruption. Le HVO explique qu’il faudra des jours, voire des semaines, pour déterminer avec certitude si l’éruption est terminée ou simplement interrompue.

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Here’s the current situation (August 13th, 2018) at the summit of Kilauea and along the Lower East Rift Zone (LERZ).

At Kilauea’s summit, the number of earthquakes, which was 30-40 per hour in previous weeks, has decreased to as few as 1-2 per hour. A collapse event has not occurred since August 2nd and no significant subsidence has been evident since August 4th. Monitoring instruments show little change in summit deformation and seismicity.

On the LERZ, the eruption of lava and SO2 emissions  have decreased dramatically. Only a small pond of crusted lava remains deep within the fissure 8 cone and the lava channel is mostly empty. The ocean entry is minimally active, with small streams of lava oozing into the ocean, mostly near Isaac Hale Beach Park.

At Pu‘u ‘O‘o, a white plume was observed above the cone in recent weeks. On August 2nd and 3rd, gas measurements indicated SO2 emissions increased significantly. Since then, however, these values decreased to low levels of the past three months. Coincident with the summit activity slowdown, deflation along the middle East Rift Zone stalled.

Why the LERZ eruption and summit subsidence abated so quickly is not certain, but one possibility is that it could be a response to reduced magma supply to the LERZ as the summit reservoir progressively emptied. It might also reflect a blockage within the magma system between the summit and the LERZ; however, the lack of seismicity and deformation, which generally indicate pressurization associated with a blockage, suggest this is unlikely.

According to HVO, the significance of these changes is not clear. The slowdown may be just a pause, and an East Rift Zone eruption and subsidence at the summit of Kilauea could resume. In 1955, two pauses of five and 16 days occurred during that 88-day LERZ eruption.

It is also possible that the slowdown reflects the end of the LERZ eruption and summit subsidence. The Observatory says it will take days, or possibly weeks, to determine with certainty if the activity is ever or merely paused.

Vue de la Fracture n° 8 le 11 août 2018 (Crédit photo: USGS / HVO)